‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 288 sur 956 · I- 11, sous-affluent do l'Ohio · texte numérisé non relu

I- 11, sous-affluent do l'Ohio

lie tabac et de porcs; minoteries, i do lainages, etc. Ville occupée sécession par les confédérés su- '" ' février 1862,

BOWLINGITE ,Uj-lin-jif — ie Bowling, n. do ville) n. f. .Silicate hydrate naturel, de composition assez complexe.

BOWMANIE n. f. Bot. Syn. do tbixis.

BOWR [hur'i n. m. Nom donné à uno variété de diamants jailli.' 1.1. 1 11. Paibloment teintés.

B..^vi;iN'ii 1 1. lui), littérateur, économiste ot homme

p. ,11 I..' en 1792, mort à Exoter on 1872. Il fut

.iai. . .. |. III,. ' ie disciple politique do Jéréinie Bcntliaiii, .loui. Il e.vposa les principes dans la Bévue de 'Westmiusler, dont il fut directeur de 1825 à 1830. Polyglotte distingué, esprit libéral, il recueillit les poésies populaires en Europe et en Asie, occupa à plusieurs reprises un siège à la Chambre des communes, et fut nommé consul à Canton. Il alla au Siam, et y conclut un traité avec lo roi. En 1856, le pavillon anglais ayant été insulté, il fit bombarder Canton sans en référer à son gouvernement, ce qui fut cause de la guerre de Chine à laquelle prirent part r.\n^leterre et la France. Parmi ses nombreux ouvrages, "Il 1 .1.1 1 'iii ii. I : l'hquisse de la langue et de la littérature i" ' Royaume et le Peuple de Siam {ISûl};

s . ././ligue* (1877).

la Chine méridionale.

BOW-WINDOtV (bô-ouin'-dô — mot angl. formé de bou\ are. et .1.- iri„(lf,a: fenêtre) n. m. Fenêtre de section rec- 'ai.L .' 1' ' - iiale ou circulaire, en saillie sur le pareun Il ia.7ade. (Les bow-window rendent les I ■■ .et leur donnent une surface plus con- .1 I ut de motifs décoratifs.)

RnwYit; \ aui), savant imprimeur anglais, né à 1 . ' I .art en 1777. Il a donné des éditions de

i.i I .-.s importants qu'il enrichissait de

lire autres, une édition du Lexicon de ^1 lu . . I lui- Il iu.l il ajouta beaucoup démets grecs oublies. Un lui doit aussi ; On the origin ofprinting (1774).

BOX n. m. ou BOXE n. f. (bokss —do l'angl. box, boite) Logo ou stalle large pour un seul cheval dans une écurie. Il PI. Des BOXES n. (.

— Encvci.. Ijo cheval trouve dans son box une habitation spacieuse, bien aérée, commode et isolée. Les

|iiii^it:i,;i-H:-

rent principalement aux animaux do prix, qui se trouvent linsi séparés des autres. Quelquefois, aussi, on les len- ■. .litre .ians les étables pour séparer les taureaux des va- |iiu^ les bergeries importantes, il y a toujours des I r..n renferme les béliers et quelquefois les bro- . il'époquB de l'agnelage.

BOXE fiukss — de l'angl. to box, se battre à coups de 3.110!.' I n. f. Sorte do pugilat fort usité depuis longtemps ;hoz les Anglais, et qui est complété, dans la ioie française, ji^ les coups de pied do l'ancienne savate.

!, par les Historique. Il y avait chez les Grecs deux systèn

3 pugiiat : dans l'un, ils avaient la tête et les dans l'autre, les poings étaieut recouverts

d espèces do gantelets parfois garnis do plomb appelés cette», et la této était munie d'une sorte do calotte nommée amniiotide, destinée à garantir les tempos ot les oroiilcs.

