‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 602 sur 956 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

clés. La premier

péen fut celle de la Scanc

Burœus ; les autres nations suivirent dans cette voie.

En France, sous François 1" et Henri II, des géographes avaient publié des <;artes du monde, mais la topographie du royaume était encore à faire. Lonvois, en créant le corps des ingénieurs géographes, jeta les bases du service géographique de l'armée. D'autre part, l'Académie des sciences avait commencé à dresser une carte générale de la France, et, dans ce but, Picard mesurait la méridienne de Paris, travail qui fut achevé par les Cassini ; Delisle, d'AnviUe, Le Rouge collaborèrent à cette grande œuvre. C'est en 1750 que fut commencée lacarte de France des Cassini, qui ne devait finir de paraître qu'en 1815. La Révolution française ne supprima pas le corps des ingénieurs géographes. Delambre et Méchain, attachés au dépôt de la guerre, mesurèrent l'arc du méridien de Dunkerque à Barcelone, qui fut le prélude de

commencèrent à sortir de son atelier de gravure. En 1818 fut commencée la carte de France dite « de l'état-major ». — Système des projections. Les opérations graphiques que l'on exécute dans le but de représenter sur une surface plane la situation des divers lieux de la surface sphérique embrassent soit la surface totale du globe, soit une de ses parties principales, ou une seule contrée. Dans le premier cas, on les appelle « mappemondes », et « planisphères» lorsqu'elles ontlaformecirculaire; dans le second cas, on les nomme » cartes générales» ou "Cartes spéciales » . Celles-ci se distinguent en cartes chorégraphiques, topographiques, plans géométriques. Enfin, il existe des cartes d'ordre particulier, telles que les cartes hydrographiques, géologiques, télégraphioues, etc. Les surfaces des sphéroïdes n'étant pasdéveloppables, il est impossible d'en donner une représentation plane. La base de toutes les cartes est le canevas, c'est-à-dire le réseau des méridiens et des parallèles plans correspondant aux méridiens et aux parallèles de la sphère. Ce réseau peut provenir soit do la projection, suivant telle ou telle loi des méridiens et des parallèles sphériques, suivant une surface développable, c'est-à-dire résulter du système de projection adopté ; soit être un canevas conventionnel dans lequel le tracé des lignes représentant les méridiens et les parallèles est réglé par une loi géométrique ou par une formule judicieuse établie en raison des conditions spéciales auxquelles on veut satisfaire. Les projections proprement dites se divisent en deux groupes : 1° projections orthographiques et stéréographiques. (On projette la surface terrestre sur un plan et l'on choisit le plan d'un méridien ou de l'équateur; on procède ainsi surtout pour les mappemondes); .... .... jQjj

projette alors sur une surface développable, cône, cylindre ou polyèdre, surface circonscrite à 1 ellipsoïde terrestre et différant aussi pou que possible do la portion considérée ; on développe ensuite sur un plan la surface auxiliaire choisie.) Pour les cartes topographiques, on a recours au système homolographique de Babinet, qui conserve les surfaces, au système de Cassini pour sa carte de France, et au système de Flarasteed (dérivé de la projection de Bonne) pour le dépôt de la guerre. Enfin, il existe des ----- ""

nternational

1 posti

"Voici les différents systèmes de projections adoptés

Projection orthographique. La projection orthographique d'un point sur un plan est le pied de la perpendiculaire abaissée du point sur le plan. Si l'on prend comme plan de projection le ^ plan de l'équateur, on auraune projection orthographique équatoriale. L'équateur est représenté par un cercle EE' dont le centre est la projection p du pôle P ; un méridien PAP' se projette suivant un rayon pA pr,j, de ce cercle, puisqu'il est situé dans un plan perpendiculaire à l'équateur se projette s"'"""* "" «.^-«i« /.^' .»^...,-

cercle hh .

telle ca carte s celles 1

ire de la iidis que système

a ane projection orthographique nuruiit/iia; les parallèles sont alors représentes dans le canevas par des lignes perpendiculaires à la ligne des pôles, les méridiens par dos arcs d'ellipse.

Si l'on prend comme plan de projection un plan quelconque passant par le centre de la terre, les parallèles et les méridiens sont évidemment figurés sur le canevas par dos arcs d'ellipse.

