CARBONÉ — CARBONIFÈRE
CARBONÉE n. f. Art culin. 'V. caebonnade.
CARBONÉINE .(de car'.oniqu
avec élimination d'eau, à cause do l'analogie de formation avec les phtaléinos, qui résultent do la fixation de l'anhydride phialique sur les phénols avec élimination d'eau.
Vienne, il connut le fameux danseur Nuvcrre, qui plus tard le fit entrer à l'Opéra pour y jouer du galoubet. C est alors que le compositeur Floi|Uet, qui était Provençal aussi, écrivit pour lui l'ouverture de son opéra, te SeigneuT bienfaisant, oïl il jouait, derrière le ritieau , uno importante partie de galoubet. Carbonel a publié une Méthode pour apprendre à jouer du tambourin ou du galoubet (1766).
CarBONERA, bourg dn Mexique (Etat do San-Luis- Poiobi) ; 8.000 hab.
«eitx. Syn. de oxalkjdk (acirfe).
CARBONIDE ou CARBONOIDE (de carbone, et du gr. eidos, aspect) adj. tiui ressemble au carbone.
CARBONIDIEN [di-in) n. m. Substance minérale, renfermant du carbone. (Le mot carbonidien a été créé par le professeur Dament, do Genève. Dans la classification miiiéralogique do ce savant, il sert à désigner tous les minéraux qui contiennentdu carbone, les carbonates exceptés.)
Carbonien (édit), édit rendu, vers le milieu du vu» siècle de Rome, par le prétetu' Cncius Papirius Carbo. Il vise le cas où un impubère demandant la bonorum possessio unde liberi ou contra tabulas, on qualité de descendant du défunt, se voit contester son état. En vertu de l'édit, l'examen de la question d'état sera ajourné jusqu'à la puberté ; mais, en attendant, le préteur, après une vérification sommaire, fera mettre provisoirement l'impubère en possession en lui accordant une ôonorum possessio decretalis.
CARBONIFÈRE (du lat. carbo, onis, charbon, et ferre, porter) adj. Minér. Qui contient du charbon : Terrain
CABBONIFÉRE.
— Epoque, Période carbonifère. Epoque géologique de la formation des houilles et des charbons minéraux, ii On dit aussi fréquemment époque pebmo-carboniféke.
— Enctcl. Géoi. La période carbonifère^ durant laquelle la composition de l'atmosphère s'est assez modifiée pour préparer un milieu respirable à la vie animale terrestre, succède immédiatement à la période dévonienne; ses formations puissantes sont recouvertes par le système permien, qui termine la série des couches primaires ou paléozo'ïques.
L'époque carbonifère est caractérisée par la présence du charbon minéral ou houille, résultat de la carbonisation, à l'abri de l'air, de masses considérables de débris végétaux ayant gardé en eux la plus grande partie du carbone emprunté à l'atmosphère. En effet, alors que les dépôts marins dominent au début du système, les schistes, les formations lacustres, la houille, abondent dans la partie moyenne (charbons d'Angleterre, de Belgique, d'Allemagnei, ainsi que dans la partie supérieure (charbons du centre de la France, des Alpes, de la Bohême). Ces caractères ont servi à établir la classification des terrains de la période carbonifère.
On a divisé ces formations en trois étages : le culm ou anthracifére à la base, et les houiller inférieur et nouiller supérieur au-dessus. De Lapparent a précisé ces divisions : au culm ou anthracifére, il a donné le nom de dinantien, parce que l'anthracite n'est pas particulièrement caractéristique de cet étage qui est très développé dans la vallée de la Meuse, près de Dinant. Le houiller inférieur
1 étage westp^
halien.
que s iblement développées en West] houiller supérieur prend I
stéphan (Loire).
