‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 54 sur 956 · V. HlfGO · texte numérisé non relu

V. HlfGO

rxi

(bas -relief (

bines, fabriques de tapis et de broderies.

— adj. : Les esclaves bestiaie

— Littér. V. la partie encycl.

— Encycl. Antiq. rom. On comptait trois sortes de bestiaires .-des condamnés à mort, des professionnels et des bestiaires qui se livraient à ce sport dangereux par goût ou pour suivre la mode. Esclaves fugitifs, prisonniers de guerre, chrétiens, formaient la première catégorie. Ils combattaient sans arme, ou bien on leur donnait un épieu.

vaieut lutterjusqu à ce que mort s'ensuivît. La veille de la représentation, on leur servait dans leur prison un magnifique repas qu'on appelait le re/jas libre.

Les véritables bestiaires étaient ceux qui se lou*iient pour combrttro les animaux en public. Ils se liaient à leur patron par un horrible serment qu'on sa-

nir; car, s'ils tent de fuir, des hommes armés de fouets les rejetaient dans l'arène. Leur profession était plus méprisée encore que celle des gladiateurs. Ils combattaient à cheval les daims, les cerfs, les taureaux. La plupart du temps, ils étaient à pied. Tête nue, les pieds chaussés de hautes bottines, leur vêtement consistait en une tunique légère; leurs armes en un bouclier rond, en javelots, flèches, épieux ou faux. Us s'exerçaient tour à tour contre des lions, des éléphants, des tigres, des panthères, des ours. Dès le temps d'Auguste, on vit des amateurs patriciens descendre dans l'arène. Commode triompha ainsi d'animaux sauvages, d'où il prit le surnom de Hercule romain.

L'un des plaisirs favoris du peuple romain était les chasses. Le grand cirque, transformé en forêt, était peuplé d'animaux féroces que Ton poursuivait. Un fossé plein d'eau mettait les spectateurs à 1 abri de leurs attaques. Pompée, pour la dédicace du temple de Vénus Yictrix, fit paraître 600 lions. César, 200 ; Auguste, dans son testament, mentionne qu'il a fait combattre 4.000 animaux. Ces spectacles sanglants ne prirent fin que sous le règne de Constantin.

— BiBLiOGR. : Uenzen, \Atti deW Acad. Pontif. diarch.; Friedlander, Mœurs du règne d'Auguste (trad. franc.).

— Hist. littér. On donne le titre de bestiaires è. des poèmes composés au xii* et au xiir siècle, sur le genre de vie, les mœurs et les coutumes des animaux. Cette sorte d'histoire naturelle était loin do se distinguer par la vérité et re.xactitudedesi(!' ■! , i i i- 1 ■■■ anecdotes rapportées par Pline et par An ^' ■ 'i les fables qui avaient cours alors en [,i . mais ce fond lui-même n'en constituaii .|in u i.ni ■ .i- > .s.suire : la plus importante était cello dci a^ i-licuLinus et des moralités qu'on en tirait. Le moyen âge était, par excellence, l'époque des allégories ; dans"chaque animal, il voulait voir un emblème des vices ou des vertus de l'homme, et, de leur description, tirer une leçon profitable. Ces symboles sont, d'ailleurs, fort anciens. Ainsi, dans les sculptures et les vitraux des cathédrales, on trouve invariablement les péchés capitaux représentés par certains signes (ju'on retrouve partout

un lion et portant < à un moine chevauchant un chien et portant en sa main un épervier; la Colère est une femme à cheval sur un sanglier et portant en sa main un coq ; la Paresse est repré-

bubon ; l'Avarice, c'est un marchand à califourchon sur un sac d'argent et portant en sa main une chouette ; la Gourmandise est figurée par un jouvencel chevauchant un loup et portant en sa main un mufle ; la Luxure est représentée par une dame assise !

une colombe.

' une chèvre et portant on i

Los doux plus célèbres bestiaires de notre littérature sont le Bestiaire d'amour, do Richard do Fournival, cliaucolior do l'c^ylise d'Amioiis, et le liestiaire divin, do Guillauroo, clerc tlo Normandie, doux ouvraj^'Os très curieux au

colle dos volKCr'iirca et dos litjtidiiires i celui qui veut étudier le moyen âge : faute de connaître ces allégories symboliques et ce langage tout do convention, la sculpture, la peinture, la poésie mémo, resteraient lettre morte.

— HiULiooK. : C. Hippeau, ta Bestiaire divin de Guillaume (Caon, 18Ô2); k Bestiaire d amour de «icAorrf (Paris, 1800).

BESTIAL, ALE, AUX {béss — lat. bestialis; de bestia, bôto) adj. Qui tiont de la béte, qui fait ressembler à la béte : Une fureur bestiale. Des penchants brstiaux.

— n. m. Bétail. (Vx mot.) Lo pi. bestiaux ost resté; lo sing. a pris la forme bétail.

BESTIALEMENT (bàss) adv. D'une façon bestiale. BESTIALISER ((w'ss) v. a. Rendre bestial, semblable à la h^ie : L'h'i/n/iif/,' dr vivre avec les bites BESTiAList; l'homme.

: moralement semblable à

bestiaux.

bestialii

BESTIALITE

— rad. bestial) n. f. Etat, caractère d'un liutnino aljiuii et qui se livre à tous les instincts de la brute : L'ivrmjnerie conduit à la bestialité.

— Absence dos lois, dos usages de la civilisation qui distinguent l'homme do la béte : Changez la nature du droit du père de famille, et vous rentrez dans la bestialité. (Franck.)

