‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 707 sur 828 · BUE · texte numérisé non relu

BUE

— Par anal. Muni de barbes, d'appendices en forme de barbe, de barbillons : L'œillet barbu. Les fanons de la baleine sont barbu.s. Poisson barbu.

— Fam. Couvert de moisissures : Pain, fromage barbu.

— Astr. Comète barbue. Comète qui porte en avant de son noyau un appendice lumineux qui imite uno barbe.

— Diplom. Lettres barbues, Lettres du xin* siècle, surchargées de pointes ou de traits déliés en forme de poils.

— Tlist. rclig. Frère barbu. Nom donné anciennement aux frères lais des monastères, parce qu'ils portaient seuls la barbe, les pères étant rasés.

— Substantiv. Personne qui a de la barbe, beaucoup de barbe : Un

BarbuLA a,. .-Emilius;, général r

*yrrh listingua égarement, par la suite, dans les guerres contre

riiliusj, général romain, remporta plantages contro Pyrrhus et les Tarootins, ot

Barbu.

barbue {rhom- iî;irt.ite.

bus Ixvis) atteint jusqu'à 60 cent, «le long, et se trouve sur toutes nos côtes ; elle s'y pêche en plus' grande quantité que le turbot. (Ses autres noms vulgaires sont : turbot sans piquants. barbachc, barbuchc.) On la confond i)arfois, en diverses régions, sous le nom do carrelet, avec la plio franche {platessa vulgaris). Dans lo Midi, on la nomme rombou (Nice), passar et roun fCette), etc. il Nom vulgaire d'un autre poisson [ophîdium barbalum), plus connu sous le nom de donzelle et qu'on nomme, kWice^galegneirisidonzèlaet doumaJzella. k Cette.

nites et les Etru.sques. Un de ses arrière-petitsneveux, contemporain d'Auguste, est connu par un trait assez singulier : après la bataille de Phillppcs, il obtint d'Oclavo la gr&cc d'un certain Marcus, prisonnier qui s'était d'abord donné comme esclave, pour échapper aux proscriptions. Barbula suivit ensuite le parti d Antoine, et, après la bataille d'Actium, fut lui-mèmo sauvé par eu Marcus, absolument dans les mêmes circonstanco.s.

BARBULE fdim.do barbé) n. f. Nom donné aux petits crochets implantés sur les fliaments qui poussent do chaque celé d'une plume.

BARBULE n. f. Genre de mousses généralement vivaces, de taille variable, qu'on trouve sur la terre, les pierres, dans presque tout le globe.

BARBUQUET iAt? — do bar, syllabe pi^-jorat., et de boiique, pour Itouche) n. m. Art vétér. Ecorchure ou petit bouton au bord des lèvres.

BARBURE (rad. barbe) o. f. Inégalité existant sur uno pièce fondue ot qu'il faut enlever par Vébarbagc. V. co mol. (S'ompl. lo plus souvent au plur.)

BARBU8ÉRIG {rik' — de barbu, et du gr. sèrikos, soyeux) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, dont lo nom scientifique est .MicROpoGON.V. ce mot.

Barbule : a, capsula

BARBUTE (rad. barbe) n. f. Co mot jeune; 6, capi. mûre. a trois significations différentes, suivant qu'il désigne une coiffure, un masque ou un casque.

— Encycl. Comme coiffure, la barbuteûu xiv* siècle est un capuchon religieux, laïque et militaire, qui habille touto la tôte et ne découvre que lo visage. C'est, en somme, une espèce d'aumusse, ou oien le grand capuchon sans queue des moines de Suhiaco. Et c'est de la forme de cette coiffure que l'on a donné le nom do « barbutes « à des casques légers, sans ' visières, laissant le visage à décou- X. .

vert. Les barbutes du xv« siècle scm- j^i . âj

blcnt la copie presque servilo du cas- Hfc^-'"' fl

quedorhoplite grecà labelle époque, fl^ fl

(On entendait sous le nom de iar6i(/(?* m- \x

les hommes de guerre coiffés de ces "» ^

casques. Quelques citations prouvent qu'on a entendu parfois, sous le nom i do « barbute d, la pièce mobile connue plutôt sous les noms de barbière , et de bavière.)

Comme masque, la barbute est une pièce d'étoffe terminée en pointe, percée de deux trous pour les yeux et qui couvre le visage. Au moyen âge, les lépreux étaient tenus do porter une barbute.

Barby, ville de Prusse (prov. de Saxe, gouvern. do Magdebourg), sur l'Elbe ; 5.500 hab. Ane. communauté des frères moraves.

BARCA n. m. Bot. Nom d'une espèce de jacquier {arto-

carpc).

Barca. Géogr. anc. Capitale d'une principauté constituée depuis environ 5l0av. J.-C. dans la parue ouest do la Cyrénaïque. Barca était habitée par uno population mixte de Grecs et de Lib3'ens. Le nom de la capitale passa, au moyen âge, à la province entière. Auj. Aïedinet-el-Merdj.

Barca. Géogr. v. Barka.

Barca. Antîq. Nom d'une famille très puissante à Carthage, surtout au moment des guerres puniques. Le premier personnage illustre de la lamillo Barca fut Amilcar, le conquérant de l'Espagne avec son gendre Asdrubal. Amilcar eut pour lils Hannibal, le héros des guerres puniques, l'un des plus grands hommes de guerre que mentionne l'histoire, Asdrubal et Magon. La famille Hannon était, à Carthagc, la rivale politique de la famille Barca.

