TIDE
CÉPBALOLOPHE ou CE-
PHALOLOPHUS [se, fuss — du gr. képhalè, tête, et lophos, aigrette) n. m. Genre d'antilopes, type d'une petite tribu dite des céphalophinés, renfermant des formes de taille médiocre à petites cornes dirigées en arrière avec une touffe de poils dressée en toupet sur le front
— Encycl. Los céphalolophes habitent les forêts inondées de l'Afrique équatoriale occidentale, on connaît vingt es pèces, dont une des plus jolies est le cephalolophus rufitatus, de Gambie et de Guinée.
CÉPHALOMANCIE n. f . , CÉPHALOMANCIEN, ENNEadj. \ . CEPHALONOMANCIE n. f., CÉPHALONOMANCIEN, ENNE adj.
CÉPHALOMANE n. f. Genre de fougères, tribu des liyméuophyllées, renfermant des espèces d'Amérique.
c pi alolnphe
CÉPHALOMAPPE n. f. Genre d'euphorbiacées-jatrophées, dont on ne connaît qu'une espèce, qui est un arbre ou arbuste de Bornéo.
CÉPHALOME (du gr. képhalè, tête) n. m. Nom donné, par quelques auteurs, au cancer encéphaloïde.
CÉPHALOMÈLE (du gr. képhalè, tête, et mélos, membre) n. m. Monstre qui a un membre inséré à la tête, dans la classification d'Is. Geoffroy Saint-Hilaire.
CÉPHALOMÈTRE (du gr. képhalè, tête, et métron, mesure) n. m. Instrument propre à mesurer la tête. V. cépha-
CÉPHALOMÉTRIE n. f. Mesure de la tête d'un nouveauné au moyen du céphalomètre, il Mesure des dimensions do la tête, dans l'étude de l'homme. V. craniométrie.
CÉPHALOMÉTRIQUE adj. Qui a rapport à la ccphalo-
CéphalonIE, une des îles Ioniennes, peuplée de 20.000 hab. sur 900 kilom. carr. environ ; capit. Argostoli. Elle est formée de hauteurs calcaires qui se rattachent au Pinde, et a des rivages très découpés (baie d'ArgostoIi). Le climat est doux et sec, sauf aux équinoxes ; les cours d'eau peu riches ; la population groupée aux sources. Les ressources sonttoutes fournies par la culture: vignes, oliviers, lin, coton. Après avoir appartenu aux Normands des Deux- Siciles, aux Vénitiens, aux Turcs, de nouveau aux 'Vénitiens, aux Français (1799), aux Anglais, elle a été annexée à la Grèce, en 1864.
CEPHALONOMANCIE (si — du gr. képhalè, tête ; onos, âne, et manteia, divination) n. f. Sorte de divination qui se pratiquait à l'aide de cérémonies accomplies sur la tête d'un âne placée sur un brasier, il On dit aussi céphaléo- .mancie, et, moins bien, céphalomancie.
CÉPHALONOMANCIEN, ENNE (si-in, en") n. et adj. Se dit de ceux qui s'occupaient de céphalonomancie. ii On dit
aussi CÉPHALÉOMANCIEN, ENNE, et CÉPHALOMANCIEN, ENNE.
CÉPHALONOPLE n. m. Section du genre cirsium. Syn.
de SADSSLKEE.
CÉPHALOON n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des hispinés, comprenant plus de cinquante espèces de l'Amérique du Sud, dont une des plus remarquables, lecephaloon antjusticostatum, de Bolivie.
CÉPHALOPAGE (du gr. képhalè, tête, et pageis, attaché, uni) n. m.
Monstre double, ayant deux têtes réunies par le sommet, dans la classification d'Is. Geoffroy Saint- Hilaire.
CÉPHALOPAPPE n. m. Genre de composées, renfermant des herbes vivaces, laineuses, du Brésil.
