‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 692 sur 828 · BAQUET · texte numérisé non relu

BAQUET

— Jeter dans le baquet. Locution employée par M""* de Sévigné, et qui semble signifier : Faire rire aux éclats.

— Hortic. Petit cuvier on bois dans lequel on sème des graines.

— Jeux. Dans le jeu de baquet, un baquet plein d'eau est suspendu, en équilibre, sous un portique. Le joueur, hissé sur un véhicule avançant rapidement, doit introduire la pointe d'une longue gaule, qu'il tient à la main, dans un trou percé à. travers une planche clouée à la partie inférieure du baquet. S'il manque son coup, le baquet fait bascule ot l'inonde d'eau.

— Magnét.Cuve circulairo do bois do chêne, pleine d'eau et surmontée do tiges métalliques, dont Mesmer se servait pour faire ses expcrietices de magnétisme animal : Le mesviérisvie sans baquet, ce serait ta noblesse sans blason. (L. Figuier.) V. pafrtio encycl.

— Techn. Boîte dans laquelle les marbreurs mettent les matières colorantes avec lesquelles ils imitent les

Plan du baptistère de Pif

Baptolinus (gi-.4foia).

du marbre, il Auge que les relieurs et doreurs remplissent de cendre cliaude pour faire sécher la dorure, ii Cuvette dans laquelle l'imprilneur couche les formes pour les laver, il Caisse dans laquelle le graveur place la planche métallique, dans le procédé dit »< de Veau-forte à couler >-. Il Civière du carrier, pour transporter le moellon. \\ Baquet de cens élévation.

Tonneau où l'on ^^k

dépose les pièces Ct >'^P\"

découpées avant '^r^' ■ ^ ~^

l'étamage élec-* tro- chimique.

— Encycl. Ma gnét. Ce fut à la fin de 1778 que Mesmer imagina son fameux baquet. Il se trouvaitalorsàl'apogée de sa célébrité.Nepouvant plus macrnétiser i : ,— i

sesmalades indi ^ ,^r^^ |:^ viduellement, il ^

eut l'idée de les

ibue

groupes de dix à i : . int.

quinze personnes, auxquelles il administrait collectivement des passes salutaires.

Au milieu d'une salle éclairée par un demi-jour, se trouvait une cuve en bois de chêne, haute d'environ O^iSO, ot ayant un diamètre de près de 2 m. Cette cuve était formée par un couvercle, remplie d'eau justm'à une <-ertaine hauteur, et contenait, au fond, un mélange de limaille de fer et de verre pilé. Sur ces substances étaient couchées des bouteilles pleines d'eau, qui, rangées-symétriqucment autour de la caisse, avaient leurs goulots tournés vers le centre de celleci ; d'autres bouteilles également

mais disposée;

partaient du centre et rayon naient vers la circonférence.

Enfin, le couvercle était percé de troiis pai ; quels sortaient un égal nombre de tiges do fer,

dont une des ex- d'après une estampe de 1784.

trémités plongeait dans l'eau, tandis que l'autre, terminée en pointe, se recourbait et était destinée à être saisie par les malades.

Ceux-ci, assis ou debout autour du baquet, se touchant par les pouces ou réunis par une corde, et chacun tenant une des tiges, dont il appliquait la pointe sur la partie malade, attendaient patiemment l'influence des passes du magnétiseur et de l'agent mystérieux qui devait les guérir. V. mesmérlsmk.

Mesmer expérimenta d'abord le baquet dans un hôtel de la place "Vendôme. Mais, bientôt, 1 affluence devint si grande, qu'il se vit obligé de transporter son établissement dans le quartier Montmartre, à l'hôtel BuUion, dont il fit une clinique des plus somptueuses. Enfin, voulant mettre sa panacée à la portée des indigents, il disposa de ses propres mains, sur le boulevard, à l'extrémité de la rue de Bondy, un arbre qui pût en tenir lieu, et l'on vit des milliers de malades venir s'attacher à cet arbre et en attendre, avec une foi stupide, la guérison de leurs maux.

Cependant, une foule damateurs,cro;^antavoirdeviné le secret de Mesmer, se mirent à magnétiser. D'autres se contentèrent d'avoir chez eux de petits baquets pour letir usage personnel. La manie des baquets devint alors générale, et dura jusqu'en 1785. Lorsque, après le revirement de l'opinion, Mesmer quitta la France au milieu de l'indignation générale, oubliant, dit-on, d'emporter son baquet , mais non la somme énorme que ses jongleries lui avaient procurée, on lança des Tuileries une figure aérostatique, appelée le Vendangeur, et dont la tête était chargée d'une espèce de cuvier, sur lequel on lisait, en lettres couleur de feu, les mots ; Adieu, baquet, vendanges sotit faites.

BAQUETAGE [bak'-taj] n. m. Action de baqueter.

— Met. Opération consistant à polir des objets en les plaçant dans un baquet suspendu doué d'un mouvement de va-et-vient.

— Trav. publ. Epuisement des eaux d infiltration qui noient les fouilles.

BAQUETER {bak'-tê. — Double le t devant une syllabe muette : Je baquette. Tu baquetteras) v. a. Puiser dans un baquet, au moyen d'une pelle ou d'une écope : Baqueter de l'eau.

BAQVE>TEVR{bak'-leur), EUSE n. En T. de met., Ouvrier ou ouvrière faisant usage des baquettes, pour le tirage du fil.

BAQUETTES {ki-t') n.f.pl.

Tenailles à tirer les fils métalliques à la filière.

BAQUETURES fbak'-tur' — L<i. haquift) n. f. pi. Vin qui Miihc a'uii tonneau en perce iiis lo baquet placé sous lo ibinet.

(A, bagu

Baqui Abd-el-baqui,

célèbre poète lyrique turc,

né àConstantinople, mort on

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