CAPILLAIRE — CAPILOTADE
' sur la face externe do certains gros capillaire
16 seconde couche do cellules plates, au»iuel (
a donné le nom de périthélium.
La structure anatomioue des capilla
> des fonctions qu'ils doivent remplir la I ' ' "
par
; Tarie avec la ; ceux des lohépatiques, de la membrane choroïdionne, des glomérules de Malpighi ne semblent être constitués que par une membrane continue parsemée de noyaux, mais sans cellules endothéliales.
Les capillaires constituent, dans leur ensemble, une sorte d'élargissement du système artériel : il on résulte une diminution dans la vitesse et la
fluence de la systole cardiaque n'est plus appréciable, et la circulation des artères vers les veines s'effectue d'une manière continue et uniforme.
Etant en rapport immédiat avec les éléments des tissus, les capillaires sont le siège principal de la nutrition interstitielle. On doit les diviser, eu égard à leurs fonctions, en capillaires généraux, appartenant à la grande circulation, et en capillaires pulmonaires, appartenant à la petite circulation. Les premiers apportent à tous les organes du corps le sang artériel nécessaire à l'activité de la cellule organique et emportent le sang veineux qui en résulte. Les seconds, au échange avec l'air, effectuent la transformation
La calorificatiou des tissus, les sécrétions glandulaires, les alternatives de rougeur ou de pâleur des tissus dépendent encore des capillaires.
La dilatation congénitale des capillaires se décrit sous les noms de nxms maternus, enoies, tumeur érectile, etc.
— Patliol. V. INFLAMMATION.
CAPILLAIRE (1er' — du lat. capillus, cheveu) n. m. Bot. Nom de plusieurs espèces de fougères à frondes souples et déliées, appartenant aux pcnrps adianto et asplénie : Le
CAPILLAIRE noir.
Le CAPILLAIRE de
Montpellier. Sirop de CAPIL- LAIRE.
— ENCYCL.Bot.
On désigne sous le nom collectif Aecapillairesp]».sieurs espèces de, fougères , dont les pétioles longs,
ou brun foncé, ressemblent à
des cheveux. Ce nom appartient surtout aux espèces du genre adiante. La plus répandue est le capillaire de Montpellier(adia»i;um capillus Keneris), vulgairement appeléc/icveux de Vénus. Cette plante habite le midi de l'Europe ; elle croît dans les lieux humides et ombragés, au bord des fontaines, entre les pierres qui forment Tes parois des puits, dans les fentes des rochers, et entrait dans la composition des cosmétiques qu'employaient les anciens pour parfumer leur chevelure. Le capillaire de Montpellier a une odeur et une saveur agréables, mais peu prononcées; il est légèrement aromatique et mucilagineux. En versant de l'eau bouillante sur ses feuilles, on obtient une infusion théiforme, dont on fait grand usage dans les affections catarrhales peu intenses, pour faciliter l'expectoration et diminuer la violence et la sécheresse de la toux. Ou prépare aussi un sirop de capillaire, usité dans ie même cas. Le capillaire du Canada [adiantum pedatum) se distingue du précédent par ses pétioles plus longs et plus larges et rhomboïdales. Il sert aux mêmes on le préfère aujourd'hui en médecine, mais Suuvuuo uu mélange les deux espèces. On donne encore le nom de
« capillaire » aux asplénies ou doradilles, genre voisin dos adiantes; le capillaire blanc est la doradille polytric (asplenium trichomanes) ; le capillaire noir est la doradille noire (asplenium adiantum nigrum) ; le capillaire des murs est la doradille de muraille ou sauve-vie {asplenium rula muraria). Enfin, ce nom de • capillaire ■ a été étendu à une plante de la famille des mousses, le polytric commun (pohjtrickum commune).
CAPILLAIRES {1er') n. f. pi. Nom que l'on donne, dans les fonderies et dans les imprimeries, à un caractère très allongé et très étroit. — Une capillaire. CAPILLAMENT {la-man — lat. capillamenlum, chevelure ;
de capillus, cheveu) n. m. Fibre filamenteuse très ténue.
Il On dit aussi capillatdre.
— En T. de bot., Nom donné par d'anciens auteurs aux filets des étamines.
CAPILLARITÉ n. f. Partie de la physique qui s'occupe de l'étude des phénomènes capillaires.