BARCALUVO n. m. Morue pèchéo sur les côtes de Juan-

Fc

ndez

BARCAMAN n. m. Nom indigène du liseron turbiih, plante du Guzarate.

BARCAROL, BARCAROLE ou BARCAROLLE (itaJ. barcarolto: do barca, bar.iuc n. m. Batelier italien et surtout vénitien.

BARCAROLLE (vénitien barearola) n. f. Chanson do batelier, et surtout de gondolier vénitien : La plupart des ariettes de Lullî sont des airs du Pont-Xeuf et des bakcarolles de Venise. (Volt.)

— Par ext. Chaut approprié aux promenades sur l'eau, et rappelant par le rythme les barcaroUes de "S'enise i Beaucoup d'opéras ont des barc.xrolles.

— En'CYcl. La barcarolle est do provenance italienne, ot semble avoir pris naissance à Venise, où les gondoliers la chantent, dans ce dialecte vénitien si harmonieux et si doux, en faisant ehsser leur gondole sur les lagunes. Elle paraît avoir; été, dans l'origine, essentiellement populaire, et l'on suppose que les paroles et la musique en étaient imaginées parles gondoliers eu.v-mêmes; elle devint ensuite plus raffinée avec les vrais poètes et les vrais musiciens, sans perdre pour cela son caractère de mollesse et de nonchalance, sa couleur pleine de grâce, que ceux-ci s'efforcèrent au contraire de lui conserver. Elfe est d'ailleurs toujours populaire, et son rythme, tantôt à six-huit, tantôt à deux-<iuatre, reste toujours simple et naturel. Nos compositeurs de romances, les Grisar, les Romagnesi, les Amédée de Beauplan, les Pauline Duchambge, etc., ont voulu écrire aussi des barcaroUes. Parmi les célèbres barcarolles écrites par les maitres do la musique, il faut citer : le Chant des Ngmpfres (dans • Obéron • , de AVeber i : Accours dans ma nacelle (dans « Guillaume Tell », de Rossini); Amis, la matinée est belle {dans « la Muette », d' Auber); Gltsse, glisse, ma gondole (dans « Haydée s , d' AubcrV. Oit vas-tu, pauvre gondolier (dans • Zampa ", d'Herold); O ma maîtresse, ô mes amours (dans ■ Lalla-

BARCASSE — BARCOCUÉBAS

RouUh ., de Félicien David); Nymphes nl/rniives (dans I. Polveucte », de Gounod) ; etc. Schubert, Scluimann,

BiBciROLLE IChaul dcs Nymphes, dans .. Obéron .).

And*^ con moto

^ -té. lors^^ue la nuit pro - Ton - de Prê - te

*- Ml~nie au m. - '?5 ge lom - tain I Arse.n dTs

mers, truand la voûte é - toi - lé- e Cherche un mt -

roi~ daSe leur cnstal mou - vani A «ec or-

i Ml r I r r ^' g' I r- r M

guerl le nymphe é - che ■ ve - le - e

Dans ces soirs-li, quand toiif dort nu tout r&v% Ah! qu'il est doux, sous des cieiix parfuints, De respirer un air frnis sur la grève Parmi les fleurs de ses bords embaumés i Puis, rendant grâce, en ces charmantes veilles, Au Dieu d'ainour qu'on prie au minarrl, Après avoir admiré ses merveilles.

On peut rêver ou dormir sans regret.

Saint-Saëns, Mendelssohn, Chopin, etc., ont aussi romposé des barcaroUes fort jolies.

BARCASSE (rad. barque) n. f. Fam. Mauvaise embarcation. Il Grosse barque.

BARCE n. f. Autref., Gros canon très court, particulièrement usité à bord des navires, il On dit aussi baecel.

BarcÉ, ville de l'ancienne Cyrénaïque ; auj. Barca.

BarcÉ, reine de Libye, qui donna son nom à la ville de Sr/îT(= (Cyrénaïque). — ?5ourrice de Sichf^e, époux de Didon.

BARCELLE n. f. Tombereau de petite taille.

Barcelona ou Nueva Barcelona, ville de la république de Venezuela, sur le fleuve côtier Neveri ; 12.800 habitants. Capitale de l'Etat de Bermudez, après l'avoir été de celui de Barcelona.

Barcelone fespagn. Barcelona), ville et port d'Espagne, siège de la capitainerie générale de Catalogne, d'un évêché et d'une université, sur la Méditerranée, près de l'embouchure du Llobregat; 272.500 hab. {Barceloïiais, aises [405.000 en comptant la banlieue]). Vaste port de guerre et de commerce.

— Encycl. Barcelone est une des villes d'Espagne où l'instruction est le plus répandue ; on y trouve une faculté de médecine, une école nautique, une école des beaux-arts, un séminaire catholique, des musées, plusieurs bibliothèques, surtout les Archives d'Aragon, dépôt d'une importance capitale pour l'histoire du nord de l'Espagne. Reliée par des lignes de chemins de fer ù.

