BITUME
lu lat. bis, deux fois ; unus, un, et ■n minôralogio, dos substances dont : décroissomonts : l'uu par une, et
- Cuurhc bUan,,cn(e.VQ courbe est dite bitanyente Droite bitanj^ente fila courbe C. à une secundo courbe, lors- (a, B, pointa de contact.) qu'elle est tangente à cette
courbe en doux points dis-
— Plan bitanqent. Sur~ face bitatif/ente. Un plan est dit t>ii>i>H,r»( à uiio surface,
ii>r--.,ii il r [ i,iM';.Mit àcette
Cercle bilang.
I parabole
L'équatic
nique doinu'ïo (i) f = 0 est : (*2) f-\- P> = 0, P désignant
un trinôme de premier degré de la forme : /x-f my +p.
En effet, d'une part, l'équation (2) contient bien trois constantes arbitraires l, m, p; d'autre part, les quatre points de rencontre des coniques (I) et (2) sont réunis au point d'intersection de la droite double P = 0 et de la conique /• = 0.
La droite P = 0 représente la droite joignant les points de contact. On déduit de là une façon simple d'oDtenir l'équation générale de l'ensemble des tangentes issues d'un point extérieur à une conique.
— Plan bitangent. Surface bitangente. G. Villarceau a montré qu'un plan bitangent à un tore le coupait suivant doux cercles ; on peut en déduire, par une transformation simple, qu'une sphère bitangente à un tore le coupe suivant deux cercles. Plus généralement, on démontre que, si deux quartigues sont bitangentes en doux points non situés sur une droite commune aux deux surfaces, elles se coupent suivant deux courbes planes. Réciproquement, si deux quartiques se coupent suivant deux courues planes, elles sont bitangentes.
BITARDE n. f. Ornith. V. bistarde.
BiTAUBÉ (Paul-Jérémie), littérateur, né à Kœnigsberg, de parents d'origine française, en 1732, mort à Paris en 1808. Il commença à se faire connaître en publiant à Berlin une imitation libre de l'/iiarfe (1762), qui lui valut d'être nommé membre de l'académie de cette ville. S'étant renduà Paris, il fit paraître des traductions de l'/Ziarfe (1780) et de l'Odyssée (1785), qui furent bien accueillies, et le firent nommer membre associé de l'Académie des inscriptions. Pendant la Révolution, il fut emprisonné, puis devint, en 1795, membre de l'Institut. Outre ses traductions, on lui doit : Examen de la " Profession de foi du vicaire savoyard » (1763); De l'influence des belles-lettres sur la philosophie (1767) ; Joseph (1786), poème dont le succès fut très vif; les Bataves (1797), autre poème, et une traduction de Hermann et Dorothée, de Gœthe.
BiTBURG, ville d'Allemagne (Prusse rhénane), ch.-l. du cercle de même nom ; 2.750 hab. Tanneries et fabrication de draps ; commerce de blé, élève de bétail. — Le cercle de Bitburg est peuplé de 42.800 hab.
['Alsace-Lorraine, à 34 kilom. de Sarreab. Fabriques de chaussures ; verreries avirons. Place de guerre, avec une forteresse réputée inexpugnable et destinée à défendre les défilés des Vosges, entre Wissembourg et Sarreguemines. Le dévouement de N. Belmont sauva cette ville et la forteresse, sur le point d'être surprise par les Prussiens dans la nuit du 15 octobre 1793. Le 17 novembre de la même année, les Autrichiens, à leur tour, furent défaits sous les murs de Bitche, qui était un chef-lieu de canton de l'arr. de Sarreguemines, dép. de la Moselle, quand elle fut investie
lo 11 ni;iTs iH7i,.-t tii' •■■'!'•<-> ;j lA!!(-iii;iLaie par le traité de
BITELÉPHONE <\r !■:. .1 ^/./,/M„., n. m. Appareil téléphonique ïipL'Cial, ima-uit- par Mncadior, et pouvant s'em- Hour. On en fait usage pour les audi-
c ajutages, recouverts d'embouts en introduit dans les oreilles, forment les passant sous le menton. Une appli.
plo,
; phonographi Encycl. De ; ,jue 1-0
caoutchouc
extrémités d'
cation semblable s'emploie pour le tôb'phone ordinaire
L'agent qui reçoit le message, ayant les mains libres, peui
écrire avec la plus grande facilité tout ce qu'il entend.