— Paléont. -Tanne. La distinction entre une faune marine et une faune terrestre s'accentue. Dans la faune marine, les foraminifères sont nombreux ; ce sont les saccamina, parmi les agglutinants et les fusulines, qui, par l'agglomération de leurs coquilles, ont formé des ^^caires qui existent en Russie, en Chine et au Japon. Les polypiers appartiennent aux groupes des tabules, des tétracoralliaires et des axophyllidés. Les cchinodermes sont des sortes d'encrines, des cystidcs, des blastoïdcs, puis de nombreux oursins. Parmi les brachiopodcs, citons les spirifère et les productidés. Les mollusques abondent ; ce sont des gastéropodes, des pélécypodes et des céphalopodes nautilidés {nautiles^ orthoceras) et ammonitidés {goniatites). Les crustacés consistent en trilobites rédoits au genre phillipsia et en décapodes macroures. Parmi les poissons, ce sont surtout des ganotdes tels que les palxoniscus, qui peuplent les eaux, puis des sélaciens, tels que les cestracions, les cochliodus, les cladodus ; ou trouve aussi de nombreux piquants (ichtyodorulithes) ayant appartenu à diverses espèces, puis les plouracanihidés, pouvant servir do passage entre les requins et les dipnoTques (Ch. Brongniart). U faut citer d'au'res vertébrés, les stégocéphales, qui avaient quatre pattes comme les batraciens et dos platanes dermiques (anthracosaurus). Dans les eaux douces existaient des crustacés phyllopodcs, des mollusques gastéropodes pulmonés, mais à terre vivaient des quantités d'arthropodes. C'étaient des arachnides tels que des scorpionides, des anihracomarti, des aranéides.
Fuis des myriapodes, et enfin des insectes qui ont fait objet d'une étude approfondie de Ch. Brongniart. Il a reconnu des tbysanoures, des névroptères. des orthoptères et des homoptères. Les névroptères ressemblaient à nos éphémères, perlides, libellules, mais quelques espèces étaient de taille gigantesque : telle la meganeura Monyi,
rées des plus belles colorations. Les orthoptèr des blattes,' desphasmes, des sauterelles. Des
goureuse, appartient à deux groupes, qui sont lescn/p'ogamesacraifènea, comprenant sphénophyBées, U/topodinées,
CARBONIFÉRIEN - CARBOSTYRILIQUE
équisétinées, filkacées, etc., et spermes : cycadées, cordaîtées, maintenant si dégénérés de cette flore.
phanéroga ifêres. Les
alors gi-
par de grands arbres : lepidodendron, sitjillaria, ■siigmaria, ces derniers constituant évidemment l'appareil radiculaire des précédents. Chez les pécoptéridées, les troncs des espèces arborescentes avaient jusqu'à 15 et 18 mètres de bauteur : pecopteris, caulopteris, psaroniocaulon, psaronius, etc. Beaucoup plus grands que nos prèles, les calamités mesuraient de 4 à 5 mètres ; ils se reproduisaient par rhizomes traçants, donnant naissance à des tiges aériennes. Les calamudendron comprenaient des arbres de 30 à 40 mètres ; les cordailes, de 20 à 40 mètres.
Au lieu de former dans leur bois, comme chez nos dicotylédones, des anneaux concentriques correspondant aux saisons, les arbres de la période carbonifère indiquent, par leur homogénéité, un climat constant, égal, dont les variations paraissent du moins à peu près insensibles.
Indiquons ici les trois phases établies par Grand'Eury pour la flore des formations de l'hémispnère boréal : la première dite du culm ou iinantiennp, la deuxième dite icestpha tienne, et la troisième ou stéphanienne. Chacune d'elles est ensuite divisée en zones dites inférieure^ moyenne et supérieure; ces zones correspondant chacune bien plus à la prépondérance de certains genres qu'à leur apparition. Les zones inférieure, moyenne et supérieure de la première phase correspondent à la prédominance des archasopteris, des lycopodinées et des se laginées. Les zones de la deuxième phase correspondent à l'abondance des ulodendron, des sitjillaria et des lepidoph 'oîos et nevropteris. Enfin, l'apogéo des pecopteris et cordaïtes, l'horizon de annularia stellata et le développement des calamodendron, correspondent aux trois zones de la troisième phase. C'est au cours de cette dernière phase que se sont formés les bassins houillers français. Signalons enfin les bactéries récemment étudiées par Bernard Renault. V. HOUiLLii,
HOUILLER, PERMO-CARBONIFERE.
