‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 551 sur 956 · CAR · texte numérisé non relu

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tropéolées. Il renferme plus de trente espèces, qui, toutes, croissent dans les régions centrales de l'Amérique. La principale est la grande capucine {tropxolum majus), superbe plante grimpante, originaire du Pérou, où elle est Vivace. En France, on la cultive comme plante annuelle dans les jardins. Ses tiges, qui s'élèvent à plusieurs mètres, portent de larges feuilles peltées, d'un vert glau- ■ '-- ' -''une forme et d'une couleur caractéris-

! espèces ont ■es, la capucine tubéreuse (Iropsfobim tuberosum), ou'on a voulu donner comme un succédané de la pomme de terre, mais dont les tubercules ont une saveur peu agréable.

CAPDCINERIE (si, ri) n. f. Fam. Etat de capucin.

CAPUCINIÈRE (si-ni-èr') n. f. Par dénigrem.. Maison do capucins: Je vois liousseau tourner autour d'une capdci- NiÈRE où il se fourrera quelqu'un de ces matins. (Diderot.)

— Par anal. Maison habitée ou fréquentée par des personnes d'une dévotion exagérée.

CAPULE ou CAPULUS {luss — du bas lat. ca/iuluSf pommeau d'épée) n. m. Georo de Capule.

m o 1 1 u s q u e s gastéropodes,

type de la fîimiÙe des cnpuiidès, renfermant des animaux marins à lonss tentacules subulés, à coquille conique, en forme de petit bonnet pointu, ce qui a fait nommer ces mollusques aussi pileopsîs. (Le capule, ou pileopsis HungaricuSf est assez commun sur les côtes de France.)

CAPULE (du lat. capulum, même sens) n. f. Antiq. Cercueil. Il Manche droit d'un ustensile quelconque.

CAPULE, ÉE(du lat. capula, tasse) adj. Qui ressemble à une tasse, n On dit aussi capulo'ide.

CAPULET {le — dimin. gascon de cape) n. m. Sorte de capuchon de femme, en usage dans les Pyré-

Capulets et Montaigus. On

ne sait rien de positif sur ces deux familles de Vérone, dont les querelles ont fourni à Shakspeare le décor de son fira.me Roméo et Juliette. Toutefois, le vieux conteur de Milan, Masuccio, qui a donné, dans Capulet ses Novelle, la première ébauche de

l'histoire des Amants trafiques de \érone (1470), afrîrrae que ses récits ont une base historique. La lutte des Capulets et des Montaigus se placerait donc dans la première moitié du xv siècle. I .a tradition, conservée par Masuccio, a été développée par Luigi da Porto (1535), puis par Bandello, et enfin par le poète anglais Arthur Brooke (1362), pour devenir, grâce au génie de Shakspeare, la merveilleuse légende que l'on sait.

CapulHUAC, bourg du Mexique (Etat de Mexico), sur le rio Hondo de Lerma; 6.500 hab.

CAPULIl du Pérou, d

CAPULIDÉS (rad. capule) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches, caractérisés par leur coquille en forme de bonnet conique et leur bouche très large. (Les capulidés sont répandus dans les mers chaudes et tempérées du globe. Genres principaux : capule, hipponyx, crépidule, calijptrée, crucibulum, trochiie, galère.) — t'n capulidé. ^- — -

CAPULO'iDB (du lat capula tasse, et du gr. eidos foi me) adj. Qui est en forme do tasse

CAPUPX n. f. Genre de sapindacées, renfermant dps ar bustes ou des arbres di la Malaisie et de l'archipcl In Jicn Syn. de wikstrœmie

CapuRSO, bourg dll ili (Apulic, PouiUe [prov do l ui dolle Puglio]); 4.000 hab Kl colto d'amandes.

CapuS (Mfred), IitK rateur et auteur dramatique m. i Ai\ en 185S. Il suivit les couis de l'Ecole des mines, puis entra dans le journalisme Cbroni queur narquois, spiiituel au goût d'observation aigué il a 1'. Echo de Paris . , a 1 « Illustr li au « Figaro », etc., nomlr tits dialogues pleins de m I en volumes : les Honnêtes i (1890); Faux départ (ISJi Années d'aventures (189o Au , parfi ■ ' '

Il a publié M ' rf qaqne ne (189J);

; dcb picues pleines de verve et'^d'csprit, d'une philosophie souriante et moyenne : Brignol et sa fille (1894, « Innocent (I896j Bosme (189 )

.Petitil

i Deux écoles (130").

CapUS (Guillaume), voyageur et savant français du xix" siècle, a accompagné le voyageur Bonvalot à son premier voyage dans l'Asie centrale et accompli tout le travail scientilique exécuté au cours de cette expédition. Il a, depuis, étudié les pays du sud-est de l'Europe, et est reparti en 1879 pour l'Indo-Chine, afin d'y créer et diriger un service scientifique. On lui doit quelques ouvrages et des articles très intéressants, parmi lesquels il faut surtout citer ; A travers te royaume de Tamerlan (1892); A travers la Bosnie et l'£terzé(/ovine {lè9G).