BITEMPORAL, ALE, ADX (tan — do bi. et temporal) adj Qui va d'une tempe à l'autre : Diamt-tre bitismpobal.
BITÉRÉBENTHYLE (de bi, et t^n'benthyle) n. m. Hydrooarbure ayant pour formule C"H". que l'on prépare en traitant, par la soude en ébuUiiioii. les liuiles provenani de la distillation de la r<./o/)/i<i7i.' !.. i. il, ,i;. < rs huiles
à purifier l'huile obtenue, par <
BITÉRÉBENTHYLÈNE Me
Hydrocarbure ayant pour fo
do l'huilo do résine, on traitant coUo-ci par l'acido sulfurique, après l'avoir lavée à la soudo ot rectiliéo.
BITERNAIRE (de bi, ot ternaire) adj. Il Forme bitemaire. Se dit, on mathématiques, d'un polynôme homogène et linéaire & la fois par rapport à doux group«s do trois variables.
BITERNÉ, ÉE (du lat. bia, deux fois, ot temut, triple) adj. Se dit des feuilles composées, dont lo pétiole commun se divise en trois pétioles secondaires, qui portent chacun trois folioles.
BiTERROIS ((é-; do Béziors), persoi villo. — Les BiTURROis.
— Adjcctiv. Qui appartient & cette ville ou à ses habitants : Population BITERROISE.
BITERTIAIRE (do bi, ot tertiaire) Sidl Se dit des alcools polyatomiques, et plus généralement des dérivés polysubstituôs qui sont deux fois tertiaires.
BiTETTO, ville d'Italie (Apulio, Fouille [prov. de Bari dello Puglio]) ; 6.000 hab. Cathédrale.
BITHYNIARCHIE n. f. En Bithynio, nom du sacerdoce, fonction du hithyniarque.
BITHYNIARQUE (du lat. Bithynia, Bithynio, et du gr. arkhé, commandement) n. m. Grand prfttro du culte de Rome et d'Auguste, président do l'assemblée provinciale de Bitliynie, sous l'empire romain.
BITHYNIE et mieux BYTHINIE (du gr. bulhizein, s'enfoncor dans l'oau) n. f. Genre do mollusques gastéropodes cténobranches, famille des paludinidés, renfermant des formes d'eau douce.
— Encycl. Les bithynies ont la coquille à spire relevée et à bord épaissi, avec un opercule calcaire; les espèces, assez nombreuses, sont réoandues sur le globe ; celle qui sort de type au genre est la bithynia impura.
BiTHYNIE ( lat. Bithynia) , ancien royaume de l'Asie Mineure. Il était compris entre le Pont-Euxin et la Propontide au N., la Paphlagonie à l'E., la Galatie et la Phryéie au S., et la Mysie à l'O. Les villes principales étaient : Pruse (auj. Brousse), Nicomédio Nicée, et Chalcédoine. Son territoire, qu'arrosait le Sangarius (auj. Sakaria), correspond actuellement au pachalik de Kastamouni et au sandjak de Brousse, dans le N.-O. de l'Asie Mineure (Asie turque).
— Histoire. Les Bithyni, d'origine thrace, auraient envahi le pays, au vm" siècle av. j.-C. Conquis par Cyrus, ils conservèrent une demi-indépendance, et Xénophon eut à combattre leur roi, lors de la retraite des Dix-Mille. Conquis par Alexandre, ils luttèrent, après sa mort, contre les béleucides. Leur grand roi fut Prusias(i92 à 148), chez lequel s'empoisonna Annibal, pour ne pas être livré aux Romains. Nicomôde III, en mourant, légua la Bithynio à Rome (75 av. J.-C). Dévastée par les Goths au m« siècle apr. J.-C, elle fut conquise, au xi", par les Seldjoukides : au xiv et au XV", Brousse, l'ancienne Pruse, fut la capitale des Ottomans, jusqu'à la prise de Constantinople par ces derniers (1453).