Projection pohjcentrique ou polyédrique. Pour ce système

de projection, on partage la région e ble étendue, au moyen de parallèles e distants, puis on projette chacun de un plan tangent au globe terrestre, étant 1

aboutissant à ce point. C'est ' ■ 1 système de pro-

1. Projection ortliographique équatoriale ; EE', équateur; P, pôle; A, B, C, parallèles; PD. PE. PF, PG, méridiens. — 2. Projection

d'ellipse); PP',

boles ou des parabole . , . .

s'obtiennent assez facilement, au moyen de formules trigonométriques. Ce système a beaucoup d'avantages ; entre autres, la dé- ;

formation n'est / ,-',

pas apprécia- / . ]

ble, et chaque

toire français a •■ Projection stéréographique méridienne : été Dartacé en AMB, portion à projeter; V, point de vue; •.nn %.„„VS',,.oo " "' *• projection de AMB. — 2. Canevas de la sue coupures, projection : EE' équateur ; PP. ligne des pôles ;

Projection a, B,paraUeles; PCP', PDP, méridiens.

stéréographique. Ce système de projection est, en réahté, une perspective de la région qu'on veut représenter, le point de vue étant un point de la surface terrestre, le plan de perspective le grand cercle ayant ce point de vue pour pôle. Ce système présente un certain nombre d'avantages : les angles sont conservés en projections et la représentation d'une figure de s

petite di

aies de a projection.

Développe-

suiv

à la terre suivant ]

pro-

EF; MGN. méridien moyen. — 2. l vas du développement.

de Ptolémée. On s'en sert surtout pour représenter région terrestre comprise entre deux parallèles. On pose un I ■ moyen ; ( jette la sur le cône au moyen de perpendiculaires à l'axe du cône ; la projection faite, on développe la surface conique

le canevas, les méridiens sont des droites con-

parallèlesdcs

circonférences

avant leur cen- U Projection de la «-artc d'état-major;

frn ronimim au AliCD, région à reproduire, comprise entre

■ fj ™L„,^ 1" arcs AB,PD de parallèle» et ÂP, BD de

pointde concours ^^ridiens. - 2. Canevas de la carte d'état-

des méridiens. major : Shie méridien moyen. (On a pris

Carte de l'étal- h i = Hl de la (ig. 1 ; sur les parallèles, on

major. Pour l'é- a porté ha. ig.ef respecUvement éjaui h

tublir , on s'est H A, I G, E F ; on réunit a, g, f pour avoir un

servi du déve- mer,dien.1 loppement conique modifié. Dans le canevas, les parallèles

sont toujours des circonférences concentriques, les méridiens son

particulière (V. /î(/.).Onse sort, dans la pratique, des ^ formules trig 0 n o m é t ri-

rfe Mercator.

On projette la

p:::^^Ml

mmi

.Proje.

ADLH.

AD. IIL

.^„.„„ „ reproduire {comprise cnti cylindre cir- arcs de paraUéles et AH, DL, arcs de conscrit à la EE'. équateur; PP', ligne des pôi terre suivant I*JP\ méridiens; REE" T. cylindre réauatour sur lequel oq projette. — 2. Canevas de la can La façon do

projeter est la même que dans le système do Ptolômnc quaad le cylindre est développé sur un plan. Le cai se compose de deux systèmes do droites parallôl

perpendiculaires entre elles, représentant le méridien et les parallèles terrestres. Chaque rectangle à la surface de la terre se trouve représenté par un rectangle semblable, mais l'échelle n'est la même que pour tous les pays situés sur une même zone, car les droites représentant les parallèles sont, pour une même différence de latitude, écartées plus ou moins.

— BiBLioGR. : Cours de topographie de Sainl-Cyr; Manuel du dépôt de la guerre (t. I*"") ; Jomard, Introduction au^ monuments de la géographie» Bull. Soc. géogr. » (1878) ; d'Avezac, Coup d'œil sur la projection des cartes géographiques; Schefer et Cordier, Jiecueil de voyages et de documents pour servir à l'histoire de la géographie; Germain, Théorie des projections.

— Cartes marines. Elles sont destinées à permettre aux navigateurs de voyager à travers les océans et de se rendre sans crainte aux points de relâche. Les cartes sont plates ou réduites : plates, pour les petites surfaces, quand on considère la surface de la terre comme un plan ; réduites ou « de Mercator. » Sur ces cartes, l'arc do grand cercle conserve sa forme, laloxodromie est une ligne droite. Les cartes à grand point sont pour la navigation près des côtes; la carte à petit point sert à la grande navigation. En dehors des feux, phares, balises, roches et basses, les cartes portent les lignes do niveau pour les petits et les grands fonds et tous les renseignements intéressant les ports d'atterrissage : établissement du port, position géographique, etc. Les sondes et les altix.-j it exprimées ea mètres; les graduations en degrés.

