Nouveau Larousse illustré
BeLLOC (Jean-Louis), médecin et chirurgien français, né près d'Agen en 1730, mon en 1807. Il fut attaché au service du roi. Parmi ses ouvrages, on distingue un Coui's dr médecine légale, judiciaire, théorique et pratique (Paris,
Belloc, cliirurijien français du xviii' siècle, né à Pans. Ou a do lui un certain nombre de dissertations insi'-rées, de 174J a 1758, dans les « Mémoires de l'Académie do oiiiruryie " . C'est à lui qu'est due l'invention de la sonde cotinue sous le nom de sonde de Belloc, pour le tamponnemont des fosses nasales.
Belloc (Teresa GioRGi), chanteuse italienne, née à .San-Bonigno en 1784, morte près de Turin en 1855. Son vrai nom de famille était Trombetta, et son père servit dans les armées de la République française. En 1808, elle épousa le chirurgien Angelo Belloc, qui appartenait à l'armée de Napoléon. Rossini écrivit pour elle l'Inganno felice (Venise, 1812) et (a Ga:za ladra (Milan, 1817). Elle fut une des cantatrices dramatiques les plus remarquables et les plus justement renommées de son temps.
Belloc (Jean-Hilaire), peintre français, né à Nantes en 1787, mort à Paris en 1866; élève de Gros et de Rognault. Il a obtenu, en 1810, une médaille de i" classe pour un tableau représentant la A/ort de Gaul, aiyiid'Ossian. Il a pris part à presque tous les Salons qui ont eu lieu depuis cette époque jusqu'en 1850 : Voyageur égaré en F.nypte (1812): le Repos de la sainte Famille (1831); la Mort de saint Louis, commande du gouvernement (1838); etc. Il a fait aussi du portrait. Belloc a dirigé pendant quarante ans, avec zèle et talent, l'Ecole de dessin de la rue de l'Ecole-de-Médecine. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1846, il avait été promu officier en 1864.
BelLOOQ, comm. des Basses-Pvrénées, arrond. et à 15 kilom. d'Orthez, sur le gave de" Pau; 972 hab. Chaux hydraulique. Fabrique d'instruments agricoles.
(Dominique-François-Louis, baron Roget DE), archéologue français, né à Bergheim en 1796, mort à Nice en 1872. Fils du général Roget, il servit dans la cavalerie, se signala par sa belle conduite pendant la campagne de France, fit l'expédition d'Espagne en 1823, et prit sa retraite en 1834. Depuis cette époque, il composa de remarquables travaux historiques et archéologique la Bourgogne. Il est surtout connu par son Ethm gauloise (1858-1873).
BELLON (be-lo!>) ou SELON n. m. Sorte do chariot portant une grande cuve pour recevoir la vendange, ii Grand cuvier dans lequel on fait macér les pommes broyées avec de l'ea pour la préparation du cidre.
BELLON n. m. Nom donné auxc liques saturnines, dans les mines plomb.
BELLONAIRE n. m. Antiq. Prêtre fanatique de la divinité asiatique assimilée, à Rome, à Bellono.
— Encycl. Les bellonaires, vêtus
bon-
net également noir, aux jours fête de la déesse, parcouraient la ville en dansant et en brandissant des haches et des épées dont ils se faisaient des blessures volontaires.
Le peuple, pour se purifier, buvait U- ^a..^ i,.. , , ;.
Il y avait à Comana, en Cappadoce, trois mille de ces prêtres, et ceux de Rome étaient d'origine cappadocienne.
BELLONE u. f. Une des nombreuses variétés de figues.
idèsi
BellONE. Antiq. Déesse de la guerre chez les Ro sœur ou femme de Mars, probablement la même que Néris, divinité sabine. Elle eut un temple haute antiquité ; un ...—
secondluitutélevé, en 596, par Appius Claudius Cœcus, à
fait pendant la
C'est dans ce temple de Bellone, situé hors du pomxrium, que le sénat attendait les généraux vainqueurs avant la cérémonie du triomphe, et recevait ceux des ambassadeurs étrangers que la loi ne permettait pas d'introduire dans la ville.