BiTHYNIEN, ENNE [ni-in, en'), personne née en Bithynio, ou qui habitait ce pays. — Les Bithyniens.
— Adjectiv. Qui appartient à la Bithynio ou à ses habitants : Lér/ende bitbynienne.
BITBYNIQIIE adj. Qui a rapport à la Bithynie ou à ses habitants.
BiTHYNIUM, ville ancienne de l'Asie Mineure, capitale de la prov. Honoriade sous Théodose II. Patrie dAntinoiis (V, ce mot). Auj. Bastan.
BiTLIS (en armén. Paghich), ville de la Turquie d'Asie (Koui-distan), sur le haut Biilis-Sou, affluent d'une des deux sources du Tigre; 38.900 hab. Teintures et cotonnades ; sources minérales.
Bitlis est le chef-lieu de la province du même nom, formée en 1875, lors du démembrement du grand élayet d'Erzeroum, et peuplée de 398 .000 hab .
BITOME (de bi, et du gr. tome, section) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des colydiidés, renfermant de petites formes allongées et aplaties,
vingtaine d 'espèces, répandues sur le globe ; une seule habite l'Europe. Citons le bitoma crenala, dont la larve fait la chasse à celles des scolytes du pin et du chêne ; le bitoma undata (Cuba), etc. Syn. ditoma.
BiTON, mathématicien grec, auteur d'un '^''' ^ '°"'' traité sur les Machines de guerre, qu'il dédia à Attalo, roi do Pergame (milieu du m" s. av. notre ère).
BiTOM. V. Cléobis.
BlTONTO {lat. Biituntiim), ville d'Italie (Apulie, Pouillo (prov. de Bari dello Puglie]); 26.500 hab. 'Vins dits :agaretlo. En 1734, victoire des Espagnols sur les Autrichiens.
BITORD (tor' — du lat. bis, deux fois, et de tordre) n. m. Petit cordage composé de deux, trois ou quatre fils de caret tortillés ensemble : On fait le bitord avec du chanvre de qualité inférieure et on l'enroule en manogues.
— Encycl. Suivant la nature des fils, le bitord est blanc ou goudronné. A bord, le bitord se fait au moyen d'un rouet nommé « tour à bitord », et on emploie le vieux film. Il sert à faire les amarrages, les paillets, les badernes, etc.
BlTRlTTO, bourg d'Italie (Apulio, Pouillo [prov. de Bari délie Puglie]) ; 3.800 hab. Commerce de vins et amandes.
BrrsCHWEILER ou BrrsCHWILLER, comm. d'Alsace- Lorraine (Haute-Alsace), arrond. et à 3 kilom. de Thann, sur la Thur ; 2.190 hab. Carrières, fonderies de fer, scierie, filature et tissage de laines et de coton. Cette ancienne commune du département français du Haut-Rhin, arrond. et à 38 kilom. de F traité de Francfort
B1TSIO0, province maritimo du Japon (Ile Nippon), peuplée de 426.000 hab.
BITTACOMORPHE (de bitlacus, et du gr. morphè, forme) ■' ' ' Dfei
. m. Genre d'insectes diptèri
, de Terre-Nouve.
émocères, renfermant des bittacomor-
BITTAQUE (lalf) ou BITTACU8 (kust) n. m. Goore d'insectes névroptèros planipcnnc», famille dos panorpidés renfermant des forme» fe-reica à longues pattes. Les bitta <iURS ressemblent aux grande) lipules; ce sont d'aviden car nassiers de proie vivante, La seule espèce d'Europe, le 61/tacu» lipuloides, est rare on France; le bitlacus capeniis
habite l'Afrique australe; lo ^^
bitlacus blanchetx, le Brésil . Los €^&!a^s.Sxii<"^^^^S
la surface du sol, sous les mottes ou les feuilles sèches.
BITTE {scandin./)(/i, poutre) n. f. Mar. Massif on fonte ou on buis, destiné à servir do point fixe d'amarrage à bord dos bateaux.