Saragosse, Madrid, Valence et Perpignan, par des lignes régulières do vapeurs aux principaux ports de la

Méditerranée, à l'Amérique du Sud,

à. Manille, Barcelone est une grande

ville industrielle dont le développement est des plus i*apides. Elle fabrique des draps, des lainages, des soieries, des cuirs, des dentelles, des cotonnades, des livres, etc., et exporte beaucoup de vins. Elle importe des articles manufacturés et du coton, du chanvre, du bois, du charbon, etc.

La ville s'étend en demi-cercle au bord de la mer, sur un terrain qui s'élève en pente douce vers les montagnes, et qui est borné au N.-O. par les Montajias 7nalas, au S.-O. par le Montjuich, hauteur isolée qui domine la ville et que couronne une citadelle. Elle comprend deux parties bien distinctes : la nouvelle et l'ancienne ville. La première, bâtie hors de l'ancienne enceinte, présente des maisons magniliques, des rues larges, de vastes avenues plantées d'arbres ; la seconde , généralement mal construite, est divisée en deux par la Rambla, belle avenue qui descend jusqu'au port, où se dresse le monument de Christophe Colomb. Ile long du quai s'étend une belle promenade, le Paseo de Colon, et plus loin un parc magnifique. Les monuments les plus remarquables sont : la cathédrale (Santa- Eulalia), commencée en 1298 et terminée seulement en 1895; Santa-Maria-del-Mar (xiv^ siècle) ; la Casa de la X)\putacion, monument du xv^ siècle remanié à la lin du xvr dans le style de la Renaissance. La ville est très animée, la circulation est surtout intense sur la Rambla, bordée d'hôtels, de cafés et de théâtres et brillamment éclairée le soir. Les habitants ont une véritable passion pour les spectacles, et le théâtre du Liceo, sur la Rambla, est un des plus vastes et des plus beaux d'Europe.

L'histoire de Barcelone est celle de la Catalogne. Peutêtre fut elle fondée par le Carthaginois Amilcar Barca, qui lui aurait donné son nom : Barcino. Auguste en fit une colonie romaine qui végéta jusqu'au moment où les Wisigoths, en 415 et 431, en firent leur capitale. Deux conciles y furent tenus en 540 et 599. Au vin' siècle, elle tomba aux mains des Maures. Louis le Débonnaire la prend en 801 et crée les comtes de Barcelone qui se rendirent indépendants en 874 avec Geofi*roi le Velu. Réunie à l'Aragon au xri* siècle, Barcelone devint une des plus puissantes cités maritimes de laMéditerranée : Jaime el Conquistador lui donna, en I2r.8, un code maritime, Consulado del Mar,

qui futbientùt adopté par toutes les nations européennes. Mais la réunion de la Castille et de l'Aragon sous Ferdinand et Isabelle, et surtout les découvertes du xv* siècle, portèrent un coup terrible â sa prospérité. Plus tard, à la suite de soulèvements et de son intervention dans la guerre do Succession, elle perdit ses fueros ou privilèges. Les Français l'occupèreut de 180S à 1813. Depuis lors, l'histoire de Barcelone est marquée par une série de révoltes réprimées d'une façon sanglante ; notamment en 1842, où la ville fut bombardée par Espartero. Bien que, depuis quelques années, l'activité des habitants ait trouvé un aliment suffisant dans le développement de leur commerce et de leur industrie, Barcelone est encore un des centres les plus inquiétants de l'Espagne.

Barcelone {province de), division administrative du nord-est de l'Espagne (Catalogne), la première province de l'Espagne pour la population {899.000 hab. sur 7.9G0 kil. carr.) et pour l'activité industrielle et commerciale. Elle a 15 districts et 327 comm. Barcelone est son chef-lieu.

— ffistoire. Soumise d'abord aux Carthaginois, puis aux Romains, occupée par les Wisigoths, ensuite par les Sarrasins, auxquels Charlemagne l'enleva en 801, cette contrée eut des gouverneurs qui devinrent héréditaires sous Charles le Gros. Geoffrov. comte de Barcelone, le premier qui transmn sa dignité à ses enfants, fut l'auteur d'une nombreuse hgnée. Ses successeurs devinrent comtes de Provence par mariage, et la branche aînée, formée par ses descendants, arriva, au commencement du XV' siècle, au trône d'Aragon. Le comté de Barcelone, qui avait suivi jusqu'alors le sort de cette nouvelle maison d'Aragon, se donna, au commencement du xv* siècle, à la maison d'Anjou, puis fut légué au roi de France Louis Xï ; un peu plus tard, par le traité de Crépi, l'empereur Charles-Quint se le fit céder par François I". En 1640, la Catalogne appela les Français, qui la conservèrent douze ans. Depuis, elle a suivi les destinées de l'Espagne.

Barcelone {traité de), traité conclu le

19 janvier 1493 par les plénipotentiaires de Charles VIII avec Ferdinand le Catholique, el par lequel le roi de France rendit le Roussillon et la Cerdagne au roi d'Aragon. Celui-ci et la reine Isabelle promirent, en échange, de ne pas marier leurs enfants à ceux de Maximilien et de Henri VII, et de ne pas s'opposer aux projets de Charles VIII sur Naples.

BarcelONETA, comm. des Antilles espagnoles (île de Porto-Rico); 6.185 hab.

BaRCELONNE-DU-GERS, comm. du Gers, arr. et à i-e l;ilum, de Mirande, près de l'Adour; 1.134 hab.