En Angleterre, l'art do porter des coups do poing fut déjà en honneur & uno époque reculée, mais ce n'est guère qu'au xviii" siècle qu il prit tout son développement ot donna lieu à. dos spocuclos publics très courus, où des boxeurs so disputaient une certaine somme fournie par dos souscriptions d'amateurs. Combats presque toujours sanglants, pour lesquels on so passionna, et qui devinrent parfois l'occasion de paris importants. I.,es acteurs so mettaient dans le plus pitoyable étal, so brisaient le noz ctles dents, s'aveuglaient presque, devenaient méconnaissables, lo /isago boursouflé et, parfois, n'avaient mémo plus flguro humaine. Et lo sang coulait; le ctaret, en termes do boxe.

La loi anglaise défendit les combats de cette nature, mais elle fut souvent éludée. Depuis lo milieu du siècle, les combats do boxe à poings nus sont interdits ; mais il y en a encore, que l'on tient secrets.

Mémo dans les combats de boxe avec gants, la police peut intervenir lorsqu'elle croit lo combat susceptible do devenir dangereux. Los organisateurs prennent certaines précautions pour la forme. Par exemple, on convient que le combat sera on vingt reprises, ce qui achève do lui donner un caractère purement sportif. En réalité, la lutte est d'ordinaire loin do pouvoir durer vingt reprises, uo des adversaires étant mis hors de combat beaucoup plus tét.

Quant à la précaution de mettre des gants, il y a gants et gants : de petits gants peu rembourrés laissent beaucoup d'action au coup de poing et mettent d'autant moins obstacle à la gravité du combat qu'ils empêchent les mains de se gonfler et do so déchirer.

Un nouveau règlement d© combat de boxe avec gants, soit pour les amateurs, soit pour les professionnels, a été formulé par le marquis do Queensberry, et ce règlement récent a déjà subi lui-même quelques modifications.

Le ring, ou enceinte réservée au combat, doit être entouré de cordes, et le carré qu'il forme ne doit pas avoir moins de 12 pieds ou plus do 24 pieds. ^3 pieds anglais représentent environ 1 m.) La question des poids des tireurs est réglée comme il suit : sont dits poids de Banlam (sorte de petits coqs) les hommes ne dépassant pas 52 kil. 6; poids de plume, ceux qui no dépassent pas 57 kil. 15 ; poids légers, ceux qui ne dépassent pas 63 kil. 5 ; poids moyens, ceux qui ne dépassent pas 71 Kil. 7; poids lourds, ceux qui ont n importe quel poids au-dessus. Dans chaque match, le résultat est décidé par un arbitre (re/eree) ou par deux juges et un arbitre. Un timekeeper (chronométreur) est désigné.

Dans un match entre amateurs, il y a trois reprises, appelés rounds. La durée des deux premières reprises doit être de 3 minutes, et celle du round final de 4 minutes. L'intervalle entre deux rounds est de 1 minute. Lo round commence au commandement : Time 1 (Il est temps.) Cha-

3ue adversaire a deux seconds. Les seconds sont chargés e les assister, de les soigner pendant les repos, de les essuyer, de leur rafraîchir le visage, de leur offrir une boisson dont ils so rincent la bouche. Puis un des seconds fait respirer do l'air frais au combattant qu'il assiste, en agitant une serviette devant le boxeur, qui tient alors la bouche tout ouverte.

La victoire est à celui qui montre le meilleur style et obtient le plus grand nombre de points dans l'attaque et dans la défense. A la différence de la boxe française, on n'annonce pas les coups touchés, on n'a pas à so remettre en garde à chaque « touché ».

Les coups doivent être portés avec les os des mains, à la naissance des doigts, et être dirigés à la tête et au corps, au-dessus de la ceinture. L arbitre peut, après avertissement, disqualifier un combattant qui boxe incorrectement en frappant du bout des doigts, ou avec lo gant ouvert, ou avec un côté de la main, le poignet ou lo coudo, ou qui fait des coups de lutte, sauf conventions spéciales, etc. Surtout dans les combats de fond entre professionnels, c'est la force de résistance et l'énergie des coups de poing, plutôt que leur nombre, qui décident do la victoire.