— Bittes de beaupré. Char- «,„,„„. ,,xj /, ,„ ,
pentes sur lesquelles le beau- "'"«•'" ('"• ^ "» "«">■ pré vient butter. Les bittes de faible échantillon s'appollont binons ou petites bittes.
— Navig. Gros billot de bois, fermant à chaque bout les petits bateaux de rivière.
— Encyc. Mar.
les bittes de mouillage, en fonte, solidoment fixées sur le pont, et appuyées sur un fort massif en chêne.Elles portent
ne hélicoïdale, sur laquelle prend le toui
bitte destiné à Biite de arrêtorlachaSno ftde profil
n,n„il a<^3 Ijosses;
%ÏÏmvT7\
ouillage de
«àif ; P, rampe e laquelle se prend le tour de biiu brure du pont.
1 d'amarraça
quand on mouille l'ancre. Un tringle de fer, appelée • paille de l , ..
la chaîne de décapelor. Les 1
" bittes de remorque », composées de deux cylindres do fonte faisant corps avec une plaque formant bâti. Elles sont situées à l'avant et à l'arrière, ou à l'arrière seulement suivant, les navires, en correspondance avec les écubiers de remorque.
BITTER (bi-té) v. a. Prendre le tour de bitte, c'es^à-dire faire faire à la chaîne un ou plusieurs tours pour qu'elle résiste mieux à l'efifort à subir, quand elle retient le navire.
BITTER {bi-tér' — mot hoUand. signif. amer) a. m. Liqueur qui paraît originaire de la Hollande ou de l'Allemagne, et qui s'obtient en faisant macérer, dans du genièvre, un mélange de gentiane, d'orangette, de cannelle, de calamus, de quinquina, d'aunée et de coriandre, et ajoutant du sucre au macéré. La composition de cette liqueur, dans le commerce surtout, est souvent simplifiée.
BiTTERFELD, ville d'Allemagne (Prusse [prov. do Saxe]), ch.-l. du cercle de son nom, sur la Lobber, affluent de la Mulde ; 9.045 hab. Fabriques de machines, de papier à toiture, de pompes à incendie, d'huiles d'éther, briqueteries, poteries. — Pop. du cercle : 57.000 hab.
BITTERN (bi-tern') n. m. Eau de cristallisation dans les salines, que l'on nomme aussi eau mère.
BITTERSALZ [bi-tèr' — mot allem. signif. sel amer) n. m. Sulfate hydraté naturel de magnésie. Syn. de epsomite.
BITTERSPATH [bi-tér'-spaf — mot allem. signif. spath amer) n. m. Carbonate naturel de chaux et de magnésie. Syn. de DOLOMiE.
BITTERSTEIN [bi-tèr-chtaln — mot allem. signif. pierre aniére) a. m. Silicate hydraté naturel d'alumine etde chaux. Syn. do zoïsiTK.
BlTTl, bourg du rovaume d'Italie (lie de Sardaigne Iprov. de Sassari]) ; 3.500 hab.
BiTTKOW, village d'AUemagne (Prusse [Silésio]); 2.500 hab. Mine de houille.
BITTON [bi-ton — rad. bitte) n. m. Petites bittes fixées sur le pont et servant à amarrer les manœuvres. Les râteliers de manœuvre, au pied des mâts, sont situés entre des bittons en bois percés de clans pour le passage des écoutes de hune ou des bras.
BiTTON, ville d'Angleterre (comté de Gloncester), sur l'Avon et la Blyth ; 7.200 hab. Mines de houille et de fer.
BITTONNIÈRES ( 6.'-<o-ni-ér' — rad. bitton) a. f. pi. Rigoles destinées à amener, à la pompe d'un navire, les eaux de la cale. — Une bittonniére.
BITTURE ou BITURE (rad. bitte) n. f. Portion de câble qu'on devait filer en mouillant, et qui était élongée sur le pont, sur l'arrière dos bittes, sur lesquelles on avait pris le tour de bitte. Disposer ainsi lo câble, s'appelait Prendre ta bitture. (La bitture a disparu avec les câbles chaînes, mais il est nécessaire d'y revenir quand on mouille une ancre sur laquelle est frappé un grelin.)
