‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 8 sur 828 · V. récipr — réciproque · texte numérisé non relu

V. récipr — réciproque

Véloc Vélocipédie.

Yen. ou Véner. . . Vénerie.

Vênit. Vénitien.

Versifie Versification.

Vit. ou Vitic .... Viticulture, y. mot ou V.r mot. Vieux mot.

Vraisemblablem. . Vraisemblablement.

Vulg Vulgaire, vulgairement.

Vx Vieux.

Zool Zoologie.

Zoopli Zcophyte.

Zootechn Zootechnie.

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ont iii,|,„s«, avec la funiui ,iuo gardo oncoi-o iiolr,^ A malus.u!.., la valeur vocaliqne; cette valeur, les Juifs l'uni gai'.icu à leur aloph, lorsqu'ils se sont servis do li-iirs .-ara.-iùrus pour écrire les lans^^ues étrangères. Sans cnti-.T id ans lo détail dos transformations do^l'A à ti:u.rs t.-s siècles, ni surtout des déformations produit, s par .■v.îhj.Ii* par les diflirultés de l'écriture (dans les iiis. iipii..iis lapidaires\ nu par les ligatures et la rapidité do la main (dans r.'-. riiur.' riirsi\.>l. nous donnons ci-après un talileau raeruiui 1 .l.s ],riu. i|.,ili.s formes do cette lettre, qui permellra .rcn siii\ r.- I i'M.lution.

InililVATluN- 1!T l-OBMKS DU l'A (IKICC

DlillIVATION KT I.'ORMIÎS DE L A DES ECRITL'RES LATIN

ftniaiilie. liUiil.

l'A dans la I'Remikrh i

latin. l,.lui.

liKlODE DU MOVliN AGE

f,'il'ir.',iio. (v.i'i'i'./ok.). (v"" K.cl'o). (VIO Mi'cK.;.

ce

UcK.

oncîale s>'ini-onciale (vn[« Siècle). fvni» sied.-:.

cursivc minuscules (viu< siècle). (vni* sirclo).

DlVl-.RSHS FORSIKS DE I. A DANS LES l-XRITfRES fiOTIllijrES

âa

a aa 2L ^

rxv< siSclc).

Notons encore les formes de la ciirsive dans les écritures connues sous le nom do : niérovingicnac, lomlianle, wisigothique, irlandaise, anglo-saxonne. On peut se rendre compte que lu cursif, et l'a minuscule qui en vient, ne sont que des déformations de r.\ majuscule.

l'A 11\N'S LES ÉCRITUBES DITES NATIONALES

OC

ce

Çf

A — AAH-HOTEP

Quant à nos caractères d'imprimerie, on sait qu'ils reproduisent par la gravure l'écriture de caliigraphes habiles : c'est ainsi que l'a grec (o) est celui de Lascaris, et que les Aides ont emprunté pour leurs italiques l'a cursif de Pétrarque. En parlant de la forme donnée à la lettre A, on ne peut se dispenser de mentionner les signes dont elle est parfois accompagnée et qui en modifient le plus souvent la valeur phonétique : les accents usités en français, italien, espagnol, etc. ; la tilde portugais, l'a infléchi allemand, l'a suédois surmonté d'un o, l'a cédille ou nasal polonais. En outre, dans les manuscrits du moyen âge et jusque dans les impressions de la première époque, on rencontre un e cédille pour représenter l'a accompagné d'un €. Il faudrait enfin rappeler la forme qu'afi'ecte cette lettre dans les écritures tachygraphiques (notes tironicnnes, tachygraphie italienne des x' et xi* siècles) et sténographiques.

L'A peut être envisagé sous deux aspects dilïérents : comme son, et comme signe graphique.

— Pbononciation de l'A en français. Dans certains mots, la place de l'A fut longtemps occupée par l'O : généralement, sous François I", on écrivait et on prononçait encore pouvait, vouloit, etc. Postérieurement, on continua d'écrire anglais, françois, etc., mais on prononça comme aujourd'hui, sauf lorsque la rime exigeait l'aacienne consonance. C'est du temps de Voltaire seulement, et en grande partie grâce à lui, que la conformité s'établit peu à peu entre l'orthographe et la prononciation.