— Encycl. Les anciens ne nous ont laissé aucune obsorvation sur les phénomènes de la capillarité, qui se présente chaque fois qu'une paroi solide est on contact avec un liquide. Les premières observations paraissent remonter seulement à Nicolas Aggianti, un des fondateurs de l'Académie del Cimente. II est aujourd'hui d'observation courante que, si l'on plonge en partie un tube tin dans un liquide, le niveau, dans ce tube, est plus ou moins élevé qu'à la surface libre, suivant que le liquide mouille ou non la paroi ; les mêmes circonstances se produisent pour des tubes communiquants de diamètres différents. En outre, la surface limite y est fortement courbée et a reçu le nom de ménisque; toutes ces dérogations apparentes aux lois d'hydrostatique proviennent de ce que les substances usuelles ne sont pas des fluides parfaits et vont trouver leur explica;.ion dans les actions entre le flui tenant compte également du tia\ j 1 Jts
— Tension superficielle L mile la couche suporfîciell élastique et, on 1805, Youi
expliquer la plupart des j I i
faut attendre Laplace, et ^-i a al 11
hcation de véritables théories ( ml)r is^ant It-s i Iil iiona n s dans des formules générales , en principe, les particules fluides, incompressibles, seront le siège de mutuelles attractions, suivant une loi indéterminée, il est viai, mais t'anuulant à de très faibles distances
1 usages,
. les parois en
En analysant alors les actions, exercées sur une molécule au voisinage immédiat do la surface de séparation de deux fluides ne se dissolvant pas, on voit qu'il y a dissymétrie d'action ; l'étude plus approfondie de cette dissymétrie prouve, selon Gauss, que la surface libre du liquide doit prendre l'aire minimum compatible avec les liaisons : tout se passe comme si cette surface était constituée par une membrane tendue qui ferait rentrer le plus de molécules possible au sein du liquide ; on arrive ainsi à expliquer que, si l'on enfonce une tige de verre dans un bain de mercure à surface finement saupoudrée, les molécules de cette membrane, enfoncées, entraînent les autres de proche en proche, ce que l'on constate sur les particules de poudre.
Cette tension superficielle, analogue à celle d'une membrane élastique, peut être mise encore en évidence de plusieurs façons : prenons un vase rectangulaire peu profond ABCD {fig. 2), dont trois parois latérales soient fixes ; la quatrième, CD, est une lame métallique mince, bien plane, posée simplement sur le fond et appuyée, dans une situation légèrement inclinée, contre un butoir c. Cotte lame est retenue par un lil DE. On verse dans le vase une petite quantité d'eau de façon que le niveau affleure sensiblement à la partie supérieure de la lame mobile CD, puis on brûle lo fil ED pour le rompre sans secousse. On voit alors la paroi mobile CD se redresser et se jeter en dedans, malgré la pression hydrostatique qui tend à la pousser au dehors. Ainsi so trouve accusée l'existence de forces de tensioii qui no peuvent avoir leur siège qu'à la surface libre du liquide.
Les expériences de Van der Mensbrugghe, Dupré, Plateau, Terquem, permettent d'évaluer la valeur même de la tension superficielle, c'est-à-dire de la force A appliquée à l'unité de longueur des bords de la membrane ; voici quelques résultats, en unités, C. G. S., en dynes par
Essence de térébenthine.
Ces forces, qui paraissent si faibles, peuvent régir des phénomènes d'une importance capitale ; ainsi la masse de " tu, réduite en couche de 1/20.000 do millid'épaisseur, serait capable de supporter, sans se rompre, une charge de 3.300 tonnes.
On conçoit qu une telle membrane élastique tendue exerce, quand elle est courbe, uno pression sur le liquide qu'elle enveloppe ; en passant, en effet, du côté convexe au côté concave, on trouve théoriquement l'accroissement p de force élastique, appelé souvent pression capillaire, ayant pour valeur : p = X{ — \- ~ )> ^ étant la valeur de la tension superficielle, p, et j, les rayons de courbure principaux au point considéré. C'est encore, si l'on veut, le produit de la tension superficielle par la courbure moyenne de la surface on ce
point ; due à Laplace, cette for- '
mule fut élégamment établie par Gauss. Au reste, comme cet accroissement doit être constant à l'état d'équilibre entre deux fluides, les surfaces de séparation appartiendront à la classe des surfaces à courbure moyenne constante, ce que l'on peut vérifier, quelles q::soient les liaisons, dans les i
la hauteur du liquide soulevé dans un tube i rayon r, par ^ le poids spécifique du liquide, o
l,r'h-r: = A2r.rC0Sa
qui exprime la loi de Jurin (v. Jurin), soumise à de nombreuses vérifications par Gay-Lussac, Hagen, Desains, Quet, Séguin, etc. Cette loi offre un moyen de mesurer la tension superficielle : la connaissance de r, h et a entraine, en effet, celle de A, et Wolf a déduit de cette méthode les variations de la tension avec la température.