CÉPHALOPELTIS ( pèl-liss — du gr.képhalè,téte,etpeltis,bouc\ier) n. m. Genre de reptiles sauriens annelés, famille des lépidosternidés, renfermant des formes pleurodontes, différant des lépidoste des formes céphaliques. (Les céphalopeltis habiti rique du Sud. L'espèce type est le cephalopelti
géra du Brésil.
CÉPHALO-PHARYNGIEN, ENNE (/
; du gr. ké-
phalè, tête, et pharugx, uqgos, pharynx) adj. Qui a rapport à la partie supérieure du pharynx.
— Aponévrose cépfialo-pharyngienn rieure de l'aponévrose pharyngienne supéro-constricteur. 'V^ pharynx.
— Muscle céphalo-pharyngien , Partie supérieure du supéro-constricteur du pharynx.
CÉPHALOPHILON n. m. Bot. Section du genre polygo-
CÉPHALOPHORE n. f. Genre de composées, tribu des hélénioïdées .comprenant plusieurs espèces à capitules globuleux, solitaires et terminaux, qui croissent dans l'Amérique australe, n Section du genre jonc (juncus). n Section du genre cierge (cereus). ii Syn. de pilocère.
CÉPHALOPHORES n. m. pi. Grande division de mollusques, renfermant ceux dont la tête est à peu près distincte du reste du corps. (Ce terme, qui n'est plus très usité, s'opposait à acéphales.)— Un cephalophore.
CÉPHALOPODES (du gr. képhalè, tête, et pous, podos, pied) n. m. pi. Classe de mollusques renfermant tous ceux qui, comme les seiches, les calmars et les poulpes, ont une tête distincte, armée d'un bec corné, avec deux gros yeux latéraux, et un corps symétrique à coquille interne ou externe, muni en avant de huit bras garnis de ventouses et d'un pied modifié en entonnoir propulseur servant à la locomotion. — Un céphalopode.
— Encycl. Les céphalopodes sont les plus parfaits et les
glus grands des mollusques, les plus voisins des vertérés ; tous sont marins, très carnassiers, attaquant les mollusques, les poissons et surtout les crustacés qu'ils saisissent avec leurs bras. Ils atteignent des dimensions considérables et possèdent une force prodigieuse. Certains céphalopodes observés sur les côtes d'Amérique mesurent jusqu'à 12 mètres de longueur, ce qui donne quelque vraisemblance aux récits des vieux navigateurs au sujet du kraken, qui, disaient-ils, attirait avec ses bras les navires au fond de la mer. Le corps des céphalopodes, transparent, gélatineux, brille souvent de couleurs vives dont ils
des céphalopodes est presque toujours comestible ( cherchée suivant les pays ; on l'emploie principale comme appât pour la pêche, et le liquide noir que la plu part sécrètent a été utilisé pour fabriquer des encres oi des couleurs. Répandus dans toutes les mers du globe, le! céphalopodes apparaissent dès les temps géologiques le; plus anciens. On les divise en deux ordres : dtbranchiaux et tétrabranchiaux.
CKPIIALOPTERK
CKIMIELIS
CÉPHALOPTÈRE ou CEPHALOPTERA (se, pté — mOme étymol. qui l'an. précéJ.) n. ni. Genre ilu raies, type de la tribu des c'pfiato- ^ ^
ptérint^s, comprenant
Suclquos ospôces dont
fois .sur les côtes de France.
Kncycl. Le cep/M
Ci5phalopl(
hpla.
I",.l3, est oieu avecro-
flot.s violets en dessus,
blanc en dessous. C'est
la vacchelta dos pô-
cheurs niçois, toujours
rare, ne paraissant
guère dans l'Océan. Le
cephaloptera Mnssena
{vacca do Nice) atteint 3", 50 de large; brun en dessus, blanc
arfienté piqueté de noir en dessous, il est également rare.
CËPHALOPTÉRINÉS n. ni. pi. Tribu de poissons plagiostomes, sous-ordre des rajides, famille des myliobatidés, renfermaEit les raies à nageoires pectorales s'avançant sur les côtés de la tête pour y former de cha((ue côté un grand prolongement en forme de corne. Genre principal : céphaloptère. — Un céphaloptêrink.