BARCELONNETTE (probablem. de berceau) n. f. Mobil. Orthograplie adoptée par l'Académie pour désigner un berceau léger et suspendu. V. bercelonnette.

— Art culin. Gâteau glacé et orné de fruits confits. BaRCELON NETTE, ville de France (Basses-Alpes), ch.-l.

d'arrond-, à 87 kilom. de Digne, sur lUbaye; 2.286 hab. [Barcelonnettains, aines.) Tribunal de 1" instance. Minoteries, teintureries ; marbres verts. — L'arr. compte 4 cant.,

20 comm., et 14.132 hab. Le cant. a 9 comm. et 7.415 hab.

Cette ville fut reconstruite, en 1231, par Raymond Bérenger, comte de Provence, sur l'emplacement d'une ancienne ville romaine ; elle appartint, tour à tour, à la Savoie et â la France, qui la garda défin' '

Barclay (Guillaume) , jurisconsulte écossais , ne à Aberdeen eu 1541, mort en 1605. Il étudia le droit à Bourges, sous Cujas, et y reçut le grade de docteur. Le duc Charles VIII de Lorraine lui confia la chaire de jurisprudence dans l'université qu'il établit à Pont-à-Mousson, et bientôt le nomma, en outre, conseiller d'Etat et maître des requêtes. Obligé, plus tard, de quitter la Lorraine par suite de difficultés qu'il eut avec les jésuites, il se rendit en Angleterre, à la cour de Jacques I*"" ; une chaire lui ayant été proposée, à la condition de renoncer à la rcli-

BARCÉNITE n. f. Antimoniate naturel de mercure et do chaux.

BARCETTE OU BARQUETTE (Av/) n. I". Petite embarcation. (Peu usité.) Il Navire de guerre d'une certauie importance au xvi' siècle. Il On en a tiré bakge, el b.\rquk.

BaRCHFELO, ville de Prusse (prov. de Hesse), au confluent de la Schweinaet delaWorra; 2.010 h. Cette ville fut enlevée, en 1866, par la Prusse, au grand-duché de Hosse.

BaRCHOU de Penhoen (Auguste-Théodore-Hilaire, baron), historien et publiciste, né àMorlaix en 1801, mort en 1855. Capitaine d'état-major lors de l'expédition d'Alger, i! donna sa démission, et se livra dès lors à ses travaux littéraires et philosophiques. En 1849, il fut député du Finistère à l'Assemblée législative, puis devint membre de l'Académie des inscriptions. Ses principaux ouvrages sont : Souvenirs de l'expédition d'Afrique (1832) ; la Philosophie de Schelling (1834) : Histoire de la philosophie allemande, depuis Leibniz jusqu'à Hegel (1836) ; Guillaume d'Orange et Louis-Philippe (1835) ; Histoire de la conquête et de la fondation de l'empire anglais dans l'Inde (1841 1; l'Inde sous la domination anglaise (lHA); Essai d'une philosophie de l'histoire (1854).

BarchusEN ou BaRCKHAUSEN (Jean-Conrad), médecin allemand, né à Horn (Westphalie) en 1666, mort on 1723, s'adonna spécialement à l'étude de la chimie, et découvrit l'acide succinique. Il fut professeur à l'université d'Utrecht, où il eut Boerhaave pour rival. On lui doit : Synopsis pharmaeeudca ; ffistoria medicinx ; Pyrosophia; etc.

Barcillonnette, ch.-l. de cant. dos Hautes-Alpes, arrond. et à 20 kilom. de Gap, sur la Déoule, affl. de la Durance ; 260 hab. — Le cant. a 3 comm. et 690 hab.

BARCKHAUSIE, BARGKAUSIE, et BARKAUSIE n. f. Bot. Formes orthographiques vicieuses du mot barkhausiE. V. ce mot.

Barclay (Alexandre), littérateur écossais, mort en 1552, s'est fait connaître surtout par des traductions en langue anglaise. Il a traduit la OueiTe de Jugurtha, do Salïuste, et imité une satire de Sébastien Bratidt, sous le titre de Xmis stuldfera (ou Nef des fous).

Plan de Barcelone : 1. La Rambla; 2- Palais royal et Parc; 3- Palais de

justice; i- Bourse {Casa Lonja} ; 5 Cathédrale; G. Université; 7. Douane: 8. Casa

de la Diputacion; 9. Hôpital de Santa Cruz ; 10. Théâtre du Liceo; 11. Plaza

de Toros; 12. Gare de France; 13. Gare du Nord; 14. Gare de Sarria; 15. Gare

de Villa Nueva; 16. Place de Catalogne.

gion catholique, il préféra revenir en France, où il obtint une chaire de droit à Angers. Pendant les troubles de la Ligue, il consacra sa plume à la défense de la cause royale.

Barclay (Jean), écrivain anglais, fils de Guillaume, né en 1582 à Pont-à-Mousson, mort à Rome en 1621. Venu en Angleterre, il se concilia les bonnes grâces de Jacques I". Un ouvrage de son père, Pe potestate papx, qu'il publia en 1607, souleva, entre lui elle cardinal Bellarmin, une ardente controverse. Accusé d'hérésie, il se rendit à Rome, où, bien accueilli par Paul V, il se fixa. Jean Barclay est surtout connu par deux romans : Euphormionis satyricon (1602), dirigé contre les jésuites, et XArgénis (1621), où il trace le tableau des vices et des révolutions des cours. On lui doit aussi une Histoire de la conjuration des poudres.