— Union charnelle de l'homme ou de la femme avec un 'me contre nature. La bes-

; (6^55— augment. de besie, qui s'est dit peur béte) n. f. Pop. Grosse béte, personne stupido, sans aucun jugement.

BESTIAUX (bêsS'Ii-ô — pi. de bestial) n. m. pi. Animaux domestiques élevés en troupeaux et entretenus dans une exploitation rurale : La richesse des patriarches consistait surtout en besti.\ux. (Fleury.)

— E.-)CYCL. Zool. 'V. bétail.

— Dr. Le droit français distingue les gros bestiaux : chevaux et bétos à cernes, et les menus bestiaux : moutons, chèvres et porcs. Les bestiaux et ustensiles servant à faire valoir les terres sont censés compris dans les donations entre vifs ou testamentaires desdites terres (C. civ., art. 1061). Si lo preneur d'un héritage rural ne le garnit

Eas des bestiaux nécessaires à son exploitation..., lo bail- 5ur peut faire résilier le bail (C. civ., art. 1766). [Y. bail, cheptel.] Le Code pénal punit de un à cinq ans de prison et de 16 à 500 fr. d'amende le vol de bestiaux dans les cliamps (art. 388) ; de un mois à un an de prison toute destruction de parcs de bestiaux (art. 451) ; de un à cinq ans do prison et de 16 à 300 fr. d'amende l'empoisonnement des bestiaux (art. 452) ; de 1 à 5 fr. d'amende le fait de laisser passer ses bestiaux sur le terrain d'autrui avant l'enlèvement de la récolte (art. 471, 14") ; [l'amende est de 6 à 10 fr. si ce terrain est ensemencé ou chargé de récoltes (art. 475, 10»)] ; de 1 1 à 15 fr. la mort ou la blessure des bestiaux d'autrui autrement que par le poison (art. 479, 2») ; lo mémo article (10") inflige une amende de 11 à 15 fr. à ceux qui mènent paître leurs bestiaux sur le terrain d'autrui.

'V. ANIMAL, ÉPIZOOTIE, OtC.

BESTIOLE (bi^ss — lat. bestioln, dimin. de bestia, bôto) n. f. Petite b.'-te.

— Fam. Petit sot, petite sotte.

I [bèss — du lat. bestia, bête) n. m. Petite bête.

Le pauvre bestion tous les jours démén-ige.

La Fontaine.

— Ane

Représentation de bêtes f

( tapisserie

, de la proue sur les anciens vaisseau: BbsTOUJE'V (Alexandre), romancier russe, connu sous le pseudonyme de Marlinsky, né à Saint-Pétersbourg en 1797, mort en 1837. OfJicier, il fut impliqué dans la conspiration de 1825, envoyé ou Sibérie, puis gracié. Il est auteur do l'Etoile polaire, le premier almanach qui ait paru

velle, Mul

ido

Ammu/ef/i-fle^, où l'on trouve un rare (ali^n* ^f \o^ nption

BeSTOUJEV-RIOUMINE (.M< P intODE),

grand chancelier et sénateur ru .1 in lb02

mort â Saint-Pétersbourg en n.. I ,11 1 impe

Patrice Anne, en qualité de niiLiisu ■, .1 L.'j .. i et en-

suite nommé conseiller privé et ministre du atnnet Elevé, après la mort de l'impératrice Anne, à la dignité de sena leur et de chancelier (1740), il dirigea la politique extérieure de l'empiro pendant tout le règne d Elisabeth En 1746, il conclut un traité d'alliance avec 1 Autriche contre la France et la Prusse, suivi, en 1748, de 1 envoi d une ar mée sur le Rhin. Adversaire déclaré do la Prusse il prit part, en 1756, à la guerre centre Frédéric II et ensuite r la guerre de Sept ans. Accusé de trahison, il fut exile dans un petit village près de Moscou. Catherine II à son a\enement, le rappela et le réhabilita (1762) il mourut quelques années après, laissant un ouvrage écrit en russe peu dant son exil : les Consolations du chrétien

BesTOUJEV-RIODMINE (Michon, arrière petit-bis du précédent. Lieutenant au régiment de Puha\a il fut 1 un des chefs du complot qui éclata contre lemptreur Ni las, lors de son avènement à la couronne m ls2 Pris ks armes à la main, il fut pendu avec ses trois [.rincipaux complices, le 25 juillet 1826; il avait à jeme trente ans BestouJEV-RIOUMINE (Constantin NiLolaievitch), publiciste et historien russe, né dans le gouvernement do Nijni-Novgorod en 1889, mort à Saint-Pétersbourg en 1897. Il fit ses études à Moscou, et fut tour à tour professeur au corps des cadets, rédacteur à la n Gazette de Moscou » (1856), docent d'histoire, puis titulaire à l'université do Saint-Pétersbourg, organisa des cours d'enseignement supérieur pour les femmes (1871), et devint président de la Société de bienfaisance slave. En 1890, 1 académie des sciences de Saint-Pétersbourg le nomma titulaire dans la section do langue et de littérature russes. Il avait été lo professeur du tzarevitch qui fut plus tard Alexandre IH, et de plusieurs princes et princesses de la famille impériale. 11 mourut épuisé par le travail. Outre un nombre

(1872), restée inachevée, son œuvro principale, où il montre autant do critique que d'érudition.

BESTOURNÉ {bèss — du préf. péjor. bcs, et de tourné) adj. Autref. Mal tourné, placé à robours du sons naturel ou ordinaire, li On écrit aussi bétodrné.

