‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 309 sur 956 · BRAND · texte numérisé non relu

BRAND

BRAiNDILLOIRE

(Saxo royale); 3.400 hab.

ilomb ot arsenic. Fabricaiigaros. — ViUo do Frusso ; 1^ ot fours à cliaux.

»n)mo d'Etat do la républi- ■11 1823. Il vint achovor sos

lOn 1858, il fut nommé proillOcro Sud-Africain du Cap.

négociations qui ouront lieu entre sir Kvolyn Wood, dune part, Kruger et Joubert, d'autre part, à l'occasion du conllit

i quelquefois branladu.

JRANDAIVI 'An

■ .Son novou, Fkanvuis Braudano, composa les deux irtios suivantes du môme ouvrage, ot mourut en 1683. BRANDE n. f. Bot. Nom vulgaire dos bruyères : Alluf.udemu - "--■■■ ■ ■

I Endroit où croissent les bruyôj Traverser une brande.

— Eaux et for. Nom générique des branches dos arbres.

— Métrol. Ancienne mesure de capacité pour les matiôres sèches, dans certaines parties de la Suisse, et valant 38 lit. 0858.

— Pyrotechn. Fagot fait de brins minces et l)icn secs, trompés par les deux bouts dans un mélange de résine, d'huile d'aspic , de térébenthine , d'huile de lin, de salpêtre et de poudri à canon.

saque à longues manche importée du Brandebourg sous Louis XIV : La br/ avait ordinairement des boutons olive, reliés entre eux par des galoi

— n. m. Aujourd'hui, brandeboui désigne une passementerie, un galo formant des dessins variés ou entourant les boutonnières, ou même tenant lieu de boutonnière ; Les hussards français portent des bfandebookgs blancs.

— En T. d'hortic, Espèce de berceau do jardin. Brandebourg (province de), province d'Allemagne

(Prusse), bornée au N. par le MecklemoeurgotlaPoméranie, à l'E. par le grand-duché de Posen et la snésie,au S. par la Silésio et la Saxe prussienne, à l'O. par le pays d'Anhalt et le Hanovre, peuplée de 2.821.573 hab., surune suporlicic de 398.370 kilom. carr. Le Brandebourg est une des plus tristes régions de l'Allemagne du Nord. C'est d'abord, au sud, un vaste plateau, loFlaming ouFlomming, avec quelques dunes à moitié rongées par les eaux; plus au nord, une plaine do sable (ce n'est pas sans raison qu'on appelle le Brandebourg « la sablière de l'Allemagne «), et enfin, vers le nord-est, de petites collines qui forment une sorte de massif insulaire au milieu des plaines, . la Suisse de la Marche ». Sur ces immenses étendues sans relief souffle le vent du N. qui soulève des tourbillons de poussière on été et provoque en hiver des froids rigoureux (tein] " rature moyenne de l'année, - ■ ' --< » devient d'ailleurs plus dur à

fréquor Brande Spréo,

). Le climat

s'avance du

au N.-E. En dehors des marais si

y partage en petits bras qui coulent à m între des prairies et sous dos bois d'aunes s'affaiblit en s'épanchant dans i

I grand

l'autre, la Havel, nombre de lacs.

Toutefois, ce pays est moins stérile que son aspect ne le forait croire. Sur les pâturages un peu maigres qui couvrent une partie du plateau paissent d'assez nombreux troupeaux de bêtes à cornes, de moutons et de chevaux ; la betterave vient à merveille, et la pomme de terre s'accommodo des sables de la plaine. Le seigle est aussi une des cultures principales des terres froides du Brandebourg. Les réfugiés de l'édit de Nantes apportèrent dans la prc

le^^umes et de truits àCharlottenbourg et à Moabit D au tro part, le lin et le chanvre alimentent les fabriques di toile de Spreinberg, Krossen et Soldin Beilin est ui luipaux centres industriels de tout 1 empire

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prandos artères de 1 Flbe et de loin i t li la a la un i llaltiquo Berlin est, on le sait le n eu 1 b •> \oii s d m i s de 1 Allemagne du Nord De U se liiui nt h s t lioiiiins 1 fer sur Brème, Hambourj, Framfurt sur (Idor (t Ma, U bourg Spandau commande aux deu\ ponts lotts sur la Ha\el et sur la Spree

La province de Brandebourg comprend la plus grande partie de l'ancienne Marche de Brandebourg et, de plus, quelques districts des provinces de Silésie et de Posen. Elle ost aujourd'hui divisée en deux régences : celle de Francfort, et celle de Potsdam, qui est le siège de l'administration.