Barclay (Robert), quaker écossais, né à Edimbourg ou à Gordon en 1648, mort en 1690. Etant entré dans la secte <les quakers, il la défendit dans divers écrits : la Vérité dégagée des calomnies (1670); Catéchisme et profession de foi (1675), et surtout dans VApologie de la véritable théologie chrétienne, telle que la professent et l'enseignent ceux que, par dérision, on appelle « quakej's " (1676). Robert Barclay accompagna Guillaume Penn en Hollande et en Allemagne, dans un but de propagande rehgieuse. Jacques II le traita avec faveur et érigea sa terre d'Ury en baronnie.

Barclay de Tolly (Michel Bogdanovitch, prince), général russe, né en Livonie en 1761, mort à Insterburg en 1318, entra au service en 1773, prit part aux campagnes de Turquie (1788), de Suède (1790), de Pologne (1794), de Prusse (1807) et de Finlande (1808). Ministre de la guerre en 1810, il commandait, en 1812, la première armée de l'Ouest, et combattit à Borodino. Il abandonna son commandement à la suite de ses dissentiments avec Kutusov, mais reprit du service en 1813 et joua un grand rôle dans les campagnes de Saxe et de France (1813-1814).

BARCLAYE {klè — de Barclay, botan. angl.) n. f. Genre de nymphéacées, renfermant des plantes aquatiques, voisines des nénuphars. On ne connaît qu'une espèce, de la Malaisie {barclaya longifolia).

BARCLAYÉES (klè-îé — rad. barclaye) n. f. pi. Tribu de la famille des nymphéacées, caractérisée par un calice libre, une corolle gamopétale, insérée à l'extrémité du disque, et qui a pour type le genre barclaye. — Une barclayée.

BarcochÉBAS ou Bar-KOCHBA {fils de l'étoile), surnoms sous lequel est connu Bar-Koziba, chef de la révolte des Juifs de Palestine sous Adrien ^132-135 apr. J.-C). Renouvelant un décret de Trajan, Adrien défendit aux Juifs de pratiquer la circoncision, et résolut de rebâtir Jérusalem pour en faire une ville absolument païenne. Les troubles que déterminèrent de telles mesures prirent une grande importance sous la direction d'un certain Bar-Koziba, dont l'origine est restée fort obscure. Il semble, en tout cas, avoir dû la plus grande partie de son succès à l'appui du célèbre docteur juitR.Akiba; ce rabbin souleva la Mésopotamie tout entière, en préchant la venue du règne du Messie, qui n'était autre que Bar-Koziba, à qui il donna le surnom sous lequel on le désigne d'habitude et qui est une appellation messianique tirée des Nombres xxiy, 17. Cet appui, joint au pouvoir miraculeux qu'on lui attribuait et à sa rare intrépidité, lui donnèrent sur ses coreligionnaires un ascendant considérable. Le soulèvement fut général. Bar-Koziba s'empara sans difficulté de Jérusalem où il installa un gouvernement en règle,

rit onlonna nir devenait critiqi |-dr Adrion do battre les insurgés, leur enleva successivTmon', an certain nombre de villes, dont .Irrusaleni, et linii par les as.si(*f,'or dans la ville de Deiliar (dent l'identilication n'a pu Hro faite aver rertiiudi-l. Aprfts un siepe lonp et pc^nible, les Romains sCnipariTi'Mt de cette citadelle presque inexpugnable, et ni.ir(|u."T.Tit leur victoire par d'atfreux massacres. Har-Koziha nmnrut vaillamment, les armes 4 la main, et l'insurrection fut terminée avec lui.

BARCOLONGO (mot esp.ign.) n. m. Bâtiment à voiles ot à rumes, en usage on Kspagne.

BaRCOS (Martin diî), théologien, n6 A Savonne en 1000 mu-t en 16T8. 11 fut, à Louvain, l'élève do .lansi^nins. Chargé ensuite do l'éducation du lUs d'Arnaud d'Andilly, il succéda à son oncio, Joan Duvergior do Ilauraune, comme abbé do Saint-Cyran.joua un rôle assez important dans les disputes du jansénisme, et composa, dans le sens do cette doctrino, do nombrctix écrits, dont le principal a pour titre : Exposition de la foi de VEaUsc romaine louchant In f/râce et la prédestination (1100).

BaRCUS, comm. dos Basses-Pyrénées, arrond. et i ir. Icilom. de Mauléon, sur le Joos;"l.Gll hab. BARD (liiir) n. m. Techn. 'V. BAR.

BarD on Bar, village du royaume d'Italie (Piémont, prov. de Turin), sur la Doire Ballée; 370 hab. Ijo fort de lliird, qui lommando l'entrée de la vallée d'Aoste, pris et rasé en 18ni) par les Français, fut reconstruit en 1815.

barda n. m. Arg. milit. Ensemble des elTets d'habillement, de pciii et grand équipement et d'armement d'un soldat -.Avoir (ont non BX^aAsitr le dos. Toucher, rersersonB\Rti.\. BARDACHE (ital. hnrdascia, mémo sens) n. m. Gilon, mignon, liomme qui se prôte.â l'égard d'un autre homme, à des complaisances contre nature. (Vieux.) BARDACHISER V. n. Faire le hardache.