Chaque carte porte son échelle, soit en latitude - ' arbitraire, suivant les dimensions du plan. Les cartes sont construites au bureau des cartes et plans à Paris et conservées pour être distribuées aux navires ou vendues au dépôt des cartes et plans, où est concentré tout le service. On porte sa position sur la carte au moyen du point observé ou estimé quand on est en pleine mer, par des relèvements en vue do terre.

— Cartes géologiques. Depuis quelques années, les cartes géologiques se sont multipliées. Citons les importants travaux qui intéressent directement la France : la Carte géologique de la France au 500.000^, laquelle a été commencée par Brochant de Villiers, continué'^ yrf Mrirr<^nnvoi Klie daBea.umoat;la.Carte géologique lie I : /, ,-. > - .'.nnn': la Carte géologique détaillée de In I ' ; ii- lo ministère des travaux publics, et ^i i il ilu 80.000«. La Carte géologique de la /■ i t - " <niu'- a été publiée par le service de la précedoun; tario au su.uou- ; • -^ ■ '• ■ ' ■ mis de Paris, à VàchoUe du

de l'Algérie au 800.000', qui

tudes s

1 volume explicatif ; la Carte

comprend quatre feuilles e géologique de l'.

Indépendamii

nationale de II cutée sous la

— Carte du ciel. La position des étoiles, dans le ciel, peut être déterminée par des observations répétées : on obtient ainsi des listes ou catalogues, parmi lesquels nous it

fection

d'un catalogue est un travail considérable ; on doit se restreindre aux astres les plus brillan-ts, et il faut songer qu'il y a deux cent mille étoiles environ des neuf premiers ordres de grandeur, chaque ordre en contenant trois fois plus que le précédent. C'est donc par millions qu'il faudrait les nombrer, si l'on pense que les instruments modernes permettent d'observer les astres de seizième grandeur. Au reste, les grandeurs stellaires se déterminent par la photométrie avec beaucoup plus de précision que par l'appréciation visuelle, et l'on a été conduit de la sorte à remplacer un catalogue perpétuel par une carte photographique du ciel, très fidèle, qui permet après coup la détermination des coordonnées des étoiles par comparaison avec une étoile connue, comprenant jusqu'à la quagrandeur. C'est la France qui prit l'initiative de vre considérable.

— Géom. Car problème qui st en topographie

Trois points .

mande de déten les

I design

1 et surtout

:arte, on de- :me point D, i point D les

longueurs AB et Ht:.

La solution géométrique du problème est immédiate; le point D est à l'intersection de deux arcs de cercles correspondant à des segments construits sur AB et sur BO capables d'angles connus. Cette détermination de D n'est

Sar toujours pratique, un calcul trigonométrique permet e calculer les longueurs AD, BD, CD.

— Météorol. Cartes météorologiques, y. météorologie.

— Phys. Cartes magnétiques. Ces cartes sont destinées à indiquer, pour les différents lieux- <!•■ Im inrr, lis éléments du magnétisme, c'est-à-diic : lu '• ,';,,.;,,/,, Vnirlinaison et l'intensité magnétique. Ce.-- . ! nu ii'^ ^-nt \ariablcs en un même lieu; les cartes m h i'm ni 1. m -wiliiir moyenne annuelle. Les courbes nui jm^ieni les iHnnts do même déclinaison sont appelées lignes isogoniques; celles qui joignent les points d'égale inclinaison, lignes isoclines; enfin, on appelle lignes isodynamiques les, courbes qui joignent les points d'égale intensité magnétique. La ligne isocline correspondant à une inclinaison nulle s'appelle quelquefois équateur magnétique. V. déclinainaison, inclinaison, MAGNETISME, ISOGONIQUE, ISODYNAMIQUE, ISO- CLINE.