Pour ces combats de fond, on recommande d'avoir un ring do 24 pieds ou à peu près. Les rounds dont le nombre peut n'être pas déhni, sont de trois minutes, avec une minute d'intervalle.

Si l'un des combattants tombe par faiblesse ou autrement, il doit s© relever sans assistance ; dix secondes lui sont accordées pour cela; son adversaire, pendant ce temps, se retire un pou à l'écart, et, quand l'homme tombé est sur ses jambes, le round est repris et continué jusqu'à ce que les trois minutes soient terminées. Si l'homme tombé ne se retrouve pas en état de combattre au bout des dix secondes, l'arbitre prononce sa sentence en faveur de l'autre adversaire. 11 est défendu de frapper un adversaire tombé.

Aucun second, aucune personne n'est admise dans lo ring pendant les rounds.

Si le combat est arrêté par suit© d'une intervention inévitable, l'arbitre doit indiquer une autre heure pour <|ue l'un finisse le combat aussitôt que possible, et que le match puisse être perdu eu gagné, à moins que les tenants do chamie adversaire no s'accordent à retirer les enjeux.

Aux Etats-Unis, il y a, de la part de l'autorité, mêmes lohibitions et même tolérance au sujet des matchcs do 3X0, lorsqu'on n'annonce pas à grand bruit qu'il s'agit

un combat à outrance.

Parmi les représentants en renom do la boxe anglaise, citons Jem Smith, Kilrain, Kid Mac Coy, Sharkey, Pcdlar Palmer, Dick Burge, Corfield, Chesterfield Gooâe, Peter Malier, Peter Jackson, Choynski.

les gentlemen n abusent guère de leur

sport pour liquider leurs différends. Les gens du peuple

emploient plus volontiers ce moyen do vider un© querelle.

En Franco, c'était plutôt l'ancienne savate, désignation vulgaire de l'art de lancer des coups de pied, qui était populaire. Elle était surtout en honneur aux anciennes barrières de Paris.

Lo professeur Charles Lecour, qui avait étudié la boxo avec les Anglais, fit une combinaison savante des coups de poing de'la boxe anglaise et des copps de pied de la • savate .. Cette combinaison forma la boxe française, ©t Charles Lecour ©ut cet honneur que Dumas père l'appela ' 3nt > un homme de génie ■. Au début de sa longue 1, Charles Lecour, dont le frère, Hubert, fut aussi

BOXER — BOYGE

une célébrité do la boxe, compta parmi ses élèves lord Seyraour, le cék'-bro « Myiord l'Arsouille » , et des écrivain; tels que Théophile Gautier, Alphonse Karr, etc. Charles Lecour est mort il y a quelques années; ses traditions

1 garde à

Coups de bnrc anijlnisp.

i professeur renomaiê,

boxe s'augmente. Les assautspulih 1 -.^ sontdeveuusplusfréquenrs.

Dans '1' - Il 'lierchait à tenir secrètes, on

voulut, ;i !.. fi- donner de vrais combats,

comme en AiJi ru m its 1 autorité intervint.

Voici brièvement quelqiips notions sur la boxe :

— Garde. Comme en escrime, il est très important d'avoir une bonne garde. La garde est la position d attente la jïlus favorable pour passer, soit à l'onensive, soit à la délèn-

Les droitiers préfèrent la garde à gauche, pour porter des coups de poing; les gauchers la garde à droite. La garde est dite à gauche, quand on a le côté gauclie eu avant, et à droite, quand on présente le côté droit. En boxe anglaise, autrement dit, si l'on s'en tient aux coups de poing, il est préférable d'être en garde à gauche, parce que le bras et l'épaule gauches se prêtent avec plus de souplesse aux mouvements variés de boxe que doit exécuter le bras de devant. Le bras droit, tenu en arrière, est alors réservé pour la parade et pour divers coups. En boxe française, il importe peu d'être en garde à gauche ou en garde à droite.

T^ . T'., A 1'....* — i«„ adversaires sont dits en

; en garde à droite, l'autre en garde à gauclîe.

S'ils sont tous les deux en garde à droite, gauche, ils sont dits en vraie garde.