L'ascension ou la dépression d'un liquide entre deux lames parallèles voisines est régie par une loi analogue ; L étant la longueur de ces lames, e leur distance, !i la hauteur du liquide soulevé, on a :
eAL5r = 2ALcosa.
Si, au lieu d'être parallèles, les deux lames forment un très petit^angle, le liquide s'élève en dessinant une courbe {fig. 5) ; l'ordonnée doit y être inversement proportionnelle à la distance des deux lames, de sorte que la courbe est une hyperbole équilatère.
— J)e quelques phénomènes dus aux forces capillaires. Il est peu de questions de physique qui se rapportent aussi directement que la capillarité à des sujets que nous observons journellement. On peut citer, par exemple, l'ascension des liquides dans les corps poreux : si l'on plonge en partie un morceau de sucre dans l'eau, on voit ce liquide monter dans tout le sucre et s'y répandre par l'intermédiaire des nombreuïxanaux capillaires existant dans ce solide ; ou bien, encore, l'ascension de la sève dans les végétaux, l'imbibition des mèches de lampe par les huiles combustibles, etc.
Citons encore dos phénomènes d'attraction ou de répulsion entre corps légers qui flottent sur un liquide : deux balles de liège, posées sur l'eau et mouillées, s'attirent {fig. 6) ; deux balles de cire, non mouillées, s'attirent également {fig. 7). Il y a, au contraire, répulsion entre une balle de liège mouillée et une balle de cire non mouiUéo (fig. 8). De même, sur l'eau, une poussière, mouillée, fuit le doigt qu'un suintement gras protège quelque temps contre le contact du liquide.
— Mouvements dus aux forces capillaires. Par exemple, ceux des gouttes liquides dans les tubes coniques {fig. 9). L'application de la formule de Laplace montre que les liquides qui mouillent sont chassés vers le sommet, tandis que les autres se dirigent vers la base du cône.
La formation des gouttes à l'extrémité des tubes capillaires est aussi du mémo ordre. Le poids de la goutte qui tombe doit être proportionnel au périmètre d'attache ou au diamètre de l'orifice d'écoulement. Cette loi, énoncée par Tate, a été vérifiée par Duclaux, qui l'a appliquée à la mesure des tensions. V. goutte.
Pour les phénomènes électro-capillaires, v. électro-
— BiBL. :.Laplace, Supplément au livre X de la deuxième partie de la mécanique céleste; Poisson, Nouvelle théorie de l'action capillaire; Gauss, tome V des Œuvres complètes ; Jurin, Phil. trans., t. XXX; Van der Mensbrugghe,
rtyuLyif
^^UJ__
- 2. Appai
. — 7. Balles de c
Plateau. (V. ce mot.) Eulm l'on plonge une carcasse m .• i ; i ' lique dans un hquide glycémino approprié (v. bdlle de savon ), elle en ressort avec des lamelles hquides, régies par les mêmes lois que les bulles, et émulsions des bouteilles de bière, par exemple, et que l'on peut formuler :
l" Il n'y a pas, en général, plus de trois .lames aboutissant à une même arête liquide, et ces lames forment des angles égaux.
2» Si plusieurs arêtes liquides, aboutissent en un même point sans support solide, elles sont au nombre de quatre et forment entre elles des angles égaux.
— Angle de raccordement. Imaginons maintenant au contact un solide, un liquide et un gaz, trois corps a, l, g ; les tensions superficielles ont deux à deux pour valeurs A., A„ A, {fig. 3) ; la condition d'équilibre est que la résultante des tensions soit normale à la paroi solide; on trouve ainsi que l'angle MON = a, dit angle de raccorde-
■ 9. Gouttes liquides c
n liquide et d'uu solide. ~&. A ;. Balles de liège mouillées, p - 8. Balle de lièçe mouillée e ans un tube couique.
, doit satisfaire à la relation :
< 1, l'équilibre <
possible I
l'angle de raccordement ne dépend que des trois corps en présence; sinon, l'équilibre esx impossible et lo liquide /, par exemple, couvre toute la surface, on mouille parfaitement la paroi.
Il importe de connaître le raccordement, si l'on veut établir la forme de la surface au voisinage de la paroi. Or, en tous les points d'un même plan horizontal, celui do la surface libre générale du liquide, la pression est la même, c'est-à-dire que l'on a l'équation :
A(i-^i) + ;,.- = 0, où c désigne la hauteur d'un point M de la surface capillaiio au dessus du plan, et s le poids spécifique du liquide ; c est li 1 équation générale de cette surface et la connaissance de 1 angle a. de raccordement entraîne celle du plan tangent en tous les points do contact avec la paroi.