CÉPHALO-RACHIDIEN, ENNE {di-in, in) adj. Qui a rapport à la tête et au rachis ou colonne vertébrale.
— Liquide céphalo-rachidien ou encore Liquide sousarachnoidien. Lymphe qui se rencontre, dans l'espace cloisonné, entre le feuillet viscéral de l'arachnoido et la pie-mère, et qui, d'une part, pénètre par le trou de Ma-
fendie dans les ventricules cérébraux {confluents), et, 'autre part, se répand autour de la moelle.
— Encycl. Le liquide céphalo-rachidien a une réaction alcaline, ne se coagule que peu ou pas par la chaleur et contient de l'eau (98,7 p. 100), de l'albumine (l,i), des matières minérales et extractives, parmi lesquelles une substance qui réduit la liqueur de Fehling, mais qui n'est cependant pas du sucre. Sa masse est d'environ 150 centimètres cubes. Ce liquide constitue un milieu nutritif, mais il paraît aussi jouer un rôle protecteur, pour tout le névraxe, contre les compressions qui résultent des variations de la pression sanguine. Quand le crâne présente, comme chez les nouveau-nés, des parois molles, on peut
• les pulsations de la lymphe cérébro-spinale, ; la systole cardiaque et les mo ratoircs. Dans les fractures du crâne ou
i avec la systole cardiaq^ néninges.
aentsexpi-
ide s'écoule abondamment; il s'accumule, os V hydrorachis . On a attribué à tort le mal do mer aux oscillations de ce liquide.
CÉPHALOSCOPIE (sko-pl — du gr. képhalè, tête, et skopein, examiner) n. f. Examen de la tête, pour en déduire l'état des facultés intellectuelles.
CËPHALOSCOPIQUE (sko) adj. Qui a rapport à la céphaloscopie.
— n. f. Art de juger les facultés de l'homme par l'inspection du crâne.
CÉPHALOSÉRIDE (du gr. képhalè, tête, et sèr, seras. soie) n. f. Bot. Syn.de polyacuyre.
CÉPHAL050ME adj. Se dit des poissons ayant le corps gros à la partie antérieure.
CÉPHALOSPORE (spor' — du gr. képhalè, tête, et do spore) n. m. Genre de champigr
roscopiques, lilamenteux, des stilbés.
CÉPHALOSTËNE (stén') ou CE- PHALOSTENUS {se, sUgr. képhalè, tête, et sténos,
d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébi ' dés, tribu des scaurinés, renfei ; formes allongées, élégantes, d' reflets bleuâtres
, lilamenteux, voisins , V J
ÈNE (stén') ou CE- V M 7 5 [se, slé-nuss' - du XAX
'te, et sténos, étroit) ^^^W
l'insectes coléoptères mê^JÊ^,^
imille des ténébrioni- / «la» \ scaurinés, renfermant ^■(■■V
Dgées, élégantes, d'un f V^P /
;ues reflets bleuâtres, \ ^^F j
— /*^ta/o5^énes vivent / i
'.'fi« eletjans (Grèce); le cephalostenus -'.MA slig — du gr. képhalè, tSto, et sligma.
dans llnde et l' Afrique tropicale.
CÉPHALOTAXUS
Céplialotaxus.
; des arbres do la Chin
— Enctcl. Ces conifères sont de.s arbres do moyenne grandeur ou de grands arbrisseaux, res.somblant beaucoup aux ifs, dont ils so distinguent cependant au premier coup d'œil par la forme arrondie de leur cime. Ua céphalotaxus de Fortune atteint la hauteur do 10 à 12 mètres; ses branches, horizontales, portent des feuilles très étroites comme celles de l'if, terminées en pointe aiguft, d'un vort sombro et luisant on dessus, glauque en dessous ; elles forment une cime compacte et touffue. Les fruits, drupacés, légèrement pulpeux, rongea très à la maturité, sont pointus aux deux bouts. Cette espèce habite lo nni- 1 de la Chine. Le céphalotaxus drupar se distingue du précédent par .sa laill.plus petite, dépassant à peine 6 â 8 mitres; sa cime plus pyramidale; s.-; feuilles marquées, â la face inférieure, de doux bandes blanchâtres; ses friiiis ovoïdes et d'un brun jaunâtre. Il croii dans les montagnes du Japon, ainsi qur lo céphalotaxus pédoncule.
