‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 320 sur 956 · BRAVI · texte numérisé non relu

BRAVI

Bravo (il), opéra sérieux italien, livret de Gaetano Rossi, musique de Saverio Mercadante, représenté à Milan, le 9 mars 1839. C'est l'un des meilleurs ouvrages du compositeur. On y peut signaler, entre autres bonnes pages, l'air de Foscari au premier acte, un vigoureux morceau d'ensemble au second, et, au troisième, le superbe chœur des gardes de nuit et un finale d'un beau sentiment dramatique. — Bravo (il), opéra italien en trois actes, livret de Berettoni, musique du comte Marliani, représenté au Théâtre-Italien, à Paris, le 1" février 1834. — Bravo (le), opéra en trois actes et quatre tableaux, paroles de Emile Blavet, musique de Gaston Salvayre, représenté au théâtre lyrique de la Gaîté , le 18 avril 1877. Parmi les meilleurs morceaux do la partition, il faut citer le chœur des mariniers, un chœur dansé, les couplets da Gino, une tarentelle et la grande barcaroUe finale.

Bravo (Gonzalès), homme d'Etat espagnol, né en 1811, mort à Biarrits en 1871. En 1864, en 1866 et en 1867, il fut appelé au ministère de l'intérieur par le maréchal Narvaez et fit passer des lois sévères, restrictives do toutes les libertés. A la mort du maréchal (1868), il eut la présidence du conseil et continua de suivre les errements de son prédécesseur. Son court passage au pouvoir (avril-sept. 1868) fut marqué par la chute de la dynastie qu'il croyait consolider. Obligé de céder devant le marécna en France la reine Isabelle.

Bravo-MURILLO (don Juan), homme politique espagnol, né à Frejenal (prov. de Badajoz) en 1803, mort à Madrid en 1873. Chef de l'une des fractions du parti conservateur, orateur émineut et jurisconsulte distingué, il a joné un rôle considérable dans les agitations dont l'Espagne était alors le théâtre. .Secrétaire de la justice dans le ministère Isturitz, il se jeta ensuite dans l'opposition, dut s'exiler pendant la régence d'Espartero, et ne rentra au pouvoir qu'en 1847. Narvaez lui confia ensuite succes- ' î portefeuille du commerce et celui des '"

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Bravo Toro, tableau d'Aimé Morot (1884). C'est un coin de cirque en Espagne. Le soleil frappe de ses rayons éclatants la foule bariolée, d'un coup de corne dans le ventre, le taureau a soulevé le cheval du picador et l'a comme cloué contre la cloison. Le picador, debout sur le faîte de la barrière, cherche avec sa lance â lui faire lâcher prise. Les couleurs du taureau, des chevaux, des vêtements du toréador font de vifs contrastes.

BRAVOURE (ital. bravura] culièrement Courage dans 1 une qualité innée; on ne se la donne pas. (Napol. I".)

— Au plur. Acte de valeur, exploit guerrier, prouesse : Les vieux soldats ont la manie de raconter leurs bbavodres. (N'est plus guère usité que dans un sens ironique.)

— Mus. Air de bravoure, Air d'une exécution difficile, où se montrent le talent et les moyens d'un chanteur.

— Syn. Bravoure, cœur, courage, hardiesse, intrépidité,

homme brave est naturellement porté â affronter les périls ; il s'y complaît, c'est son élément. Le cœur tient à la trempe de l'âme, il ne permet pas de reculer. Le courage est le cœur en action. La hardtesse attaque sans hésitor, sans calculer l'étendue des dangers. ISintrépidité reçoit sans faiblir les coups les plus rudes, rien ne l'ébranler La

valeur est un courage éclatant, inspiré par l'amour de la gloire ; elle est le trait caractéristique des héros. Enfin, la vaillance est le sentiment même ou la force d'âme qui anime les héros et les porte à montrer de la valeur. Un jeune soldat qui va au feu pour la première fois et qui a peur n'a pas de bravoure; mais, s'il a du cœur, il reprend possession de lui-même et montre du courage en supportant le choc de l'ennemi avec intrépidité, ou même en atta-

Bra'WE (Joachim-Guillaume de), poète dramatique allemand, né à Weissenfels en 1738, mort â Dresde en 1758. 11 a laissé deux tragédies : l'Esprit fort et Brutus, dont la dernière obtint un grand succès.

BraY (Braium), petit pays de France (haute Normandie), dont les principales localités étaient Neufchâtel en Bray et Aumale, arrond. de Neufchâtel. Excellent beurre et cidre estimé.

Brait, ville et port d'Irlande (prov. de Leinster [comté de "VVicklow]), sur la petite rivière du mémo nom, qui sépare le comté de Dublin de celui de 'Wicklow et divise la ville en deux sections, appelées Braï et Petit-Brat ; 6.300 hab. Pèche active, bains de mer fréquentés. Restes d'un vieux château près duquel eut lieu, en 1690, une bataille entre les troupes de Jacques H et de Guillaume III.

Bratt, ch.-l, de cant. de la Somme, arrond. et à 18 kil. le Peronne, sur la Somme ; 1.325 hab. Ch. de f. d'Albert à Rosières. Tourbières. Briqueterie, moulins, sucrerie, teiniTio. Patrie du poète latin Nicolas de Bray.—

Le ^

Bray

dame), romancière anglaise, '-1883). Elle épousa le dessielle accompagna en France e veuve, elle se remaria avec menacée de cécité, elle écritous, appartiennent au genre

le pasteur Bray. Soutlran vit des romans'qui, presqi historique.

Bray (Othon-Camille-Hugues, comte de), diplomate allemand, né â Berlin en 1807. Fils d'un Français, le comte François-Gabriel de Bray, qui avait pris du service en Bavière, il entra dans la carrière diplomatique. De 1846 à 1847, il fut ministre des aifaires étrangères, ainsi que de 1848 à 1849. En 1860, on le trouve ambassadeur à Saint-Pétersbourg et à Vienne. En 1870, il prit la présidence du Conseil et le ministère des affaires étrangères. Il dut manœuvrer dans une situation extrêmement difficile pour sauvegarder dans quelque mesure l'indépendance de la Bavière dans l'empire allemand ; il signa les traités de Versailles. En 1S71, il reprit l'ambassade de Vienne.

BRAYAGE (bré-iaf) n. m. Assujettissement des brayers ou cordages autour d'un fardeau qui doit être élevé mécani-

Brayant (brè-ian), ANTE, personne née dans le pays de Bray, ou qui l'habite. — Les Brayants. — Adjectiv. Qui appartient â ce pays ou à ses habitants :

Mœurs BRAVANTES.

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