— On avait donné cetto qualification à l'église de éaint-Benolt do Paris, parce que, contre l'usage alors général , cet édidco avait son autel tourné du côté de l'occident : Cette contravention à l'usage général valut à l'église de Saint-Benoit les surnoms de malo versus, de bétourné ou mal tourné. (Dulaure.) 11 Cette déno-

Bestoujcv-I

t môme £

Noms vulgaires d'un poisson do la Méditerranée qui est le pagol centredonte. 'V. pagel.

BÉSY n. m. Autre orthogr. de bési, qui ost une abréviation de bésigue. "V. ce dernier mot.

BÉSYCHISES n. m. pi. Antiq. gr. Prêtres qui desservaient le temple des Euménides, élevé à Athènes, près de l'Aréopage, sur le conseil d'Epiménide. — Un bésvchide.

BeszterczE ou Bistritz, ville d'Austro-Hongrie (Transylvanie), sur la Distritza, affluent du Szames ; 9.100 hab. 'Vignobles. Ce fut l'entrepôt principal, au moyen âge, entre le port de Dantzig et le Levant. Ch. ' ' mitât de Besztercze-Naszod (ou Bistr de 104.800 hab.

Pop. Per-

:-Naszod), peuplé

p, correspondant «»^ ^

i première des la- Il A^ fj

1 douces. »^ l^-\ f"-S

dro qui sert à indi- 1 M\ JIJ

en grandeur d'une *r' ^ pT bêta de la grande 2 | 3

BÊTA, ASSE (mot qui signif. bétail) n.

sonne bête ; Un bêta. Une bêtasse.

— adj . : Elle est jolie, mais fort bêtasse. BÊTA (mot gr.) n. m. Linguist. Nom (

tre de l'alphabet grec, ?, corresponda à notre B : Bêta ' " '

biales et la première des

— Astron. Lettre d'ordr quer la deuxième étoile 1 constellation : L'étoile 1 Ourse, de la Vierge. (Ce mot est plus : vent remplacé par le caractère qu'il desi- cuie; 2. Médiai; gne : .a de la grande Ourse, de la Vierge.) ^- initial.

— Chira. Lettre d'ordre qui sert à indiquer un second produit après qu'on vient d'en décrire un premier, qui était désigné par la lettre alpha.

— Mathém. Caractère qui, avec les autres lettres de l'alphabet grec, sert à représenter des quantités, à désigner des points, etc., après que l'on a épuisé l'alphabet français, eu que quelque autre raison empêche de s'en servir : Les angles a, p, y (alpha, bêta, gamma).

BÉTAIL {tàif — de l'anc. franc, bestait peur bestial [lat. bestialis]) a. m. Nom collectif pour désigner les animaux exploités par les agriculteurs : Le gros bétail se compose du cheval, de l'àne^ du mulet, du bœuf; le mouton^ la chèvre et le porc forment le menu bétail.

— Ironiq. Bétail humain, Esclaves, hommes traités comme des animaux.

— Fam. Personnes considérées comme formant une sorte de troupeau :

Quelques imitateurs, sot bétail, je l'avoue. Suivent eu vrais moutons le pasteur de Mantoue.

La Fontaine.

{gros bétail), ainsi qu'aux moutons, aux porcs et aux chèvres [menu bétail). Il est rationnel de comprendre sous cette dénomination tous les animaux quels qu'ils soient, mis en œuvre dans un système de culture. V bestiaux.

On peut suivant les cas, considérer les animaux de la ferme soit au point de vue de la production du fumier,

quelquefois sous ce triple point do vue.

Comme producteur de fumier, lo bétail avait autrefois une importance capitale, que l'emploi des engrais chimiques ou des autres matières fertilisantes lui a fait perdre Pour que les terres arables pussent rapporter en grandt quantité, il fallait, alors, beaucoup do fumier, c'est-à-dirt beaucoup de bétail bien nourri au moyen de bonnes prairies ou d'excellentes cultures f-nirrairéros. .Vujourd'lni qu'on achète au dehors des r!i 1 .u d'autre:

matières fertilisantes, il 0^ -rand do-

maine, si les clauses d'un ! 1 i les vieu:

usages ne s'y opposent pas. . , , ■ complé

tement de bétail, en empl>\ 1 iniques e

les machines mues par la vapeur ou L L-lecin.Ltè. Mais c(

BESTIAL — BETCllOLAAxV

rialisa-

Comme producteur de matière organique, utilisable k l'état frais ou après préparation (viando, lait et ses dérivés, laine, peau, como, etc.), le bétail a nécessairement conservé son ancienne importance. Comme producteur de viande, il est mémo devenu la cause des plus notables et quelquefois des seuls bénéfices do la culture, & oondition d'exploiter des animaux précoces soumis à une alimentation rationnelle. Enfin, lo rôle du bétail en tant qa agent de travail tendrait plutôt à se restreindre : l'idéal serait de ne faire travailler que dos animaux d'élevage, do manière à favoriser leur croissance par un exercice modéré. Un tel travail serait fourni pour rien. On trouvera aux mots par le.squcls on désigne nos espèces domestiquos l'indication des principales races do bétail et des centres d'élevage. Remarquons, d'ailleurs, que les races domestiques sont toujours ou doivent être adaptées aux conditions de culture (nature do sol, climat, altitude, conditions économiques, etc.). L'élevage do la race bovine se pratiquo nécessairement dans los régions herbeuses et plutôt humides (fonds de vallée, alluvions ou dépôts do nature argileuse combinés avec un climat humide). Le cheval demande des prairies plus saines. Le mouton habite des régions plus ou moins calcaires et sèches, etc. 'V. aussi ceoisement, élevage, précocité, sélection, etc.

BÉTAILLE, comm. du Lot, arrond. et à SI kilom. do Gourden, sur le Palsou, près do la Dordogno; 1.390 hab. — Patrie de l'helléniste Pierre de Montmaur.