BARDAGE n. m. Transport des matériaux A pied irrenvro opère au mo3*en du bard û rouleaux ou auirenimt.

4 Vij

marrhp;

ur deux rouleaux ; 2. Piev"* . 1 rouleau; ^. Théorie du bardag"

olilique ; B, niarclie droite).

I Bardai, oasis et ville du Tibcsti, dans le Sahara, au S. ' du Fezzan, par environ 2i« de lat. IS. et 15° de long. E.

— Encycl. Ce rentre, le plus fertile, le plus important du Tibesti, est le seul dont les habitants soient sédentaires. Il est en relations commerciales avec Mourzouk, le Borkou, le Ouadaï, le Bornou et le Baghirmi.

Bardaji y Azara (don Eus6be dk), diplomate et ministre espagnol, né à Huete en 1705, mort en 1844. Tour à tour ambassadeur et ministre des affaires étrangères jusqu'en 1837, il a favorisé la politique française et soutenu lo parti dos conservateurs modérés.

BARDALE n. f. Nom de l'alouette, chez les bardes.

BARDANE (de l'ital. barda, couverture, à cause de la grande largeur do ses feuilles) n. f. Genre de composées, tribu dos cynaroïdées, croissant en Europe et dans l'Asie tempérée : La racine de bardane est employée en médecine dans les maladies de la peau.

— Encycl. Bardane est le nom vulgaire des lappa do Tournofort. Ce sont des herbes vivaces, dressées, rameuses, à fouilles larges, poussant sur le bord des chemins et dans los lieux incultes. Ses capitules s'accrochent aux vôtomonts. La racine est longue, charnue, employée comme sudorifique dans les rhumatismes, Irecoramandée dans certaijnes dartres squammeuses, |et propre à servir de succédané à la salsepareille, dans les maladies véné-

Percy traitait la teigne squammeuse avec le suc et les fouilles de la bardane. d'où lui est venu le nom de herhe aux teigneux. (On la nomme aussi quelquefois r.i ot-tprav, ,

La bardane <'■■'<' l'^'n-

coup d'alcali, n i k .h , ■quent, arraolir^ l..i .|ii rll.est en tleur. ellf i.fin luur-

i-ai-i

I Bardane le Turc, patrico byzantin, proclame cm- Inereur en S03 par l.^s troupes d'A^sie qu'il commandait, ^lais bientôt, se sentant trop faible pour disputer à iNicétphore le Logoihùie une dignité qu'il n'avait pas recherchée, il so remit, sous promesse de la vie, aux mains de adversaire. Kôl\i-iL' dans un monastère de Proti, dans l'archipel des Princes, il eut les yeux crevés par ordre de son rival, et finit sa vie dans les austérités du cloître. Bardane ou Philippigus, empereur byzantin du "l avait été, à <

vtii" siècle. D'

ses ambitions. i'\;lr i,,

II, il se sniilr^.i .■,

perour àChersmi :iu 1 (711-713^ il laissa toui ; rent jusque sous les nu ravagèrent l'AsicMineu thélite de Tempe

n III; rappelé par Justi- , et se fit proclamer emses deux années de règne [■>u. Les Bulgares poussé- 'ni-.r,nitinople; les Arabes ;- iiiiir, la politique mono-

. . J-les urthodoxes et souleva

Rome : aussi Philippicus fut-il sans peine renversé par "1 soulèvement militaire.

BARDANIÈRE {rad. bardane) n. f. Claie pour attirer les punaises.

BARDAQUE n. f. Vase de terre poreuse, que les Egyptiens emploient pour rafraîchir l'eau : Gargoulettes ci'bkp.- DAQUFS propres à rafraîchir Veau. (Gér. de Nerval.)

BARDARIOTE5 ou VARDARIOTES. soMats de la garde

'ans une

colo

^ b yzai

i établi*

■mp.

■le Vardar

V^tus do ronge, roiffrts d'un bonnet persan, armés de bMons et do fouets, il» précddaïonl lo princo pour lui ouvrir passage. — Un uaiidakiotiî (ou vaudabioth).

Bardas, patrico byzantin du ix* siôclo, était frèro do Tliéodora, femme do l'omporcur Tlicophile. Il dut j't coltn parenté d'être, à la mort (le Tliéonbilo (hI'J), nommé tuteur du jeune Michel III. D'abord disgradé, il sut plus lard rentrer on faveur, écarter ses rivaux d'influence ot Théodora elle-même (854); après quoi, il profita des vices et do l'incapacité do son pupille pour gouvcrnor en maître rcmpiro. Successivement curopalate, césar, il s'occupa utilement de la réforme des lois et do la réorganisation do l'univorsitô do Constantinoplo. liieiiloi, sûr do son pouvoir, il o.sa entrer on lutte avec lo patriarche do Constantinoplo, ot à ï^naco, déposé, il substitua Photius (857). — Déjà il aspirait au trôno, (juand, en 800, la révolte d'un autre favori du prince, Basile, entraîna sa perte : au cours d'une expédition, il fut massacré sur l'ordre do l'cmperour.