CAPUT (put' — mot lat., signif. tète) n. m. Dr. rom. Ce mot a plusieurs sens. Il signifie : l" l'être humain, abstraction faite de tous droits civils ou autres : Servile caput mdlumjiis habet. (L'esclave [la tête servile] n'a aucun droit); 2» l'unité sur laquelle pèse l'impôt foncier. (Par exemple, plusieurs propriétaires d'un bien indivis ne forment qu'un seul cnpui); 3° l'ensemble des droits qui constituaient la personnalité du citoyen romain. 'V. capitis deminutio.

CAPUTIÉS ou CAPUCIÉS {si-é)D. m. pi. Membres d'une secte du xu* siècle, ainsi dits à cause des capuchons blancs qu'ils portaient, n Hérétiques anglais, de la fin du xiv« siècle. (C'étaient des partisans de Wiclef, qui refusaient d'ôter leur capuchon, même devant le saint sacrement.) — Un CAPUTlÉ ou CAPUCIÉ.

— Encycl. Au milieu des troubles du xii' siècle, un bûcheron d'.iuvergne, nommé Durand, prétendit, en US6, que la "Vierge lui était apparue et lui avait ordonné de former une association dont les membres porteraient des capuchons blancs au bout desquels pendrait une lame de plomb, et jureraient de conserver entre eux une paix

CAPUT-MORTUUM put', lu-nm' — mots lat., signif. léle morte) n. m. invar. Chim. Résidu. (Vieux mot.)

— Fig. Restes, résultat, unité sans valeur, en parlant des hommes ou des choses : La classe des indigents est une sorte de caput-mortuum.

Capvern, comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 19 kil. de Bagnères-de-Bigorre, sur la lisière de vastes landes ; 953 h. Ch. de f. Midi. Eaux thermales sulfatées calciques.

CAP'VnRADE Ikap' — du lat. caput, tête, et de virer) n. f. Nom donné aux extrémités d'un champ où tourne l'attelage, et qu'on laboure perpendiculairement aux grands sillons.

CapyS. Myth. gr. Héros troyen, fils d'Assaracos, et père d'Anchise (suivant Homère).— Troyen. compagnon (TEnée (suivant Virgile). A Troie, il conseilla de jeter à la mer le cheval de bois. 11 fut le fondateur de Capoue.

CAQUAGE (kaf — rad. caque) n. m. Préparation des harengs destinés à être salés et consistant dans l'enlèvement des ou'ies. Il Action de mettre les harengs en caque. Il Action de mettre en tonneaux de la poudre ou du salpêtre,

CAQUE {kak' — de caquer) n. f. Baril pour les harengs salés ou fumés. Il Baril pour la poudre ou le salpêtre, il Baril pour le suif fondu destiné à la fabrication des chandelles. Il Fourneau cylindrique sur lequel on fond la cire.

— Prov. et Loc. pbov. : Serrés, pressés comme harengs en caque, Très à l'étroit, il La caque sent toujours le hareng. On se ressent toujours de ses anciennes habitudes ou do son ancien état. (Ne se dit qu'en mauv. part.)

CAQUEDENIER [ni-é) a. m. Avare qui entasse, qui met

CAQUELOTTE (rad. craquer, qui a donné d'abord craquelotte) a. f. Racine et petit tronçon de tige de fève qui reste après qu'on a coupé la plante : Les pativres gens de la campagne font un bon feu avec des caquelottes.

CAQUENLIT [kan-li — du lat. cacare, évacuer par les selles, et des mots franc, en lit) n. m. Nom vulgaire de la mercuriale annuelle, à laquelle on attribue des propriétés la.xatives..Syn. de foibolle.

CAQUÉPIRE [ké-pir — de kacpir, n. indigène) n. m. Bot. Nom vulgaire du gardénia Thunbergii.

CAQUER (ké — du flam. kaaken, proprem. dépouiller les mâchoires) v. a. Préparer pour mettre en caque, en parlant des harengs. Il Mettre des harengs en caque, n Mettre en tonneaux, en caques la poudre ou le salpêtre.

CAQUEREL n. m. Hareng salé. (Vieux mot.)

CAQUERET (ré) n. m.

Techn. V. caqueux.

CAQUEROLLE n. f. Espèce de marmite ou de casseroUe, nommée aussi co- QL'ELLE, anciennement usitée et différant peu de la cocotte. (Toutefois, les caquerolles, qu'elles soient de cuivre battu ou de fonte, posent sur trois ou quatre pieds et sont munies d'une queue, assez longue pour qu'on puisse s'en servir comme d'une sauteuse.)

CAQUEROTIER (ti-é) n. m. Ouvrier qui défonce les caisses de harengs.

CAQUESANGUE ou CAQUE-SANGUE (kak'-smqh — du lat. cacare, évacuer par les selles, et sanguis, sang) n. f. Evacuation sanguine par les selles. Il On écrit aussi cac-

SANGCK, CAGDESANGUE.

CAQUET (Aè — onomatop.) n. m. l'.i' i ., i i. a ^ric vivr et pressée de certains oiseaux / i , «/f.