CÉPHALOTE ou CEPHALOTES (se.
'' ^ . iiiLT /.'7'/'aM/o5,qui aunegrossc?
■ li ni ''..■ le mammifères clii-
"1 ' i II 1,^1 .-r.-s, famille des ptéro-
Ci'phalote du i'iîroii.
céplîaloto du Pérou [cephalotes Peruvii) iosui o pms ue u-', 65 d'envergure.
CÉPHALOTE n. m. Genre d'insectes coléoptères, syn.
CÉPHALOTE n. m. Genre de saxifragacées, comprenant une seule espèce, du sud-ouest do l'Australie.
— Encycl. Le cèphalote folliculaire croît dans les marais du sud-ouest de l'Australie.
A des feuilles ovales et pétiolées n'otfrant rien d'extraordinaire s'en ajoutent d'autres qui ont la forme de véritables urnes 1 opercule. Cette
s'abaisse, suivant la quantité d'humidité répandue dans l'air.
L'intérieur de l'urne renferme un liquide plus ou moins limpide et d'une saveur douceâtre, dont on a attribué l'origine aux eaux pluviales, mais qui paraît dû, bien plutôt, à une sécrétion de la
Slante. On trouve ordinairement e nombreux insectes noyés dans ce liquide. On cultive cette plante dans les jardins des zones tempérées, où elle exige la serre chaude.
CÉPHALOTE n. f. Nom sous Céphalole : a, fleur,
lequel on a désigné une substance particulière extraite du cerveau humain, que "Wurtz considère comme constituant, non un corps nouveau, mais du protagon plus ou moins impur et altéré. r "s r
CÉPHALOTÉES n. f. pi. Petite famille de plantes, comprenant le seul genre cèphalote. — Une ciîphalotée.
— Encycl. La famille des céphalotées est fondée sur une plante herbacée, acaule, à feuilles entremêlées d'ascidies ou urnes, munies d'un opercule. Les fleurs, disposées en épis au sommet d'une hampe simple, sont dépourvues de corolle. Le fruit est un akène membraneux, entouré par le calice persistant. Cette famille a des affinités avec les crassulacces et les sarracéniées.
CEPHALOTHECA (se, té-ka) ou CÉPHALOTHÈQUE n . m. Genre de cbampignons-thécasporés, vivant sur le bois
CÉPHALOTHÉCÉES (rad. céphalothèque) n. f. pi. Tribu d'hépatiques, comprenant les genres qui ont les thèques en lorme de tête. Genres principaux : marchantia, fimbriaire, lunutaire, grimaldie. — Une ckphalothécée.
CÉPHALOTRÉCIE (si — du gr. képhalè, tête, et de Ihèque) n. f. Genre de champignons hyphomycètes filamenteux! (La céphalotbécie rosée forme, sur le tilleul mort en particulier, des taches arrondies.)
CÉPHALOTHLASIE (du gr. képhalè, tête, et thlaôsis, écrasement) n. f. Chir. Syn. de céph.u,otripsie.
CÉPHALOTHLASTE («ossC — rad. céphalothlasie) n. m. Espèce de céphalotribe inventé par Huier.
CÉPHALOTHORAX (rakss^— du gr. képhalè, tête, et
, corps
Céphalothorax ; a, «1
thorax, même sens) n. m. Région antérieur chez les crustacés et les arachnides, comprenant la tête et le thorax soudés ensemble.