Bardas Skléros, général byzantin du x' siècle, issu d'une des grandes familles do" la féodalité asiatique. Beau-frère do Jean Tzimiscôs, il rendit à l'empire des services éminents en écrasant la révolte de Bardas Phocas (971) aussi bien qu'on combattant los Russes et les Arabes. Mais, après la mort do Joan (976), la lutte d'influence que Skléros engagea avec Basile lo jeta bientôt dans l'insurrection : destitué par le premier ministre do ses fonctions do généralissime des troupes d'Asie, il se proclama empereur (97C), et, pendant quatre ans, sa révolte ébranla tout l'empire. Maître de Nicée, il menaçait la capitale, quand Bardas Phocas réussit enfin à l'abattre (079) ; obligé de fuir chez les Arabes, il fut pendant sept ans prisonnier à Bagdad. En 980, il reparut do nouveau en prétendant à l'empire. D'abord allie de Phocas, qui s'insurgeait, il fut traîtreusement emprisonné par son rival : remis en liberté, après la mort de Phocas, par la vcuvodu prétondant (989), il reprit la lutte contre Basile II, mais se soumit peu après, consolé, par la haute charge de curopalate, de l'échec de ses ambitions.

Bardas Phocas, général byzantin du x* siècle, i.ssu dune des plus grandes familles de la féodalité asiatique. Neveu de l'empereur Nicéphoro Phocas, disgracié après la mort de son oncle, il profita des embarras de la guerre russe pour se soulever contre Jean Tzimiscès (971); mais, battu par Bardas Skléros et fait prisonnier, il fut interné dans un couvent de Cliio. Il en sortit en 978. Quand le soulèvement de Skléros contre Basile II mit l'empire A deux doigts de sa perte ; nommé généralissime de l'armée d'Asie, il défit son ancien rival (979), ot, devenu le sauveur de la monarchie, il commanda en chef pendant plusieurs années sur la frontière do Syrie. Mais, tenu à l'écart par l'empereur, qui se défiait de fui, partiellement disgracié en 985, il se jeta une seconde fois dans la révolte (987). Très populaire en Asie, assuré de l'appui de l'armée, déjà il était en face de Constantinople (988) et semblait certain du triomphe, lorsque, à la journée d'Abydos, une mort subito l'emporta (989).

Bardazan, Syrien dEdesse, vivait vers l'an 210 de noire ère. Il a cohiposé, en syriaque, une histoire de son temps, dont il est fait mention dans Eusèbe de Césarée et dans Moïse de Khoron.

BARDE (du celt. bardas, même sens) n. m. Poète et chanteur, chez los Celtes.

— Par ext. Tout poète, tout écrivain héroïque ou lyrique : Chaleaubriand fut le barde de la Restauration.

— Encycl. Les bardes formaient, avec les druides et les ovates, la classe sacerdotale chez les Gaulois. Leur fonction consistait principalement à célébrer les exploits du chef qui les nourrissait, et sans doute à conserver les généalogies des princes. Ils chantaient également des compositions satiriques. Les bardes se retrouvent dans tous les pays celtiques, mais leur destinée y fut très diverse. En Gaule, 1 aristocratie, qui les nourrissait, ayant très vite perdu la langue nationale et s'étant romanisée, ils disparurent tout naturellement, vers lo n" siècle de notre ère au plus tard. En Irlande, les bardes n'occupaient qu'une situation méprisée. L'influence et les honneurs étaient réservés aux druides. C'est dans l'île de Bretagne que leur destinée fut le plus brillante. Ils survécurent à la conquête romaine et à l'invasion saxonne, et furent honorés à la cour des petits princes bretons du pays de Galles. Ils mangeaient à la table du roi et de la reine, qui les défrayaient de tout. Comme leurs ancêtres do Gaule, ils composaient des chants lyriques en l'honneur des princes, et se transmettaient leurs généalogies. Ils s'accompagnaient d'une sorte de lyre, la crut/i, qui jouait la mélodie pendant qu'ils déclamaient le poème. En Gaule, au vi* siècle, Fortunat connaissait déjà cet instrument, qu'il appelle crotta, et qui est l'origine de la rotte du moyen ago. Les plus célèbres de ces bardes et les plus anciens sont Taliesin, Aneurin et Llywarch Hen (vi" et VII* s.), mais il s'en faut que les poèmes qui leur sont attribués soient authentiques. Toute la littérature

falloise, qui est très riche (^poésie), est l'œuvre des bares. Après la conquête définitive du pays de Galles par Edouard ï"' (1283), ces « rhymours >; furent vivement pourchassés par les Anglais. Leurs sessions poétiques {eisteddfan), où ils luttaient de faconde, se maintinrent cependant, dit-on, jusqu'au xvi" siècle. Ces réunions ont été artificiellement ressuscitées en notre siècle par les antiquaires du pays. Quant aux bardes, ils tombèrent peu à peu au rang de vagabonds. Le bardisme n'était plus exercé au xviii" siècle que par des mendiants et des aveugles s'accompagnant sur la tehjn (qui a remplacé la crufh). L'émigration bretonne du vi* siècle de notre ère amena naturellement des bardes en Armorique. Mais toute la littérature ancienne de la Petite-Bretagne ayant péri, il ne nous est resté que le témoignage de leur existence, grâce aux noms d'hommes : Bars, Le Bars. Nous savons également qu'il a existé des bardes dans la Cornouaille anglaise, au moins jusqu'au xii* siècle de notre ère.

