‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 201 sur 956 · BORDEREAU — BORDS · texte numérisé non relu

BORDEREAU — BORDS

— Art milit. Occuper sur toute son éteudue la partie extérieure de : Border un retranchement, un parapet, « Border la haie. Ranger des troupes en longue ligne sur un des côtés ou de chaque côté d'une voie quelconque que doit parcourir un cortège, il On dit aujourd'hui faire la haie.

— Grav. Garnir de cire les bords dune planche de cuivre, aftn de retenir l'eau-forte qui doit mordre.

— Hortic. Border une planche. En relever la terre sur les bords, en sorte que la planche domine le sentier.

— Mar. Côt03-er : Bokder les côtes, il Border un bâtiment. Revêtir sa membrure de bordages. il Border Us avirons. Les placer sur le bord de l'embarcation, il Border une roile, les écoutes, hes arrêter, les tendre par en bas. il Border un vaisseau ennemi. Le suivre de côté, afin de l'observer.

— Pêch. Border un filet, L'entourer d'une corde pour le rendre plus fort.

— Point. Border des figures. Les entourer d une teinte

claire ou plus sombre que

le fond, faire ressortir les ombres oii les clairs.

Bordé, ée part. pass. En T. de blas..

Qui est entouré d'une bordure de métal ou d'émail différente du champ.

Se border, v. pr. Etre bordé.

BORDEREAU {ro — dérivé de bord, bando lie papier) n. m. Comm. Note explica- i,~;d(.; "d'argëut. tive et détaillée, article par article, des marchandises. Il Etat détaillé du numéraire composant le montant d une caisse

— Bm dereau d agent de change de courtier. Etat détaillé do leurs opérations i Bord ren i de caisse Note où sont

bille s prèles

Bo le

— Dr Bordereau dt / rei 1 iste o jiuinative et certifiée des pièces dont se compose le dossier d une affaire il Bordei eau de collocation. Acte délivre par le greffier du tribunal civil et revêtu de la formule exécutoire qui est remis aux créanciers utilement colloques dans un ordre, et qui constitue leur titre de payement contre les débiteurs de la somme à distribuer (C. proc. civ., art. 770) : Le jugecommissaire a ordonné la délivrance des bordereaux, ii Bordereau d'ordre. Extrait du procès-verbal d'ordre, délivré par le greffier au créancier colloque. Il Bordereau d'inscription, Etat, rédigé sur papier timbré, contenant les indications nécessaires pour faire inscrire un privilège ou une hypothèque sur les registres de la conservation des hypotlièques. V. inscription hypothécaire.

— Ponts et chauss. Bordereau de prix, Enumération des prix de chaque nature de travaux à exécuter.

— Typogr. Compte individuel des ouvriers typographes remis au prote pour le payement des salaires.

Bordereau (Renée), héro'ine des guerres de Vendée, née en 1770 à Soulaine (Maine-et-Loire), morte en 1828. Simple paysanne, elle s'engagea, vêtue en homme et sous ■ "''•'■ ■„, dans l'armée royal' " — >■ —"

depaysi m de La

I Anjo

afermée

Elle se rendit alors à

eut depuis

pension que le roi lui avait accordée.

BorDÉRES-LOURON, ch.-l. de cant. des Hautes-Pyrénées, arrond. et à 41 kilom. de Bagnères-de-Bigorre ; 403 hab. Carrières de marbre blanc ; ruines d'une ancienne forteresse. — Le cant. a 18 comm. et 2.736 hab.

BobDÈRES-SUR-L'Echez, comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 3 kilom. de Tarbes, sur lEche:, 1.735 hab.

BORDERIE {rad. borde) n. f. Petite métairie (mot usité surtout dans le midi de la France). Il Dans les départements du centre. Quantité de terre labourée par deux bœufs pendant une année ou par quatre bœufs dans le même temps, pour d'autres localités.

— Enctcl. On appelait autrefois borderie un petit domaine dont le propriétaire concédait la jouissance à un bordier, à condition de demeurer sur le bien, de le cultiver et de payer une redevance en argent ou en grains et en volailles. Cette espèce de bail parait avoir été fort répandue autrefois, car on la retrouve sous des noms divers dans plusieurs parties de la France, en Angleterre et dans les pays situés au delà du Rhin. Le bordier n'était pas un simple fermier du métayer; il pouvait transmettre la borderie à ses enfants, ou la céder à un tiers.

Borderie, poète français, né en Normandie en ISO'T, fut élève et imitateur de Marot, qui le nommait son « mi-

(1542), d'une grâce pleine d ci

lui doit un autre poème inti

Constantinople (1549). La date

Borderie i Arthur Le m

chartes, i ses socié la Bévue .