— Coups de poing, antTomi Les coups de poing enseigi figure direct ; le coup de poiiui '/' ■■■'' •> ' '■ ' ■ ■ ' < (au-dessous de l'oreille, surla > ,,:

cace); \e coup de poing de f'w

de poing direct au corps {dans l,i ;. ^i- n ■<■ . r ,i.i;i,,i, , .•n il est lé plus efticace) ; le coup de ponuj ae cote au corps (dans la région de l'estomac).

Ces coups de poing s'exécutent, soit du bras de devant, soit du bras placé en arrière.

Dans tous les coups de poing, il faut : 1° frapper avec les os de la main — les os métacarpiens, à la naissance des doigts — et non pas avec les os des phalanges ; 2" porter le poids du corps sur le coup, en s'inclinant légèrement en avant, sans exagération toutefois, car on ne lerait plus alors qu'une poussée plus dangereuse por" 'm( .. ^ ■ .. n .

coups de poing, il faut éviter

— Parade des coups de poing. La parade proprement dite consiste, pour le coup de poing, à détourner le coup avec l'avant-bras.

En règle générale, on doit, autant que possible, parer du bras qui est en arrière, de façon à conserver le bras qui est en avant pour la riposte, c'est-à-dire la réplique à. 1 attaque de l'adversaire.

Il y a une façon simplifiée de parer les coups au corps, c'est de laisser le bras droit serré au corps sur la région de l'estomac, la plus menacée. D'autre part, on s'exerce à rompre sur le coup de l'adversaire, à se mettre hors de portée, sauf à lancer un coup soi-même à la première occasion. On apprend aussi à «esquiver la tête », c'est-à-dire à l'incliner rapidement plus ou moins de côté, pour la soustraire aux coups, et sans perdre de vue les mouvements de l'adversaire.

— Coups de pied {coups spéciaux à la boxe française). ; principaux coups de pied sont : le coup de pied bas ; le

bas-ventre {il est interdit en assaut de tirer aux parties) ; le coup de pied au corps {portant do la pointe ou du talon, le coup de pied ae figure (portant de la pointe ou

> bras en arrière

do pied au corps en Dans les coups de pied à nchant de la semelle, et au-

tant que, possiltlo sur le tibia, pour que les coups aient toute leur efficacité.

— Parade des coups de pied. Comme les coups de poing, les coups de pied se parent avec l'avant-liras. On peut chercher aussi à saisir la jambe. Lorsqu'on saisit près de terre la jambe de l'adversaire, on appelle cela la a ramasser » Les prises de jambe demandent beaucoup d e\erc ce On peut ev ter les co ps de i ed en rompant nettant 1 ors de portée ou s nplem t en osqu \ant

coups de boxe proprement d fs que no is avons n d [les sont romplotéq pir 1 pr<î ps le 1 ttP lorsqu on en arr e a r à boxe r do t e ter

(Pour c s r porter a

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coups

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Boxers

Boxeurs

reTgeuses^TelaC "le , stce et lu co co de Inio rétrograde les Box rs f r cuto du mouven nt n

Lrs noxEURS, avant chaque assaut, se donnent amicalement la mam. (H. Taine.)

— Aiijectiv. au masc. : Un kangourou boxpub.

BoXHORN{Marc Zuérius), érudit oi ril.j |,i,. I.,,11,,.,.1,m ^. né à Berg-op-Zoom en 1612, mort al' :

professal'éloquence, puis l'histoire et l:i ]. . . ii< 11 a laissé, outre d excellentes édition ,. ■, , grand nombre d'ouvrages, dont les pim i-in, 'm Poemata {1G29); Theatrum seu comitatus liullamlia.' (niii-'i ; Virorum illustrium monumenta et elogia {\&Z?>)\ Historta loiiversalis (1G73); etc.

BOXMEER ou BOKSMEER, bourg de Hollande (Brabant septentr.), sur la Meuse; 2.270 hab.

BOXON {kson — rad. boxe) n. m. Pop. Lieu de débauche, maison de joie.