CARBONIQUE('ï(A')adj. il Anhydride carbomquejVnnàQs produits d'oxydation du carbone.
— Encycl. Historique et composition. "L'anhydride carbonique est le fluide élastique que Paracelse avait vu se dégager des substances en combustion ou en fermentation, et qu'il avait désigné sous le nom de spiritus sytvestris. Van Helmont, au début du xvii" siècle, fit des recherches suivies sur ce fluide ; il l'appela simplement gaz, nom tiré du mot hollandais qhoast, qui signifie « esprit » . Etudié successivement sous les noms de air fixe, gaz méphitique, acide aérien, acide crayeux, par les savants des xvu* et xvin* siècles, tels que Bayle, Jean Bernoulli, Haies, Boerhaave. Black, Priestley, Bergmann, l'anhydride carbonique fut défini nettement par Lavoisier, comme le résultat de la
bien pur, fixa la composition et la bonique.
Par une méthode plus précise, Dumas et Stas ont fixé la composition en poids du gaz carbonique : ils brûlent
Synthèse de l'anhydriJe carbonique fDumas
l'où sort le courant d'oxygène: '* ^-*- '
mbibés de potasse pour enlever ;, tube à ponce sulfurique pour -
Staa) : A, flacon
ihe contenant de la ponce
ede «az carbonique;
de porcelaine contenant le carbone;
— Etat naturel. Le gaz carbonique ment dans l'air atmosphérique : 10.
contiennent environ 3 volumes. Son causes diverses, parmi lesquelles nous citerons : la combustion vive des matières carbonées, la respiration des animaux, les fer-
les pu
éfac-
Préparation de l'anhydride carrpori-s nnr Ipkï vpo-p.1 booique : A , flacon conienant '^„??«F,"i.'J^£t racide ohlorhydriqu, et .e ma,- B. eprouvette pour recueil-
^ naturel-
les, etcT Et cependant, malgré de si nombreuses sources tendant à accumuler l'anhydride carbonique dans l'air, la proportion en est sensiblement constante; " ' . .
taux dont les parties vertes, sous l'influence des rayons solaires, le décomposent en axant du carbone et eaux en dissolvent de ensuite sous forme do 'carbonate, carbonate de calcium.
— Préparation. Le marbre blanc, que l'on emploie dans les laboratoires pour la préparation du gaz carbonique pur, est précisément du carbonate de calcium pur ; on le .concasse et on le traite par de l'acide chlorhydrique ; l'anhydride carbonique se dégage et peut être recueilli sur la cuve à eau :
CO'Ca -h 2HC1 = CaCl" -|- CO' 4- H'O carbonate acide chlorure gaz eau.
de calcium, chlorhydrique. de calcium, carbonique.
Dans l'industrie, on remplace l'acide clUorhydrique par l'acide sulfuriquo : il se produit du sulfate de calcium qui,
l'oxygône; et puis les quantités, qu'elles fixent principalement de
peu soluble, se dépose sur le carbonate et le préserve de l'action ultérieure de l'acide; on munit alors les appareils d'agitateurs permettant de renouveler les contacts.
Il est, d'ailleurs, pour l'anhydride carbonique, d'autres sources industrielles fort importantes : les gaz provenant de toutes les combustions de matières carbonées, ceux qui se dégagent des fours à chaux où l'on calcine du carbonate de calcium, ceux provenant de la fermentation des matières sucrées peuvent être recueillis ; ils sont constitués principalement par du gaz carbonique souillé d'oxyde de carbone, d'azote, de vapeur d'eau ; on les fait passer dans une solution de carbonate de sodium qui fixe l'anhydride carbonique en se transformant en bicarbonate ; il sutfit de chauffer ensuite ce bicarbonate pour en dégager le gaz carbonique.
— Propriétés physiques. L'anhydride carbonique est un gaz incolore, inodore, à saveur aigrelette. 11 est une fois et demie plus lourd que l'air {d = 1,529). Il est assez soluble dans l'eau qui, à 15°, en dissout son volume sous la pression atmosphérique ; l'eau de Seltz n'est autre chose qu'une dissolution de gaz carbonique faite dans de l'eau sous pression.