BÉTAÏNE (du lat. beta, bette, betterave) n. f. Base organi({ue retirée du suc de betterave. Syn. oxtné\'bine»

LYCINE, TRIMÉTHYLGLYt-lNE.

— n. f. pi. Groupe de composés basiques ayant pour type la bétaïue.

— Encïcl. La bétalne C'H"AzO' a été découverte, en 1866, par Scheibler, qui l'extrayait du suc de betterave; elle est identique à Voxynévrine, obtenue, en 1869, par Licbreich, en traitant la triméthylamine par l'acide monochloracétique ou en oxydant la névrine. On obtient encore la bétaïne dans l'action de l'iodure de méthyle sur le glycocoUc (Gricss).

La béta'ine n'existe pas seulement dans le suc de betterave, on l'a trouvée dans la vesce commune, dans les graines du cotonnier. Pour l'extraire de la mélasse, on neutralise les solutions do celle-ci par l'acide sulfurique ; on évapore jusqu'à consistance sirupeuse; on reprend parl'alceol et l'acide sulfurique ; après avoir évaporé de nouveau, on reprend par l'alcool et on traite par l'acide chlorhydrique. On obtient le chlorhydrate de bétaïne, qu'on traite par 1 oxyde d'argent.

La bétaïne est très soluble ; sa dissolution a une saveur fraîche et sucrée ; elle cristallise dans l'alcool concentré en retenant une molécule d'eau ; les cristaux sont déliquescents dans l'air à la température ordinaire, mais perdent toute leur eau à 100° dans l'air sec. La dissolution est sans action sur les réactifs colorés et sur la lumière polarisée. Sous l'action de la chaleur, les cristaux se boursoufient en dégageant l'odeur de la triméthylamine, puis celle du caramel ; à une température plus élevée, ils laissent un résidu de charbon très divisé. La solution de potasse bouillante attaque la bétaïne en donnant de la triméthylamine et une base non volatile. La bétaïne forme des sels bien définis : chlorhydrate, chleraurate, chloroplatinate, oxalata acide, phosphates bi et tribasiques, sulfate.

— Betaïnes. Ce sont des corps à fonction mixte, à la fois hydrate d'ammonium quaternaire et acide : on peut aussi les considérer comme les anhydrides des acides-hydrates d'ammonium quaternaires. On peut les préparer par la méthode de Liebreich, qui consiste à faire réagir un acide chlore ou son éther sur une aminé trisubstituée: 00 obtient ainsi le chlorhydrate de bétaïne, qu'on traite par l'oxyde d'argent.

C1(R") - CO'H + (R')'Az = (R')' H Az < ^," " ^^'^ acide chloré. aminé chlorhydrate de bétalne.

Griess fait réagir sur un acide amidé un iodure alcooliauo en présence de la potasse. On obtient ainsi l'iodure de bétaïne.

BetanimENA, peuplade du versant oriental de Madagascar. Limité au N. par l'Irangy, à 10. par la forêt qui couvre les crêtes de la chaîne entière, au S. par le Lohariana, le territoire qu'elle occupe est enclavé dans la province des Betsimisaraka, auxquels les Betanimena ressemblent beaucoup par leurs caractères physiques et par leurs mœurs douces et pacifiques. Groupés généralement dans des villages composés d'un petit nombre do cases, ils font un peu d'agriculture, d'élevage, et recueillent, pour en faire le commerce arec les Européens, linéiques produits spontanés des forêts.

BeTANZOS (Flavium Brigantum), ville d'Espagne (Galice [prov. de La Corogne]) ; 8.200 hab. Tanneries, fabrique de savon. — Pop. du partido de Betanzos : 52.000 hab.

BÉTAU, nom d'une île formée en Hollande (prov. de Gueldrc;, par le Rhin et le 'Wahal.

BÉTAULE n. f. Sorte d'huile de palme concrète, prove-

BetAVAD ou BOTAVAD, ville de l'Inde anglaise (prov de Bombay [Dekkan]), au pied des Satpouras^; 5.300 hab.

Betch, nom que les Turcs donnent à r.4.utriche en général, et, plus souvent, à la ville de Vienne. L'empereur d'.Auiriche est souvent appelé Betch Krali.

Betchat, comm. de l'.Vriège, arrond. et à 16 kilom. de Saint-Girons; 1.222 hab. Carrières de plâtre. Château do Castelbon.

BetchouaNA ou BeCHUANALAND, région de lAfri-; que australe, entre le fleuve Orange et le Zambèze, qui est occupée par les vingt-trois tribus cafres des Betchouanas ; mais, au point do vue politique et administratif, le Bechuanaland comprend deiLX parties bien distinctes : le Bechuanaland britannique (British Bechuanaland), et lo Protectorat du Bechuanaland septentrional (Northern Beckuanaland protoctoratc).

Le Bechuanaland britannique est la partie du Bechuanaland comprise entre le Griqualand et le Transvaal à TE.; le fleuve Orange, qui la sépare de la colonie du C«p, au s.; le 20' degré de long. E. (Greenwich) du côté do 1 0.; la

BETCHOUANAS — BÉTEL

et 1884, des

Tdans cette région les deux ilbiïqûês ài'Stellaland et de Goschen; mais "i Cap ?'""• ' """ t-"™

rivière Nosob et la rivière Molopo

ficie d'environ 97.000 kilom. carr

émigrés boers i

?h»rie\ WMen vTnu du Cap'aveo 4 .000 hommes de troupes,

annïai™àTa coSronn? britannique en septembrel885.

C^sîen mai 1891 que les frontières occidentales de la co-

y "P" ?".. ...j.' „ ;,,<.„„'.„i 28' méridien de long. b. et

septembrel885, •es de) long.