Théoriquement, le son A, que l'on appelait autrefois la VOIX A, peut avoir un grand nombre de nuances. Mais, dans notre langue, il n'en a que deux qui soient nettement distinctes : a est fi-jrmé ou ouvert. A ouvert est long dans fable, et bref dans patte. A est fermé et long dans pâte. Mais, dans plus d'un cas, la prononciation est incertaine.

Le son A, ouvert ou fermé, est ordinairement figuré en français par la lettre a. Mais il peut l'être par un e {couenne, moelle, femme), par un Ê (poêle) et même par un ï dans la combmaison oi qui se prononce oua (oiseau).

La lettre A, combinée avec une autre voyelle, peut exprimer des sons différents. V. chacune des voyelles.

— Considéré comme signe graphique, IA prend différentes formes, soit dans l'écriture, soit dans l'impression ; on distingue l'A majuscule et l'a minuscule. II subit en outre de nombreuses modifications, suivant que le caractère est de l'anglaise, de la rondo, de la bâtarde, de la coulée, ou du romain, de l'italique, de la normande, de l'égyptienne, etc.

ÉCRITURES modernes

o/^a^ uLcL qJLcv

anglaise. ronde. bâtarde.

— A s'écrit de trois manières : 1" sans accent ; 2'» avec l'accent grave ; 3* avec l'accent circonflexe.

Il s'écrit ordinairement sans accent : Tabac, Galba.

11 est surmonté de l'accent grave, signe purement spécifique, dans les mots çà, là, deçà, holà, voilà, déjà, etc.

Il est surmonté de l'accent circonflexe pour indiquer soit la suppression d'une voyelle, comme dans âge, bâîlier, gu'on écrivait autrefois aar/e, baailler, soit môme celle d'une consonne, comme dans âne, âme, qui s'écrivaient autrefois asne (do asinus), anme (de animar^.

— Loc. PROV. : Depuis a jusqu'à z, pour Du commencement à la fin : Savoir tout, depuis a jusqu'à z.

— Ne savoir ni A ni s, Se dit d'une personne qui ne sait pas môme lire, et, par extension, qui ignore les premiers éléments d'une science, d'un art, etc. : Le nombre de gens gui NE SAVENT NI A NI B diminue tous les jours, u On dit aussi, dans le même sens : N^'y entendre ni a ni b, N'y rien comprendre.

— Prouver par a plus B, Prouver avec une rigueur mathématique.

— Marqué à l'A, Qui est do bonne qualité (par allusion à la marque do la monnaie frappée à Paris).

— Panse d'A, Partie arrondie du petit a dans l'écriture. On dit tigurém. : Faire une panse d'à, pour Faire une petite partie d'un travail. iVVcï'ire, ne faire une panse d'à, pour Ne rien faire du tout. Ne savoir panse d'à, pour Ne savoir rien.

— De l'A employé comme signe abréviatif. Alg. A et les premières lettres de l'alphabet désignent ordinairement des quantités connues, comme les dernières lettres X, y, Z, désignent des quantités inconnues.

— Arp. Les A répétés sont employés par les ingénieurs dans les nivellements do terrain, et indiquent une coupe, une démolition ou un niveUemont projetés, selon qu ils sont barrés à droite ou â gauche de la pointe.

— Astr. A ou a sert à désigner la principale étoile d une constellation.

— Géom. A indique l'une des parties d'une figure qui sert à quelq^ue démonstration : l'angle A d'un triangle.

— Grav. Sur les anciennes gravures, a. p. d. iï. sîtrnificnt avec privilège ttu roi.

— Mus. Comme note do musiq et il désigne quelqu<'fois encore, pour les théoriciens, la note la, sixième note do la gamme majeure on ut (et la première do la gamme mineure on la). A désigne le la du diapason français do 870 vibrations, ii Ecrit sur une partition, il indique l'alto et certaines cordes des instruments grattés ou pinces, il En Allemagne, A désigne la uoto ^rt, ou lo ton de la.

— Numism. Sur les monnaies de France, A désigne l'atelier monétaire de Paris.

— Philos. Dans la philosophie scolastique, la lettre A indiquait une proposition générale affirmative. (La formule A = A est l'expression de l'identité absolue.) n Dans la philosophie allemande, A s'emploie pour désigner l'ab-

, A servit à désigner.

solu.