— Encycl. Chez les crustacés *' décapodes noumment, comme les homards et les crabes, cette soudure est absolument complète, bien que chez les premiers, comme aussi chez les écrevisses, on voie de profonds sillons indiquant les points de soudure, en dessus, tandis qu'en
dessous on trouve autant de seg- __^
ments qu'il y a de paires de pattes. crcTlïsê-'ïrdè «eorpioD. C'est pourquoi le céphalothorax doit
être considéré comme une région arbitraire, comprenant la tête et le notum, ou face dorsale du thorxx, etc. Chez la plupart des arachnides (â en excepter les galéodes), le céphalothorax comprend également, en dessus, la toto et le thorax, et, en dessous, la segmentation est souvent peu apparente; chez les scorpionides, elle se
CÉPHALOTHRICIDÉS n. m. pi. Famillo de vers némertiens, du sous-ordre des anoples, renfermant les
du gr. képhalè, tête.
CÉPHALOTOMANDRE n. f. Genre do nyctaginacécs, considéré comme une section du genre pisonio. (La soûle espèce connue provient de la Nouvollo-ttronade.)
CÉPHALOTOME (du gr. képhalè, tête, ot tome, section) n. m. Instrument qui sort à pratiquer la céphalotomie ou craniolomie (v. ckpoalotomik), comme la lamo do Mauriceau, les ciseaux do SmoUie, lo porforatcur ou craniotome
CÉPHALOTOMIE (rad. eéphalolome) a. t. Ouverture on
,. .1 .-Ile du crâne du fœtus dans l'utérus pour
! 1 • 1- i-lemont do la bolto crânienne, lo chevau-
,1 (Jitto i.pcraiion porte aussi lo nom do cbamotomib.
— Encycl. On pratique la céphalotomie lorsqu'il y a impossibilité absolue d'extraire lo fœtus par les voies normales, on raison do l'étroitosso du bassin ot quo le fœtus est mort, ou quo la mèro so refuse i subir l'aération césarienne. Lo céphalotome, quel qu'il soit, est conduit parla main gauciio do l'opérateurjusqu'au vertcx, si la présentation est normale, jusqu'à la voûte palatine, si l'enfant so présente par les pieds, etc., et sa poioto ou SCS pointes doivent pénétrer jusque dans la profondeur do la substance cérébrale. On enlève la substance cérébralo â l'aide d'une curette, ou quelquefois d'un céphalotribe, îja chevauchement dos pièces crâniennes, qui résulte do cet évidoment, permet, en général, à l'accouchement de s'accomplir sponunémcnt. On
S eut d'ailleurs, dans le cas contraire, usar u forceps.
CÉPHALOTRIBE (du gr. képhalè, tête, ot tribein, broyer) n .m. Forceps pour broyer la tête d'un enfant mort dans l'utérus et faciliter l'expulsion, il On dit aussi cépha-
LOTRIPTEL-R.
— Adjectiv. : Forceps céphalotribb (ou
CEPHALOTRIPTECR).
— Encycl. Le céphalotribe, véritable forceps écraseur, a été inventé par Bandelocque et a subi plusieurs perfectionnements importants, qui on font un instru- , Basiotribtment avantageux dans la pratique. Cetto 2.c«phalotribé. invention a eu une grande portée et a '
rendu d'immenses services; elle a supprimé l'emploi des crochets aigus dont on se servait autrefois et qui étaient si dangereux pour l'accouchée. (Le basiotribe de Tarnier, qui est muni d une pointe perforatrice, a remplacé aujourd'hui l'ancien céphalotribe.)
CÉPHALOTRIC (du gr. képhalè, tête, et thrii, cheveu) n. m. Genre de champignons hyphomycètes, lilamenteux, voisin des isaries, et comprenant trois espèces qui croissent sur les feuilles et les bois en décomposition.
CÉPHALOTRIPSIE (du gr. képhalè, tête, et tripsis. broiement) n. f. Opération qui a pour but do broyer la tête du fœtus dans le bassin, ahn de faciliter l'extraction.