Le Bechuanaland britannique est une ronne dont l'administrateur dépend du „„„,,„nt

rulonie du Cap. Un corps de police montée y maintient rordrè! Il y a de vastes étendues de terres extrêmement ertte: le^climat convient parfaitement aux Européens; es rfûies sont suffisamment abondantes; la population indigène, qui s'élève à 72.700 hab., est pacifique. Les princ^pàfes vilîos de la colonie sont : Vnjburg, siège de 1 administration, Mafeking et Kuruman.

Le Protectorat du. Bechuanaland septentrional, quoique constituéen même temps que le BechuanaUnd bruann je (1885), en est absolument aistinct II ne comprenait guère iirimitivement que le désert de Kalahari, situe au N de fa diirreToîo^po, entre le Transvaal et ■« f' mend^eu de long. B. En septembre 1892, on lui annexa le Ngarn land, iS Bamangouato, le ■'oyaume de Khamaetc^c està-dire toutes les régions situées à lE. de 1 Afrique occi dentale allemande et au S. du Zambèze et qui n étaient lias sous la dépendance de Lobengula; ce qui lui donne, L total, une superficie d'environ f '■»»» '''l°^^<l^"■ Le Protectorat du Bechuanaland septentrional est stré par la Conipaçii ' '

i pour l'Atrique au auu, lenuoi o»., ■ de la colonie du Cap. De même que dans le Bechuanaland britannique, un corps de police montée y ■"?;'e"rrnes°;anies de cette vaste -ntrée sont très bo^sées et bien arrosées : plaines ouvertes dans le sud, nombreux étangs d'eau douce et grands lacs sales dans le nord Le pays paraît riche au point de vue mmeralogique. De mar?t896 à octobre i897,la'^Compagnie du chemin de fer du BccliuanalandaconstruitlalignedeyryburgàBoulouwayo oiikilom ] nui «averse tout le Bechuanaland. Il y a eu un Soulèvement momentané des Béchuanas en 1897. V. Cap. BETCHOUANAS ou BÉCHUANAS. Les Bassoutos donnent le nom de Béchuanas à un ensemble de pojulati"".

ïptentrional est ad de l'Afrique du s le contrôle du t

) gouverne

omprenant

les Cafres de l'E. ou Matébélés, les Bassoutos

Makololos, et les Bakalaliaris. Ce

derni(

des Béchuanas proprement dits.

dans le désert de Kalahari s'étendent depuis le lac N'gami jusqu'au fleuve Orange et du pays des Damaras et des Namaquas jusquà la république du Transvaal et à l'Etat libre de l'Orange. Ils se subdivisent en une foule de tribus, dont les principales sont : les Barolongs, les Bakouroutsés, les Bakouénas, les Bangouaketsés, les Bakaas, les Bamangouatos, les Batouanas, les Bamatlaros et les Batlapis. — Ln Bktchouana {ou Bkchuana).

— Enctci^. Les Béchuanas, malgré que leur peau ne soit pas absolument noire, ont tous les caractères du nègre ; taille assez élevée, ventre proéminent, membres grêles, cheveux crépus, crâne haut et allongé, mâchoires saillantes, nez large et épais. Le pays est stérile, l'agriculture nulle ; à peine les Béchuanas élèvent-ils quelques troupeaux de chèvres et de moutons, pas d'industrie. Le gouvernement Betchouana.

des tribus est monarchique et patriarcal. Les Béchuanas sont polygames; les enfants sont choyés par tous les individus de la tribu. On pense qu'ils ont la connaissance d'un être suprême, mais ils n'ont aupublic. 'Vers l'âge de quatorze ans, les garçons

. .. — ^ j — A^^ A .„g^ ils font partie

nés.

BETCKÉE (bèf-ki) n. f. Section du genre phyllactis, de la famille des valérianées.

BÊTE (lat. bestia) n. f. Tout animal autre que l'honime : Suivant bescartes, les bêtes seraient des machines. L'homme n'est ni ange ni bête, el le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la ESTE. {Pa.sc.)

— Bétes à cornes. Bœufs, moutons, chèvres, etc. il «êtes à laine. Bêtes pourvues d'une toison que l'industrie de l'homme utilise. Il Bêtes à poils. Boucs, chèvres, cochons.

maux : La superstition transforme l homme en bete; le fanatisme en fait une béte féroce, et le despotisme une bete de somme. (Laharpe.) Il Se dit particulièrement d une personne stupide, qui manque d'esprit, de bon sens : L esprit est si généralement répandu qu'une bete est a présent, en France, une vraie rareté. (De Ségur.) ,^„„„,

LÔc. fam. Béte noire. Bêle d'aversion ou simplement Bête, Personne ou chose que 1 on hait, pour lacjueUe on éprouve une aversion irrésistible : Le mariage était la béte noire de Fourier. (P. Leroux.) il Bonne bête. Personne de peu d'esprit mais d'un bon naturel. H Méchante, Mauvaise lête. Personne d'un naturel mauvais ou malicieux, il Bete du bon Dieu, Personne qui pousse la bonté, la crédulité jusqu'à la bêtise. Il Vivre, Mourir en bete, comme une béte. Vivre Mourir sans manifester aucun sentiment, sans faire aucun acte religieux, il Remonter sur sa béte. Recouvrer la santé, l'avantage ou le bien qu on avait perdu ; être retobli dans son emplJi. Il Faire la bêle. Affecter la bêtise. — Signif. aussi refuser quelque chose mal à propos, contre ses intérêts, par timidité, par bouderie ou par une retenue '^^—BêtV épaulée. Bête de trait blessée, hors d'état de servir, u Fig. Personne absolument sans esprit, sans capacité ; homme qui a perdu tout son crédit. - Jeune hUe déshonorée : On tui a fait épouser une bete épaulée. (Acad.) Art vétér. Nom vulgaire de la clavelee, dans certai-

" — Ecrit, sainte. La béte de l'Apocalypse, Animal fantastique que saint Jean décrit dans son livre mystérieux, et nue quelques-uns prennent pour la figure de 1 Antéchrist. ^ Hi<;t rom. Les bêles. Les animaux féroces que, chez ■ • ... '--s le cirque,

t : Etre uK,^ ^^ bêtes. Il Par plaisant.. Etre condamné aux bétes, Se dit d'un ouvrage, d'un auteur mal jugé, déchire par des critiques ignorants et malveillants.