- Histoire. C'est par les Suèvos que fut d'abord habiuSo,

au début do l'ère chrétienne, la contrée qui porta plu» tard lo nom do Brandebourg. Au temps des invasions, dos Slaves l'occupèrent, qui appartenaient k la grande famille dos Wendes : les Wiltzes. Pour arrêter les incursions do cos barbares sur les terres do son empire, Charlomagne établit, sur les bords de l'Elbe, une série de Marches qui, après sa mort, cessèrent do protéger les pays plus occidentaux ; elles ne redevinrent protectrices qu'au x* siècle, apri's leur rccunstitiitiuii on 927 par l'empereur Honri I*'. M.r- r Tiirn. -M i 'i , . , ..yi,- tr- du pays compris entre l'Elbo

i I! I I lia de la capitale dos Havel-

/ . '■ 'n-^Kn/, de qui lo Brandebourg

n I- Goro, au temps do l'ompcr- u; I HiMiii I I -riii nup a la fois la conquête otl'évangélisatidii do la fontri'ii.

Mais les révoltes dos Wiltzes vinrent bientôt compromettre l'œuvre de Gero ; et c'est seulement avec l'avènement du comte asranien Albert l'Ours au margraviat de Brandobourir (n;in. (|iio cunimonça V'\ ''liiMMi, (,im n.' :i:

clo, lo quadrilatère de Bohême Armes de ] et so mit lentement à préparer l'annexion de la Poméranio à son territoire. Malheureusement, après l'extinction des Ascauions (1319), la Marche fut sur le point de périr; elle cessa d'avoir uno existence distincte, des lambeaux de territoire se détachèrent, et la

vesti du margraviat de Brandebourg par l'empereur Sigismond, en 1417.

Cette date marque le début de la lente et patiente extension du Brandebourg sous les Hobenzollern. Ces margraves administrent bien leur patrimoine ot ne perdent aucune occasion de l'accroître: " ils font pendant deux siècles, assez modestement, mais avec suite, co qu'il faut faire pour fonder uno bonne maison, prêto à saisir la fortune quand la fortunes© présentera». (Lavisse.)La fortune se présenta, jiour les Hobenzollern, au 'liKin lu w 1 1 n Ir, quand l'oleoteur de Brandoboiirgrcuiiii;i ,:,i .. . ia Prusso(iGis)etuiiepartieilolasur<i-sM. I, ; ... . .r Juliers. Lo Brandebourg n'en soufi'nt jia^ i.j .ii, , i , . . 1 1.. 1- Icmcnt do la guerre de Trente ans; ù. plu^nar:; ilii. t^, il fut ravagé par les troupes belligérantes, ot sa population tomba alors de 330.000 à 140.000 individus. Ce sembla uno maigre compensation à ce dépeuplement que l'acquisition, lors des traités de Westphalie, de quelques villes de la Poméranio, et des évêchés sécularisés de Camin, de Halberstadt, de Magdebourg et de Minden ; mais ces acquisitions rejetèrent les électeurs margraves de Brandebourg sur le cœur de l'Allemagne et leur tracèrent leur politique future : réunir les divers tronçons de leur domination. C'est ce qu'ils commencèrent à faire dès le milieu du xvii» siècle, tout en colonisant sans relâche leurs multiples territoires et le Brandebourg tout le premier; Frédéric-Guillaume (le Grand Electeur), son fils Frédéric III (qui fut le roi de Prusse Frédéric I"), 1© grand Frédéric, y travaillèrent d'une manière très inégale, mais continue. Aussi, dès le règne du dernier de ces souverains, le Brandebourg, bien qu'il renfermât la capitale de l'Etat prussien, avait-il cessé d'être une individualité distincte ; son dès l'année

BiBLioGR. : Kiister, Bibliotheca hist. brandenburgensis (Breslau, 1743-1768); Collectio opusculorum historiam marchicam illustrantium (Breslau, 1731-1733); Riedel, Codex diplomaticus brandenburgensis (Berlin, 1839-1865) ; Brosien, Geschichte der Mark Brandenburg im mitlelalter (Leipzig, 1887) ; Voigt, Gesch. der brandenburgischpreussischen Staats (Berlin, 1878) ; Fix, die Territorialgescnickte des brandenburg. preussischen Staats (Berlin, 1884) ; Lavisse, la Marche de Brandebourg sous la dynastie ascanienne (Paris, 1875).