,té. On

aeparteiueiit .i . .-ii,.,iiiii^jui; u.uiouaiu lu h n.L-i lo,., j siégea sur les bancs do la druite, et fut 1 un des rapporteurs de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale ; il ne fut pas réélu en 1876. Membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1883, il fut élu membre libre de cette compagnie à la place de Charles Nisard, en 1889. Il a contribué à la création et au développement des sociétés savantes locales. Son ouvrage capital est une Histoire de Bretagne. (1896, et années suiv., 5 vol. gr. in-8").

Bordes iLes), comm. du Loiret, arr. et à 23 kil. de Gien, à la lisière de la forêt d'Orléans ; 951 h. Ch. de f. Orléans.

BorDESOULLE (Et. Tardif de Pommerodx, comte de), général français, né en 1771 à Luzerets (Indre), mort en 1838. Engagé volontaire dans la cavalerie au début de la Révolution, il fit les campagnes d'Allemagne et d'Italie, devint colonel après Austerlitz, général de brigade à Friedland, général de division pendant la campagne de Russie. Il se comporta brillamment pendant la campagne de France, sous les ordres du maréchal Marmont, mais il seconda la défection de son chef après la capitulation de Paris. Sous la Restauration, il fut placé à la tête de la grosse cavalerie de la garde ; élu député de l'Indre, et enfin nommé gouverneur de l'Ecole polytechnique, il prit

part à l'expédition d'Espagne comme commandant do la réserve, et reçut le titre de ■ pair de France » . — Son fils, Frédéric -Adolphe Bordesoulle , né en 1804, mort en 1855, officier do cavalerie, fit la campagne d'Espagne, et démissionna après 1830.

BORDES-SUR-ARIZE (LES),comm. de l'Ariège, arrond. et à 27 kilom. de Pamiers, sur VArize; 1.056 hab. Vins et fruits renommés. Château.

BoRDES-SUR-LEZ (Les), comm. de l'Ariège, arrond. et à 15 kilom. de Saint-Girons, sur le Le:, à l'entrée de la vallée de Bethmale; 953 hab. Mines de plomb, cuivre, zinc. Chapelle de Notre-Dame d'Aulignac.

BoRDEU (Théophile de), médecin français, né en 1722 à Iseste (Basses-Pyrénées), mort à Paris en 1776. Il fit ses études à Montpellier, où il fut reçu docteur en 1744,

(1749). Il quitta bientôt Pau pour retourner à Pans, publiason Traitédesgtandes(nM),etae tardapasàdevenir le praticien le plus recherché de la capitale. Entre temps, il collaborait à 1' • Encyclopédie », et donnait ses Becherches sur le pouls par rapport aux crises (1756), le tissu muqueux 1767) et les maladies chroniques (1775). Mais, simple correspondant de l'Académie des sciences, il avait été en butte à la jalousie de Bouvart, professeur à la faculté de médecine et au Collège de France, qui l'accusa injustement de vol, et obtint qu il fût rayé de la liste des médecins de Paris. Il fallut à Bordeu deux arrêts du parlement pour le décharger de ces accusations et le réintégrer dans ses droits (1764). — Bordeu se rattache à la doctrine de Stahl et de Van Helmont, dépouillée de ses enveloppesmystiques. Pour lui, le cerveau, le cœur et l'estomac sont les pivots essentiels de la machine humaine, et la vie générale n est que la somme des vies particulières des organes, cette vie générale étant sous la dépendance d'un esprit recteur, qui dirige et domine toutes les fonctions. En pathologie, il admit que les maladies chroniques reproduisent, mais beaucoup plus lentement, les trois phases des maladies aiguës. Aussi chercha-t-il à précipiter les crises et à provoquer l'évacuation; en d'autres termes, à rendre la maladie, de chronique, aiguë. D'où l'emploi des eaux thermales et spécialement des eaux sulfureuses qui, produisant l'effet cherché, constituent le fond de sa thérapeutique.

— BiBLioGR. : Richerand, Notice {in .. Œuvres de Th. do Bordeu . , Paris, 1818) ; Fiessinger, Th. de Bordeu (« Bull, général de thérapeutique » , Paris, 1898).

BORDEUR, EUSE n. Ane. forme du mot brodeur, edse.

— n. f. Femme qui borde (se dit surtout de l'ouvrière qui borde les chaussures) : Une bordeuse de souliers.

BORDEYER v. n. V. BORDAILLER.

