BOUTIQUE
u. r. Lieu d'éta
altérai.
■Variété do raisin.
^r. apothèké. même sens) lage et de vente au détail : BocTignss en ir une boctiqce.
Contenu d'une boutique ; marchandises qiii
nOUTKIlOT — J50UTMY
ICnKomUo du muliilier ot ustonttileti employas & l'éUilago ot à la vooto, commo caissos, étagârog* comptoirB, etc. : Vendre ton fond» ue BOOxlyuB. S'eut dit, f\u.. Do ce qu'on a couiumo do retrouver dans une sorte d'a/fairoti, dans certaines circoDstancos doanéos : Lea mécontenta aont le vomtH DB BOUTiQDB de toutca lea oppoaitiona. (Balz.) ii £n- ' ■ "s porsonno» qui desservont la boutique : les 9, la BocTiguK a conyé.
Tenir
nurs fé\
jours fértéa, ta oocTiguK i
rwé.
boutique, Ouvrir une boutique.
boutique de, Faire commerce de. —Se prend aouv mauvaise part : Tenir boutique de conaultationM. ii Fermer boutique, Uossor de travailler ou de vendre on boutique, ouittor lo commerce, et llg., Cesser do faire ce que Von faisait, renoncer à son industrie : Ia: métier de poète ne nourrit pas son maître : kekmons uouTiQtJB.
— Ensemble des outils, dos ustensiles d'un artisan : Une DOUTIQUK de menuiaier. a Gaiuo do bois ou de cuir, qui contient les outils du bouclier, ti BoUo qui contient la uar* cliandise d'un mercier ambulant.
— Fam. Maison, établissement mal tonli, où les employés sont mal payés ou mal traités : Quelle boutiqdb !
— Garçon, Fille de boutique. Personne servant dans une boutique. H Courtaud de boutique. Se dit par mépris pour GARÇON DB BOUTIQUE, OU, par analogie, d un homme sans instruction, sans éducation, le métier de garçon de boutique n'exigeant guère do connaissances spéciales.
— Prov. Faire de son corpa une boutique d'apothicaire. Prendre une grande quantité do remèdes, n Aaieula boutique! Se dit d'une entreprise qui tombe, n Cela vient de la bouliqii " ■ • " ■ . . ..■ .--... tel. Il Ceh affreuse, uno invention diabolique.
— Argot. La grande boutique, Lo Palais do justice ou la Préfecture do police.
— Pôch. Espèce décaisse flottante à claire-voie ou  parois percées do trous, dans laquelle un conserve lo
Boutique (péch.)
:pose et vend les objets destinés à.
i usage et à la consommation du public. Elle se distingue du magasin par ses dimensions moindres, ot du bazar en ce que celui-ci est uno sorte d'exposition ouverte et permanente, où l'on entre sans même adresser la parole au marchand. Les grands magasins de nouveauté de notre temps forment une transition entre la boutique et le magasin, d'une part, le bazar de l'autre. Les boutiques remontent à l'antiquité; on en trouve trace dans les ruines d'Athènes, de Rome, et, d'une manière pittoresque, dans les ruines de Porapéi. L'histoire économique et sociale de la boutique semble avoir suivi, dans l'antiquité, exactement le même développement que dans la civilisation moderne. Elle est sortie de l'atelier, l'artisan vendant lui-même et étant, par les règlements, tenu de vendre lui-même les produits de son travail. Les artisans d'une même branche d'iadustrie, groupés en corporation, vivaient réunis dans les mêmes rues, les mêmes quartiers : de là est venu qu'autrefois à Paris toutes les boutiques vendant des objets semblables étaient réunies dans les mêmes rues : les marchands d'aiguilles étaient rue de l'Aiguillerio (il y a une rue de l'Aiguilierie dans presque toutes les villes importantes de France), les orfèvres au quai des Orfèvres, les fabricants et marchands de meubles au • faubourg Antoine ■ , etc. La boutique fut intacte et prospère, tant que subsistèrent les anciens règlements corporatifs, qui les protégeaient les unes contre les autres, garantissant à chacun sa place aa soleil. Les anciens règlements interdisaient les excès de la concurrence et de la réclame, défendaient de donner à sa devanture un développement qui eût dépassé des dimensions déterminées, de vendre plusieurs sortes de marchandises, etc. La Révolution, en abolissant les règlements corporatifs, ouvrit le champ libre à la concurrence : peu à peu la boutique disparaît, étouffée d'une part par le grand magasin, d autre part par les coopératives de consommation.
— Législ. Toute boutimte, aux termes de la loi du 21 juillet 1791. est considérée commo un lieu public, et les aijonfs -^l*' laiiinriin peuvent y entrer librement, soit pourpnij In Miii 11 II.- desdésordres et contraventions aux rt :'l< III, ; :; vorifier les poids et mesures, le titre lirs :: I I 1 argent, la salubrité des cornes-
tiblosr, M,, ,.,';ni,.", -. ,-r.'.
— SiN. Atelier, clientèle, laboratoire. V. ATELIER. BOUTIQUIER {ki-è). ÈRE n. Artisan ou marchand qui est
on boutique. (Se dit le plus souvent avec uno nuance défavorable.)
— adj. : La majorité boutiqu ière.
BOUTIS [ti] n. m. et BOUTISSE n. f. Travail de broderie ancienne, qui se faisait souvent avec de la cannetille.