On identifia aussi à Bellone la grande déesse lunaire, dont le culte sanglant, introduit À Rome par Sylla après la guerre contre Mithridate (vers 80 av. J.-C), "avait pour centre principal Comana, en Cappadoce. Un temple fut élevé, à Rome, à cette divinité.
— Iconogr. Les représentations antiques de Bellone sont rares. On la figurait armée d'une torche, d'une lance, d'une massue ou d'un fouet, casquée et cuirassée. On croit la reconnaître au revers de monnaies du Brutium et de la Lucanie qui ponent au droit la têt© de Mars.
— BiBLioGR. : art. Bellona dans Daremberg et Saglio, B Dict. des antiquités =.
BELLONIE n. f. Genre rapporté aux rubiacées, ou aux solanacées, ou encore aux gesnéracées, renfermant des arbrisseaux des Antilles.
BelLOM (Jean-Pierre), antiquaire italien, né à Rome vers 1636, mort en 1700. Il se livra à l'étude des monuments
BELLOSTE — BELOiN
antiques. Fort jeune encore, il acquit par ses ouvrages une grande réputation, qui lui fit donner par Clément X le titre de Antiquario di Roma. Bellon avait réuni une belle collection d'antiquités, de dessins et d'estampes, qui fut achetée, après sa mort, par l'électeur de Brandebourg. Il a feissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite ■ Notw in numismata Ephesix (I608) te Gemme antiche figumte di Leonardi Agoslmi (16^- IC-O) Vite de pit lori, scuttori ed arekitetti modem (l-. ''•''■ '" ''-
irium philosophorum, poetarum '
imagines {lGa5);Expositio symtiot r 1
hssi) ; Descrizione delV imaqim d I '
bino, etc. ; gli Antichi Sepolci 1 o% \ 1 1/ '
elrusehi trovati inJtoma, etc (17U4)
BellOSTG (Augustin), chirurgien d armée no j Pins en 1654, mort en 1730 à Turin bon Clnriiigten d lioji lut V1G96) a été souvent réimprimé et tr 1 lu t
BELLOT {bé-lo), OTTE [dim le / 1 I r P t f et
joli, gentil, mignon : i^i//ci^e nEii t s
— Iron. Bellâtre, qui veut fain I e BELLOT, d'une figure assez ridici I
— Substantiv. Terme- affectueux nt ne désigne qu'un enfant beau et mi [ j U / i t bcl- LOT. Ma chère petite BELLOTxt,
BellOT (Joseph-René), marin français ne à Pans en 1826, mort en 1853, victime du dévouement qui le poussa dans les mers polaires à la recherche de sir John Fran klin. Entré à 1 Ecole navale à quinze ans et demi, Bellot se distingua à Madagascar et en Océanie.
En 1851, il obtint la permission de s'associer à l'expédi
prolongea jusqu'au 16 octobre 1852. Le capi- Kennedy, qui la commandait, déclara, à .•" *
taine Keuueuy, qui la uuuiuu*iuu<iit, uc^iaia
en Angleterre, dans son rapport à l'amirauté, qu'il lui impossible de trouver des expressions suffisantes pour rendre justice aux admirables services de Bellot. L'année suivante, Bellot voulut encore prendre part à l'expédition dirigée, dans les mêmes mers et dans le même but, par le capitaine Inglefield. Il y trouva la mort. Pendant que l'intrépide officier était engagé sur les glaces flottantes, avec deux matelots, un violent coup de vent le jeta dans une crevasse, où il fut noyé.
Les circonstances de la mort de Bellot, qui, pondant ce second voyage, avait été nommé lieutenant de vaisseau, causèrent une émotion aussi profonde en Angleterre qu'en France. Rûchefort, dont Bellot était originaire, vota un monument à sa mémoire. L'Angleterre a également éternisé cette mémoire en lui élevant un monument à Greenwich, à l'endroit même où, avant de monter à bord du Pliamix, Bellot avait reçu les adieux de ses amis.
Bellot a laissé, sur ses deux expéditions dans les mers polaires, des récits qui ont paru en volume, sous le titre de : Joumat d'un voyage aux mers polaires (Paris, 1854).
BELLOTE n. f. Nom vulgaire des glands doux.