— Jeux Bête hombrée. Variété du jeu ihombre. V. ce mot et partie encycl. , . ,,

- - général de tous les animaux que 1 on

ourant. (On détourne la bêle: on lance la mort de ta bête, etc.) il Bête rousse. Jeune sanglier de'six mois à un an. u Béte de compagnie, Sanglier de un an à deux ans.

— Prov. et LOC PKOV.: Qui se fait bête, le loup le mange, Il ne faut pas être trop bon, si Ion ne veut pas être \^ictime des méchants, u Morte la bête, mort le vemn, Un ennemi, un méchant ne peut plus nuire quand il est mort.

Il Reprendre du poil de la bête, Chercher son remède dans la chose même qui a causé le mal, comme font les buveurs qui dissipent le malaise que leur a laissé 1 ivresse de la Veille par l'ivresse du lendemain. (Cette expression vient de la croyance populaire que le poil de certains animaux, appliqué sur la morsure qu'ils ont faite, en opère la guérison.f 11 Au temps où les bêtes parlaient, Expression épierammatique, que l'on emploie pour montrer quon croit à l'impossibilité d'une chose. (Rabelais donnait à ces mots un sens satirique, car il disait qu il n y avait que trois jours de cela, en ajoutant qu'on pouvait encore abréger l'intervalle.) u Quand Jean-Bête est mort, il a laissé bien des héritiers, Il y a encore bien des sots en ce monde n Porter sa bête dans sa ligure, Expression fondée sur l'opinion de quelques physiognomonistes, qui trou- •ifrapp ' - - ..^»,.a ■> ,

s anciens Romains, on faisait combattre dans l -, auxquels on livrait certains condamnes à r--

chasse au chien (

so

tien de l'âme des bêtes est une de celles qui ont le plus vivement passionné les esprits au xvii' et au commencement du xv:ii' siècle. On sait que Descartes, pour mieux assurer l'immortalité de notre âme, en nous séparant des animaux, faisait de ces derniers de pares machines, de véritables automates. (V. âme, aotomatisme.) Lame des bétes, sacrifiée aux exigences du dualisme : esprit et matière, pensée et étendue, trouva appui dans trois grands systèmes : le monadisme de Leibniz, l'animisme de Stahl, le sensualisme de Condillac. V. animisme, monade, sensualisme.

— Bibliogr. : Pardies, Discours de la connaissance des bêles (1672); Boullier, Essai philosophique sur l'âme des bêles (1737); le P. Bougeant, Amusement philosophique sur le lanr/age des bétes (1151).

— Syn. Bête, animal, brute. V. animal.

BÊTE (de béte, n.) adj. Sot, stupide, comparable sous ce rapport à un animal; Les hommes sont si bêtes, çii une violence répétée finit par leur para'itre un dro!(. (Helvét.)

— Qui dénote, qui trahit la bêtise, la stupidité : Ai'oir

— Par exàgér. Trop bon, ou Déraisonnable en quelque point : Est-on bête de servir des ingrats, de s'affliger pour des vétilles t

— EUipt. Pas si bétel Je ne suis, je ne fus, je ne serai pas assez sot pour faire cela.

— Loc. fam. Béte comme un pot, ' une oie; bête à manger du foin, ei

°— Pr.ov. : Plus fin que lui n'est pas bête. Se dit de quelqu'un que l'on veut donner pour être fort malicieux.

— Syn. Bête, âne, balourd, buse, butor, cruche, ganache, ignorant, lourdaud. V. âne.

— Anton. Fin, futé, ingénieux, intelligent, spirituel, subtil.

BÊTE (la), constellation plus connue sous le nom do Loup (le).

BÊTE À Dieu, bête A bon Dieu, bête à Martin

n. f. Noms vulgaires des coccinelles.

bête à feu n. f. Nom vulgaire des lampyres ou vers luisants.

BÊTE DE LA MORT n. f. Nom vulgaire d'un ooléoptère, le blaps mortisafa.

BÊTE DU GÊTAUDAN (la), animal fameux qui répandit, au xviii' siècle, une grande terreur dans la région du Gévaudan. Son apparition soudaine dans la Lozère, en l'année 1765, occupa bientôt toute la France. Elle fut célébrée en vers, en prose, mise en chanson, et la superstition populaire ne contribua pas peu à augmenter la terreur qu'elle inspirait. Cette terreur devint telle, que les origines les plus insensées, les intentions les plus noires, les goûts dus extraordinaires, lu

; rapports Irapp;

I ressemblance (

1 la tète

maux et celle de certains hommes.

furent attribués. Elle faillil

bituellement. Il Bétes fauves. Cerfs, daims, chevreuils. (V. plus bas.) Il Bêtes rousses. Loups, renards, etc. u Bêtes noires. Sangliers, marcassins. (V. plus bas.) il Bêtes puantes. Blaireaux, fouines, putois, renards.