La température critique du gaz carbonique est 31» 35, sa pression critique 72 •'°', 9. 11 se liquéfie à 0" sous la pression de 36 atmosphères ; on fait aujourd'hui cette liquéfaction en grand : l'industrie livre l'anhydride carbonique liquide dans de solides récipients en fer forgé, facilement transportablos, munis d'un robinet à vis. Quand on ouvre ce robinet à l'air, et qu'on reçoit le jet simplement dans un sac en laine, on recueille une neige d'anhydride carbonique solide ; fondant en effet à — 56", 7 sous la pression de5»"°,l, l'anhydride carbonique ne saurait exister liquide sons la pression atmosphérique. Cette neige carbonique est à la température de — 79°, sous la pression de 76 centimètres de mercure ; en l'emploie souvent comme réfrigérant, surtout mélangée à l'éther auquel elle communique sa température et qui, en tant que liquide, assure les contacts. On obtient des froids encore plus intenses en faisant le vide : sous la pression de 5 millimètres de mercure, la température de la neige carbonique s'abaisse
— Piopiiélés chm combustible il éteint les
irp
ydride carbouiqu
30 pour 100
sa présence Décoinposit
dans les ca „%^„e^'' b° , ,t
ves ou ont bon c foum
lieu des fer- Ion ret
le 1 aohydride carbonique coD ou .e prod it le ^az car : porcelaine contenant du et
souvent produit des asphyxies ; on reconnaît qu'il est imprudent d'y séjourner quand une bouçie s'y éteint.
En passant sur du charbon chauffé au rouge, le gaz carbonique se transforme en oxyde de carbone ; l'hydrogène, le fer, le zinc produisent le même effet, mais le potassium ou le sodium chauti'és le réduisent plus complètement et donnent un dépôt de charbon.
— Applications. Les applications du gaz sont nombreuses. Citons entre autres : la fabrication des eaux gazeuses (V. EAD OE Seltz), la fabrication de la céruse (procédé de Clichy), celle des bicarbonates alcalins, etc. Quant à l'anhydride carbonique liquide, son emploi s'est beaucoup répandu dans ces derniers temps : la maison Krupp l'utilise pour refroidir des noyaux pendant la coulée de certaines pièces d'acier, ou encore pour exercer de fortes pressions sur les métaux liquides afin d'empêcher le dégagement des bulles gazeuses qui constituent les soufflures. On l'utilise aussi dans les brasseries : il remplace l'air comprimé pour amener la bière des cuves aux robinets qui la débitent.
— Carbonates et bicarbonates. La solution aqueuse de gaz carbonique communique au tournesol une teinte rouge vineux ; si on la neutralise avec une base, la soude par exemple, on 'obtient après évaporation un produit solide de formule CO' Na' ; ce produit est 1« sel d'un acide CO' H", résultant de la fixation d'une molécule d'eau sur une molécule de gaz carbonique, et que l'on appelle acide carbonique. Cet acide est hypothétique d'ailleurs, car il n'a jamais été isolé ; il est bibasique et présente deux séries de sels : les carbonates neutres de formule générale CO" M", et les bicarbonates ou carbonates acides de formule CO'M' H. Ces sels seront étudiés chacun avec le métal correspondant, nous ne ferons qu'indiquer ici leurs propriétés générales.
Les carbonates métalliques se trouvent abondamment répandus dans la nature ; le carbonate de calcium constitue à lui seul une grosse partie de la croûte terrestre ; les carbonates naturels de baryum, magnésium, fer, zinc, cuivre, sont utilisés pour la préparation dos métaux ou de leurs sels.
Les carbonates alcalins seuls sont solubles dans l'eau ; encore le carbonate de lithium ne l'est-il que médiocrement. Les autres carbonates, et principalement le carbonate de calcium, se dissolvent toutefois dans l'eau chargée de gaz carbonique où ils passent à l'état de bicarbonates.
A l'exception des carbonates alcalins, tous les carbonates sont décomposables par la chaleur. En général, la réaction est limitée par la pression du gaz carbonique provenant de la décomposition, ot donne lieu à dos phénomènes de dissociation ; le fait a été surtout étudié pour les carbonates alcalino-terreux.