CARTE(mêmeétymol. qu'aux deux art. prêcéd.)n. f.Nom donné à de petits cartons fins,taillés en carré long,et portant sur une de leurs faces des figures en couleur, pour jouer à divers jeux; le jeu même que l'on joue avec ces cartes : Jeu complet de cinquante-deux cartes. Jeu de piquet ou de trente-deux cartes. Jouer aux cartes, il Cartes hautes, .Premières cartes du jeu, celles qui ont la plus grande 'valeur : Dans la plupart des jeux, le roi est la plus haute carte. Il Cartes basses, Celles qui ont la moindre valeur dans le jeu : ie deii.r e.it la plus basse carte. Il Carte lilaw':' î'ill ,ii;i.. I i.'i ,1'iiinie figure de roi, de damo on le ■ ■ I ' , / .,e carte. Carte seule de

saii- i , / I H s préparées frauduleuse-

mciii l'eiu' nie ir, ,.;,i,r,,^ j,,u uu jouour. Il Pceniicr, Der-

cartes. Joueur

t dornii

doit dtro le premier, 'aire cartes égales, Faire lo même Fairr U r.arti', K;iiro un plus grand

■ "I' ' ' ;hi'>, .ivantago auquel on

' l'intrairo s'appelle

. Mélanger les cartes

' : .■ ruuleur se trouvent

!■ u . / ' /' . ■ .:rlrs. Se défaire d'un

ementr l'une sur l'autre, do manière à t à peu celle qui est dessous, il J''iter

piquet,^ Avoir cinq, sij:cai-tos do mjme couleur, six p'iquos

X trèfles, etc. il Payer en cartes. Faire le même point que

adversaire ou que le banquier, auquel, en ce cas, on ne

ïtire rien, il l'oura de caries. V. la partir

donne encycl.

— Fig. Personne, chose sur laquelle

fonde une espérance, on risque une entreprise : A Waterloo, Grouchy était la dernière cartk de Napoléon.

— Fam. Château de cartes. Petite maison do campat^nt» assez gracieuse, mais peu solidement bâtie, par allusion aux petites constructions que les enfants élèvent avec des cartes. II Fig. Chose vaine, do peu de durée : Nos projets de fortune, de grandeur, de pouvoir, de gloire et de félicité, sont les ciiSteaux de cartes de notre enfance virile. (Lo comte do .séyur.) '

— Itcssiius des cartes. Pruproment, Côté des cartes qui porto la (iguro ou les points, ot qui n'est point vu par les joueiii-s .(11.111 i 1)11 ftiiiiii,- ii's <;artes ou qu'on les coupe.

' ■ :. s'efforce de tenir cachée :

'' '^. à moins de connaître le

les cartes, Prédire la des- "' 1 1 lit usage d'un jeu de cartes

et en loiiiliniaiit hi valeur et les couleurs suivant des règles données.

— Loc. fam. Brouiller les cartes. Proprement, Les mêler avant do donner. (Fig. Semer la désunion, embrouiller les art.iive^ i /», roi'/Hï ^p hrm:i!>i'nt. Ln désunion se met, l''^ a:',iir.'. V ,.,uIm:i,is.,.;,! ./,,,.,.,■ ,,,, les sur table, Pro-

Franoe,ei

I ordonnance qui défenfériés.

important dans

eu 1392, d'un payement de 56 sols parisis (e 2.500 fr. de notre monnaie) fait par Charles Poupart, „.genticr do Charles VI, « à Jacquemin Gringonneur, peintre, pour trois jeux de cartes à or et diverses couleurs, de plusieurs devises, pour porter devers ledit seigneur pour

iron

sbatte

Coi:.

ux (le cartes furent peints à la main le ele\é La décou\erte de la gravure sur et 1430, facilita la diffusion des jeux de

^ la fabrication tant Les i i wif siècle, jptes Da\id

cartes nouvelles; mais ccllos-ci n'eurent aucun succès, et, vers les dernières années du premier Empire, on revint aux dessins de l'ancien régime dont le type, on Franco du moins, n'a plus varié.

— BiDLioGR. : l'abbé Bullet, Kecherches historiques sur les cartes à jouer (Lyon, 1757) ; C. Lebor, Etudes historiques sur les cartes à jouer, dans les • Mémoires do la Société des antiquaires . (Paris, 1842) ; Taylor, Historij of playing cards (Londres, 1805).

— Tcchn. Une carte à jouor est constituée par le collage de trois sortes de feuilles : la première, celle sur laquelle est imprimée l'ijuai^-e, est faliriqucc ot fournie par l'Etat;

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