V. HÉBÉDITÉ, et CARACTÈRES ACQDIS
— Caractères de convergence. V. convergence
- Caractères latents. Cette expression a été employée par les biologistes dans deux acceptions différentes :
1" On appelle ainsi des caractères qui e.xistent réollemont, mais qui ne se manifestent pas parce que les corps qui en sont doues no sont pas placés dans les conditions ou elles peuvent se manifester ; c'est le cas des propriétés chimiques d;un corps au repos chimique, c'est-à-dire soustrait à 1 influence des réactifs qui, précisément, met- =oc propriétés en évidence. Cette expression est
— Psychol. Dans maino a des manifestations très diver dus : ce sont les mômes facultés de penser, de sentir et d agir, mais variées à l'inflni dans le degré et la direction do leur énergie. Les dispositions natives propres à l'enfant SQ modifient dans leur développement, sous l'influence du milieu et aussi en vertu de ses penchants et de sa propre volonté. Ces diversités d'aptitudes, d'inclinations et d'habitudes s associent en combinaisons innombrables, dont 1 ensemble constitue le caractère.
Lo caractère est comme la marque personnelle de la constitution morale, le signe qui distingue tel individu de SOS semblables. Il consiste dans des dispositions particulières qui, d'une manière générale, déterminent ses actes de telle sorte que, connaissant bien son caractère, on peut prévoir avec quelque certitude comment il se comportera dans une circonstance donnée.
Parmi toutes ces dispositions originelle-3 ou acquises quelques-unes seulement apparaissent en un relief plus accentué, comme les traits saillants du caractère, lequel prend alors lo nom des qualités ou des habitudes dominantes. Tels sont, dans les trois grands domaines de l'âme, les caractères méditatifs ou rêveurs, passionnés ou indolents, ,mpérieux ou dociles. De là trois séries de caractères : les intellectuels, les sensitifs et les volontaires, qui se subdivisent en espèces nombreuses.
Vintelligence fournit peu d'éléments au caractère : les connaissances acquises ne l'aiïectent que superficielleles façons '' ' *
appelle veaux noms sont généralemon't âdoplé's la plupart des imprimeries, on a conserve i usage de désigner les caractère» par le nom de l'auteur doT'ouvraeo pour lequel ils ont été d'abord employés : ainsi, on trouve , "«"/l SttiîO*, le dix Thoretj. Le tableau ci-dessous donne les chinres qui tiennent lieu dos noms nouveaux par lesquels on a remplacé lesnomsj--- Diamant.
Purlo . . .
Pariilenni
; cependan
> penser, qu
évidf ; (Biol.).
,. . théories de l'hérédité, on a i
I existence de caractères latents chez des êtres qu. .emplissent précisemont les conditions nécessaires à la manifestation de ces caractères. C'est un non-sens en général.
II y a cependant des cas où un caractère chimique, acquis mnrih^ Plastides et qui devrait normalement modirteJ la morphologie de ces plastides, ne peut réussir à le faire parce que les plastides sont fixés dans leur forme préexistante par un squelette rigide (caractères chimiquement acquis, mais morphologiquement laients).
linnn, Darwin a considéré les caractères sexuels secondaires comme latents daus le sexe opposé, certaines connitinns nnnvnnt tairo réapparaître ces caractères latents. parasitaire.
i sexuelj, secondaires. Caractères autres que ;nt aux glandes génitales elles-mêmes, et . lo mâlo de la femelle, dans une raômj
i distinguen
lut,
iSD9);DeIago, ' 'ntary Factors ■ Dantec, Evo-
ile Jussieu qui
premier ordre t cond à plusieurs du tèros doivent donc, eulement comptés ;
a pose, en 1789, le prinei tèros. Il a remarqué que
-' '. fait inégale ; de telle sorte qu'un caractère dû à plusieurs du second; un du scisième, et ainsi de suite. Los caracaprès lui, être pesés, et non pas
doMvâ.- .■' ■"•■' '^ ressemblance naturelle entre
deux êtres est on raison, non pas tant du nombre, quo do un^'San,".°1,''rnP'"'",' P'"" 0* '^' ^0 --essomblent^ Dans lui fcuc'tur'e""' «t la grandeur sont moins importantes ^.oVjî.li''"^ '*' caractères accidentels éliminés on a les
^v/^vler.) L,orsquo les rapports oui existont on,ï„ i„. caractères essentiels sont iitTé^ents «., cLle. "r-s J^ dits les uns siièorrfonnés, les autres ./.'-, ir - i ' , " tèredominatour, dit Thomas, est eelu ' '1^"
même quand les formes des .in '
varient, et qui ne peut disparaitrè s ,„^ ,,,, ;,, , ,, ,"!','J^ . sent. Cest ainsi, par exemple, uu un au'imi ,i,, ! 'i„r vertèbres possède également les ori-aiies de iie ,' .„u,?!^ ot de la respiration, mais ces organes neuvent reïfltin ,^^
faS.^^/«S;^,tfc^=- i^rencontre.
