MARCHES
BASSEMENT adv. Autref., A voix basse. En une basse condition : Aimer bassement. (Rotrou.) !i Auj., Avec bassesse, d'une manière vile : Agir, parler bassement.
— Anton. Noblement, fièrement.
BASSE MER n. f. Etat de la mer quand les eaux sont basses, c'est-à-dire lorsque la marée s'est retirée.
Bassenge, un des joailliers de Marie-Antoinette, associé de liieiimer. V. collier {affaire du).
Bassenge (Jean-Nicolas), écrivam et homme politique, né â Liège en 1758, mort en 1811. Il se fit d'abord connaître par des œuvres littéraires, puis il prit part à l'administration de la ville de Liège, lors de la révolution qui renversa le prince -évêque. 11 s'enfuit lorsque les Autrichiens eurent rétabli le gouvernement épiscopal. Mais, l'évêque ayant été déclaré déchu en 1792, il revint et fut vice-présiàent de la convention liégeoise. Après la défaite des Français à Neerwinden et la nouvelle restauration qui suivit, il fut exilé et se rendit à Paris. Mais, après la bataille de Fleurus, qui entraîna la réunion de Liège à la France, il devint procureur de la commune de Liège, puis administrateur du département de TOurthe, membre du conseil des Cinq-Cents et membre du Corps législatif. Plus tard, il fut bibliothécaire de la ville de Liège.
BasSENS, comm. de la Gironde, arrond. et à 9 kilom. de Bordeaux, près de la Garonne ; 1.172 hab. Calcaire et argile; vins rouges; construction de navires, tonnelleries.
BaSSENS. comm. do la Savoie, arrond. et à 2 kilom. do Chambéry, près de la Laisse; l.lSi hab. Fabrique d'huiles végétales.
BASSE-PÂTE n. f. Art culio. Syn. pou usité de abaisse.
Il Pl. Des HASSES-PÂTES.
Basse-pointe, ville des Antilles françaises, cb.-l. de caiil. d<- la Maninique, arrond. de Saint-Pierre; 5.300 hab. port, ("iiliure de la canne à sucre.
BasSEPORTE (Madoleinc-Françoise), peintre de fleurs et d'oiseaux, née à Paris en 1700, morte en 1780. Elle a succédé on 1732 à Aubriot dans la place do dessinateur du Jardin des plantes, et continua la belle collection des plantes pointes sur vélin, qui fut commencée par Gaston d'Orléans, frèro de Louis Xlil, et qui se trouve au Muséum d'histoire naturelle.
BASSER {basé) v. a. Imbiber la chaîne d'une étoffe, l'imbiber d'une colle savonneuse qui rend les fils glissants.
BASSE-RICHE n. f. Pierre noire, incrustée de coquillages, qui se trouve dans le Mont-Dore. et dont on fait des coupes, des socles artistiques, etc. ii Pl. /^c.vbasses-bichus.
BASSERIE n. f. ou BASSEMENT n. m. Opération qui précède, dans le tannage des peaux, celle do la mise en fosses; elle consiste à plonger ces peaux dans dos jus do tanin renforcés et anciens. (On dit aussi passerii-;.', il Cuves debasseric. Grandes cuves en bois ou en maçonnerie, dans lesquelles on procède à l'opération de la bassorie.
Basses (archipel des îles), v. Pomotou.
BASSES ŒUVRES n. f. pl. Ensemble de tout ce qui se rapporte aux fonctions du bourreau : Gens, valets, bois des basses qxvres.
BASSESSE (i(i-sé5S* — rad. bas, adj.) n. f. Défaut d'élévation : 7/ y a un certain der/ré de hauteur et un certain dcqré de bassesse que te mercure n'outrepasse presque jamais. (Pasc.) [Vieux on ce sens prop.j
— Défaut de noblesse, d'élévation dans le rang, la position ou la naissance : Il est bien ridicule de se scandaliser de ^a bassesse de Jésus-Christ. (Pascal, Pensées.)
— Fig. Petitesse d'esprit, défaut d'élévation morale, de grandeur, de dignité : La bassesse des calomniateurs. L'avarice est la première preuve de la bassesse de l'âme, il Action -^nle, sans dignité : Faire des bassesses. Les hommes corrompus sont toujours prêts à toutes sortes de bassesses.
Il Ensemble des individus qui ont de la bassesse : La bassesse traite la grandeur de fierté et d'arrogance.