Brandebourg (BranrfenJurff, Brennabor, ville d'Allemagne [Prusse, Brandebourg] ), sur la Havel, à 63 kilom. de Berlin; 37.815 hab. Filatures, travail do la laine, manufacture de tabac, briqueteries, minoteries. Commerce do tissus, foutre, tabac, asperges. » Située au milieu d'un dédale de lacs et d'eaux lentes ■», cette ville, conquise sur les Wendes au x* siècle, a donné son nom à la Marche de Brandebourg (1157), noyau d© la monarchie prussienne. Des protestants français, chassés par Louis XIV, y ont développé l'industrie et le commerce. Cathédrale (ancienne basilique romaine), plusieurs églises gothiques, « colonne de Roland » , monument du Harlunborg ; tîibleaux de Luc Cranach. Ch. de f. d© Berhn à Magdebourg. Ch.-l. du cercle de Westhavelland. — Patrie de Bismarck ot du géographe Ed. Minicke.

— BiBLioGR. : Jork, Brandenburg in der Vergangenheit und Gegemcart (Brandebourg, 1880).

Brandebourg (Nouveau-) [Neu-nrandenburg],

ville d Allemagne (gr .-duché d© Mecklembourg-Strolitzj, â 26 kilom. de N©u-Strelitz, près du Tollensee; 9. 150 hab. Soieries, cuirs, tabac, papier. Commerce de tissus. Palais ducal, église Sainte-Marie (xm' s.), pavillon du Belvédère, sur le bord du lac. Monument du poète F. Router. Ch.-l. du cercle de Stargard.

les habite. — Les Brandebourgeois.

— Adjectiv. Qui appartient â la province du Brandebourg, ou à ses habitants : Histoire branbebourgeoisk.

BrandeiS, ville de l'Austro'-Hongri© (Bohême [régence de Prague]), sur l'Elbe; 4.000 hab. Fabriques d© cotonnades. Château royal servant de succursale aux Invalides de Prague. Victoire des Suédois sur les Impériaux, le 30 mai 1639. — Pop. du district du même nom : 35.000 hab.

Brandeisl, village d'Austro- Hongrie (Bohême); 2.970 bail.

micromètres sur verre,

télescopes qu'on ait vu

sonations sur le

BRANDERIE i

1737, les premiers Allemagne, ot publia des disdo mathématiques, f. Nom anc. des distilleries d'eau-de-vie.

BranDCS (Jean-Chrétien), poèto dramatique et comédien allemand,' né à Stottin en 1735, mort à Berlin en 1799. Il fil les métiers les plu» divers, mena une vie aventureuse, ot mourut dans la misère. Il fut loGoldoni de l'Allemagne. Parmi sos comédies au stylo naturel, aux caractères bien tracés, nous citerons : A qui te fier?; te Marchand anobli ; l'Enlèvement; le Comte Osback, ot Ariane à Naxos, drame lyrique qui eut un succès éclatant ot dont Beofa composa la musique en 1778.

Brandes (Ernest), homme politique et littérateur allemand, né à Hanovre en 1758, mort en L810. Conseiller intime de Hanovre, lorsque les Français envahirent co pays (1803), il fut un dos députés qui conclurent une capitulation avec le chef do 1 arméo française, et il fut membre du gouvernement provisoire. Observateur et critique judicieux, Brandès a produit de nombreux écrits, dont les principaux sont : Bemarquet sur les théâtres de Londres. de Paris et de Vienne (1788) ; Considérations politiques sur ta Bévolution française en Allemagne {1190), traduites en français (1791) ; Sur l'esprit du temps en Allemagne (1808) ; De l'influence que l'esprit du temps a exercée sur les classes élevées de la nation allemande [\i\0); etc.

Brandes (Georges), philosophe et critique danois, né à Cojienhague en 1842. Esprit très ouvert, il a adopté en partie les idées de Taine et de Stuart Mill. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, notamment : le Dualisme dans la nouvelle philosophie (1866); Etudes esthétiques (1868); Critiques et portraits (1870); l'Esthétique française contemporaine (1870); les Grands Courants de la littérature du XIX* jtéc/c (1872-1882), ouvrage remarquable; les Poètes danois (1877) ; Lord Beaconsfield (1879) ; Gcethe et le Danemark (1881); les Hommes et les Œuvres (1883); Berlin (1885k Impressions de Pologne et de Buxsie{imi); Essais (1889); Shakspeare (1895); etc. II a publié une revue mensuelle, te XIX' Siècle (1874-1877).