BOXTEL ou mieux BOKSTEL, ville de Hollande (Brabant septentr.), surlaDommel; 6. lOO h. Fabriques de toile. Kn 1794, l'armée anglo-hollandaise du duc d'York y fut battue par les Français.

BOY {bo-î — mot angl. qui signifie garçon) n.m. Palefrenier de quinze à seize ans, chargé du pansage et de la promenade des chevaux de courses, ii Jeune serviteur indigène dans les colonies, il Par ext. Petit garçon quel-

BOY (Adrien-Simon), chirurgien français, mort à Alzev, près de Mayence, en 1795, fut chirurgien en chef àe l'armée du Rhin. Il fit paraître plusieurs brochures sur la chirurgie, et composa le chant si connu: Veillons au salut de l'Empire.

BOYABAD, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), prè's du Gheuk-Innak, affluent du Kizil-Irmak ; 6.000 hab. Centre commercial, exportation de froment, riz, coton, soie, cuirs, fruits et légumes.

BoYACA, "<part. de la république de Colombie, peuplé

iMHi hab-, sur 86.300 kilom. carr. Capit.

I lat, jusqu'en 1886, de la confédération co-

t 11 parlement tire son nom de la victoire

■ r II iMiM-ifro, le 7 août 1819, par Bolivar sur les Es-

].at,'iiuls, il Knyaca, et qui délivrait l'Amérique espagnole

de leur dommation. — Localité de la Colombie, départ, de

Boyaca. C'est là que Bolivar remporta sa victoire.

BOYARD ou BOI ARD (6o-/ar' — mot russe, dont le sens primitif est seigneur) n. m. Dans l'ancienne Russie, les boyards étaient les grands seigneurs qui ne reconnaissaient comme leur supérieur, suivant les époques, que le grand-duc ou le tsar; ilsavaient primitivement une importance assez grande dans l'empire pour que la formule initiale des ukases fût la suivante : « Le tsar a commandé et les boyards ont approuvé... » Le règne d'Ivan le Terrible et celui de Pierre le Grand leur ôlèrent tout pouvoir, même nominal, et ce titre est à peu près tombé en désuétude en Russie.

Boyard Orcha (le), poème russe de Lermontof (1835). C'est l'histoire tragique d un jeune serf lithuanien, Arsène, qui aime la fille du boyard Orcha, favori de Jean le Terrible, et qui est aimé d'elle. Surpris une nuit par le père, il est condamné à mort ; mais des amis du dehors, prêts pour la révolte, le délivrent. Orcha, par ordre du tsar, marche contre les rebelles : il est vaincu et tué. Arsène vole au château du boyard pour y délivrer son amante : dans la chambre témoin de leurs amours, il ne trouve plus qu'un cadavre déjà putréfié. Dans ce poème, Lermontof se hasarda l'un des premiers à déchirer le voile qui couvrait la vie particulière de la noblesse russe au xvi" siècle. Dans le tableau grandiose qu'il peint en retraçant les mœurs de cette époque sombre et mystérieuse, certes, bien des morceaux heurtés forment des taches, dues à une ignorance presque absolue de la loi des harmonies, des nuances et des contours; mais le pinceau est manié d'une main si vigoureuse que l'œuvre n'en reste pas moins une des perles de la littérature moscovite.

') n. f. Titre, dignité du

BOYARIE ou BOIARIE I

vent n co le t \e le 1 Europe en Ch uu L Bu\ek u U Bo\cur BOXEUR {Use r") EUSE n Celu celle conniît la

l>oyara.

BOYARTNE ou BOÏABINE {ho-ia) n. f. Femme d'un l)oyard, ou jouissant de l'autorité seigneuriale.

BOYART [bo-iar') n. m. Espèce de civière à bras. (V. BAYART. J II Partie de charpente dans une écluse de saline.