Los carbonates qui résistent à l'action de la chaleur subissent plus facilement la décomposition en présence du charbon : avec les carbonates alcalins, le métal devient libre ; avec les carbonates de baryum et de strontium, c'est un oxyde qui se produit.
L'acide carbonique étant un acide faible, les carbonates sont décomposés par les autres acides : il y a effervescence due à un dégagement de gaz carbonique dont on reconnaît la nature en le dirigeant dans de l'eau de chaux : cette eau se trouble à cause de la formation de carbonate de calcium insoluble. Cette propriété est le caractère principal des carbonates et bicarbonates.
CARBONISATION (si-on) a. {. Action do carboniser, de réduire en charbon : Le charbon végétal se prépare par la
CARBONISATION du hois.
— Fam. Etat d'un rôti trop cuit.
— Méd. Brûlure au dernier degré, dans laquelle les parties atteintes sont désorganisées, desséchées, noircies, semblables à du charbon.
— Techn. Opération que l'on fait subir aux matières animales ou végétales, dans le but d'obtenir des charbons spéciaux.
— Carbonisation des os. \. noir animal.
— Carbonisation du bois. V. charbon de bois.
— Carbonisation des tourbes. Y. charbon de tolrbes.
— Carbonisation des goudrons. V. noir de fumée.
— Carbonisation de L'ivoire. V. noir d'ivoire.
— Carbonisation de la houille.\ . OAZ d'éclairage, et coke. CARBONISÉ, ÉE adj. Qui est réduit en charbon ; Cada-
CARBONISER (du lat. carbo, onis, charbon) v. a. Réduire en charbon : Carboniser des os.
— Par exagér. Rôtir à l'excès : /( faut cuire la viande,
Se carboniser, v. pr. Se réduire en charbon : Bois qui se carbonise rapidement et complètement.
— Par exagér. Se rôtir à l'excès : Gigot qui se carbonise. CARBONISEUSE [:eu:' — rad. carboniser) a. t. Machine
spéciale employée dans les manufactures pour sécher la laine, après qu elle a subi l'opéraiion dite de l'épaillage.
CARBONITE (du lat. carbo, onis, charbon) n. m. Combustible qu'on trouve dans les houillères bitumeuses de la "Virginie centrale.
— Kncycl. Le carbonite forme un filon séparé, une veine distincte ; brisé, il se présente sous un aspect terne et dépoli, contrairement au charbon d'anthracite, qui est un des plus brillants. Au début, il brûle avec une flamme très vive et très claire, presque sans fumée, et donne une braise durable.
CARBONITE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Explosif inventé en Allemagne et s'employant dans les mêmes circonstances que la dynamite.
— Encycl. Un corps en ignition enflamme la carbonite sans explosion ; elle est absolument insensible aux chocs, à l'humidité ou à la gelée; dans les mines de houille, sa déflagration ne se communique, ni au grisou ni aux poussières volantes. Elles est composé de 25 parties en poids de nitroglycérine, une demi-partie de sulfure de benzol <
■ " ' nsi qu'i'
bonate de sodium, une demi-partie.
CARBONNADE {bo-nad' — de l'ital. carbonata; de car bone, charbon) n. f. Plat de viande grillée sur les charbons ; préparation de viandes grillées sur les charbons Une CARBONNADE de mouton, ii Ragoût en usage dans li lidi de la France, où on le fait avec des oignons, de l'ai
— A signifié Charbon ardent, il On disait aussi carbonée.
CARBONNE, ch.-l. de cant. de la Hauto-Garonne, arrond. et à 22 kilom. de Muret, sur un promontoire baigné par la Garonne qui reçoit l'Arize ; 2.303 hab. Ch. de f. Midi. Fabriques de Urnes ; corroiries, teintureries, tonnelleries. Bastide fondée en 1256 et brûlée en 1335, par le prince de Galles. — Le canton a 11 comm. et 7.901 hab.
CarBONNIER (Pierre), pisciculteur français, né à Bergerac (Dordogne) en 1829, mort en 1883. Il s'établit â Paris (1855), où il acquit une grande réputation comme pisciculteur et fut chargé, en 1878, de créer l'Aquarium de l'Exposition. Outre de nombreux mémoires, on lui doit : Guide pratique du pisciculteur (1864); l'Ecrevisse, mœurs, reproduction, etc. (1869).
