‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 52 sur 956 · C. Di:i.AVlUNE · texte numérisé non relu

C. Di:i.AVlUNE

— Faire besoin, Etre utile, nécessaire, indispensable :

Quand nous faisons Itraoin, nous autres mUrrable», Nous sommes les ctiôrU et les iacomiiarables.

MOUKEE.

— Prov. : On connaît le véritable ami dans le besoin, C'est dans les situations diflicilos que se montre la véritable amitié.

— Impers. Il est betoin ou de besoin, Il est utile, nécessaire. (La dernière forme a vieilli.)

— Loc. adv. Au besoin, En un besoin, Si cela est nécessaire, s'il lo faut.

— Conim. .4(1 besoin chez M. A'., Avertissement qui so mot au lias d'un etfet do commerce, pour indiquer que lo tireur ou l'endosseur, dans la crainte que la traite ou lo billet ne soit pas accepté ou payé à l'échéance, et pour éviter les protêts, désigne uno tierce personne qui se charge, dans ce cas, d'en faire les fonds, n Indication portée sur une lettre de change, de la personne qui doit payer, en cas do besoin, c'est-à-dire en cas d'absence du iii-é ou do non-payement par lo tiré. Selon la jurispru- ,loii,o 'lo la cour de cassation, le protêt doit être signifié iiiiii|uoiuont aux besoins du tiré, et non à ceux des endosseurs : et, selon Pardessus (Droit commercial), le protêt doit être signifié à tous les besoins du tire, et dans l'ordre do leur indication.

— Encycl. Physiol. et psychol. Le mot besoin peut simplement marquer le rapport d'un être avec les choses qui lui sont nécessaires ; il peut exprimer la perception de ce rapport. C'est ce dernier sens qu'on applique généralement, en physiologie et en psychologie, au mot ■ besoin » . Ainsi entendu, le besoin peut être défini une sensation interne qui pousse l'homme ou l'animal à réaliser les fins de tel ou tel appareil organique. Comme il y a dans l'économie trois espèces d'appareils organiques : appareils de la vie de nutrition, appareils de la vie de l'espèce, appareils de la vie de relation, on distingue naturellement trois espèces de besoins. Les besoins peuvent se diviser en besoins positifs ou besoins d'activité, et besoins négatifs ou besoins de repos. Les premiers comprennent : l" les divers besoins de sentir (besoin de voir, d'entendre, etc.) ; 2» les divers besoins d'activité des facultés intellectuelles et passionnelles ; 3» les divers besoins de mouvement ou d'exercice des muscles, comprenant le besoin d'exprimer, de parler. A tous ces besoins d'activités diverses correspondent autant de besoins de repos ; et enfin, vient en dernier lieu le besoin de repos complet, le besoin de sommeil.

Les besoins dont nous venons de parler sont dits naturels. On nomme artificiels ou factices les besoins que l'homme développe librement en lui-même, en contractant l'habitude de certaines sensations : tels sont ceux de fumer, de prendre des Uqueurs fortes, etc. Ils sont aussi impérieux que les besoins naturels. Les besoins naturels peuvent devenir en partie artificiels, par l'influence de l'habitude ; ainsi l'habitude de la gourmandise augmente le besoin de prendre des aliments.

Si nous analysons la sensation de besoin, nous y distinguons : 1" une sensation pénible, d'abord vague, et qui tend à s'accuser de plus en plus, lorsque la satisfaction du besoin se fait longtemps attendre; 2° un désir qui tend à devenir de plus en plus vif, do plus en plus irrésistible. C'est ce second élément qui a fait du mot appétit un synonyme de besoin.

Chaque besoin est soustrait à la volonté dans la mesure oii la satisfaction qu'il appelle est plus immédiatement nécessaire à la conservation de l'individu.

— Econ. polit. Le besoin est le désir, pour l'homme, de se procurer des jouissances et d'éviter des efforts et des souffrances. Pour satisfaire ses besoins, l'homme crée des utilités. Ce ne sont pas seulement des objets qui peuvent satisfaire ses besoins. Le chirurgien qui fait une opération ne donne rien au patient; il lui enlève plutôt : et cependant, il représente pour lui une utilité. II lui rend un service. Il se le fait payer. La science économique n'a pas à s'inquiéter du caractère moral du besoin. Un homme peut faire un achat de diamants pour faire un cadeau ayant une cause immorale. La science économique n'a à s'occuper que de la répercussion do cet achat sur le marché. Le but de la science économique est de rechercher les moyens à l'aide desquels l'homme peut donner le maximum de satisfaction à. ses besoins, avec le mininuim d'efforts.

