CASSIS - CASSURE
CASSIS Ika-siss) n. m. Antiq. rom. V. casside.
DistiU. Sorte de liqueur stomachique, fabriquée avec
les fruits du cassis, en les faisant macérer longtemps
dans l'oau-de-vie ou l'alcool. . j.„
Hortic. Nom vulgaire du nies mgrnm, donnant des
fruits de couleur noire.
Zool. Nom scientifique du genre casque. V. ce mot. Encycl. Hortic. Le fruit du cassis {nbes mgrum) est une baie globuleuse, d'un noir foncé et terne. La pulpe est légèrement aigrelette, tandis que la peau a une odeur aromatique. Du reste, la saveur et l'odeur i blés ; aussi les consomme-t-on raremer on en fait une liqueur très estimée, une sorte de ratafia appelé, comme la plante, cassis. En médecine, ils sont considérés comme légèrement excitants, et passent aussi pour être stomachiques et diurétiques.
CASSIS {ka-si) n.m. Ruisseau pavé ou rigole traversant une route ou un chemin perpendiculairement a sa direction, et qui, se trouvant placé à l'intersection d'une pente et d'une rampe, déverse dans les fossés latéraux les eaux pluviales de la chaussée, établie horizontalement et à ciel ouvert sur une vuio publique, mais recouverte d'une grille.
Cassis, comm. et port des Bouches-du-Rhône, arrond. et à 15 kilim. de Marseille, à l'embouchure du torrent de Roustagne, sur la baie de Cassis; 1.956 hB.h.{Cassidens; S. flt^Pn Cassidcngues.) Ch de f. P.-L.-M. Vm l,qv.oreux et spiritueux, le meilleur de la Provence. Carrières de pierre de taille, fabriques de ciment, de cabas ; sardines ; sécherie de morues; pêche à la sardine; commerce de fruits. Cassis est l'ancien port phénicien, puis massabite de Carsicis. — Patrie de l'abbé Barthélémy.
CASSITÉRIDES (du gr. Imssitéros, étain, et eidos, aspect) n. m. pi. Se dit quelquefois des corps de la famille de l'ctain. — Un cassitéride.
CASSITÉRIDES (ÎLES), nom donné par les Phéniciens, les Grecs et les Romains, au groupe des Ues Sorlingues, les Scilly des Anglais.
CASSITÉRITE (du gr. kassitéros, étain) n. f. Nom donné par Boudant à l'étain oxydé paWr^'
1 Bouche d'égout
Encycl. La '
dont la formule est SnO', le poids spécifique 6,96, et dont la dureté varie de 6 à 7, est £ne matière habituellement colorée en brun rougeatre ou en brun foncé, passant au noir. Les macles de la cassitérite sont très tréquentes ; elles donnent lieu à la formation du bec d'étain ou juxtaposition de deux cristaux. L'oxyde d'étain n est pas toujours cristallisé ; on le rencontre quelquefois en petites masses amorphes, quelquefois concrétionnées, d un brun châtain ou d'un rouge acajou, que leur texture fibreuse a fait comparer aux couches ligneuses qui se montrent sur la coupe des arbres ; aussi a-t-on donné à cet le nom de étain de bois. — La cassiterite est àp^ seul minéral que l'on exploite pour en se présente en veines pli filons qu' -
Sicile, il fut en lutte avec celui-ci, qui n'hésita pas à faire main basse sur les produits des terres que la f?mme du consul possédait en Sicile. Cicéron parle de Cassius yarus comme d'un homme intègre. Il porta, avec son collègue Terentius Varro LucuUus, la loi Terentia Cassm, qui concédait au peuple des distributions de blé. L année suivante gouverneur de la Gaule cispadane, il fut battu par Spanàcus à Modène, et, en 66, appuya la loi Manilia, qui confiait à Pompée la conduite de la guerre contre Mithridato.