CARBONO'IDE (no-irf' — de carbone, et du gr. eidos, aspect) adj. Chim. V. cabbonide.
CARBONOMÉTRIE {tri — de carbone, et du gr. métron, mesure) n. f. Détermination de la quantité d'acide carbonique expirée par les poumons, dans l'acte de la respiration.
CARBONOPHOSPHATE n. m. Miner. Nom donné à un minerai de fer plus connu sous le nom de vignite.
CARBONOXYDE {ksid') n. m. Cxyde naturel de carbone.
CARBONUSNIQUE {nuss-nilc' — de carbone, et usnée) adj. Se dit d'un acide extrait de Vusnea barbata, où il accompagne un autre acide, l'acide usnétique. On le prépare en épuisant l'usnée par l'alcool, précipitant cet e.xtrait par l'acide chlorhydrique et neutralisant par la chaux.
CARBONYLE (rad. carbone) n. m. Nom que l'on donne à l'oxyde de carbone, considéré comme radical diatomique dans l'anhydride carbonique (CO)'O, le chlorure de carhouyle (C0)''C1' et autres combinaisons.
CARBONTTTRINE (de carbonate, etyttrium) n. f. Carbonate hydraté naturel d'yttrium, résultant de l'altération de la gadolinite d'Ytterby.
CABBOPÉTROCÈNE (de carbo, et pMrocéne) n. m. Mélange de carbures qu'on obtient en prenant la portion la moins fusible dans la distillation fractionnée du pctrocèue. 11 fond entre 200° et 238°. Sa densité, à 10°, est 1,235.
CARBOPIMÉLIQUE (de carbo, et pimélique) adj. Se dit d'un acide (CH')'CH-CH(CO'H)-CH(CO'H)' qu'on prépare
concentrée
cide
CARBOPYRROLATB n. m. Sel dérivant de bopyrroliquo.
CARBOPYRROLIQUE (lik') adj. Se dit d'un acide amiJé. qui résulte do l'action de l'eau de baryte sur la pyromucamide biamidéc.
CARBORUNDUM {ron-dom') n. m. Produit industriel qui n'est autre que du carbure de silicium.
CARBOSILICATE n. m. Nom donné par Thomson à uu silicate de manganèse, mélangé do carbonate.
CARBOSTYRILE {sli-riV — do carbo, et styrax) a. m. Corps azoté qu'on obtient en faisant réagir la baryte ou l'hydrate ferrique sur l'acide orthoamidocmnamique, ou en chauffant celui-ci avec de l'acide chlorhydrique dans un appareil à réfrigérant ascendant. Syn. de oxvQniNOLÉiNE.
CARBOSTYRILIQUE (««) adj. Sc dit ij'un acide dérivé par ox}'dation du tiU"bostyrilc% .-
CARBOSULFURE 11. m. Composé binaire do carbone (
0 SOUlri'. Il On dil plutôt SULl'URE DE CAKDONE.
CABBOSULFUREUX (rcii), EUSE adj. Qui contient d
CARBOTIIIALDINE I
'obtient par la réac-
. f. Corps qui s II. 1,1 lu sniiuir •!.■ rarbone sur 1 aldéhjd CARBOTKIAMINE (de carlio, et triamine) a. f. Cliim.
CARBOUII.LE il.oidl [Il mil ]) n. f. Nom vulgaire do la l'.u-u' .lu iii,i,i,i,i, :\:ius lo niidi delà Franco.
CARBOXYCINCHONIQUE {/csi-sin-ko-nik' — do carbo, oxijji i-i I inclMiniiac) adj. Su dit d'un acide qui se forme aui dépens do la cinchouino, par fixation do carbone et
CARBOXYLE (ksiV - de cnrho, et oxygène) n. m. Nom donne au nr.inpc-niout univalent CO'II, en tant que groupe
'"" ' "-l'i'i 1 II 'H- I lu ru -r S, 'rio d'acides organiques.