Brandes (Edouard), littérateur, philologue, auteur dramatique et homme politique danois, frère du précédent, né à Copenhague en 1847. Il publia de remarquables articles sur la philosophie, la critique dramatique et littéraire, et fut élu député en 1880. Parmi ses pièces, nous citerons : le Bemède (1881) ; Tête mouvante; Une visite; Sous la loi, son chef-d'œuvre; les Fiançailles; etc. Plusieurs d'entre elles ont été traduites en français par le vicomte do Colleville (1895).

Brandès 'Afnrtl'f- .To<;éphine Brunschwig, dite), actrice, i l'r . M |.,,,.. Elle obtint en 1883 le premier

prix .!'• I ; I , ii-.^rvatoire, fut engagé© au Vau-

devill I iiis fliane rfc Zys en 1884, et créa,

entreaiiir.s imI,.. /;. . .. i is87). En 1887, elle entra à la Comédio-franraise, qu elle quitta en 1890 pour retourner au Vaudevill© ou elle se fit surtout applaudir dans Bé~ voilée (1891) et dans Hedda Gabier. De retour à la Comédie- Française en 1893, ©11© a été élue sociétaire ©n 1896. Cette actrice excelle à interpréter les rôles d'un modernisme intense. Parmi les pièces où elle a eu le plus de succès, nous citerons : la Beine Juana (ISiS) ; L'Amour brode (1893) ; Cabotins (1894); les Tenailles (1895); Catherine (1898).

BRANDÉSIE ou BRANDÉZIE (de Brandes, n. pr.) n. f. Bot. Section du genre télanthère.

BRANDESTOC OU BRAN D'ESTOC [dèss-lok' — et par corrupt. brindestoc, d'où l'ital. brindistocco) n. m. Arme de

main, en usage aux xvi« et xvii« siècles, et qui a beaucoup do rapports avec notre moderne canne à épée.

— Encycl. Le brandestoc se composait d'un bâton d'environ un mètre d© long, creux, et renfermant une lame d'cpée (|ui pouvait en jaillir et le doubler de longueur. Les épées leurrées rentrent dans la catégorie des brandestocs : ce sont celles dont la lame creuse en renferme une autre qui en sort à volonté et se fixe par un ressort. Celles-ci étaient surtout des armes de chasse, mais les brandestocs se portaient beaucoup â la guerre, notamment dans les combats d'approche.

BRANDEUM {dé-om') n. m. Toile do lin dont on couvrait autrefois le tombeau d© saint Pierre et de saint Paul à Rome, ot qu'on donnait comme relique.

BRANDEVIN (du flam. brandevyn, vin brûlé) n. m. Eaude-vie de vin. (Vieux.)

BRANDEVTNŒR [ni^), ÈRE n. Celui, cell© qui fabrique ou vend du brandevin. (Vieux.)

— Autref. Celui, celle qui vendait d© rcan-do-vie dans les casernes, les camps, n On dit auj. cantinier, ère.

BRANDI, lE (pour brandif, altérât, de braidif, vif) adj. Vif. [Ne s'emploie qu© dans la locution familière Tout brandi.] En bloc, d'un coup, en un© fois : Les rocs roleni, les forêts arrachées dans les airs, des chênes de mille ans TOUT BRANDIS. (Micholet.) Il Toi quel, comme la chose so trouve : Emporter un homme TODT brandi. (Vieux.)

BRANDILU: {Il mil. — de branche'} n. f. Trou fait dans un chevron pour y mettre dos chevilles.

BRANDILLEMENT [Il mil.) n. m. Action do brandiller, de se brandiller ; mouvement qu'on se donne en se brandiilant: Le bramdiixe.ment donne des nausées à certaines personnes.

BRANDILLER (/( mil. — rad. brandir) v. a. Mouvoir, aciler alternativement on sons opposés : Brandiller la tète. Brandiller feîjamies.

— V. n. Flotter, s'agiter alternativement en sens opposés : Loque qui brandillb au vent.

Se bcandi/ler, v. pr. Se balancer, s'agiter alternativement en sens opposés : Se brandiller sur sa chaise, sur une escarpolette.

BRANDILLOIRE {Il mU.) n. f. Balançoire faite avec des cordes ou des branches d'arbre entrelacées.

— Agric. Espèce de charrue primitive sans avant-tram.