Cet 11 11 » de rar.ordement sert encore dans le calcul du) 1 !■ Ii|uii' soulevé au-dessus de la surface
libre lie:- la composante verticale de la
tens I uilibre ce poids, et si l'on appelle L
Il I ii.il, on a la relation : P = AL ces a. . cl ,i.y.,cM,i»i.s capillaires. Désignons par h
le ti
Académie des scieyices de Bruxelles, t XXII et X\III Dacl^ux, Annales de chimie et de physique, i' senc t \\I LippmëLnn, Atmales de chiinieet de physigue.S'sene t \n
CAPILLATION {si-on) a. f. Fracture capillaire du crâne
CAPILLICULE n. m. Canal lymphatique plus tenu qu capillaires. (Les capillicules forment des réseaux qui : d'après Sappey, l'origine de la circu —
lation lymphatique.)
CAPILLICHLTURE {kul'-tui — du lat. capillus, cheveu, et de cultui t) n. f. Entretien des cheveux
OAPILLIFOUÉ, ÉE (du lat capillus, cheveu, et folium, feuille) ad) Qui a des feuilles déliées comme des cheveux.
CAPILLIFORME (du lat. camllus, cheveu, et de forme) adj. Qui a la for me d'un cheveu.
CAPILLINE (dimin. du lat capdlus cheveu) n. f. Nom vulgaire de quelque genre trichie.
CAPIIXITIE {si) ou CAPILUTION (si on — du lat cnpil litium, chevelure) n. m. Tissu filamenteux qu on obser\ e dans les champignons des genres lycoperdon, trichie, etc., quand le péridion est déchiré.
CAPILLOSE (du lat. capillus, cheveu) n. f. Sulfure naturel de uicliel. Syn. de millérite.
CAPILOTADE (anc. forme : capirotade; espagn. capiro' tada, sauce épaisse recouvrant la viande comme une sorte de chaperon) n. f. Art culin. Ragoût d'abatis de volaïUo ou de morceaux de viande déjà cuits.
— Fig. Gâchis, chose mêlée et sans ordre.
— Fam. Mettre en capilotade. Mettre on piteux état, déchirer en paroles ou en action, il Se mettre en capilotade, S'éreiûter, se donner beaucoup de mal.
' Littér. Recueil do vingt-six chansons qi
ciini) p:ir uiio leitro différonle do l'alphabot. ii On dit
,1 •,! l'N Mil M- . IIVNSONS.
Hume, ij',2). écntu d après dos corrospondancos ofdciolles, ot qui a été traduite on français (1S74).
CAPINGOT (170) n. m. Grossier vêtement de laino, t l'usage dos matelots.
CAPION (du iiroviMiç. capioiin) n. m. Dans le Levant, Ktr^ivi- (it ('•i^inifioi : l'Ai'ioN de proue. Caimon de poupe. Il J)c eiipiuii a rupiiin, \)o l'étravo à l'étanibot.d'un tout à
CAPIOU ou CABIOU n. m. Condiment fabriqué avec le suc éjiaissi du uiaiiioc, ot que l'on vend pour assaisonner les aliments.
CAPIRONE n. ni. Genre de rubiacées-oinchonéos, fondé pour 11110 csp6co qui est un arbro à écorco caduque, originaire du l'érou.
' CAPISCOL (skof) n. m. Désignait, au moyen âge, le praud cliantro dans les églises; aujourd'hui encore, dans queliiui's contrées, lo mot désigne le doyen du chapitre. (Cn;».«co( vient de capiU schola [chef de l'école], parce que lo directeur des chantres avait également la haute main sur lo personnel enseignant aitaeho à l'égliso.)
CAPISTON (piss) n. m \ ' 1'' f',,|,iioino.
CapISTRANO ou Capisi-kan ' .1 i.iii, prédicateur franciscain, no à Capi^n 1 \i.nizzos, en 1385,
mort en Carintliio .11 1 . . I i- :m.-onp do hus-
CAPISTRATE ï'.M/ 1 adj. En zoologie, qui est muni d'un eii.M.lieiueiit .le la face comparée il une mentonnière.
CAPISTRATION stra-si-on — du lat. capistrim, muselièie; 11. I. t'Iiu-. Kigelilé de la mâchoire. Syn. de phimosis.
CAPISTRE [pisslr — lat. capislrum, muselière) n. m. Archéol. Tissu do soie du genre des pannes , fait de bourre. (Les capistres, très employés au moyen âge, proveiiaieiii iHJrieiit; on les disait sarrasinois. Ils servaient Kurt"! I ,1 fiiir ,ir. roussins, des revêtements de soUe, et