— Kam. En langage de bord, Forte dose de liqueur ou de spiritueux.
— Pop. Repas copieux, régal. 11 Se donner une bitture de quelque chose, En prendre tout son soûl, au prop. et au fig.
BITTHRER (SE) V. pr. En T. d'arg., Prendre un repas copieux, une bitture.
BITUMAGE Q. m. Action de bitumer.
BITUME (lat. bitumen) n. m. Terme génériqu, quel on désigne des matières combustibles naturelle riches en carbone et en hydrogène, qui brûlent facilomoni, a fumée épaisses, et eu dégagcani
par ie-
ne odeur forte, toute particulier
— Bitume de Judée, Bitume que l'on tire du lac Asphalite, dans l'ancienne Judée, et qui est de qualité supérieure. I Vernis à métaux dont cette substance forme la base.
— Par ext. Couche de bitume étalée sur la voie publiue ; sol, trottoir, recouvert de bitume.
— Encycl. Miner. Les bitumes sont des corps liquides, lous ou solides, résultant généralement du mélange do
la
ÎÎITUMÊ - BIXINË
divers hydrocarbures. La densité des uns et des autres varie entre 0,1 et 1,2, ce qui fait que, presque toujours, ils surnagent à la surface de l'eau. , ,.
On distinguo quatre espèces principales de bitumes, qui néanmoms, passent de l'une à l'autre par des degrés souvent insensibles. Ce sont : le nai>hte (ou pétrole), mélange naturel d'huUes légères et d'huiles lourdes ; le mallhe (oviàitume glutineux), de consistance molle; Yélatérite (ou caoutchouc minéral), disposé en masses ou enduits dans certains filons, et Yasplialte, résultant vraisemblablement de l'altération du naplite ou pétrole.
D'après le chimiste Boussingault, les bitumes sont des mélanges composés de deux substances distinctes, savoir : 1» d'un carbure d'hydrogène liquide, nommé ;)é/ro(ène, qui bout à 280° C. et a pour formule C'-H» ; 2° d'une matière noire et solide, appelée asphaltène, dont la formule C'°H"0* représente un oxyde de pétrolène qui a dû se former sous l'action
) des h
substitués : Iriétliylbluret, amyléne-
le bii
ret monosuif uré ou monolhiobiuret C'H'Az'SO,H'0.
BIUS (uss — du gr. bios, arc) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, renfermant des formes de petite taille, noires, allongées et aplaties. Les bius vivent dans le terreau des vieux arbres, et les quelques espèces connues habitent l'hémisphère boréal. Citons le bius tlioracicus (nord de l'Europe, Alpes.)
BIVAC n.m. Artmilit.V. BivooAC.
BIVAtVE (du lat. bis, deux fois, et twhio, valve) adj. Moll. Se dit des coquilles formées de deux pièces distinctes, ou de deux battants unis par une cbarnicrc.
— Bot. Se dit de certains organes formés de deux par-
les
j dits ardents. On connaît d
de ce genre dans la plupart des ( l'Asie, et particulièrement à Bakou, sur la côte orientale de la mer Caspienne. L'Europe en possède aussi de très nombreuses. Citons également les innombrables sources de l'Amérique du Nord, et le lac Asphaltite ou mer Morte, en Judée, où le bitume s'élève continuellement du fond à la surface des
— Teclin. Dès la plus haute antiquité, le bitume a été employé à un grand nombre ptiens, Romains et Grecs en
d'usages. Egyptiens, Romain connaissaient l'emploi. Sous 1
■des(
1 de trot-
plialte,
duits contre i uuiuiuilc. \jii i dallages, le recouvrement ponts, des aqueducs, la confection i toirs et de cliaussées, etc. A l'état naturel, le bitume de Judée forme la base impressionnable du procédé de la gravure héliographique. Le bitume a encore d'autres emplois industriels ; c'est ainsi qu'on fabrique avec cette substance des vernis épais dont on couvre la surface des métaux que l'on veut soustraire à l'action de l'humidité. Dans la peinture à l'huile, on en fait usage à l'état do couleur foncée qui rappelle celle
1 très bel effet.