BRANDIMART — BRANLE

BraNDIMART, personnage du Roland furieux, de l'Arioste, et l'ami jntime do Renaud, auprès duquel il joue à peu prés le môme rôle que Patrocte auprès d'A-

do Saint-Amand : Un brandin.

BRANDINERIE D. f. Se dit, dans quelques provinces, pour désigner une usine où l'on fait l'eau-de-vie.

BRANDIR (rad. brand. épée) v. a. Balancer, agiter avec la main avant de frapper ou de lancer : Brandir une hache, un javelot,

" ■ Agiter en l'air, en parlant d'un objet quel-

pièces de bois sans les entailler.

Brandis, ville d'Allemagne (Saxe) ; 2.175 hab. Carrière de pierre.

Brandis Moachim-Didier), médecin allemand, né en liez à Hilil'^-;!"-!:!! ninr^ :i Copenhague en 1846. Il obtint une chaire :i \\\ 1 <■: inf ti.KitiM- médecin du roi de Danemark Fr(''N I \ I 1' ! . il le nombreux ot savants ouvrages. Lrs / \ vriisHr laforcc vitate(n9b); Pathologie . i'm ■ , " • .■/- s- plu/sigues (ISISI ; De la vie humaine (1S-J3): Ao.'ioiijijie thérapeutique de la cachexie (Berlin, 1833-1839J, etc.

Professeur à Tuniversité de Bonn, les principales bibliothèques de l'Europe, pour préparer la grande édition critique des œuvres d Aristote, entreprise par l'Académie roj^ale des sciences de Berlin (1831-18361. En 1837, il se rendit en Grèce, en qualité de conseiller du roi Othon, et fit paraître, à son retour, des Communications sur la Grèce (1842). On a encore de lui des éditions très estimées, un Manuel de l'histoire de la philosophie grecque et romaine (1835-1844), etc.

BRANDISITE (de Brandis, n. pr.) n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine de for, de magnésie et de chaux, que Tschermak place dans le genre clintonite.

BRANDISSEMENT n. m. Action de brandir : Le bran- DISSEMENT des épL^es.

— Brandissement du glaive, Simulacre do décapitation usité encore aujourd'hiii en Hollande comme châtiment juridique.

BRANDISSEUR n. m. Celui qui brandit. (Peu usité.) BrandivY, comm. du Morbihan, arronJ. otàlsUilom.

Brando, ch.-l. de cant. de la Corse, arr. et à 10 liilde Bastia, dans la péninsule du cap Corse ; 1.680 hab. Carrières de pierres calcaires servant à faire des dalles. Moulin, minoterie, fabrique de pâtes alimentaires. Aux environs, célèbre pèlerinage de la madonna de la Vasina; belle cascade A'Erbalunga ; curieuses grottes, dites grottes de Brando, ornées de stalactites. — Le canton a 3 comm. et 3.461 hab.

Brando, Brand ou Brands (Jean), chroniqueur

flamand, né à Hortenesse, dans le territoire de Hul.st, mort à Bruges en 1428. Il entra dans l'abbaye des Dunes, de l'ordre de Citoaux, et composa une Chronique qui jette un grand jour sur l'histoire de la Belgique aux xii«, xin" et XIV* siècles.

BrandOLINI (Aurelio), surnommé il Lippo, poète et littérateur florentin, né vers 1440, mort en 1497. Aveugle dès l'enfance (d'où son surnom), il obtint d'éclatants succès comme improvisateur, fut attiré en Hongrie par le roi Mathias Corvin, pour y occuper une chaire d'éloquence, se fit moine augustin en 1490, et devint un éminent prédicateur. On a de lui des poésies latines, un traité sur l'art d'écrire. De ratione scribendi (Bâle, 1549), et quelques autres ouvrages estimés.

vx liaut allem. brand, tison) n. m. Espèce L\ec de la paille tortillée ; Les brandons fi:a ou à éclairer. Il Débris enflammé de ;'■ : Brandons que le vent emporte.

ou chose qui est cause de troubles, de

uuibats : Les brandons de la guêtre civile. ,' (^e discorde dans une famille.

— Dr. Paille tortillée au bout d'un bâton, qu'on place aux deux extrémités d'un, champ, pour indiquer nue les fruits qui sont en terre ont été saisis par voie de justice.

— Saisie-brandon, Saisie des fruits pendants par branches et racines. V. saisie.