— Par est. Babil vif et bruyant / ">.'. des enfants, ii Propos futile ou m.n i ,: \' - . lui'luie guère qu'au plur.) : Aimer, jUépri^ei- /, . ,asLki:..

— Par ext. Jactance, parce que le babil en suppose souvent : Rabattre le caqdet d'un fat.

— Loc. fam. Caquets de l'accouchée. Locution tirée d'un usage ancien, d'après lequel toutes les commères du quartier ou du village se rassemblaient chez chaque nouvelle accouchée et devisaient joyeusement afin de la distraire. Cet usage était si répandu que, d'après Henri Estienne. » on avoit donné, à Paris, le nom de caquetoires aux sièges sur lesquels étant assises les dames (et principalement si c'étoit autour d'une gisante), chacune vouloit montrer n'avoir point le bec gelé » . Il Caquet bon bec. Nom donne à la pie par La Fontaine, et, par ext.. Nom que l'on donne aux personnes babillardes.

— Stn. Caquet, babil. V. BMii,.

satirique du est resté inconnu. Il suppose qu'un homme, caché dans la ruelle d'une accouchée, écoute les propos des visiteurs et des commères.

Les Caquets de l'accouchée se composent de huit petits pamphlets, qui parurent séparément et ne furent réunis qu'en 162S. L'auteur, très bien informé, est du parti de Richelieu, dont il soutient la politique relativement à l'abaissement des grands et à la ruine des huguenots. Ecrivain habile, parfois éloquent, il anime son style avec une verve toujours soutenue, et fait parler chacun de ses personnages précisément dans le ton qui lui convient. Son ouvrage, qui n'a été considéré souvent que comme une facétie divertissante, doit être classé parmi les ouvrages historiques, tableaux ou échos fidèles des préjugés et des opinions d'une époque ; il est fort utile pour la connaissance des mœurs, des hommes, des petits événements intimes de la vie de chaque jour, des idées et de l'esprit du temps.

Caqueta, affluent gauche de l'Amazone. V. Yapcra.

CAQUETAGE (taj'] n. m. Action de caqueter, jacasserie des oiseaux babillards-: JLe CAQCETAGErfes basses-cours.

— Par ext. Babil, bavardage : Le caql'etage est le défaut particulier aux petites filles. (M"' Monmarson.)

— Par anal. Bruit qui imite les voix mêlées de plusieurs personnes qui babillent : Le caquetage d'un moulin.

CAQUETE (kèf) n. f. Baquet où les marchands de poisson tiennent les carpes dans les halles.

CAQUETER (rad. caquet. — Double le t devant une svllabe muette : Je caquette. Tu caquetteras. Il caquetterait, o'u, selon d'autres, prend un accent sur l'e dans le même cas : Je caqueté. Tucaquéteras. Ilcaquéterait ; l'Acad. estmuette) v. n. Piailler, jacasser, en parlant de certains oiseaux, et surtout de la poule quand elle pond ou vient de pondre.

— Par ext. Bavarder, babiller, en parlant des personnes ou des oiseaux qui parlent : L'ouvrière modèle ne caqdette pas en travaillant. (Mich. Chev.)

— Par anal. Imiter le bruit de personnes qui babillent : Faire caqceter des castagnettes.

Caqueté, ée part. pass. du v. Caqueter.

— Prov. : Les morceaux caquetés se digèrent plus aisément, Le plaisir de la conversation auguiente l'appétit des convives, les aide à digérer.

— Syn. Caqueter, habiller, bavarder, jaboter, jaser. V. babiller.

CAQUETERIE [ke-tri) n. f. Syn. de CAQUETAGE.

CAQUETEUR, EUSE n. Personne qui aime à caqueter, qui a rhat)itude de caqueter.

CAQUETINER (dimin. anc. de caqueter) v. n. Caqueter d'une voix douce. (.Se disait d'une jeune poulette, ou, au fig., d'une jeune fille, d'un enfant.)

CAQUETOIR (lo-ar) n. m. Lieu où l'on caquette.

CAQUETOIRE ((o-ar') ou CAQUE- TEUSE n. f. Petit siège où l'on se mettait à l'aise pour caqueter : Les causeuses ont remplacé les cAgcEXOlRKS.

— Agric. Bâton fixé au milieu des mancherons d'une charrue.

— Encycl. Les caquetoires ou caqueteuses, chaises ou fauteuils à siège bas et à dossier très haut, étaient des sortes de causeuses, en usage au xvi* siècle.

On les appelait ainsi, d'après Estienne (1566), parce que c'étaient les sièges des dames qui venaient rendre v chées et leur faire la conversation. Les i toires les plus curieuses sont montées sur pivot, ce qui permettait à la personne assise de tournei: comme elle voulait, pour caqueter plus aisément.

CAQUEUR (A-eur"), EUSE n. Techn.

Pêcheur qui caque des harengs, il Ouvrier qui caque la poudre ou le salpêtre, qui les met en baril, u Ouvrier qui fait fondre la cire sur la caque.

— n. m. Sorte de couteau pointu.

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