— Dans le style religieux, Abaissement volontaire, humilité. (Se prend alors en bonne part) : Tant que Jésus- Christ a vu devant soi quelque nouvelle bassesse, il n'a cessé de descendre. (Boss.)
— Littér. et b.-arts. Trivialité, défaut de noblesse : La bassesse d'une expression.
— Anton. Fierté, grandeur d'âme, noblesse. Basse-SYRIE, nom donné parfois à la Syrie-Creuse ou
Cœlésyrie. V. ce mot.
BASSET (basé — dimin. de bas, adj.) n. m. Race de chiens courants, à jambes très courtes, quelquefois torses.
— Fam. Petit homme à jambes très courtes, il Le fém. hasselte peut être employé en ce sens.
— Adjectiv. : Chien b.^sset.
— Bot. Nom donné à certains champignons, notamment à des agarics à pédicule court.
— Mus. Cor de basset, ou Basse-cor, Clarinette recourbée, qui donne des sons plus graves que la clarinette ordinaire.
— Enctcl. On distingue plusieurs sortes de chiens bassets : l'* Le basset à jambes droites. 'Ce chien a les oreilles et la tête
comme 1 e chien courant, mais le museau et le corjps tout entier paraissent beaucoup plus allongés. Le pelage est brun ou noir ; dans ce dernier cas, il est marqué de taches de feu autour des yeux et Basset,
sur les quatre pattes. Il est à pelage ras ou peu long.) 2" Le basset à jambes /orses diffère du précédent par sa taille plus petite et ses jambes de devant contrefaites et tordues. 3-* Le basset de Burgos a également les jambes torses. (Il a les oreilles plus longues, le museau plus allongé, les formes moins lourdes et le pelage généralement fauve et ras.) 4" Le basset de Saint-Domingue, comme le basset de Burgos, est une variété du basset à jambes torses et au pelage noir.
Les bassets sont très ardents à la chasse, où on les emploie, soit à courre le renard, le lapin et le lièvre, soit à attaquer le blaireau et le renard dans le fond de leurs terriers.
Ils chassent on donnant de la voix ; mais, comme ils ne sont pas agiles, le gibier fuit avec moins de vitesse, ce quidonneplusde facilité pour le tirer. Basset [y
BASSET {basé — vx franc, bassoiet) a. m. Escabeau sans dossier, en usage au moyen âge.
BASSE-TAILLE {tây') n. f. Partie immédiatement audessus de la basse la plus grave, et plus souvent appelée première basse, n Voix propre à exécuter une partie de basse-taille, il Chanteur qui a une voix de basse-taille. Il Pl. Des basses-tailles.
~ En T. d'émailleur. V. émail.
— Sculpt. Bas-relief. (Vx mot.) BASSETÉ n. f. Syn. peu usité de bassesse. Basse-terre (La), ville et port des Antilles françaises, ch.-l. de la colonie de la Guadeloupe, sur la côte S.-Ode l'île, à l'embouchure de la Rivière-aux-Herbes ; 10.525 h. Siège du gouvernement de la colonie; évêché, cour d'appel, tribunaux de F* instance et de commerce. Fondée en 1635. — Ville et port des Antilles anglaises, ch.-l. de l'ile de Saint-Christophe, sur la côte S.-O. ; 8.500 hab. Commerce très actif de sucre, coton et gingembre.
BASSETTE {basèf — ital. bassetta) n. f. Ancien jeu de cartes, analogue au pharaon ou au lansquenet.
— Encycl. habassette se jouait entre un banquier et quatre joueurs ou pontes. On s'y servait de deux jeux entiers : un pour les pontes, et l'autre pour le banquier. Du premier, chaque ponte prenait treize cartes d'une couleur formant un lii-re, puis en abattait une ou plusieurs, sur lesquelles il couchait son enjeu. Le banquier battait son jeu, en tirait les cartes deux à deux, en les posant à découvert. La première était pour lui, et la seconde pour les pontes. Si cette première carte était semblable à l'une do celles misées, le banquier gagnait l'enjeu. Si, au contraire, sa seconde carte était senïblable, le banquier perdait. Quand le banquier faisait un doublet, deux rois, deux as, etc., le banquier gagnait les mises exposées sur les cartes semblahles.
BASSETTHORN n. m. Sorte do clarinette on fa, à quinze clefs, dont les deux corps s'adaptent dans une pièce d'ivoire coudé.