— Ethol. Dimanche des brandons. Premier dimanche du carême, parce que ce jour-là on parcourait les campagnes avec des brandons et l'on allumait sur les places

! des brandons.

une danse particulière

— Mar. Artifices incendiaires composés de pâte de soufre, de salpêtre, de charbon, de camphre détrempés dans de l'huile de lin, et destinés à brûler même dans l'eau.

Brandon, ville d'Angleterre (comté do Durham); 14.240hab.Charbonnages. — Ville d'Angleterre (comté de Suffolk), sur la Petite-Ouse ; 2.350 hab. Marchés, carrières de pierres à fusil. — Ville des Etats-Unis (Etat du Mississipi): 4.000 h. Commerce important de coton. — Autre ville des Etats-Unis (Etat de Vermont), sur l'Otter-Creek ; 3.300 hab. Exploitation démines de fer; hauts fourneaux et forges. Mines de kaolin. — Ville du Dominion canadien (Manitoba), près de l'Assiniboine; 3.780 hab. Marché de

BRANDONE n. f. Nom vulgaire du fiicus palmatus.

BRANDONIE ». l. Bot. Syn. de pingdicdle.

BRANDONNER (rfo-n(') V. a. Autrefois, Poser des brandons au bord d'un champ, pour indiquer que les fruits en étaient saisis judiciairement : Terre brandonnée.

Brandt (Sébastien). Biogr. V. Brant.

Brandt, alchimiste hambourgeois de la fin du xvii' siècle. En cherchant la pierre philosophale, il découvrit le phosphore, dont il ne sut lui-même tirer aucun parti, et vendit le secret de sa découverte à Krafl't, de Dresde.

Brandt (George), chimiste suédois, né en 1694, mort en 1768. Ce fut lui qui démontra le premier que le cobalt et l'arsenic sont des métaux. Les « Mémoires de l'académie d'Upsal • contiennent d'intéressants travaux de ce chimiste.

Brandt (Enevold ou Ewald, comte de), gentilhomme danois, né en 1737, mort en 1772. Chambellan et grand maître de la garde-robe de Christian VII, il devint son compagnon de jeux, puis fut exilé à Altona, où il se lia intimement avec Struensée, qui le rappela plus tard à la cour. En 1771, il reçut le titre de « comte »: mais, arrêté dès l'année suivante, il périt sur l'échafaud ainsi que Struensée.

Brandt (Jean-Frédéric de), naturaliste allemand, né à JUterbog (Prusse), en 1802, mort à Saint-Pétersbourg en 1879. Il s'adonna d'abord à la botanique et publia une Flore berlinoise (1825). C'est à lui que Saint-Pétersbourg (où il était inspecteur des études) doit l'organisation de ses magnifiques collections zoologiques et sa bibliothèque d'anatomie comparée. Outre un grand nombre de monographies et d'articles insérés dans les recueils scientifiques, Brandtapublié : Description des plantes vénéneuses qui croissent en Allemagne à létàt sauvage (1838); Zoologie médicale (1827-1834) ; Animaiix vertébrés de ta Sibérie occidentale (1845); Remarque sur la diffusion du tigre, et Observations sur les animaux vertébrés du nord-est de l'Europe (1856); De la classification des poissons (1865); Histoire naturelle du mammouth (1866); Contribution à l'histoire naturelle de l'élan (1870); Cétacés fossiles et sous- fossiles d'Europe (1873-1874); etc.

BRANDTIE (bran-li — de Brandt, n. pr.) n. f. Genre de graminées, tribu des panicées, comprenant une belle espèce, qui croît dans la Birmanie.

BRANDY (mot angl.) n. m. Eau-de-vie.

Brandtwine, rivière des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, sous-affluent de la Delaware, dans l'Etat de Pensylvanie. Sur les bords de cette rivière, le 11 septembre 1777, les troupes américaines de Washington furent vaincues par lord Howe, général anglais.

Brandza (Demètre), botaniste roumain, né à Jassy en 1846, mort à Slanie en 1895. Il fit ses études de médecine et de sciences naturelles à Paris, où il fut promu docteur à l'âge de vingt-deux ans. De retour en Roumanie, il fut nommé professeur de zoologie et de botanique à l'université de Jassy, puis à celle de Bukarest. Les nombre vaux scientifiques de Brandza parurent pour la j dans des revues françaises et roumaines. Son

et thérapeutique des gentianacées employées en lédecine de t botanique

plupart Histoire

médecii

l'Àcadén

Paris, etc. Brandza est le i^ndateu do Bukarest.