BITUMÉ, ÉE ou BITUMINÉ, ÉE adj. Il Carton bitumé, Papier bitumé, Carton, Papier qui renferme du bitume que l'on a ajouté pour le rendre imperméable, ou l'employer à divers usages.
BITUMER ou BITUMINER V. a. Recouvrir d'une couche uniforme do bitume un trottoir, la surface d'une cour, la périphérie d'un tuyau, etc.
BITUMIER {mi-é) n. m. En T. de met.. Ouvrier chargé d'employer le bitume sur une chaussée, un trottoir, l'extrados de la voûte d'un pont, etc. n Dans la photogravure, Ouvrier chargé de préparer, d'insoler et de développer les plaques enduites de bitume de Judée.
BITUMINEUX ou BITUMEUX (eu), EUSE adj. Qui contient du bitume, qui a la qualité du bitume ; Calcaire, schis-
BITUMINIFÈRE (du lat. bitumen, inis, bitume, et ferre, porter) adj. Qui produit du bitume : Roche, schiste, calcaire
BITDMINIFÈRES.
BITUMimSATION (si-oîi) n . f . Transformation en bitume. BITUMINISER {:é) v. a. Transformer en bitume. Se bituminiser, v. pr. Se transformer en bitume. BITUMINITE (rad. bitume) n. f. Variété d'asphalte. Syn. de torbanite.
BITURE n. f. V. BITTUBE.
BiTURIGES, peuple de l'ancienne Gaule, dans l'Aquitaine, divisé en deux grandes familles : les Bituriges Cubions, dans l'Aquitaine I", entre les Carnutes au N. et les Arvornes au S. ; leur chef-lieu était Avaricum (Bourges), et le territoire qu'ils occupaient, quoique plus étendu, forma depuis le niocèse de Bourges; les Bituriges "Vivisques, dans l'Aquitaine II', au S. des Santons et des Pétrocoriens ; la capitale de ces derniers était Burdigala (Bordeaux). Bituriges signifie soit n rois du monde», soit Il toujours rois ». Le premier sens s'accorde bien avec la position prééminente qu'occupait ce peuple au temps d'Arabigatus et de Bellovèse. V. ces noms. — Un Biturige.
BiTZIUS (Albert), romancier suisse, plus connu sous le nom de Jérémie GottheU, né en 1797 à Murten (Fribourg), mort en 1854 ; fut pasteur à Lutzelfluh, près Berne. Parmi ses ouvrages, remarquables par la vérité de l'observ,ition, écrits dans le dialecte suisse, au style vigoureux et coloré, nous citerons ; la Misère des pauvres; le Miroir des paysans (1836); les Peines et les Joies d'un maître d'école (1838) ; Tableaux et légendes de la Suisse (1842-1846) ; Dursli, le buveur d'eau-de-vie (1846) ; Jacob, le compagnon du tour de Suisse (1847) ; ûli, le fermier (1849) ; Bécits et tableaux de la vie du peuple en Suisse (1850).
BIURET (ré) n. m. Composé chimique qui résulte de l'action d'une chaleur prolongée sur l'urée.
— Encycl. Le biuret a pour formule C'H'Az'O' ; c'est un amide isomérique avec le cyanate d'urée.
Il est soluble dans l'eau, dans l'alcool, dans l'acide sul-
aqueuses, il se sépare en cristaux hydratés, qui perdent leur eau de cristallisation à l'air, et plus rapidement à 100". Le biuret se sépare de ses solutions alcooliques en longs feuillets anhydres.
Soumis à la chaleur sèche, le biuret fond d'abord vers 170'*, puis, si la température s'élève, il se décompose, abandonne de l'ammoniaque, et laisse de l'acide cyanurique pur.
L'eau de baryte décompose le biuret à l'ébuUition. 11 se forme de l'ammoniaque, de l'anhydride carbonique et de l'urée. Jjisobiuret de Bseyer, obtenu en faisant passer de l'ammoniaque sur la tribromacétylurée, n'est pas différent du biuret obtenu par la décomposition de l'urée.
ties, ayant quelque analogie avec des coquille
capsule du filas, la coque de la noix, la glume et la glu-
melle de la plupart des graminées, etc.