BOYAU [ho-iô ou boa-iô — du lat. botellus, petit boudin) n. m. Partie dn canal digestif, longue, étroite, repliée sur elle-même, qui lait suite à l'estomac, reçoit les aliments au sortir de ce viscère, et recette les excréments hors du corps : Les gros boyadx. Les petits boyaux, n Boyau gras. Troisième intestin du porc et des animaux de boucherie. Il Corde à boyau ou de boyau ou simplem. Boyau, Corde faite du boyau de certains animaux et servant à garnir divers instruments de musique, à monter des raquettes, des arcs, etc.

— Loc. fam. Bâcler le boynv. ,T,-,n.^r rnrJ Tnn in^frnmrTit à corde, n Aimer quelqu'un rn >...,... ,,,.^ petits boyaux, L'aimer conim. , . :, . !.-

atfamé, toujours prêt à manLi r J.'m,:, . , ,,» , , / ,., ,-, ..,-. Vomir avec beaucoup d'efforts.

— Par ext. Passage ou espace long, étroit : Certaines ruelles sont de véritables boyaux. La faune se pratique ordinairement un BOYAU long dans les jardins. (Buff.)

— Annél. Boyaux de chat, Nom vulgaire des tarets et des tubipores.

— Art milit. Ijgne de contrevallatîon en zigzag, qui met les parallèles en communication : Les ao-^kXiX. servent à lier les attaques du front de la place. {Gén. Bardin.)

Bot Nom vulgaire d une espèce du genre chorda

) f i fil 1 i n n imme aussi lacft de mer. il Boyau

' ^ 1 uhe intestinale.

1 (f l oiseau, Elargir le boyau de

I r lans le fil cardé, se traduisant

1 ^lomerations de laine séparées

1 1 de hl

■Il nr en toile, en caoutchouc, etc.,

pt I lulique

M / BO"iAU n a pas de boyau, ou

— Mines. Boyau de mine, Galerie étranglée servant de prandes. il Boyau de tranchée, Partie de la tranchée que

l'.i hl /). .rru/r -A hminii. Ib-mie abdominale. Il On

\ ■ ■•'■V /:■•-, :.■,■/,. 1 .1 t i .,; iij OÙ passent les viandes

— Alias, lu ilk. : Il taut étrangler le dernier des rois avec les boyaux du dernier des prêtres, Paraphrase do doux vers d'un célèbre dithyrambe de Diderot :

Et ses mains ourdiraient les entrailles ilu prêtre, A défaut d'un cordon, pour étrangler les rois.

Diderot place ces vers dans la bouche d'un EleutUéromane {ou Furiewr de la liberté^, et c'est à tort qu'on les lui a reprochés comme étant 1 expression de son opinion personnelle.

— Encycl. Industr. Cordes à boyau. Y. botauderie.

— Bot. Boyau pollinique. Ce terme tombe en désuétude; il servait naguère à désigner le âlament qui provient de la germination d'un grain de pollen. CV. ce mot.) Le boyau pollinique est limité par Yintine, couche profonde de la membrane du grain de pollen, qui forme comme une hernie en dehors de la couche superticiello ou e.f " " '" d'un pore de celle-ci; dans le boyau poUii le protoplasme du grain de : " ' fovilla, avec les noyaux qu

noyaux qui, après une ou plusieurs divisions, fournit '. noyau mâle, dont l'union-avec l termine la formation de l'œuf à 1

C0NDATJON.

— Syn. Boyaux, entrailles, intp=;i nyme vulgaire de intes/i" : I m ii' rcnce intestins, surtout ijn ; trailles comprend, dans la , non seulement les intesiin^ j . :

les autres viscères (poumons, ru.nir ploie dans le style'noble, et, au l timents d'affection dont le cœur

BOYAUDERIE [boa-iô) n. f. Li( boyaux de certains animaux pour 1 dustries. il Industrie ayant pour objet de préparer les boyaux pour en tirer divers produits utiles.