— Encycl. La céphalotripsie ou broiement du crâne est le second temps nécessaire de la céphalotomie, lorsque l'ouverture du crâne ne suffit pas pour quo lo fœtus puisse être extrait par les voies naturelles. La céphalotripsie so pratique aujourd'hui au moyen d'un instrument perfec tienne, nommé basiotribe, et prend elle-même le nom do basiolripsie. L'opération est d'une manœuvre diOicilo et demande un accoucheur exercé.
CÉPHALOTRIPTEUR n. m. Chir. V. CÉPHALOTRIBE. CÉPHALOPTRIPTIQUE adj. Qui concerne la céphalo-
CÉPHALOTROQOE du gr. képhalè, tête, et Irokhos. bourrelet circulaire) alj. Se dit d une larve d'annélide polycbète, arrivée à un certain stade de son évolution.
— Encycl. La larve céphalotroque est celle chez laquelle les cercles de cils, manquant chez la larve atroque, sont disposés en une couronne située tout près du polo antérieur et forment im bourrelet au-dessus Je la bouche. Telle est la larve des polynoés et dos néréides, connue sous le nom de ver de Lovèn.
CÉPHALOZE ou CÉPHALOXTS {ksiss — du gr. képhalè, tête, et oxus, aigu) n. f. Genre de joncacées, proposé pour le juncus repens de la Caroline.
CÉPHALOZIE (du gr. képhalè, tête, et ozos, massue, rameau) n. I. Bot. Syn. de jungermannie.
GÉPHAS, nom donné à saint Pierre par Jésus-Christ. En langue syriaque, ce mot signifie pierre ; c'est pourquoi les Grecs l'ont traduit par Petros, et les Latins par Petrus. (Pierre s'appelait d'abord Simon.)
iines, qui vivent en parasites : ■ calathée. Tel est lo cephalo- I jadis avec les planaires.
C^pbée.
fé — nom myth.) n. f. Genr
do méduses, type de la la
mille des céphéidés, renier- '; ' ,
;:, i:ir des formes des mers ',.-/
il- liicepkea octostyl'i, i \
: mer Rouge. \ ' ,
CÉPHÉE. ïlvth. gr. Roi , "lS.
légendaire d'Ethiopie, un \ 'XS'S des Argonautes ; mari de M ]
Cassiopée et père d'Andro- I
mèdo. (Il fut changé en constellation par Zeus.) — Roi d'.\rcadi6, père ou fils do Lycurgue; un des héros do la chasse de Calydon. — Frère do Lycurgue ot d'Amphidamas; un des Argonautes. (Il prit part à une expédition d'Hêraklès, et y périt.)
CÉPHÉE n. m. Constellation boréale, située entre le Cygne, le Dragon et Cassiopée. (Les plus belles étoiles do la constellation sont de troisième grandeur.)
CÉPHÉIDÉS n. m. pi. Famille de méduses dîscopbores, groupe des rhizostomes, renfermant les formes à bras buccaux courts ot ramifiés, avec des nématocystes ot des filaments très longs. — Un cbphbidè.
— Encycl. Les céphéidés sont répandus dans les mers chaudes et tempérées. Genres principaux : cephea, diplopilus, cotylorhiza, phyllorhiza.
CÉPHÉLIDÉES (rad. céphélis) a. f. pi. Tribu do nibiacées, ayant pour type le genre céphélis.
CÉPHÉLIS ou CEPa/ELIS {se. liss — du gr. képhalè, tête) n. m. Genre de rubiacées, tribu des psychotriées, com-
CÉPHÉNOMYIE
CERAMIE
prenant des plantes frutescentes ou suffrutescentes, r. ment herbacées.