Lapplication de ce principe, qu
haute valeu tache
I de ces formes i
amené on histoi
rtout les habitudes d'esprit assurément pour quelque chose. Mais ce sont surtout les tendances de la sensibilité, les penchants affectifs qui, avec 1 énergie active, sont les maîtresses pièces du caractère Un dernière analyse, c'est la volonté, sollicitée par les mobiles de la sensibilité plus souvent que par les conseils de la raison, qui est le facteur principal du caractère. Cela est si évident qu on dit qu'un homme a du caractère, ou plus encore, quo c'est un caractère quand il est doué d une volonté exceptionnellement forte et tenace et qu 11 reste fidèle, dans sa conduite, à des maximes qu'il a admises une bonne fois pour toutes. Le caractère es* pris ICI dans un sens restreint à la seule volonté, son élément capital : le mot équivaut alors à fermeté, courage, force d ,hne. Bien que la force d'âme, quand elle est dépourvue de bonté et de justice, puisse avoir des effets funestes elle '•" pourtant on soi une qualité estimable, car une volonté ndependanto est la première condition d'une orale. D'ailleurs, une grande volonté s'ataux grandes choses. Il en est tout autrement aune volonté faible: l'homme indécis et irrésolu ne s appartient pas, il est à la merci do toutes les influences, de tous les entraînements; ses desseins avortent piteusement en intentions stériles, dont . l'enfer est pavé . ; et c est à son sujet que La Bruyère a pu dire : . Le pire des caractères est de n'en avoir aucun:. ^
— Théol. Au sons théologique, \e caractère est une marque spirituelle et inefTaçabïe que trois sacrements, le baptême, la confirmation et l'ordre, impriment dans l'âme du chrétien. C est pourquoi ces trois sacrements ne peuvent être réitérés Le caractère est d'abord un siqneani distingue : dans le baptême, les chrétiens des infidèles • dans la confirmation, les parfaits chrétiens des simples enfants de Dieu; dans l'ordre, les diacres, les prêtres et les éyeques, des hdèles. C'est ensuite une sorte de prédisposition qui rend lo chrétien apte à recevoir les erâces divines correspondant à chacun de ces trois états : ainsi le caractère du baptême donne droit à recevoir les autres ITZfnTv' • '>'" ^f !^/°"«™«i<"> donne droit aux dons du bajnt-Esprit; celui de l'ordre donne droit aux pouvoirs sacerdotaux. Leibniz, qui définissait largement le caractère . iino qualité propre et permanente, que certains font contracter en nous enrôlant dans
Double tritméKifttc .... 'î
Tripi, canon. .' M
Grosse nonparelUe g»
Moyenne de fonle loo
Depuis longtemps, la désignation des caractères cidessus n'est plus mentionnée : on dit couramment du 3 points, du 4 points, du 5 points, etc. — Les caractères tondus sur fractions de points ont disparu dos catalogues des fondeurs, leur utilité n'étant plus reconnue.
De mémo qu'il y a plusieurs forces do corps pour les caractères, i[ y a plusieurs oeils : le petit ait, Vœil ordinaire et le gros œil. Il y a aussi un œil poétique, ainsi appelé parce que ces lettres, peu épaisses et très allongées, servent à 1 impression des vers et permettent de renfermer dans une seule ligne les vers les plus longs. Il y a aussi des caractères compacts, qui no portent pour ainsi dire pas de blanc et qui ne sont employés que pour les éditions très économiques. Les dénominations numérales actuelles servent à désigner les caractères de tous genres et de toutes les langues, car ils n'ont pour but quo d'indiquer la force du corps : ainsi, l'on dit du grec corps 6, do 1 hébreu corps 8, de l'anglaise corps 12, etc.
On emploie difl'érentes dénominations pour désigner la lorrae des caractères; c'est ainsi qu'on aifl"érencie le romain et l'italique. Le romain est un caractère droit et l'italique un caractère penché, tantôt à droite, tantôt à gauche. On emploie, en outre, dans l'imprimerie des caractères d écriture ou calligraphiques, tels que l'anglaise, la ronde, la coulée, la bâtarde et la gothique. On a inventé, de plus, une grande variété de lettres grasses, maigres, équptiennes, normandes, classiques, latines, etc., dits - caractères de fantaisie ».