Bellotto ou Belotto (Bernardo), dit Canaletti le Jeune, peintre et graveur italien, né à Venise vers 1720, mort à 'Varsovie en 1780, eut pour maître son oncle Antonio Canaletti, dont il prit le nom, et dont il imita le
ferme pas moins de 34 tableaux de sa main, ornés de figures peintes par le Bolonais Stefano Torelli. Le Louvre n'a rien de lui. Ses estampes sont estimées des amateurs.
BellOU-EN-HOULME, comm. de l'Orne, arrond. et à 20kilom. de Domfront; 1.87G hab. Ferme-école de Dieulelit; tourbières.
Bellovaques [Beltovacï]^ peuple de la Gaule, dans la Belgique II', occupait lo territoire qui forma plus tard le diocèse de Beauvais ; la capitale reçut des Romains le nom de Cxsaromagus, puis, au iv" siècle, le nom du peuple se substitua au nom de la ville, Betlovacos, d'où Beauvais. — Un Bellovaqoe.
BellOVÈSE, chef gaulois qui aurait vécu, d'après Tite-Live, à la fin du vu' siècle av. J.-C. La population de la Celtique, sur laquelle régnait alors le roi des Bitu- :iges, Ambigat, s'étant accrue dans une proportion
Hercynienne (forêt Noire [Allemagne du Sud]), le second en Italie. Parti avec le trop-plein des peuples de la Celtique, Bellovèse, après avoir secouru les Salluviens (Marseillais), franchit les Alpes, écrasa les Etrusques qui occupaient les plaines du Pô, et fonda Milan. Avec la permission de Bellovèse, d'autres bandes s'établirent sueles territoires de Brescia et de "Vérone,
puis, plus tard, franchirent le Pô et repoussèrent les Ombriens dans l'Apennin. C'est alors que les habitants de Clusium firent appel aux Romains.
Ce récit de Tite-Live (V, 34), plein de contradictions et d'invraisemblances, est rejeté par la critique contemporaine. Vers l'an 600, les Gaulois n'étaient pas encore installés en Gaule ; les Celtes étaient établis dans le sud de l'Allemagne, et de là partirent les envahisseurs de l'Italie. Furent-ils conduits par Bellovèse ? Le fait est plus que douteux ; Tite-Live a dû s'inspirer de quelque légende celtique, de laquelle on ne doit retenir qu'un fait incontestable : l'invasion des Gaulois du sud de l'Allemagne en Italie.
— BiBLioGR. : H. d'Arbois de Jubainville, l'Empire celtiîueowiv'iîécteocanïnoire ère, dans la «Revue historique ». BelLOY (Pierre ns) , jurisconsulte français, né à Montauban vers 1540, mort vers 1626 ; professeur de droit à Toulouse, puis conseiller en lasénécnaussée de cette ville. L'ardeur qu'il mit à soutenir les droits de Henri IV et la publication d'un écrit intitulé rilWmoiresefreciWiWei'orii; me. rfes alliances et succession de la maison royale de .Fmnce (1587), lui attirèrent la haine des ligueurs, et, en 1587, il fut jeté en prison par ordre des Guises. Ce ne fut que deuxans après qu'il parvint à s'échapper de la Bastille. Lorsque Henri IV fut parvenu au trône, il nomma de Belloy avocat général au parlement de Toulouse, en récompense de ses services. On a de ce magistrat beaucoup d'écrits polémiques.
Belloy (Pierre-Laurent BniRETTE, dit de), poète français, né à Saint-Flour on 1727, mort à Paris en 1775. Il s'engagea dans une troupe de comédiens, sous le nom de Belloy. Il donna, en 1757, Titus, sa première tragédie, représentée à la Comédie-Française en 1758. Zelmire, et surtout le Siège de Calais (1765), le placèrent parmi les meil-
ArmesdeBellune.
leurs poètes tragiques, et il dut encore de grands succès à Gaston et Bayard(m\), Pierre le Cruel (1772), Gabrielle de Vergy (1777). De Belloy fut, pour son temps, un novateur- il a puisé ses meilleures inspirations dans les annales do la France. Il a souvent rencontré d'heureux et puissants effets dramatiques.