BORDIER {di-é), ÈRE (rad. 6o!-rf) n. et adj. Se dit d'un bâtiment qui a un bord plus fort que l'autre et qui incline de côté : Un bâtiment bordier. Un bordier.

— Se disait autrefois de celui dont les terres bordaient le grand chemin : Un propriétaire bordier. Un bordii;r.

Il Fossé bordier. Fossé séparant une terre ou une propriété d'une route, d'un grand chemin, ou encore qui sépare deux héritages et terrains limitrophes.

BORDIER {di-é), ÈRE n. Autrefois, Personne qui exploitait une petite forme ou borde, assujettie à une redevance au seigneur. Il Métayer, personne qui exploite une ferme à moitié fruit.

Bordier (Henri-Léonard), archiviste et érudit, né et mort à Paris (1817-1888). A sa sortie de l'Ecole des chartes, il entra aux Archives nationales, puis à la Bibliothèque nationale. Ses principaux ouvrages sont : Histoire de Frdnre ddpri's les documents originaux et les monu-

, ( ,' ;, ,' ,/. chaque époque, en collaboration avec

1^ i ! , \^R(i); Inventaire des Archives de l'Empire

.,■ itiix Tuileries de tS50 à 1810, collection , .. du cabinet de l'Empereur (1872).

BORDIGHERA, ville et port d'Italie (Ligurie), sur legolfe do Gênes ; 2.670 liab. Situation ravissante, sur la route de la Corniche, et sur le ch. de f. de Savone à Vintimille.

— Encycl. Aux environs, les branches des palmiers, loin de s'épanouir en liberté, s'élèvent vers le ciel réunies en faisceau. La raison de ce singulier usage est que ces palmiers sont destinés à fournir des palmes aux églises de Rome, le jour des Rameaux. Voici l'origine de ce privilège. En 1 586, Sixte V voulut faire placer devant la basi-

lique de

le silen.

presque trouver trop tendu

qu'on y admire encore, et i-que de Néron. Le pape avait que, pendant les manœuvres, observé. Le monolithe était effort suffisait pour lui fairo I on s'aperçut que les cordes, point de se briser. « De l'eau cordes ! » s'écria alors, en rompant la consigne donnée par le pape Sixte V, un marin de Bordig&era. Ce conseil, aussitôt suivi, fut couronné d'un plein succès, et le pape, pour récompenser l'homme qui avait ainsi enfreint ses ordres, lui promit de lui accorder la grâce qu'il lui demanderait. Celui-ci réclama pour lui et sa famille le privilège exclusif de vendre des palmes dans les églises de Rome, le jour des Rameaux. C'est depuis ce jour que Bordighora fournit de palmes la ville de Rome. Les branches, resserrées en faisceaux, ne laissent pas pénétrer la lumière du soleil, ce qui donne aux feuilles la couleur blanche exigée par l'EÊrlise et reeardée comme un symbole de la pureté que doivent couservcr ceux qui les portent.

BORDIGUE ou BOURDIGUE {digh' — du provenç. bo\ diga, même sens) n. f. Enceinte triangulaire, formée av( des claies à travers le canal qui réunit un étang côtii avec la mer, pour prendre du poisson.

Bordin (prix). Un ancien notaire, du nom de Bordin (Charles-Laurent), né à Paris, et mort en 1835, a légué par testament aux cinq classes de l'Institut le capital nécessaire à la fondation de cinq prix annuels que chacune des Académies décerne depuis 1856. Le prix Bordin do l'Académie française est destiné à « encourager la haute t sa valeur est de 3.000 francs.

il publia, par ordre de Christian IV, un journal politique mensuel, intitulé le Mercure danois, et rédigé tout entier en vers. Bording fit imprimer une foule de poésies, pleines de verve et d'esprit, et d'un style élégant et facile, ce qui le fit regarder par ses contemporains comme le premier poète du Danemark.

BORDJ (nom pehlvi du génie appelé en zend Apam- Napât, et tiré de l'épithète berezant « auguste » qui lui est appliquée dans l'Avesta). Ce génie est le parèdre d'Ardvi-Sura-Anahita, la déesse invoquée par Artaxerxès III dans l'inscription de Suse, et dont les Arabes ont tiré le nom de Vénus (jVa/iîrf). La principale fonction de ce génie est de répartir l'eau dans les sept continents de la terre. Il est à la fois génie du feu et génie de l'eau.

BORDJ-BOU-ARRÉRIDJ, comm. d'Algérie, départ, de Constantine, arrond. de ^étif, dans le haut plateau de la Madjana; 7.405 hab. Culture de céréales, élève de bestiaux, marché. Ce point fut occupé en 1841, pour contenir les tribus de la Kabylie ; l'établissement militaire fut bâti aux dépens d'un ancien campement romain, dont il occupe la place. L'ancienne commune mixte de Bordj-Bou-Arréridj s'appelle maintenant Maâdid.