! ■ ■■ I I "1 iarbaxyleCO'HoMO--C-Oll
'I I II iiurnbro d'acides organiques,
',!'' ■■■'.> i' ;iiir cette raison rtcû/e.î carooxy-
I acides, l'bydrogène clu
xjlo
; par
l'Iaçablo corps :
par
I radi-
groupe carboxyle.
uiobasiquo; l'acido ai-ido tricarbally-
CARBOXYLÉ;i.|| u. |,.s q,;
1 «rmip,. larboxjl- . La...!, u.,,..j„t CH'.CO'H est le
•/pe ttff! nades CAnnoxYi i':s.
CARBURATEUR (rad. carbure) n. m. Appareil destiné à - luire une saturation complète du gaz d éclairage ou dn
, iiar des vapeurs d'huiles bydrocarburées, atin de donner à la flamme un éclat beaucoup plus intense. (Il existe un certain nombre de types de carburateurs qui tous reposent sur le même principe, consistant à mettre en conl'huile essentielle ; seuls les dis- 1 contact des gaz avec le liquide
CARBURATEUR, TRICE adj. Se dit des appareils ou machines destinés à opérer la carburation de certains corps; entre autres, du gaz d'éclairage : /Ip/jareii cardc- RATKCR. Machine cabbdratrice.
CARBURATION (ai-on) n. f. Opération métallurgique ayant pour objet de soumettre à l'action du carbone le (■er que l'on veut transformer en acier, il Opération à l'aide de laquelle on obtient la saturation du gaz d'éclairage ou de l'air de vapeurs d'hydrocarbures.
CARBURE (du lat. carbo, charbon) n. m. Combinaison du carbone avec un autre corps simple : Le gaz d'éclairage est un carbdre d'hydrogène.
— Encycl. Chim. On désigne sous le nom de carbures des composés binaires dont lo carbone est l'un des éléments constitutifs. Nous indiquerons ici les propriétés générales des carbures d'hydrogène ou hydrocarbures, dont 1 étude est très importante en chimie organique. Nous dirons aussi quelques mots des carbures métalliques : ceux-ci constituent une classe nouvelle de corps dont Moissan a fait récemment une étude systématique.
1. Carbures d'hydrogène. On distingue parmi les carbures d hydrogène ceux dont la formule de constitution ne ditTère que par un ou plusieurs groupements OH' ; ceux-là sont dits carbures homologues, et on les groupe en séries : Carbures saturés, de formule générale. . C"H''''+- Carbures éthyléniques — C"H-"
Carbures acétyléniques — C"!!^""-
Carbures térébéniques — — C"H^"~''
Carbures benzéniques — — C"!!^"""
Les carbures homologues possèdent en général des propriétés très voisines, et peuvent tous dériver synthétiquement du premier terme de chaque série. Aussi Berthelot appelle-t-il ces premiers termes carbures « fondamentaux » • ce sont : le mèlhane CH\ Véthylène C>H', Vacétylène C'H',' le benzène C'H'. L'acétylène est le résultat de l'union directe du carbone et do l'hydrogène; en l'hydrofénant on obtient l'étliylène et le méthani; en le chailffan? on le pol^ménie et l'on obtient le benzène.
(armures sa(u;'^s Le type des carbures saturés est le méthane CH', qui deflnit le carbone comme tétravalent Les termes qui viennent ensuite sont Véthane C'H\ le propane C'H-, lo butane C'H'% le pentane C'H", etc. Ils seront étudies chacun au mot correspondant.
Les carbures saturés, que Ton appelle aussi paraffines Iparum affims), en raison de la résistance qu'ils opposent aux agents chimiques, no fournissent avec le chlore, le brome et 1 iode, que des produits do substitution Ils sont très abondamment répandus dans la nature : les pétroles " TJ,i:2VZ\T:Trt ^""'"^ uniquement par Carbi
périe
'es éthytémnues. Les carbures éthyléniques si ippelés quelquefois oté fines. Le premier terme série est Véthyhne CH'-.CH'; les homologues
nytèn
do chlore, do brome ou d'iuv„j
es?Tat7,V,^l'f^'ifZT,^"' '■" ?■■'"'"'<"• «"■"« do cette série
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