Belloy (Jean-Baptiste de), prélat français, né à Morangles, près de Beaumont-sur-Oise, en 1709, mort en 1808 ; promu, en 1751, à Tévêché de Glandève, puis, en 1755, à Marseille. En 1802, il fut nommé archevêque de Paris, et il reçut, en 1803, le chapeau de cardinal. Par sa bonté et sa tolérance, il avait conquis la vénération de tous.
Belloy (Auguste, marquis de), poète et auteur dramatique, né à Paris en 1815, mort en 187 1. Deux petites comédies en un acte et en vers : Karel Dujardm 11844), Pythias et Damon (1847), le firent connaître. Il a, depuis, été chargé de la critique dramatique au «Courrier de Paris » , et plus tard à 1' » Illustration » . On lui doit encore : le Chevalier d' Ai, ses aventures et ses poésies (1854); les Légendes fleuries (1855) ; la Mal' Aria, drame en un acte et en vers (Comédie-Française, 1853); le Tasse à Sorrente, pastorale en trois actes et en vers (Odéon, 1857) ; Christophe Colomb et la découverte du nouveau monde (1864) ; etc. . BELLUAIRE (du lat. bellua, bête féroce) n. m. Antiq. rom. Celui qui, dans les amphithéâtres, combattait les bêtes féroces. Il Esclave attaché au service des animaux du cirque. Il Auj., Celui qui dompte les bêtes féroces; celui qui les soigne dans une ménagerie.
BelLUCCI (Antonio), peintre et graveur italien, no en 1654 à Pieve di Soligo, dans le Trévisan, mort à Venise en 1726. On cite de lui le plafond de Buckingham-House, à Londres. Le musée de Dresde a deux toiles de lui : Vierge emmaillotant l'Enfant Jésus et Vénus donnant a manger à une colombe. Ce peintre a exagéré les effets d'onibre dans ses compositions.
BELLUCCIA n. f. Bot. Syn. de ptélée.
BELLUGIE n. f. Genre de mélastomacées-miconiées, renfermant des arbres ou arbustes glabres des régions chaudes de l'Amérique du Nord et de 1 Amérique du Sud.
BELLUE ou BELLUYE [lu-i) n. m. Nom .!' In rnri.-i.d'esturgeon qui atteint la plus grande taiil-- BellunE (Be/imum), ville d'Italie [Vfiii prov. et de district, à la jonction de l'Ardo avec la Piave: 18.000 hab.
Scieries mécaniques; foires et rii:jr chés. Patrie de Mauro Caprll n élu pape en 1832, sous le 1 i de «Grégoire XVI ». — Le rfiw, : ; de Bellune compte 46.300 hab.; layy.uvince, une des huit divisions de la Vénétie, 176.500 hab.
Bellune (duc de), maréchal do France. V. Victoe.
BelLUS, bourg de l'Austro-Hongrie (Hongrie [comitatdeTrencsen]), sur la "Waag ; 2.400 habitants. Sources thermales et bains. BELLY {bé-li) ou BÉLY n. m. Sorte de métier à filer, autrefois en usage dans les filatures de coton ; C'est le belly qui a succédé â l'antique rouet.
Belly (Léon), peintre français, né à Saint-Omer en 1827, mort à Paris en 1S77. fut élève de Troyon. Séduit par les sites et les tviM-- u- [ oiimi, l;..||y s'est fait une place distinguée aujin h nii le' Fromentin, de
Marilhat et de Dauzaiv I lide, vigoureuse,
pleine de hardiesse 01 .1. iniNii. n; i à la vivacité et
à la profondeur de rimpre.^aïuu. ,■^.•,^ meilleurs tableaux sont : la Plaine de Ghiseh et une Digue au bord du Nil (1859); Eff'et du soir dans le désert de Tyh; les Bords du Nil et les Pèlerins allant à La Mecque (1861) ; Sackiées de la basse Egypte et Une rue du Caire (1863) ; etc.
BelMEZ, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Cordouel), sur le Guadiato, affl. du Guadalquivir ; 12.000 hab. Bassin houiller riche et étendu.