Bassetti (Marco Antonio), peintre italien, né à Vérone en 158S, mort dans la même ville on 1630. Formé par létude des œuvres du Titien et du Tintoret, il se fit apprécier par la richesse de son coloris. On cite de lui, à juste titre, le tableau qui représente Cinq Evèques à l'église Saint- Etienne de Vérone, et ses fresques de la A aissance et de la Circoncision de Jésus- Christ dans l'église Santa-Maria doll' Anima, à Rome.
basse-tube n. f. Mus. V. TDBA.
des bas-
Basseville, diplomate franc. V. Bassville.
basse voile n. f. Mar. Nom donné aux voiles carrées des bas-màls. v Pl. Des Sasseitborn.
BASSES VOILES. SyU. BASSE BONNETTE (OU BONNETTE SASSE).
Bassie : a, fleur; Ô, fruit.
Bassewitz (Henning Frédéric, comte de), homme* d'Etat allemand originaire du Mecklenbourg, né en 1686^ mort en I7i9. Il servit successivement le duc de Mecklembourg, le duc de Holstein et le roi de Suède. U fut de ceux qui contribuèrent à l'avènement de Catherine I", après la mort du tsar Pierre le Grand.
BASSIA ou bassie {ba-si — de Bassi, n. d'homme) n. f. Genre de plantes de la famille des sapotacécs, propre aux Indes orientales et à l'Afrique tropicale, et dont une espèce fournit la substance connue sous le nom de beurre de Gala m.
— Enctcl. Les bassies sont des arbres à suc laiteux, à feuilles glabres et coriaces, à fleurs jaunes ou rougeâtres, pendantes. La bassie à longues feuilles est cultivée^au Bengale et dans plusieurs autres contrées de 1 Inde, en raison do ses usages économiques. On
exprime de ses graines une ^ ^ 1
huile grasse, comestibleet servant à l'éclairage ; la bassie à feuille large ( bassia latifolia) et l'espèce à feuille longue {bassia longifolia) sont, aux Indes, l'objet d'une importante exploitation. On les donne comme fourrage aux bestiaux; on les distille, on les traite comme les raisins secs pour en faire du vin.
Après la fécondation, leur corolle ne se détache pas immédiatement, maisse gonûe considérablement et fait saillie sur le calice en une masse charnue fort sucrée, semblable à une petite ligue sèche.
Dans l'Inde, on les mange sous leur forme naturelle ou bouillies, ou encore grillées et ramassées en boule ; distillées, ces fleurs donnent un alcool; le fruit est mangé en bouillie; ie suc laiteux de l'écorce passe pour un remède efficace contre les rhumatismes; enfin, le bois est aussi dur et aussi incorruptible que celui de teck, quoique plus difficile à travailler. La bassie butyracée croît au Népaul. Son bois est très léger; ses graines contiennent une substance qui, à l'état frais, est analogue au beurre, et porte le nom de beiiri'e de Galam, mais qui. avec le temps, durcit peu à peu et devient semblable au suif.
Cette substance est regardée dans l'Inde comme un spécifique contre les rhumatismes.
Bassianus (Julius), prêtre du Soleil, à Emèse, et père de l'impératrice Julia Domna, femme de Seplime-Sévère. u V. Caracalla, et
HÉLlOGABALE.
BASSIGOT (6a-sj-co) n. m. Caisse de bois pour l'extraction des blocs d'ardoise hors de la carrière.
BASSICOTIER {ba-si, tï-é) a. m.
Nom donné à l'ouvrier qui a pour fonction de charger l'ardoise dans les bassicots.
BAS-SIÈGE {ba-sièj') n. m. Siège peu élevé.
— n. ni. pl. Jadis, Salle d'audience ainsi appelée parce qu'on y usait de sièges plus bas que les sièges ordinaires :
Des BAS-SIÈGES.
BASSIEN {ba Bassus, sectairi
BASSIER {basié — rad. basse, bas-fond) n. m. Amas de sable qui gêne la navigation sur une rivière. (Ne s'emploie guère qu'au plur.)
BASSIER {basié — rad. basse, instrument) n. m. Joueur de basse. (Peu usité; on dit plutôt bassiste.)
BassignaNA, ville de l'Italie septentrionale (prov. d'.Vlexandrie), au confl. du Pô et du Tanaro ; 3.650 hab. Lo duc Otto de Brunswick et Galéas Visconti y firent, eu 1361, un traité de paix connu sous le nom de traité de Bassi- (jnana. Victoire de Moreau sur Souwarow, le 11 mai 1799.
