CARABINE
3 ne portaic ont lo canon est ordinairement rayé en hélice à. l'intérieur et taillé i pans à l'extérieur.
— Enctcl. Le nom de carabine fut donné tout d'abord aux armes portatives munies do rayures, où la balle pénétrait par forcement, pour les distinguer des armes à feu à âme lisse. Au xvii- siècle, on les appelait arquebuses carabines, butières et rainoises. Le mol carabine apparaît vers 1620. Le forcement, qu'on n'obtenait tout d'abord qu'on enfonçant la balle dans l'arme de force, à coups de maillet, avait conduit, dès l'origine, à faire les carabines plus courtes que les armes à canon lisse, pour rendre possible
Snille, • •
et abréger l'opératio
gue et pén
, du charge
Grâce aux rayures, cette brièveté du canon n'empêchait pas la direction du tir d'être aussi bien et même mieux assurée qu'avec les armes lisses, plus longues. Les ca'rabioes furent, par suite, destinées à l'armement de la cavalerie et de certains corps spéciaux. On ne commença à en faire usage dans les armées qu'au xvii* siècle, bien que l'invention paraisse en remonter jusqu'au xv«. Mais la carabine était une arme tellement incommode qu'on en débarrassa les cavaliers. Vers la fin du xviii» siècle, on y revint pour en armories officiers et les sous-officiers do l'infanterie légère ; mais ce nouvel essai ne dura que quelques années. Les carabines ne devinrent d'un usage vraiment pratique que depuis l'invention du lieutenant Delvigne et des autres procédés de chargement, qui permirent de ne plus enfoncer la balle à coups de maillet {carabine à chambre [modèle 1840-1842] ; carabine à tige ou Minié [1846-1853]). Puis vint l'emploi des balles évidées {carabine à balle expansive oa éridée [1S59\),
i: ,111'lques p.ays.les
t:ia....rî:i , .i:i uL , „;i,„ . .^ ... ,, .u. „„„,., ,i un modèle Spécial ju^iju a 1 a.lopti.jii des lusUs de petit calibre à répétition.
En mémo temps que les fusils modèles 1866 ot 1S74 (Chassepot et Gras), furent créées des carabines ponant la même désignation, mais qui ne différaient des fusils que par la longueur du canon, la graduation de la hausse et quelques détails extérieurs de disposition, destinés à en faciliter le port à la grenadiérc.
L'adoption du fusil modèle 1886 (Lobell a entraîné celle d'une nouvelle carabine, dite < modèle 1890 •, qui tire la même cartouche quo lo fusil, mais en diffère surtout par la disposition de son mii,^an;«m« * -a».:.:.: — «..; *1.
CAR — CARABLNIER
rems : la carabine de c
La crosse do la secondo présente une forme particulière,
pour permettre d'épauler avec la cuirasse.
Il existe également uno carabine modèle 1800, ponr la gendarmerie. Elle comporte l'emploi d'une baïonnette.
Parmi les armes de sport, on peut citer : la carabine Flobert ou de salon, do 6 à 0 millimètres et avec carton-
dits ù extracteur, à mouvement
lioré le type primitif. La caraJjine Oevismen permettant do faire usage de balles expl(isibles, Vexpress-ri/le cl d'autres du mémo type, sont destinés à chasser le gros fauve.
GARABINER V. a. Rayer comme une carabine : Cara- BINBB un fusil.
— v. n. Combattre ou jouer en carabin, en tirallleor, par boutades.
Carabiné, ée part. pass. du v. Carabinor.
— Mar. Srise cara' inée. Brise soudaine et violento comme un coup do carabine.
— Pop. Fort, violent, excessif : Fièvre ciBABinÉE. Noce
CARABINÉS (rad. carabu») n. m. pi. Tribu d'i coléopières, famille des carabidés, renfermant les genres carabe, procruste, prucère, calosome, cychrus, pamborus et
rlques autres, comptant plus de cinq cents espèces. — CARABINÉ.
CARABINEUR n. m. Arqueb. Ouvrier qui carabine des fusils.
— .Jeu. Individu qui carabine an jeu, qui jone sans méthode ni suite, et aussi celui qui, an lansquenet, se relire aussitôt le coup joué, après avoir recueilli son gain. Il On dit aussi qu'il fait Cuarlbmagne.
CARABINIER {ni-é) a. m. D'une façon générale, Soldat armé d'une carabine, il Soldat de grosse cavalerie. V. la partie encycl.
— Fam. Arriver comme les carabiniers. Arriver en retard. Cette locution est tirée d'une opérette intitulée les Brigands, musique d'Offenbach, dans laquelle on voit une patrouille de carabiniers traverser plusieurs fois la scène en chantant :
Nous sommes les carabiniers, La sécurité des foyers ; Mftis, par un malheureux hasard.
Au secours des particuliers.
Nous arrivons toujours trop tard.
— Enctcl. Le nom de carabinier fut donné aux soldats armés de carabines, qui furent d'abord créés dans certaines compagnies de cavalerie, puis réunis ensuite en compagnies spéciales et qui, dès l'origine, représentèrent un personnel d'élite. Au cours de la guerre que termina la paix de Ryswick, ces compagnies furent réunies en brigades et, en 1788, en deux > régiments*. Depuis lors, sauf entre 1815 et 1825 — période pendant laquelle ces régiments furent réduits à un seul — les carabiniers continuè-
; de former deux régiments qui, en 1866, furent réunis
pour former celui des carabiniers de la garde imjaériale. Après la guerre de 18"0-Ig71,le régiment de carabiniers devint le 11* régiment de cuirassiers et, depuis cette époque, il n'existe plus de carabiniers dans l'armée française.
L'uniforme, l'équipement et l'armement des carabiniers ont varié à plusieurs reprises. Leur insigne le plus caractéristique resta lo Soleil qui leur avait été douné par Louis XIV, et qu'ils portèrent d'abord doré sur la cuirasse d'acier, puis argenté quand Napoléon I" leur donna, en 1809, la cuirasse recouverte d'une feuille de cuivre et le casque de cuivro ù chenille rouge, qu'ils conservèrent
l'origine, les carabiniers portaient l'habit à la française, bleu de roi, auquel, en 1S09, Napoléon substitua l'habit blanc, que remplaça plus tard l'habit-veste bleu de ciel, puis la tunique de même couleur, à collet et parements garance, puis écarlate. L'armement avait, au début, consiste en un sabre et des pistolets, entre la carabine d'où les carabiniers tirèrent leur nom, et t^ui fut tout d'abord
Courvue d'une baïonnette.carlcs carabiniers devaient comatlro à pied comme à cheval ; mais, en réalité, le combat à pied no tarda pas à tomber pour eux en désuétude, et c'est ce qui décida Napoléon, lors de la réorganisation de isOD, A leur enlever la carabine, tout en leur laissant le nom qu'ils .-ivaient illustré.
L'armée française a compris, à certaines époques, des fantassins qui portaient le nom de « carabiniers *. Il en a existé, smis la Révolution et le premier Empire. En outre, dans l'infanterie légère, qui n'a été supprimée qu'en 1S55, la compagnie d'élite, qui correspondait aux grenadiers de l'infanterie de ligne, portait le nom de compagnie des carabiniers.
Les armées étrangères ont eu, ou ont encore, des carabiniers à cheval ou à pied. H en a existé dans la cavalerie prussienne et la cavaler
Carabobo,