BIVALVES (même étymol. qu'à l'art, précéd. Nom sous lequel on désigne quelquefois les mollusques lamellibranches. — Un BIVALVE.
BIVALVULAIRE (de bi, et laire) adj. Qui a la forme d'ur ble valvule.
BI VALVULE, ÉE{di adj. EnT. d'hist. nat.
vu de deux valvules.
BIVAQUER V. n. Art milit. 'V. bivouaquer.
BiVASnaA, ville du Japon (lie Nippon); 5.750 hab.
BIVEAU (l'O — anc. franc, bever, biaiser) n. m. Techn. Equerre à branches mobiles, qui sert aux î de forme analogue, d'imprimerie. (C'est fausse éguerre.)
— Biveau cerce. Fausse equerre dans laquelle l'une ' ' branches est courbée.
BIVENTRE (van — de bi, et ventre) adj. Qui a deux ventres ou renflements-.
BTVIAIRE (du lat. bis. deux fois, et via, chemin) adj. Se dit d'un lieu auquel aboutissent deux chemins : Place biviaire.
BIVIAL, ALE, AUX adj. Syn. peu usité de biviaire.
BIVITTÉ, ÉE (du lat. bis, deux fois, et vitta, bandelette) adj. En T. d'hist. nat.. Qui porte deux bandelettes longitudinales.
BIVIUM [om' — du lat. bivium, embranchement de deux voies) n. m. Région du test des oursins : Loven compte les rangées de plaques ainbulacraires à partir dum\ivyi. [Clau^i.)
BIVOCALE (de bi, et du lat. uoco^M, voyelle) n. f. Gramm. Réunion de deux voyelles ne présentant qu'un seul son, comme dans Pau, feu, clou.
BIVOIC (de bi, et voie) a. t. Lieu où deux chemins aboutissent.
BIVOLTIN ou BIVOLTAIN (tin — du lat. bis, deux fois, et volvere, supin volutum, évoluer) n. m. Nom donné aux vers à soie qui donnent deux générations par an.
BIVOLTIN, INE adj . Qui a rapport au bivoltin : Baces
BIVOI.TINES.
BIVOLTINITÉ n. f. Caractère bivoltin de certaines races de vers à soie.
BiVONA, ville d'Italie (Sicile [prov. de Girgenti]); 4.600 hab. Tannerie.
BrvONÉE (de Bivono, botaU. sicilien) n. f. Genre de crucifères, tnbu des lëpidinées, comprenant une petite plante annuelle à fleurs jaunes, qui croît en Sicile. Il On a donné aussi ce nom à deux genres appelés aujourd'hui cardio-
NÈME, et JATKOPHE.
-allem. beiwacht ; do ber.
air; auj. Campement provisoire et en plein air : Etablir des bivouacs, il Lieu où est établi le bivouac : Trouver un bivouac commode, il Par ext. Troupe bivouaquée ; Bivouac qui prend les armes.
— Enctcl. Le mot bivouac désignait, originairement, l'installation sommaire des hommes de garde, qui veillaient sur la sécurité du camp ou du cantonnement, occupé par la troupe dont ils faisaient partie, et qui se contentaient de quelques abris improvisés autour d'un feu.
C'est surtout depuis les guerres de la Révolution que le bivouac est devenu un mode d'établissement en station, applicable à des corps de troupes entiers; mode qui, de nos jours, constitue, avec le cantonnement, le seul réglementairement admis dans les armées européennes.
Ce qui caractérise le bivouac, c'est essentiellement d'être établi en plein air, sans autre protection pour les soldats, contre les intempéries, que celle d'abris temporaires organisés au moyen d'objets, soit trouvés surplace, soit transportés par les troupes ou à leur suite, comme les tentes-abris, par exemple ; ces dernières, abandonnées en principe par l'armée française qui les avait inventées, ont été reprises à l'étranger sous une forme plus ou moins analogue.