— H3'g. Si la physiologie ci 1 i psv 'ni ,- ,- s'occupent des iesoins considérés comm.' , ' une prend co mot dans son sens objectii I net être définie la science des besoins. , , : ,i :i:, - u litions de

santé. Ces conditions de santo, , -s !„ , - ilcierminent

très naturellement les princii'ales divisions de cette science. Ce sont : i«le besoin de l'absorption d'un air vivifiant (v. aie, respiration) ; 2« le besoin d'une alimentation réparatrice (v. aliments, digestion) ; 3' le besoin de l'élimination des substances inutiles (v. sécrétion, digestion): i' le besoin de chaleur (v. chaleur animale, vêtement, habitation) ; 5" le besoin de lumière (v. lumière, éclairage); 6",le besoin de mouvement et d'exercice (v. exercice. GYMNiSTi<.'rN. bilan DE l'organisme) ; T le besoin

m. dénuement, disette, indigence, misère,

nourriture, et presque ton s'étendant à tous les habii une pauvreté qui se fait s La misère est une indigène

depuis. La il ijénéral.

qui excite la pitié. Enfin, la pauvreté consiste à posséder peu ; elle est relative a la condition des persoiAies.

BesOUKI, villo et port do la Malaisie néerlandaiso (llo Java), ch.-l. do la résidence du mémo nom, À l'embouchure do la rivière do Oetouki; 7.850 hab. — La résidence de lleiouki, la plus oriontalo do Java, est peuplée de 605.000 hab.

BeSPLAS (Joseph-Mario-Anno Geos de), théologien, aumônier du comte de Provence, né à Castclnaudary en 1731, mort on 1783. Il combattit la philosophie du xvxii* s.. et publia : Ditcourt tur l'utilité des votjaget (1763) ; Traité des cautet du bonheur public (1768); Jiituel des etpriu forts; Essai sur l'éloquence de la chaire (1778/. Il contribua à faire supprimer les cachots malsains do l'ancien régime, et à établir, pour les remplacer, la maison do la Force.

BESSAïa-LE-FROMENTAL, comm. du Cher, arr. et k 20 kilom. do Saint-Amand-Mont-Rond, près do l'Auron; gC5 hab.

BesSAN, comm. de l'Hérault, arrond. ot à 10 kilom. de Béziers ; 2.701 hab. {Bessanais, aises.) Ch. do f. .Midi. Fabriiiue d'cau-do-vie, usines pour l'extraction do la pouzzolane, huilerie, tonnellerie.

BessancOURT, comm. de Seino-et-Oise, arrond. et i. 10 kilom. do Pontoise, à la lisière de la forêt do Montmorency ; 1.124 hab. Ch. de f. Nord. Pliiirc.

BcssANS, comm. de la Savoie, arrond. et à 65 kilom. do Saint-Jeande-Maurienne, sur l'Arc; 046 hab. Fromages dits persillés; bon miel.

BesSARAB. Ilist. 'V. Basarab.

Bessarabie, gouvernement frontière de la Russie da S.-E., entre le Dniester, lo Pruth et la mer Noire. Le nord est occupé par des terrasses calcaires assez boisées, terminaison des Karpatbes, et le sud par une plaine d'allavions épaisses, qui se soude avec le delta du Danube. Le climat est presque aussi doux que celui de Crimée, avec des gelées do un à trois mois seulement, d'abondantes pluies de printemps et d'automne (600 millim. environ), un été long, chaud et sec. Lo Pruth, le Dniester et leurs affluents sont sujets à de très fortes crues vers les équinoxes. La population, composée pour plus des trois quarts de Roumains catholiques, avec des Allemands dans les villes, est surtout agricole, et se livre à la culture de la

et les grasses alluvions ' dionalc, que couvrait autrefois l'herbe du' steppe. Ce sont là les principales productions de cette province de 1.936.403 hab., population assez peu dense (42 au kilom. carr.), et très disséminée, puisque, en dehors de la capitale, Kichinev, des ports d Akerman et d'Ismaïl, sur la bouche de Kilia, de la place forte de Bender, aucune ville ne dépasse sensiblement 10.000 hab. La concurrence d'Odessa entrave le commerce de mer par Akerman.