BORDJITE, nom de la deuxième dynastie de Mameluks turcs, qui régna en Egypte depuis l'année 784 (1382), jusqu'à la conquête du sultan Sélim, 922 (1516). Voici la liste de ces princes, avec la date de leur avènement : Barkok(i382).

Hadji 11388).

Feredi, flls de Barkok (1398).

Abdel Aziz,msdeBarkok(1405).

El Mostain Tillah 11412).

Shetkh el Mahmoud! (1412).

Seif ed Din Tatar lU21).

Mahammed dis de Tatar (1421).

Barasbai (1422).

Yousouf, flls de Barasbai (1437).

Djakmak (1438).

Osman, flls do Djakmak (U63).

Yinal (1453).

Mohammed, ûls de Kailbay

Ransou el KbamBemiyyé (1495).

Aboud Sald Kansou (1408).

Kansou DjanbUad (1499).

El Aachraf Toumanbay (

Ce dernier sultan fut pendu par ordre de Sélim, le

BORDJ-MENA'lEL, comm. d'Algérie, départ. d'Alger, arrond. do Tizi-Ouzou; 12.577 hab. Depuis la révolte des Kabiles en 1871, cette conmiune est devenue une station assez commerçante.

BORDOIR n. m. Sorte de petite enclume dont se servent les ferblantiers pour rabattre les bords de la tôle, du fer-blanc, etc.

BORDON n. m. Pêch. Syn. de BORDianE, et de

BORDENAU. V. CCS motS.

— Art. miht. Vieux mot désignant les barres, les leviers de fer aciéré dont se servaient les mineurs au xjii* siècle, pour attaquer les murs des places.

— Métall. Nom donné, dans les usines à fer, au bout forgé de la barre (il est toujours un peu plus gros que le corps de la barre), il On l'appelle

aussi BOUT DE BARRE.

BORDONE (Paris), peintre de l'école vénitienne, né à Trévise en 1500, mort à Venise en 1571, est élève de Titien. Il a travaillé à Venise, à Trévise, à Augsbourg et en France. C'est à l'académie dos beaux-arts de Venise que se trouve son chef-d'œuvre, l'Anneau de saint Marc. Ses ouvrages ne sont pas rares dans les autres villes de la haute Italie; on en trouve à Bellune, à Crémone, à Milan, à Gênes, à Florence. Le Louvre a de lui un tableau mythologique, ' et unporti

[ Pomone,

BoRDONE (Philippe-Toussaint-Joseph), officier français, né à Avignon en 1821, mort en 1892. Issu d'une famille piémontaise d'origine, il fut médecin de la marine jusqu'en 1848, puis reprit du service lors de la guerre de Crimée. En 1860, il suivit Garibaldi comme commandant du génie dans l'expédition de Sicile. Lors de la guerre

Bordone son chef d'état-major avec le grade de général, et l'amiral Penhoat le conserva près de lui dans cotte fonction. Bordone fut chargé du licenciement de l'armée. On lui doit plusieurs ouvrages sur Garibaldi et l'armée des Vosges en 1870.

BORD-OPPOSÉ (6or') n. m. En T. de mar., Route suivie par deux bâtiments qui, orientés sous des amures dift'creutes, laissent derrière eux le sommet de l'angle de leurs

BORDOSITE (de Bordas, localité du Chili) n. f. Chlorure double de mercure et d'argent que l'on trouve à Los Bordes au Chili. (La bordosite paraît provenir de 1 altération d'un .Ti.ril.nni" 'ini l-Tcompagne; elle noircit à l'air.)

BORDOvrn - r.ad. bord. Change y en i devant

un ,. ,|„|, ' hir lu bordoies; et prend un i après

1',, au\ I II I 1''"'' de l'imparf. de l'indic. et du

p'riis. lin iiiii . \.,^ hnrdoyions. (Juevousbordomez)v. a. En T. de l).-àrts. Border, entourer : Bobdoyer les " d'un tableau, d'une gravure. Il Coucher l'émail une plaque de métal bordée, n Devenir louche, se tenir surtout sur les contours, en parlant dos émaux clairs.

Se bordoyer, v. pr. Etre entouré, bordé, bordoye : Emaux qui commencent à SE bordoyer.

Bords, comm. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 25 kilom. do Saint-Jean-d'Angely ; 1.018 hab. Ch. de t. Liai. Prairies, vignes.

Page 1