Bassigny (le) [Pagus Bassiniacensis], ancien pays do France, Champagne et Lorraine, s'étendant sur les dép. actuels de la Haute-Marne, de l'Aube et de la Meuse. On distinguait le Bassigny champenois (ch.-l. Chaurnont\ et le Bassigny lorrain ou *Barrois (ch.-l. fiotdvno;;/). Les autres lieux importants du Bassigny étaient Vaucouleurs et Gondrecourt.
Bassilan. Géogr. V. Basilan.
Bassim, ville de l'Inde anglaise (Bérar), aux sources du Ponss, qui dépend de la Godavéri ; 11.600 hab. Ville antique. Le district de Bassim compte 398. 200 hab.
BASSIN [basin — la racine primitive de ce mot paraît être le celtique bac. creux, cavité, jatte) n. m. Récipient portatif, large, profond, et de forme circulaire, servant â une foule d'usages, et notamment aux ablutions : ^e laver les pieds dans un bassin.
Fr
Ba-
oya phaél mille écus dans un BASSIN dor, sans lui rien demander. (Balz.)
— Par ext. Le contenu d'un bassin : Un bassin de fruits.
— Plateau d'une balance :
Les bassins d'une balance.
— Plat à larges bords échancrés, dont les barbiers se servaient pour délayer le savon : Don Quichotte se coiffa d'un bassin de cuiv7'e, en guise de casque. Il Vase utilisé pour faire aller un malade à la selle.
— Plat de métal dont on se sert à l'église pour recueillir les offrandes des fidèles.
— Loc. fam. Cracher au bassin, Payer, donner de l'argent. Il On dit plus ordinairement cracher au bassinet.
— Bassins houillers. Répartition commerciale des terrains houillers dans le monde entier. On les divise comme suit : Groupe de l'Europe occidentale, comprenant la France, la Belgique et le sol de la Sarre ; groupe de l'Eu.'
ropc on'entatc, Wostphalie, Saxo, BohOnio et Silôsio ; groupe des lies Bi'itanniintt'S, sjjécial à cotto contrée ; groupe de l'Àjnt'riqiia du Nord. En Kraiico, on distinguo : los Imssins du Nord, do l'Est, do l'Ouost, du Contro ot du Midi. V. HOUILLE.
— Anat. V. partie oncycl.
— Archéol. Bassin a aumône. (V. roT X aumône.) Il Les bassins d'autel étaient ceux qui sorvaiout aux prôtros pour 80 laver les mains ù l'autel ; ils rentrent dans la catégorio des gémellions. il Les bassins « baptême étaient dos vases litnrf^'iques où l'on mettait do l'oau parfumée doslinèo aux ablutions. Ils étaient égalcmeut doubles. Il Les bassins à barbiers sont nos anciens plats à barhr : ;iii moyoD âge, ils('-taii'iu;nrniiilis;au xvr sic'-clc, (111 l.-s rai.'ûnn© en ovalo. Ces b.is--iiis, nui, dés lo rr^Mu- '\o 11,'nri IV, sorvainit <l'(^rist'iL;ii(' aux barbiers ot iinx rhiriirçrions on ce qu'ils rCiicnt Maii-'s, .'.
dont les bassins .■lah-at, .!.• . <n\ !■.■ lampe élaiiMii rfs [ilalcaux i|ii"(ii; v' sous les lampes des cirlisos pnnr '|i ou rhuilo no souillent pas les dalh-
— Archit. Pièce d'oau do forme régulière, servant d'orno-
d'uH moulin. Il Kecipient des eaux d'une fontaine.
— Coût. anc. Vente au bassin. Vente aux enchères, autrefois usitée en divers pays, et dans laquelle on frappait sur un bassin d.- .-uivre, pour avertir les concurrents que l'on allait adjuger, à défaut d'offre supérieure immédiate.
-- Hist. occics. Cloche que l'on sonno à Rome, lorsque le pape lauce une excommunication.
— Hortic. Trou plus ou moins large et profond, que l'on creuse au pied ot à une certaine distance d'un arbre, soit pour déterrer sa gretfe trop enfoncée dans le sol, soit pour avoir un moyen facile de le fumer et de l'arroser.
— Hydrogr. et géol. V. partie encycl.
~ Métall. Easenilde do la partie de l'aciérie où se produisent les diverses opérations qui constituent la fabrication de l'acier Bessnier. ii On dit bassin de coclée.