BRANDZÉIE (de Brandza. n. pr.) n. f. Genre de légumineuses allié aux mimosées et aux césalpiniées, ne renfermant qu'une espèce , établie pour un arbre de Madagascar.

BRANE n. f. Mamelle de louve. Il On dit aussi allaite.

;dus

BrangaS. Myth. gr. Fils de Strymon, roi de Thrace. .Son frère Olyntlios étant mort à la chasse, Brangas donna le nom de Olîjnthos à la ville qu'il bâtit en Chalcidique.

BrANGES, comm. de Saône-et-Loire, arrond. et à 5 kil. de Louhans, sur la SeiUe; 2.081 hab. Mouhns, tuileries. Ch. de f. P.-L.-M.

Bbanicki (Jean-Clément), grand général de Pologne, né en 1688, mort en 1771. Il était le dernier membre d'aune illustre famille de Pologne et se mit à la tête de la confédération qui força le roi Auguste II à congédier ses troupes saxonnes (1717). Il combattit aussi l'influence russe, et fut banni en 1761. Il ne put rentrer en Pologne à l'avènement au trône de son beau-trère Poniatowski, et vécut depuis dans la retraite dont il ne sortit guère que pour soutenir de son argent la confédération de Bar.

Branicki ou mieux Branetzki (François-Xavier), grand général de Pologne, né à une époque que l'on ne peut déterminer, d'une famille de condition médiocre, et mort en 1819. L'appui de Catherine II et de Poniatowski lui valut un avancement rapide et il altéra son nom de manière à se rattacher à l'illustre famille des Branicki. Il contribua aux deux partages de la Pologne, fut déclaré traître à la patrie on 1794 et se réfugia en Russie, où il fut comblé d'honneurs.

Branicki (Xavier, comte), descendant de la vieille famille polonaise de ce nom, né vers 1812, mort en Egypte, à Siout, en 1879. Forcé d'émigrer, il alla s'établir à Paris, où il fonda un journal démocratique, la Tribune des peuples ; il suivit le prince Napoléon en Crimée et se fit naturaliser Français après la guerre. Durant la guerre francoallemande, il offrit au gouvernement français la somme de 500.000 francs, pour soulager les victimes. Entre autres ouvrages, il a publié deux mémoires, dans lesquels il proposait un moyen de trouver les fonds nécessaires pour le payement de l'indemnité de guerre exigée par la Prusse : l'Impôt sur le capital, libérateur de la contribution de guerre (1871); Libération de la France par un impôt sur te capital (1871).

Branik, village d'Austro Hongrie (Bohême), sur la Moldava; 2.335 hab.

BrankOVTTCH, famille serbe qui a donné les personnages historiques suivants : x" Vouk, gendre du tsar Lazare Greblianovitch, mort en 1398. [En suite d'une rivalité avec son beau-frère Miloch Obilitch, il abandonna le champ de bataille de Kosovo (1389) avec 10.000 cavaliers, et contribua ainsi à la victoire des Turcs. Ces derniers, reconnaissants, lui donnèrent le gouvernement, comme chef tributaire, d'une partie du territoire serbe qu'ils venaient do conquérir. Plus tard, pour mettre un terme à ses démêlés avec les autres princes serbes, également vassaux de la Porte, ils le firent empoisonner. Son nom est synonyme de « traître » chez le peuple serbe] ; — 2° Georges, dit de Semendria, fils de Vouk, mort en 1456. [Il servit les Turcs dans sa jeunesse. Devenu despote de Serbie à la mort do son oncle Etienne Lazarévitch (1427), il dut abandonner Belgrade aux Hongrois et établir sa capitale â Semen-

dria. En 1439, les Turcs occupèrent un moment tout son territoire et même sa capitale, où ils saisirent et aveuglèrent ses deux fils aînés. Pendant tout son règne, il lutta et négocia, tantôt contre les Hongrois, tantôt en commun avec ces derniers, contre les Turcs. Il refusa obstinément de laisser convertirses sujets au catholicisme. En mourant, il désigna pour lui succéder son plus jeune fils, Lazare] ;

— 30 Grégoire, dit l'Aveugle, fils aîné de Georges, mort en 1459. [Après avoir vainement disputé le trône à son frère Lazare, il se retira dans un monastère du mont Athos] ;