— Encycl. Les fleurs des cêpkélis sont groupées en capitule terminal, çiuelquefois trois ou quatre. Ce genre c prend plus de soixantedix espèces, qui croissent dans les régions chaudes de l'Amérique, en Afrique, en Asie et en Océanie, et dont les racines possèdent des propriétés émétiques plus o
Cephennium
CÉPHÉNOMYIE OU CEPHENOMYIA [sé-fé — du gr. kêphèn, êrios, frelon, et muia, mouche) n. f. Genre ■" diptères brachycères, famille des œstrîdés, com- . ....
prenant des œstres velus, Céphelis. voisins des céphalémyîes, et ayant (Leurs larves vivent dans les sinus frontaux de divers mammifères, surtout ruminants. )Gitons la cephenomyia trompe, parasite du renne ; la cephenomyia stimulator, chez le chevreuil ; la cephenomyia rufibarbis, chez le
d'insectes coléoptères, famille des scydménidés, type d'une
petite tribu dite des céphenniinés, rei "
mant de très petites formes rousse
brunes, vivant sous les mousses.
connaît une cinquantaine d'espèce
cephennium, réparties sur tout le
Un des plus communs est le cephi
thoracicum de France.)
CEPHEUS [sé-fé-uss — n. propre en grec) n. m. Genre d'acariens, famille des oribatidés, renfermant des formes minuscules, noires ou brunes, ressemblant à de petites araignées, avec pattes robustes, de taille moyenne. (Les cephe on connaît trois espèces européennes , vivent sous la mousse, dans les forêts. Le cepheus mbuitus habite la France.) ^^^- *'' '
CÉPHISE. Myth, gr. Dieu-fleuve, fils de Pontos Thalassa; père de Diogénée et de Narcisse.
CÉPHISE ou Gephisus, nom vières de la Grèce ancienne :
1° Rivière de la Phocide et de la Béotie, appelée aujourd'hui Marronero ou Cephishis, qui prenait sa source au mont Œta en Phocide, et se jetait dans le lac Copaïs, au S.d'Orchomène; — 2» Rivière de l'Attique, aujourd'hui Kephissos, qui avait sa source près de Décélie, passait au N. d'Athènes, baignait les murs du Pirée, traversait les Longs Murs et se jetait dans
PhaTè/:. - ""rviérfau^Télo! ^^^^'"^ '^^- " ""='■ ponèse, dans l'Argolide. (Les Sles de Salamine et de Scyros étaient arrosées chacune par une petite rivière du même nom.)
GÉPHISODORE, poète comique athénien, dont nous avons quelques fragments (fin du v' s. av.
J.-C). — Orateur athénien, disciple d'Isocrate. — Peintre grec,
CÉPHISODOTE, orateur athénien (iv" s. avant notre ère). Il fut un des ambassadeurs envoyés à Sparte, vers 170, pour conclure la paix. Il signa, en Chersonèse, un traité désavantageux qui fut blâmé par les Athéniens, et qui le fit condamner à une amende.
CÉPHISODOTE, statuaire athénien, auteur de la belle statue de la Paix portant Ptautos, que l'on voit à la Glyptothèque de Munich. Il Hérissait vers 370 av. J.-C. Il appartenait à la nouvelle école de l'Attique, qui avait renoncé au style i jestueux de Phidias pour un genre plus gracieux et plu
élégant. (Ce Céphisodote,r ' » .. . . !. ■
peut-être le père du grand sculpt:
Céphisodote, ou Céphi- SODOTE le Jeune, également sculpteur, était l'un des deux fils de Praxitèle. 11 vivait, nous dit Pline 290 avant J.-C.
CÉPHISOPHON, ami
Euripide, qui, disaiton, avait collaboré à ses tragédies et, en particulier, à ses chœurs. Aristophane le présente comme l'ajuant deChœribé, la seconde femme ''■^""P''^''- Cepbu.(6r.3foU).
CEPHHS (sé-fuss — pom lat. d'un animal) n. m. Genre t érébrants, famille des teutbrédidés, i
allongées, grêles, à tarière saiUante, dont la plus commune est le cephus pygmieus de France
— Encycl. Ce cephus est très nuisible aux blés et aux seigles, car les femelles pondent leurs œufs dans les chaumes, et les larves, rongeant l'intérieur des tiges, font avorter les épis ; puis elles se réfugient au pied de la plante, où elles filent leur cocon à l'abri, pour se transformer en insectes parfaits, au printemps suivant. On recommande d'arracher les chaumes et les racines après la moisson et de les brûler. L'insecte parfait est jaune ci
CÉPILLON (Il mil. — dimin. de cèpe] n. m. Petite espèce de cèpe ou bolet comestible.