. En typographie, A sert à indiquer la prc- (l'un volume, ou le premier renvoi aux notes.

mière feuilli

A privatif. Préfixe qu'à l'imitation dos Grecs nous o ployons dans la composition de certains mots franra pour marquer absence : Acaw/e, sans tige; Aphone sa

voix. Devant un mot commençant par une voyelle ou un /(, il se change en an. V. an.

— Préfixe tiré de la préposition latine ad, signifiant à, vers, pour, etc. : Kbord (vers le bord).

À prép. (du lat. ad. — S'écrit toujours avec un accent grave pour le distinguer de a lettre et de a verbe). L'usage primitif de cette préposition est de marquer un rapport à un terme, la relation d'un objet à un autre : elle exprime le plus souvent ce que les Latins rendaient par leur datif, ou par leur accusatif avec ad.

— À, en se combinant avec les articles simples le, les, forme les articles contractés au, aux : Les grands hommes du dix-septième siècle allaient au cabaret. (Chamfort.) La moitié des humains vit aux dépens de l'autre.

Destouches.

La préposition A peut avoir pour antécédent un verbe à n'importe quel temps : Penser à. Destiné à : un adjectif : Utile à. Fidèle â; un substantif : Manquement à l'honneur. Fidélité au devoir; un adverbe : Conformément à. Parallèlement à ; ou une préposition : Jusqu'à. La maison d'à côté. Elle peut régir un substantif, précédé ou non de l'article : Conforme k la loi. Poudre A canon ; un pronom : Pensez A nous; un adjectif, précédé ou non de l'article : Saigner  blanc Tirer au clair; un verbe à l'infinitif : Facile k faire ; un adverbe : À bientôt. La préposition A peut être séparée du verbe qu'elle régit parle complément de ce verbe exprimé par un pronom, accompagnés ou non d'un adverbe, d'une négation : J'aime A me promener, lionne À tout faire. C'est À ne pas y croire. L'ancienne langue admettait même un substantif comme complément entre A et le verbe, et nous avons gardé quelques traces de cette syntaxe : Geler À pierre fendre. Partir k SON CORPS défendant. Enfin , A peut régir une phrase tout entière : Manger A bouche que veux-tu.

À s'emploie très souvent sans antécédent, pour former des locutions adverbiales : A contre-cœur, au fur et A mesure, a l'infini, etc. Souvent, aussi, l'antécédent est sous-entendu, et c'est ordinairement un verbe : au secours ! (venez au secours) ; A votre santé ! (je bois à votre santé). Il n'est pas nécessaire qu'il y ait exclamation : AUX GRANDS HOMMES la patrie recoyuiaissante (sous-entendu : a dédié cet édifice). Dans le langage familier, le régime de la préposition A peut être sous-entendu ; c'est ce qui arrive dans quelques termes do jeu : Nous sommes POINT A (point à point).

-^ Fonctions de A. La principale destination de la préposition A est de marquer un rapport de direction vers un lieu, de tendance vers un but, un terme ou un objet quelconque : Aile?' kPAS.is. L'homme aspij'e k commander, A ÊTRE le premier jmr tout et toujours. (Lamenn.) Aucun cUemin de fleurs ne conduit à la gloire.

La Fontaine.

— Â s'emploie surtout devant le complément indirect des verbes transitifs pour marquer lo terme de l'action exprimée par le verbe : L'adulateur prête aux grands les vertus gui leur manquent. (Mass.)

— A s'emploie aussi avec des verbes qui semblent désigner un rapport tout opposé à celui de tendance, de direction vers un but, et qui expriment, au contraire, extraction, séparation, éloignement : Arracher une dent À quelqu'un. Ae soustraire au danger.

— La préposition A est encore susceptible de beaucoup d'autres emplois. Voici les principaux ;

A marquant la distance, l'intervalle : De Paris A Londres, il y a quatre-vingt-quinze lieues.

A marquant la relation qui existe entre les personnes ou les choses : De vous A mot. Un est À deux commt deux est k quatre. Du tout au tout.

k marquant le lieu, l'endroit, la situation, etc. :

La vie est un combat dont la palnie est aux cieux.

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