— Histoire. Plusieurs fois envahie par les armées russes au xviii» siècle (siège d'Ismaïl par Souvarov en 1791,, la Bessarabie fut cédée au tsar Alexandre I", par la furquie, au traité de Bukarest (1812), agrandie des bouches du Danube au traité d'Andrinople (1829), perdue en partie au traité de Paris (1856), recouvrée enfin, à la réserve des bouches du Danube, au traité de Berlin (1878). C'est aujourd'hui la base d'action politique et de propagande orthodoxe de la Russie en Roumanie et dans les Balkans.

— Pour la bibliogr., v. Russie.

BesSARION (Jean), cardinal, né à Trébizonde vers la fin du XIV* siècle, mort en 1472. Moine de Saint-Basile, archevêque de Nicée, il entra dans le mouvement qui, vers le commencement du xt« siècle, porta les Grecs vers l'union par crainte des Turcs, et fit, à ce sujet, le voyage d'Italie avec l'empereur Jean Paléologue. En s'adressant au concile do Ferrare plutôt qu'au concile schismatique de Constance, et en faisant à la doctrine du pape Eugène IV une adhésion retentissante, on peut dire que Bessarion assura le triomphe de ce pontifo sur les Pères de Constance, par le prestige qu'il lui donna aux youx do la chrétienté. U fut créé cardinal par ce pape, "puis patriarche de Constantinople, et acquit une telle influence sur le sacré collège, qu'il faillit deux fois être pape. Il consacra toute sa vie à des etforts d'union intellectuelle et politique entre l'Occident et l'Orient, ot fut ainsi l'un des promoteurs de la Renaissance.

— Bibliogr. : Henri Vast, le Cardinal Bessarion ;i403- 1472), étude sur la chrétienté et la Henaissance vers le milieu du xV siècle (Paris, 1878).

BesSAY, comm. de l'Allier, arrond. et à 14 kilom. de Moulins, sur le ruisseau de Luzcray, affluent de l'Allier; 1.586 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Mouhns.

BESSE n. f. Un des noms de la vesce.

BesSE, ch.-I. do eant. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 36 kUom. d'Issoire, sur la Couze-de-Besse ; 1.733 hab. Commerce de bestiaux. Chapelle de Chambon du xii' siècle ; château de Montredon, avec une chapelle romane abandonnée, mais bien conservée. Aux environs, source minérale de Villetour: lac Pavin, dans le cratère d'un ancien volcan. — Lo cant. a 1 1 comm. et 9.S91 hab.

Besse, ch.-l. de cant. du 'Var, arrond. et à 17 kilom. de Brignoles, sur un lac très poissonneux; 1.145 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Ecrevisses, culture du mûrier; distilleries; forêt. — Le cant. a 5 comm. et 7.540 hab.

Besse (Pierre de), prédicateur français, né vers 1568 à Jleymond iCorrèze), mort à Paris en 1639. acquit par SCS prédications une grande réputation d'éloquence, qui le fit nommer prédicateur do Louis XIII. Il a laissé des sermons, notamment un Carême souvent réédité, ainsi que divers autres ouvrages.

BessÉ (Guillaume), jurisconsulte français, né à Carcassonne, mort en 1680. Il publia : Histoire des comtes de Carcassonne (1645); Jiecueil de pièces servant à l'histoire de Charles V/(1660); Histoire des ducs, marquis et comtes de Narbonne (1660).

BeSSÈGBS, ch.-l. de cant. du dép. du Gard, arr. et à 31 kilom. d'Alais, sur la.Cèze, affl. du Rhône; 7.962 hab. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 5 comm. et 15.739 hab.

— Encycl. Bessèges est le centre du bassin houiller de la Cèze, qui s'étend, dans toute la haute vallée de la Céze, ot dans une des régions montagneuses du sud du dép. de l'Ardèche, de Bessèges à Alais par la GrandCombe. Il fournit à l'exploitation plus de 2 millions de tonnes par

de ponts <

Page 1