— i" Etienne, deuxième fils do Georges, mort en 1476. [Il fut d'abord despote des Serbes émigrés en Hongrie. Son frère Lazare étant mort, il recueillit l'héritage fraternel (1459). Chassé de Serbie par les Turcs en 146G, il se réfugia en Albanie, puis en Italie, où il mourut] ; — 5» Lazare, troisième fils de Georges, despote de Serbie, mort en 1458. [Il vécut en paix avec les Turcs, moyennant payement d'un tribut considérable. Au moment oii la mort le surprit, il songeait à embrasser le catholicisme pour obtenir des alliés contre la Porte]; — 6" Zmaï Vouk, fils de Grégoire, despDtedesSerbesde Hongrie de 1471 jusqu'à5amort(i 485). [Il seconda efficacement les Hongrois dans toutes leurs guerres contre les Turcs et s'acquit une grande réputation par son courage]; — 7" Geokges, né en Hongrie en 1 Gi5, mort en 1711. [Il s'attachad'abordà la fortune du prince transylvain Apafy. En 1683, il passa au service de l'Autriche "et contribua à faire émigrer, en Hongrie, 37.000 familles serbes. Son influence sur les yougoslaves finit par porter ombrage aux Autrichiens, qui l'arrêtèrent brusquement, en 1688, au cours d'une campagne contre les Turcs, et l'internèrent d'abord à Vienne, et ensuite à Eger. Malgré les réclamations de ses compatriotes et de la Russie, il mourut dans sa prison, sans avoir été mis en jugement.]

BRANLADE n. f. Cuis. V. brandade.

BRANLANT, ANTE adj. Qui branle, qui vacille, qui incline tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ; qui n'est pas fixe : Une poutre branlante. Dents branlantes.

— Fig. Peu solide, peu stir : Les hommes ne doivent faire ancuTi état de ce qui est appuyé sur un fondement aussi branlant et attssi fragile que leur vie. (Nicole.) 11 Fam. Château branlant. Chose peu solide, mal assurée.

— Char ou Chariot branlant, Voiture suspendue sur des courroies, qui, pendant le moyen âge, faisait partie de l'attirail et du cortège d'une reine, d'une princesse et de toute femme de distinction.

— n. m. Nom donné anciennement à des ornements métalliques que l'on plaçait sur les harnais des chevaux et sur les vêtements des hommes et des femmes, et qui étaient disposés de telle sorte que le moindre ébranlement les faisait mouvoir et reluire, n Croix sans coulant, terminée en pendeloque.

— n. f. Argot. Dent ; Se mettre un croûton sous les branlantes. 11 Chaîne de parure. (Ce mot appartient au langage populaire du dernier siècle.) 11 Nom vulgaire donné, dans les campagnes, à une sorte de petite graminée appelée amourette des prés.

— Anton. Fixe, Immobile, stable.

BRANLE (rad. brariler) n. m. Mouvement d'oscillation d'un corps qui va et vient en sens opposés : Le branle d'une cloche, d'une voilure. 11 Sontier un àfhnle, Donner aux cloches le plus grand mouvement possible.

— Par ext. Mouvement en général, et particul. Mouvement, initial et figuré ; impulsion : Dieu a donné le branle aux corps célestes. (Descartes.) 11 Donner le branle, Signifie aussi, au fig., Mettre en train, exciter : Donner te branle à une affaire, aux passions.

— Cher. Danse qui fut très populaire en France aux XVI» et xvii« siècles, tant à la cour ciu'à la ville ou au village, et dans toutes les contrées. (Il y en avait, dit-on, dix-neuf difiTércuts, portant chacun un nom spécial : branle

des sabots, branle de la moutarde, branle des cheva Dans chaque province, le branle prenait un caractère particulier; mais il se dansait généralement sur des airs de chansons plus ou moins connues.)

— Fig. Danser un branle. Etre malmené. 11 Fam. Branle de sortie. Retraite forcée, expulsion.

— Fauconn. Vol de l'oiseau, lorsque, au-dessus de la tête du fauconnier, il tourne en battant des ailes et en remuant la queue.

— Manèg. Branle de galop. Mouvement que fait le cheval pour prendre le galop, ou qu'il conserve dans cette allure.

— Mar. Hamac, lit de matelot. 11 Bas les branles ! Commandement de retirer les hamacs des bastingages et de les descendre dans l'entrepont. (Vieux.)

— Meunerie. Poutrelle de bois qui forme levier et qui se trouve placée au-dessus du beffroi d'un moulin.

— Mus. Air sur lequel on dansait un branle : Jouer un

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