— Bêtes fauves. Bêtes farouches, Betes sauvages. Quadrupèdes qui vivent en liberté dans les bois, n Bêtes féroces. Bêtes carnassières. Quadrupèdes qui se nourrissent de la chair des autres animaux. — Fig. Personne sanguinaire : Que veux-tu faire de ce sang, bete féroce? Le veux-tu fcoirc? (J.-J. Rousseau [Apostrophe au duelliste].)

— Bête brute, Pléonasme par lequel on désigne, parmi les bêtes, celles qui sont dépourvues de toute sociabilité et n ont que des instincts purement bestiaux, ii Fig. Personne qui a de la brutalité dans ses passions, et qui n'écoute que ses instincts bestir —

— Fam. Vermine, vei ou nuisibles : Les bêtes, fruits. Lit infesté de bètes.

— Pop. Animal supposé, dont on menace les petits enfants pour leur faire pour : Si tu cries encore, je fais venir la bête !

— Par plaisant. En feignant de prendre pour un nom d'animal un mot avec lequel on n'est pas familier ; chose bizarre, étrange : La parallaxe, quelle bête est-ce là ?

— Dans le langage des moralistes, partie animale et passionnelle de l'homme : L'homme est composé d'une âme et d'une bète. (X. de Maistre.)

— Par ext. Personne assimilée en quoique point aux ani-

de certains

— Allus. littêr. :

Qu'on m'aille soutenir, après un tel rtVjt, Que les bêtes n'OQt point d'esprit !

Vers de La Fontaine, dans les Deux Buts, le Renard et l'Œuf. — On les cite à propos d'un animal qui e^^ne par

ironie, au sujet d'un sot qui surprend par un acte ou un mot d'esprit. . ^ ... .„„

— Allus. hist. Nabuchodonosor changé en bête, Aiiusion à la métamorphose de ce prince rapportée par les

^T'enctcl. Econ. rur. Bétes de trait. On désigne communément sous le nom de . bêtes de trait » celles qu on attelle, par opposition à celles qu on réserve pour le service de la selle ou du bât. Mais, en agriculture, on applique plus particulièrement le nom de « bêtes de trait » aux animaux qui sont destinés à coopérer aux travaux ao la culture et de la ferme, par opposition à ceux qui n ont d'autre fonction que de fournir leurs produits naturels ; viande, lait, laine, etc., qu'on entretient dans ce but et oui sont proprement ce qu'on appeUe animaux de rente. L,a distinction entre ces àcux classes s accentue chaque jour davantage, par suite des progrès de la science agricole , et c'est aujourd'hui un axiome que . bêtes a deux fins ne sont bonnes à rien .. La vache, employée au charroi, est un moteur lent et peu énergique, et ne donne du lait qu en petite quantité. De nos jours, le nombre des espèces de 6ctes appliquées au trait tond à diminuer; on ne range plus dans cette classe que le cheval, le mulet et le bceuf. Le bœuf rend certainement des services, mais U n est vraiment adapté qu'aux petites exploitations, aux moyennes au plus qui ne demandent pas des opérations rapides- partout ailleurs, dans les grandes exploitations, on lui substitue le cheval, réservant le bœuf à la production de la viande. Cela, du reste, n'a rien d'absolu, et dépend d'une foule de circonstances, qui font varier la valeur économique et industrielle de l'un et de I autre et qui ne permettent pas de poser des règles générales^ avantages que présente leur empli CHE, attelage, accouplement. . . ,„ ,^ ,,„,.

Jeu. Béte hombrée (jeu de la). Il se joue à deux, trois, quatre ou cinq personnes, avec un jeu de piquet et des j^etons ayantuSe valeur de convention. Cbaçiue joueur reçoit ■iinq cartes, distribuées en deux fois. Il ny a q^^e.e™leufde triomplie ordinaire, c'est le premier joueur qm détermine la couleur quand les autres joueurs passent sans renvier. Celui qui p^ossède le roi, la dame et /e va^et datout, a les trois matadors. S'il y joint 1 as et le dix de a même couleur, il a les cinq matadors, valant chacun un ieton. Trois levées suffisent pour gagner le coup et faire codille. Le joueur qui ne fournit pas ou ne joue pas fait Z béte. Pour tout le reste du jeu, les choses se passent absolument comme à l'hombre. ■y. ce mot. „,.„,„

- Philos. Ame des bêtes. Résolue pour de longs siècles, dans un sens affirmatif, par la distinction péripatéticienne de la forme et de la matière, tranchée négativement par la psychologie et la métaphysique cartésiennes, la ques-

les plus exiraoruiuaue:», lui iiucuu avi...^"^.^. ^..- --

également faire enfermer Fréron au Fort-1 Eveque, car il dépeignit le terrible animal..., et ses ennemis prétendirent qu il avait voulu faire le portrait de M"= Clairon, la célèbre tragédienne.

Après avoir acquis . presque autant de renommée qu un conquérant ., elle fut tuée enfin, en 1787, dans le canton de fa Planèsè, non loin de Saint-Flour, au petit village nommé les Ternes. L'examen d'hommes compétents hi connaître que la Bête du Gévaudan était tout simplement un individu de l'espèce du lynx, vulgairement loup-cervier.

Le Bête du Gévaudan forme le sujet d une complainte populaire. Elie Berthet a pris, en outre, son nom pour litre d'un roman en cinq volumes (Pans, 18o8).