Le bivouac a des inconvénients sérieux au point de vue de la santé des hommes; mais il présente l'avantage do permettre la concentration, sur un point déterminé, d'effectifs considérables, que les ressources locales ne permettraient pas de cantonner. Aussi le bivouac ne doit-il être employé que lorsque les circonstances l'exigent, comme en prévision d'une grande bataille, ou dans certains cas spéciaux motivés par les exigences de la tactique.
Les règlements relatifs à l'organisation des bivouacs ont surtout pour objet : 1" de rendre ce mode de stationnement le moins malsain possible, en prescrivant de choisir, de préférence, un terrain sec, abrité du vent, légèrement en pente, pour éviter les inondations par les pluies, à
bois et (
s de bivouac.
. les cas, doit (
blement et la formation éventuels des troupes bivouaquées, dans les meilleures conditions tactiques qu'il se pourra, au point de vue do l'opération en prévision vouaquées. De là, d'une part, telles que distribution de pailh feu quand on peut le faire sans part, des règles militaires concernant les /( adopter au bivouac par les unités des différentes "imensions de l'espace que, relies.
BIVOUAQUER ou BIVAQUER (ké) v. n. Camper en plein ,ir : Bivouaquer dans la neige.
— Fig. Se fixer provisoirement : Les temps de vicissitudes mlitiques font du monde un champ de bataille où la vérité
' ' " 'eur. (Lacord.)
BIWALDIE n. f. Bot. Syn. de garcinie.
BIXA ou BIXE n. f. Bot. Genre de bixacées, connu vulaircment sous le nom de rocouyer.
— Encycl. Cet arbrisseau se distingue particulièrement par ses fleurs disposées en panicule terminal par son (.a
divisions grandes,
par ses étaminesnombreuses, à filets longs enfin, par une capsule mmque, acuminee ou\orto I
de l'Amérique Sui i nitune matière cUjrant r ge, employée dans la p ture et la teinture sou I 11 Lessau\a pour se tatouei lorsqu'ils vont à la guerre les Caraïbes s en teignaient pour se préserver de la piqûre ^^xa a i uu
des moustiques c est aussi
• " • nploye contre la dysenterie Le nom
vulgaire du roucou (iira orellann) est bichet
BIXACÉES (rad. bixa) n. f. pi. Famille de plantes di cotylédones, voisine des tihacées, des ternstrémiacées, des cistacées, des violacées et des passiflorées, composée d'arbres ou d'arbrisseaux qui croissent dans les régions tropicales des deux continents, et renfermant un certain nombre d'espèces alimentaires, médicinales, ou tinctoriales. Nous citerons particulièrement les genres bixa, flacourtie, guidonie, papaya. il On dit aussi bixinées.
On compte environ 450 espèces de bixacées, réparties dans 40 genres environ, originaires des régions chaudes du globe. On n'en rencontre ni en Europe, ni aux Etats-Unis.
BIXAGRÉNIE (de bira, et du gr. granos, bois sec) n. f. Genre de tiliacées, dont on connaît une espèce, représentée par un grand arbre des îles Nicobar.
BIXINE (rad. bixa) n. f. Matière colorante extraite du rocouyer. V. bixa.
— È^•CYCL. La bixine, principale matière colorante extraite du rocouyer, se prépare avec la pulpe qui entoure les fruits, de cet arbuste. Elle a été obtenue pure et cristallisée ; elle se présente en lamelles quadrangulaires microscopiques, d'un rouge foncé avec reflet métallique violacé ; elle fond à 175° ; séchée à 120% sa composition est donnée par la formule C"H"0'; elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, l'éther, la benzine. Elle forme des combinaisons cristallines avec l'ammoniaque, la soude, la potasse ; les combinaisons calciques et barytiques sont amorphes. La burine s'emploii
iver ou fleurer les re pour donner du pied à la -à-dire les teindre en rouge
les soies. On !, au coton 1 bleu.
lin,
nivouAc
Bivouac dun bataillon en colonne double
Sous Offcier^^ a tyr^-^''"^^\v\\\v\\\;i ^