— Min. Bassin de dépôt, Réservoir peu profond, mais do grande superficie, où les eaux de lavage des minerais déposent les matières qu'elles tiennent en suspension.
— Navig. V. partie encycl.
— Orogr. Espace de terrain compris entre dos montagnes : Bassin compris eiitre les Aines et le Jura.
— Tann. Trou creusé dans le chapeau des fosses, afin do pouvoir abreuver ces dernières en y versant de l'eau.
— Techn. Espace que les maçons entourent de sable, pour y éteindre la chaux. Il Trou creusé en terre, pour y couler du cuivre fondu, ii Fond de fourneau, pour contcnTr du métal en fusion, ii Nom donné à divers ustensiles de raffinerie : Bassln d'empli. Bassin de cuite. Bassin à clairâe.
Il Sorte de forme ou de moule pour les chapeaux, il Vase de forme ovale employé pour se baigner les yeux, ii Segment de sphère en cuivre jaune, servant aux opticiens à tailler les verres de lunettes, il Casserole do boulanger.
Il Nom des creux que présentent les glaces, quand elles n'ont pas été doucies avec soin.
— Encycl. Mar. Dans les ports sans marées, les bassins communiquent librement avec la mer et sont toujours accessibles : ils s'appellent bassins ouverts ou darses. Dans les ports à marée, on trouve les bassins à flot, formés par des portes étanches. (Ces bassins s'emplissent au flot et restent toujours à un niveau à peu près constant.) Souvent, pour permettre d'entrer dans les bassins autrement qu'au moment où la mer est haute, ces bassins sont précédés de sas, écluses spéciales facilitant aux navires la communication à toute marée. Les manœuvres des portes des bassins importants se font au moyen d'appareils hydrauli(|ues. Les ports de commerce des pays à marée étant siijeTs aux ensablements, on a annexé aux bassins à flot det, bast/us de chasie ou de retenue. Ces bascins so rcmphsbt ut a mesure que la maroo monte, et sont
vidés brusquement quand le chenal est lihr rée est assez basse pour assurer une h -•dépùts qui ont pu se formera la mac bâtiments ayant souvent besoin de ni'^ toyages, on se sert, pour y procéder, de .
ou dû bassins flottants. Les bassins flottants, employés là où on no pourrait construire dos bassins de radoub, sont composés do grands caissons qu'on emplit d'eau pour les immerger au tirant d'oau du navire qui doit entrer. Lo naviro étant solidement accoré, les caissons sont vidés et lo bassin flottant ou dock flottant émerge jusqu'à la plate-formo supérieure du fond. Lo bassin do radoub, appelé aussi forme, communique avec la mer par une porto mobile appelée bateau-porte. A sa i)artJo inférieure ou radier sont fixés des tains sur lesquels reposera la quille du naviro, quand il sera à sec. Les bords du bassin sont repérés. Quand tout est prêt pour recevoir lo naviro, on l'y introduit au moyen cTamarres. Lo bateau-porte est remis on place, on pompe pour vider lo bassin et on accore les flancs du naviro au fur et à mesure que l'eau doscond et qu'il se vide.
— Géol. On entend par bassins géologiques des portions du globe dont les parties centrales, les plus basses, .sont formées ^ar les terrains les plus récents, et dont les bords sont formés par drs terrains plus anciens. Il arrive fréquemment .[lie les l.assiiis géologiques so confondent avec les bassins liy^ini-rapiiiquos ; ainsi, les bassins rie la Seine, de la lii.idoi n.-. du Pô, sont à la fois des bassins hydrografihi.m.'s n y.ulogiques.
— Bassin de Paris. Lo bassin de Paris est constitué par toutes les couches sédimentaires régulièrement superposées en « cuvettes », depuis la craie blanche sénonicuuo jusqu'aux formations les nlus récentes. V. parisien.
— Bassiîi de réception, Point où so produit la concentration des eaux pluviales ou des neiges. Cette condition se trouve réalisée par le torrent dans lo premier cas, par le glacier dans le second.