BelmONT, ch.-l. de cant. de l'Aveyron, arrond. et à 25 kilom. de Saint-Affrique, sur une colline au pied de laquelle coule la Rance; 1.502 hab. Eglise paroissiale du XV siècle. — Le cant. a 6 comm. et 6.18S hab.
BelMONT, ch.-l. de cant. de la Loire, arrond. et à 38 kil. de Roanne, près de la source de l'Aron, sous-affl. de la Loire; 3.517 hab. Soieries, moulins. Le Mont-Pinay, près de ce bourg, offre un aspect pittoresque. — Le cant. a 9 comm. et 12.460 hab.
BelmoNT, localité des Etats-Unis (Missouri), sur lo Mississipi, en face de la ville de Columbus (Kentucky), a donné son nom à un combat livré le 7 novembre I861, où furent complètement battus les fédéraux, que commandaient les généraux Grant et Mac Clelland.
BelMONTE ou JeqUITINHONHA, fleuve côtier du Brésil, marquant la limite entre les provinces de Bahia et de Porto-Seguro, et se jetant dans l'Atlantique par un delta sur lequel est la ville de Belmonte.
BelMOHTE, ville d'Espagne (Nouvelle-Castille [prov. de Cuenca]), ch.-l. de partido; 2.550 hab. Château fort, moulins à huile. Patrie du poète Fray Luis de Léon. — Pop. du district ou partido du même nom : 29.100 hab.
Belmonte, bourg du Portugal (prov. de Beira [district de Castello-Branco]) ; 1.930 hab. — Le concelho du même nom compte 5.350 hab.
Belmonte Calabro, bourg d'Italie (Calabre Citérieure [prov. de Cosenza]), non loin de la Méditerranée ; 4.000 hab. Education de vers à soie.
Belmonte, ville du Brésil (prov. de Bahia), sur l'Atlantique, avec un petit port obstrué par les sables, mais servant néanmoins de débouché aux produits qui viennent du nord de la province de Minas-Geraes ; 4.350 hab. Belmonte Bermddez (Luis de), auteur dramatique espagnol, né à SéviUe vers 1587. Il passa très jeune dans lo nouveau monde. On lui doit des comédies assez nombreuses, dont les plus connues sont : Algunas hazanas de don Garcia ffurtado de Mendoza; el Diahlo predicador; la Renegata de Valladolid ; l'ffispalie;un autre poème, l'Aurore du Christ, et diverses poésies.
BELMONTÉ-PIGNATELLI. Biogr. V. PiGNATELLI.
BelMONTET (Louis), poète et homme politique français, né à Montauban en 1799, mort à Paris en 1879. Il manifesta de bonne heure un enthousiasme chaleureux pour la gloire du premier Empire. Une de ses pièces de jeunesse est intitulée les Mânes de Waterloo, et, après quelques épîtres, dithyrambes, etc., envoyés aux jeux Floraux, il publia les Funérailles de Napoléon (1821). Quoique classique enragé, Belmontet collaborait à la Muse française, organe de la pléiade qui avait pour chefs Victor Hugo , Emile Deschamps et Sainte-Beuve. Il se sépara bientôt d'eux, et le succès de Bernani, de Lucrèce Borgia, lui inspira ce vers souvent cité :
L'art scénique, aujourd'hui c'est l'art arsenical-
Le vrai feu d'artifice est d'être magnanime, est resté dans toutes les mémoires ; il date d'une époque bien postérieure, et termine un petit poème à l'occasion du 15 août, sous le second Empire, où l'auteur, fort bien en cour, plaidait en faveur d'une amnistie.
La meilleure œuvre de Belmontet est Une fête sous Néron, tragédie en cinq actes et on vers, en collaboration avec Alex. Soumet (Odéon, 1829). On lui doit encore : les Tristes, élégies (1824); le Souper d'Auguste, poème (1828); Nombres d'or (1846) ; Strophes guerrières (1857) ; Odes sur la campagne d'Italie (1859); Napoléoniennes (\iô9). — Elu député en 1863 par le département de Tarn-et-Garonne, Belmontet siégea à la Chambre jusqu'à la chute de l'Empire.
BELMONTIE (ti — de Belmont, n. pr.) n. f. Genre do gentianacées, renfermant quelques plantes herbacées annuelles de l'Afrique austa-Êile.