— BiBLioGR. : d'Arbois de Jubainville, Introduction à l'étude de la littérature celtique (Paris, 1883) ; Thomas Stepliens, the Littérature of tbe Kymry (Londres, 1876); \v. Skone, Four ancie7ït books of Wales (Edimbourg, 1865).

Bardes (les) ou Ossian. Théâtr. V. Ossian. BARDE fdu bas lat. barda, selle) n. f. Manèg. Longue selle de toilo piquée et rembourrée.

— Archéol. Armure du cheval de guerre. Les premiers exemples de ba}'des sont les objets do bronze que l'on voit

HARCOLONGO - nARDP.RA

au musée de .N'aplo* et riul proviennent des ii*pultnrei talogroc(|Ue». Co sont do léger» poitrails, de» chanfrelnn,

t do uiifonso. C'est au xili* si6-

Bardes d« matll''

(«v* Sii><*)i*).

pièces d'ornement plui/^t qi cIo que Ton . j^ commence à A^),y.

barder le cheval do guerre ; « on lo revêt de '-^j' ■ grandospièce.s de mailles, do housses piquées Cl doublées ; on cou- [ vro son front d'un chanfrein d'acier. Par dos transformations successives,la bête arrive, vers 14 5 0. à ôtre complètement protégée par u n o carapace d'acior. Le chanfrein A se rejoint auxcervicales ou bardes de crinière B , le dessous du cou est armé de mailles, La barde depoitrail ou pissière P couvre la poitrine, se rattache sous la selle d'armer aux /Jancoii F. qui, le long des flancs, rejoignent la barde de croupe, giselle ou tonnelle, ou entière C. Jusque vers 1580. cette armure coinplôte fut portée par la gendarmerie d'ordonnance. Mais, quels que fussent les services que rendaient ces cavaliers d'élite, on dut y renoncer, et parce ou'ils coûtaient trop cher, et parce que le recrutement Jcs hommes et des chevaux devenait trop difficile. Ces causes ont beaucoup plus contribué à la suppression de la gendarmerie bardée que le progrès des armes à feu. V. harnois.

— Art culin. Tranche mince de lard, dont on enveloppe les pièces do gibier et les volailles qu'on veut rôtir.

Barde fJean de La), baron, puis marquis de Marolles, diplomate et historien, né à Marollcs-sur-Seine vers lOOo, mort en 1092. Premiercommis aux affaires étrangères, conseiller d'Etat, il prit part aux conférences d'Osnabruck. puis fut envoyé comme ambassadeur en Suisse (1647). Il parvint à renouveler les traités conclus par les divers cantons (1653-1658J, et, en 1663, à traiter avec l'ensemble des ligues. Il a publié, en 1671, un ouvrage d'histoire très précieux : De rébus gallicis historiarum linri decem ab anno 1643 usque adannum i6t>S.

BARDEAU [do) n. m. Archit. Planches minces de bois de chêne, de hêtre, de châtaignier ou de sapin, coupées en forme de tuiles, et servant à revêtir la façade des bâtiments exposés à la pluie. :i Planchettes minces pour couvrir les toitures, n Planchettes jointives clouées sur les solives et sur lesquelles on forme l'aire en plâtre qui doit recevoir un carrelage.

— Voûte en bardeaux.

Nom donné par les archéologues aux voûtos qui ont été faites, dans certaines églises, principalement au XV» et au XVI" siècles, avec do petites planchettes de chêne, tantôt unies, tantôt o

— Mamm. V. bardot.

— Navig. fluv. Train de bois flotté de faillies dimensions.

— Typogr. Boîtodans laquelle on dépose les caractères en surabondance, ii Casse dont les cassetins sont, les uns vides, les autres plus ou moins pleins.

BARDÉE (rad. bard, civière) n. f. Constr. Matériaux remplissant un bard.

— Techn. Trois demî-muids d'eau qu'on met dans la cnve à raffiner ou à faire lo salpêtre.

BARDÉE (rad. barde) n. f. Enveloppe de lard dont on couvre une pièce à rôtir.

BARDELLE (dim. de barde) n. f. Selle de grosse toile et de bourre, n Brancard d'un bard.

BARDENNES [dèn — rad. bard) n. f. pi. Barres do bois qui garnissent le banc de l'ouvrier verrier.

BARDER (rad. barde, lame de fer) v. a. Couvrir d'une armure do fer, d'une cuirasse : Le moyen âge bARDArr de fer ses cavaliers, et laissait nus ses fantassins.

— Enfermer, serrer comme dans une armure :

Bardêaii\ deaui pour !■ irnr-- ;

pour plancher.

nées do peintures et de dorures.

. pou

. plus

Th. Gadtier.

— Art culin. Couvrir de bardes de lard : Bardeb ur.e pièce de gibier.

Bardé, ée part. pass. du v. Barder.

— Blas. Attribut du cheval caparaçonné.

Se bStrdePf v. pr. S'entourer de lames métalliques ou autres : Les chevaliers se b.vEnAiHNT de fer. Les femmes SK BARDENT de baleines,

— Art culin. Etre bardé: Tous les gibiers ne SE bardent pas.

BARDER v. a. Charger et transporter sur un bard ; Barder des 7natériaux.

Bardera, ville déchue de l'Afrique orientale intérieure, dans la zone d'influence italienne, sur le fleuve Djouba; 2.000 h. {Somalis.) Le baron de Decken, voyageur allemand, y mourut (1865).

i;hoval bardé (Ma;

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