— Hydrogr. Ou a eu, pondant loitgtoraps, l'habitude do désigner sous lo nom de bassin les parties d'un continent dont les eaux vont aboutir à uno même mer {bassin ma.ritime\ ou à un même lac (bassin lacustre), ou l'ensemble d'un pays drainé par un fleuvo ot par ses affluents (bassin fluvial). On avait été ainsi amené à considérer le monde eomme divisé en un certain nombre de compartiments
tdossés les uns aux autres et séparés par des parois que • >nstituaient les montagnes. Cette conception, qui remonte I Buache, avait également conduit les géographes à considérer la ligne de faîte de montagnes comme une sorte de barrière infranchissable qui forçait As fleuves à s'écouler les uns vers le nord et les autres vers le sud, sans que l'ordre ainsi fixé se modifiât jamais. Un tel système avait ce grave défaut de ne tenir compte ni des modilications successives de l'écorce terrestre, ni des dislocations, ni du travail d'érosion, ni de l'influence considérable des pluies et des conditions cHmatériques sur le régime et la direction des cours d'eau.
Toutefois, l'expression de « bassin " , lorsqu'il s'agit de bassins maritimes, peut être le plus souvent conservée sans inconvénient. Il en est de même pour les bassins lacustres. S'agit-il au contraire des bassins pluviaiLX, l'inexactitude de la théorie est évidente. Bien quo l'emploi du mot « bassin n soit Quelquefois justifié, comme par exemple pour le Pô, que limitent strictement les Alpes et les Apennins, ou pour certains fleuves d'Asie, comme le Si-Kiang, il convient do renoncer à cette conception et d'en venir non pas aux « régions géographiques », aussi incertaines que les bassins, mais aux » domaines fluviaux «qui donnent seuls une idée exacte do la réalité des choses on tenant compte de l'évolution fatale des phénomènes géographiques.
— Anat. Le bassin est la ceinture osseuse qui, chez tous les vertébrés supérieurs, est située â l'extrémité du tronc et qui s'articule d'une part avec la colonne lombaire, et d'autre part avec le fémur ou os do la cuisse.
Outre les fractures isolées des os qui le constituent et produites par un choc direct tel qu'un coup de pied do cheval, il y a des fractures et des luxations qui intéressent l'ensemble du bassin et qui sont produites soit par écrasement (roues de voitures, éboulements, etc.), soit par chute d'un lieu élevé. Dans le cas d'écrasemeot, la fracture porte toujours sur la partie la plus faible, qui est la branche horizontale du pubis, en un ou en deux points ; quelquefois, en outre, sur la branche montante de l'ischion, avec distension do la symphyse pubienne ; enfin, si la pression est plus énergique ou plus prolongée, il y aécartement de la symphyse sacro-iliaque ou arrachement do l'aile du sacrum ; par la face antérieure, l» la pression s'exerce d'avant en arrière ; par la face postérieure, 2° elle s'exerce transversalement.
En cas de chute sur les pieds, il y a ordinairement fracture des deux branches du pubis et quelquefois, en outre, luxation sacro-iliaque ou fracture verticale du sacrum. Rarement les articulations du bassin se luxent sans qu'il y ait fracture. La gravité des fractures et luxations du bassin dépend surtout des lésions produites par les fragments sur les organes internes. Le traitement consiste dans l'immobilisation au moyen d'une gouttière de Bonnet, précédée, s'il y a lieu, do la réduction des parties déplacées.
La région du bassin est lo siègo do deux sortes d'aflTcrtions spéciales à cette région": la sacro-coxalgie (v. ce mot) et les tumeurs sacro-coccygiennes congénitales ipii paraissent être dues à l'inclusion d'un second fœtus plus ou moins complètement développé.
— Bassin chez l'homme. Chez 1 homme adulte, le bassin ost formé do quatre pièces : on arrière, lo sacrum et le coccipT (v, ces mots), sur les parties latérales et en avani , les deux os coxaux, appelés aussi os innominés, os iliaquis ou os des iles. V. iliaque.
Los articulations de ces os entre eux sont des symphyses : une pubienne, une sacro-coccvgieano, deux sacroiliaques; en sorte quo leurs déplacements relatifs sont do faible étendue et que. sans être absolument risrido, le bassin no se prête naturellement (|u'à de faibles déformations. La plus mobile est l'articulation sacro-coccygionne, surtout chez la femme.
Eu outre, quatre faisceaux ligamenteux, les crands et les petits ligaments sacro-sciatiques, et des membranes obturatrices tendues dans les trous sous-pubiens, complètent les parois du bassin.
De solides ligaments réunissent fortement les unes aux autres les différentes pièces, qui forment ainsi une sorte de vaste cuvette subdivisée en deux p<)rtjons par un rebord saillant, arrondi, la marge du bassin. La portion supérieure, évasée, constitue le grand bassin; la portion inférieure, plus étroite, est appelée petit bassin. L ouverture légèrement rélrécie.qm établit une communicatiou