BELNEAU (no) n. m. Espèce de tombereau pour le transport du fumier, n On dit aussi banneau, dans certains pays.
BÉLO n. m. Arbre des Moluques, qu'on emploie à faire des pieux pour fermer les viviers, n On l'appelle aussi arbee
oloni
îsaj
in.ve, fille d'un con- 1 -■ .n 1854. Elève de -■irakosch, elle vint ^. r-7;e, au Théâtre- ■:• "iitralto et la grâce succès. On la vit ensuite
Bomeo i
ueillie. De Paris, Anna de Belocca se rendit à nndres, où elle joua lancredi. Mignon, Oiyhée, puis se t entendre sur diverses autres scènes étrangères. BÉLOCE n. f. Prune sauvage, fruit du bélocier. BelochUS ou BÉLÉOUS, roi d'Assyrie, nommé par juiliuis. et r|ni aurait régné à Ninive vers le x« siècle \ ^ -C II aurait été dépossédé par Bélitaras, son jardiirr; luais . ,. ru n'a pas été retrouvé jusqu'ici dans les
BÉLOCIER (!) . J n. m. Nom vulgaire du prunier sauvage. BÉLODON n. m. Genre de crocodiliens fossiles, de la faillie des bélodontidés (keuper du Wurtemberg).
crocodiliens. — Un bélûdontidé.
— Encycl. On peut considérer les bélodontidés comme les plus anciens représentants des crocodiles; ils sont caractérisés par une quatrième ouverture qui s'ajoute aux narines, orbites et fosses temporales, et qui se trouve à l'extrémité postérieure du sus-maxillaire (trias),
BeLŒIL, bourg de Belgique (prov. de Hainaut), arrond. adm. d'Ath, judic. de Tournay ; 2.682 hab. Brasseries estimées. Beau château, construit en 1146 et appartenant depuis 1311 aux princes de Ligne. Les jardins ont été dessinés par Lenôtre en 1711. Dans le château se trouvent une bibliothèque très riche en manuscrits ; une collection d'armes
BELOGRADJIK ou BjELOGRADCIK, ville de Bulgarie (district de Vidin), près de la frontière de la Serbie ; 1 .000 h. Ancien castellum romain. Ch.-l. d'un sous-district peuplé de 32.250 hab.
BelOIT, petite ville des Etats-Unis CWisoonsin) ; G. 300 h. Commerce actif, manufactures.
BelON (Pierre), naturaliste et médecin français, né au hameau de La Souletière, près du Mans (Sarthe), en 1517. D'une famille obscure, Belon fut distingue et protégé par Guillaume Duprat, évêque de Clermont, René du Bellay , évêque du Mans, les cardinaux de Lorraine et de Tournon.
Grâce à eux, il fit de bonnes études, et entreprit de longs et utiles voyages. Il accompagna le savant Valérius Cordus en Allemagne et en Bohême, et fut arrêté à Thionville, au retour d'un de ces voyages. Il lui aurait été impossible de payer 1 prix qu'on mettait à sa lihn sans le secours d'un gei.iu homme nommé Dehamme, ii .
ché de ce que notre natnr 1 ^
liste était compatriote de Roii /
sard. n voyagea surtout en / ^ /
Orient, parcourut la Grèce, ^ y
Constantinople, les îles de l'Ar- Belon
chipel, l'Asie Mineure, l'Egypte
et la Palestine. Il vit à Rome Rondelet et Salviani, deux savants zoologistes. En 1550, Henri II lui accorda une pension de 200 écus. Charles IX l'accueillit aussi fort bien, et le logea au château de Madrid. En 1564, en revenant de Pans, il fut assassiné par des voleurs, en traversant le bois de Boulogne. Belon a enrichi l'histoire naturelle d'un grand nombre d'observations nouvelles, et, en outre, a donné d'intéressantes relations sur les antiquités, les ruines, l'état moral et religieux des pays qu'il avait visités. Il contribua puissamment aux progrès de l'histoire naturelle au xvi" siècle, et ouvrit la voie à l'anatomie comparée. Nous citerons parmi ses ouvrages : Histoire naturelle des estranges poissons marins, etc. (1551);
riKLONE