— Encycl. L'industrie de la boyauderie est essentiellement malsaine; c'est pourquoi elle est rangée au premier rang des industries dangereuses et insalubres. Les boyaux de bœuf et de porc s'emploient pour contenir des substances alimentaires; on les désigne sous le nom de boyaux soufflés. Ceux du cheval et du mouton constituent une seconde classe, que l'on appelle boyaux pour cordes : les fabricants d'instruments à cordes en font une importante

linique s'engage > jadis /-ar/Z/a ou

: noyau de l'oosphère dé-

regardé comme

)ù l'on prépare les livrer à diverses in-

Avant d'être livrés au commerce, boyaux soufflés et boyaux pour cordes subissent un certain nombre de manipulations.

En ce qui concerne les boyaux soufflés, la première est le trempage, qui s'obtient en les humectant d'eau afin de faciliter le dégraissage, qui s'opère à l'aide d'un couteau dont la lame est promenée sur la face externe du boyau afin d'en détacher les détritus de graisse. Cette graisse est mise de côté pour la fabrication du suif. Vient ensuite le retoumage, qui consiste à retourner le boyau comme un gant de manière à faire disparaître les membranes muqueuses qui garnissent sa paroi intérieure. Dès que le retournage est terminé, on procède au ratissage, qui s'exécute après avoir plongé le boyau dans l'eau pour détacher ce qui peut rester de matières fécales. Cette opération du ratissage se fait avec les oncles. Puis vient le soufflage que l'on opère en adaptant 1 extrémité de la tuyère d'une machine soufflante à un bout du boyau, tandis que l'autre bout est fermé par une ligature de fil. Une seconde ligature laite un peu en avant de la tuyère empêche l'air de s'échapper. Dans cet état, les boyaux subissent un séchage de plusieurs jours. Le dessoufflage succède au séchage et s'obtient en laissant échapper l'air. Le soufrage pour blanchir les boyaux et leur faire perdre la mauvaise odeur qu'ils ont conservée, suit le dessoufflage et a lieu dans une chambr6 close au milieu de laquelle on tait brûler du soufre. Dès lors les boyaux sont prêts à être livrés au commerce après avoir été soumis aux opérations dernières : l'auMrtffe (.oumesurage), le pliage et l'ensachage.

Les boyaux pour cordes subissent les préparations du trempage et du raclage, mais non le soufflWe. On leur fait subir un second trempage dans des eaux alcalines. A lieu ensuite le triage des différentes qualités de boyaux, suivant leur blancheur, leur ténacité et leur longueur. Ces boyaux sont refendus sur leur longueur, opération qui s'exécute en général mécaniquement. En dernier lieu on les file. V. CORDE.

Une des principales applications de la boyauderie réside dans la fabrication de la baudruche. On la prépare en lièiacliant la membrane péritonéale recouvrant le cœcum du bœuf et on la soumet au séchage à lair après un lavage soigné à l'eau alcaline ; on la racle et on la tend sur un châssis en appliquant une seconde membrane sur la première, de telle manière que les deux parties qui adhéraient aux membranes musculaires soient en contact afin de les souder. Quand la baudruche est sèche, on lui donne un encollage à la celle de poisson pour terminer sa préparation ; on la badigeonne ensuite avec du blanc d'œuf.

BOYAUDIER {boa-iô-di-é), ÈRE n. Ouvrier, ouvrière qui travaille à la préparation des boyaux.

BOYCE (William), organiste et compositeur anglais, né et mort à Londres (1710-1770). Boyce, comme Beethoven, eut le malheur de devenir sourd de bonne heure. Compositeur, puis organiste de la chapelle royale, et chef d'orchestre de la musique particulière du roi, il donna de nombreuses compositions de divers genres. On connaît de lui : un drame musical, Thêtis et Pétée (1734) ,• deux opéras, la -Guirlande (1749) et la Loterie du Berger (1752); Saloynon screnata, version musicale du Cantique des Cantiques: l'ode de Dryden sur la musique ; des sonates, un recueil do pièces d'orgue, des antiennes, des symphonies; iyra Britannica, collection de-mélodies, duos et cantates sur divers sujets, etc. Il a publié aussi, sous le titre de Cathedral music, une collection de musique religieuse des plus célèbres compositeurs anglais depuis les temps les plus anciens jusqu'au milieu du xviir siècle.

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