Bête humaine (la), roman d'Emile Zola (Paris, 1890). C'"t une étude, poussée au noir, de trois des passions de

- la cupidité, l'appétit des sexes, le besoin de tuer

■ ■ ■ ■ ns le monde des chemins de fer. Elfe e de crimes, dans lesquels périssent

i se déroule dans 1

se compose G . .. . •

tous les principaux personnages, sauf deux qui i

damnés aux travaux forcés. L'céuvre est forte comme les productions du même auteur, mais elle laisse une impression pénible.

BÊTE NOIRE n. f. Nom vulgaire du ténébrion de la farine. BHes (LA VIE PSYCHIQUE DEs), par le D' Louis Bûchncr, traduit par le D' Ch. Letoumeau (1881). Cet ouvrage, à l'auteur de Force et Matière, s'ou'"-» "»■■ "i tion dans laquelle est résumée l'op de l'antiquité sur l'âme des bêtes. B la question de l'âme chez l'animal, ses facultés intellectuelles et celle:

question aussi vieille que la pensée

Bêtes en robe de cbambre (les), par de Chervilie lUSi). Œuvre délicate et.fine, faite P°" P^,^'^«f ^^^^ "0^3 àe lecteurs : ceux qui aiment la çtasse t^^e°t profit des mille détails instructifs que donne e volume sur leur plaisir favori • ceux qu'elle laisse indifférents, v rencontrent de jolis paysages, des récits amusants ou d émouvantes nouvelles, sans parler des qualités ordina de Chervilie : une philosopTiie aimable, une gaieté de bon aloi.

BÉTEIGEUSE ou BÉTELGEUSE, nom dé^ première grandeur a, qui se trouve S'Orion. EUe varie en grandeur de 1 à 1 , 4 en 1 96 j ours environ ; sa couleur est orangée, son spectre renferme les raies dti sodium, magnésium, fer, etc. 11 ne renferme pas celles de 1 hydrogène.

BÉTEL (indien bette, même sens) n. m. Espèce de poivrier grimpant, que l'on cultive dans plusieurs parties de 1 Inde : Le bétel grimpe, à la manière de

la vigne, sur les arbres c '"-

supports

s Introducinion des philosophes iichner y constate que la comparaison entre s de l'homme, est une i humaine.

par de Chervilie

vie aler

1 épaule orientale

donne. (De

Bétel : a. Heur.

— Encycl. Bot. Le bétel est ^fp^értéet l^p'flélTàr linné piper belle, et devenue le '^-î ISioTon nomriXefu'n^mliange de substances très actives formé des feuilles du bétel, de plusieurs espèces de poTvres™; feuilles de taba^, dechaux vive^et de nouç d'arec, doni

eûmes uu lauttA., ^x^ ^,..0."-^ ...--. -- -fait usage dans les régions tropicales,

BETELGELSE

BETII-PHAGÉ

lo titro de • soigneur dos llos Canaries « par Henri III, roi do Cuslillo, soumit l'ilo do For ot l'ilo do Palma, ot on convertit los tiabitants au cliristianisme(1401). Après plusieurs

Il 7'

nuo un plu-iini, le chmicol.

ir un mt^lange do terpHnes. !■ i. m pi-odu

lileux, soluble dans l'alcoul I r ,, |M,.scdoii

invoir antiseptique cinq foi.s ili ,> .j.i .,.,., ;. .(iio celi

I I li's fouilles scelles, on oljtient un liquit

lie également des tcrpènes et un auti ".)(, dont la proportion est d'onvirc :,;i- lie l'essence.

BÉTELGEUsi: Astr. V. Béteigeuse.

BÉTELPHÉNOL n. m. Cllim. V. BÉTEL.

BÊTEMENT aiv. D'une manière bète, sotte, stupid e//?. Sans jugement

BÉTENCOURTIE n. f. Bot. Syn. de oalactie.

BeterA, ville d'Espagne (prov. do Valence) ; 2.500 hab. Construction de voitures, de toiles communes.

BÉTÊTE, comm. de la Creuse, arrond. et à 40 kilom. de Boussac, sur un affluent do la Petite i 2

Creuse ; 1.177 hab.

ns

BETH {hèt') n. m. Deuxième lettre de l'alphabet hébreu, qui, en grec, a don naissance au bêla, et qui correspond 6 français. {Belh veut dire maison.)

Beth-ABARA (on hébreu, Maison du passaf/e), lieu de la Palestine où les Israélites passèrent le Jourdain, sous la conduite de Josué. C'est en face de ce même lieu, situé sur la rive droite du Jourdain, tribu do Juda, que baptisait saint Jean-Baptiste.

BETHA-BARRA n. m. Bois de teinture et d'ébénisterio de la cote occidentale d'Afrique. Il est analogue au nover, et est susceptible do recevoir un très beau poli. Sa sci'ure, traitée par une dissolution de carbonate de sodium, donne

BÉTHANIE, ville de la Palestine, tribu de Benjamin, non lum de la monta-ne des Oliviers, sur la route do Jér;i :i'.. m à lu- ' " I" -t là que demeuraient Marthe et Ml ' '• iir ■'■ I ■II. . .pie Jésus-Christ ressuscita. « ■ I I- (lire, appelé i'i-Asarye, dont

la . il, ,.>u du village, est une grotte

lailli I' I n I I , ji . 1 l'i le tombeau du frère de Lazare.

Bethanie ou Bethany, capit. du pays des Namaquas {Afrique australe) ; colonie de missionnaires.

BÉTHARRAM(dubéarn.6e(A, beau, et arram, rameau),

lieu de pèlerinatre. situé à 25 kilom. de Pau, au village

ili' l.i li IL 1; i.^.s-Pycénées), sur les bords du Gave, à

Il 'I I li.lle plaine de Nay. Chapelle et grotte.

- V ' Il I hapelle, fondée en 1475, on l'honneur

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