Cassius LoNGINHS (Lucius), Romain qui brigua le consulat en môme temps que Cicéron (63 av. J.-C). Ayant échoué, il prit part à la conjuration de Catihna, tenta, dit-on. de mettre le feu à Rome, entra en négociations avec les Allobroges, et n'évita que par la iuito le sort de ses complices.
Cassius LongiNUS (Quintus), mort l'an 47 av. J.-C. D'abord partisan de Pompée, il fut tribun du peuple avec Marc-Antoine, l'an 49. Il se réfugia avec ses collègues au camp de César, obtint de lui un commandement en Espagne contre les pompéiens, excita, par son avidité et ses violences, une révolte des soldats et des habitants de Lordoue, s'embarqua avec ses trésors à Malaga, et périt dans une tempête à l'embouchure de l'Ebre.
Cassius Longinus (Ca'ius), mort l'an 42 ay. J.-C., fut l'un des meurtriers de César. Il descendait a une lamille noble et ancienne. Questeur de Crassus dans sa campagne contre les Parthes, il s'était illustré en sauvant par une belle retraite les débrisde l'armée romaine (54 av. J .-o. ). Pendant la guerre civile, il suivit la cause de Pompée et du parti sénatorial, reçut le commandement d une Botte et brûla les galères césariennes dans le détroit de Messine. Toutefois, il se rallia à César après Pharsale et fut quelque temps en faveur auprès de lui. Le dictateur lui préféra cependant, pour la préture de Rome, Brutus, dont Cassius venait d'épouser la sœur. Ce dernier en ressentit, dit-on, un amer dépit, qui l'entraîna dans les complots. Il est assez généralement considéré comme le moteur principal de la conjuration qui eut pour résultat le meurtre de César. Ce fut lui qui entraîna Brutus. Après 1 exécution du complot, il passa dans son gouvernement de byrie, châtia durement les villes qui se prononçaient contre les républicains, leur imposa des contributions énormes, écrasa Dolabella, et revint en Grèce pour se joindre à Brutus et repousser les triumvirs. Dans les champs de Philippes, Cassius, vaincu à l'aile gauche et ignorant que Brutus était vainqueur à l'aile droite, se ht tuer par un de ses affranchis. Brutus pleura sur son cadavre et 1 appela le dernier des Romains.
Cassius Longinus (Lucius), neveu du précédent, mort l'an 42 av. J.-C. Envoyé au Pont-Euxm à la tête d'une escadre de dix vaisseaux, il fut rencontré par César, qui venait de gagner la bataille de Pharsale, et, sommé de se rendre, n'osa pas résister, quoique César n'eût qu'un seul navire. Plus tard, il fut un des meurtriers du dictateur; il périt à la bataille de Philippes.
Cassius Sc«VA (Marcus), centurion dans l'armée de César. Il fut chargé de la défense d'un fort, et soutint penheures les efforts de quatre légion- ■<"
De
Cassius (POORPRE de). 'V. POURPRE.
CaSSIVELLAUNUS, chef breton qui gouvernait la région au N. de la Tamise. Il repoussa avec succès les premières attaques des Romains, protégé par les marais et les forêts. Mais les autres peuplades bretonnes ayant fait défection, il se résigna à payer tribut à César.
Cassola y Fernandez (don Manuel), général espagnol, né à Hellin (Albacete) en 1838. Envoyé à Cuba, il y gagna rapidement tous ses grades. Colonel, il prit part, de 1871 à 1873, à toutes les expéditions contre les carlistes. En 1876, alors maréchal de camp, il dut aller réprimer l'insurrection cubaine. Nommé général en 1878, il revint en Espagne. En 1887, la régente l'appela au commandement suprême de l'armée et le nomma ministre do la guerre. Il fitpreuvede réelles capacités, mais dut donner sa démission devant l'opposition qui se produisit contre les réformes qu'il proposait.
CASSOLETTE (/éC — de 1 espagn réchaud à brûler des parfums
— Par ext. Odeur qui s'exhale d'une cassolette : Quelle eœquisp