CÉPION, musicien grec, élève et émule de Terpandre, avec qui il transforma la cithare en portant le nombre des cordes de quatre à sept. Un air de flûte, populaire au temps de Plutarque, portait son nom.
CÉPION, surnom en usage dans une des branches de la gens Servilia, à Rome. Un Cépion (Cn. Servilius) prit pan à la première guerre punique (milieu du m* s. av. J.-C): un autre, mort en 174, fut le dernier général opposé à Annibal en Italie ; un troisième, consul en 169, prit part à la guerre contre Persée ; un quatrième, consul en 140 et chargé de conduire la guerre en Lusitanie, fit assassiner Viriathe. — Cépion (Servilius), consul romain, l'an 106 av. J.-C. Envoyé dans la Gaule au moment de l'invasion des Cimbres, il pilla les temples de Toulouse, et fut battu
biens. Suivant les i uivant d'autres, il put s'exiler et mourut à L'opinion populaire attribua au pillage de Toumalheurs éprouvés dans la suite par Cépion. ' ■ ' mal 1
Il a de .
Dru
fait
a 1 accusa
prit part à la guerre sociale et périt dans un piège où
l'avait attiré le chef de l'armée ennemie (vers 90 av. J.-C.)
CÉPION, historien dalmate, dont le vrai nom était Coriolan Cippico, né à Trau en 1425, mort en 1493. Il servit dans la marine vénitienne et se distingua dans la guerre contre les Turcs. On lui doit : Gesta Pétri Mocenici (Venise, 1477), ouvrage réimprimé plus tard sous le titre : De bello Asiatico, puis traduit en italien.
DÉPITE (du lat. cxpitiia; de csepa, oignon) n. f. Nom donné par les anciens à une pierre dure et zonaire, qui était probablement une agate.
CÉPOLE ou CEPOLA («<<) n. m. Genre de poissons, type de la tribu des cépoliinés, et vulgairement nommés rdbans.
— Enctcl. L'espèce commune sur la côte française de la Méditerranée l^cepola rufescens) est un poisson rougeâtre nommé roudqeole par les pêcheurs de iMar-
lille; do
par
du gr. eidos, aspect) adj.
ceux de Cette ; fouet à Port- Vendres; categnairis é.
Nice. Il est très rare dans l'Océan ;
CÉPOLIINÉS n. m. pi. Tribu de poissons acanthoptères, famille des tœnioïdés, comprenant des formes à corps très allongé, comprimé, couvert de petites écailles cycloides, à nageoire dorsale occupant tout le dos de la nuque à la queue, celle-ci pointue, etc. — Un cépoliiné.
CÉPOLOÏOE (de cépok Qui ressemble à un cépol
— n. m. pi. Tribu de poissons, de la famille des tœnioïdés, ayant pour type le genre cépole.
Ceporinus (Jacob), philologue suisse, né en 1499 à Dii'nhart, dans le canton de Zurich, mort en 1525. -Son nom véritable, qu'il avait traduit en grec, était "Wiesendangee. Il fut pourvu d'une chaire de grec à Bâle. Ses cours eurent un grand succès ; Zwingle lui-même les suivit. Il mourut prématurément. Il a publie un commentaire de la Description Ju monde de Denys et de Y Astronomie d'AratusjliZZ et 1534) ; une Grammaire grecque; une édition de les Travaux et les Jours, d'Hésiode (1528). On a imprimé de lui, après sa mort, des Epigrammes grecques (1533).
CepOY, comm. du Loiret, arrond. et à 6 kilom. de Montargis, sur le Loing et le canal du Loing ; 954 hab. Ch.-de-f . P.-L.-M. Moulms.
CepPALONI, bourg d'Italie (Campanie [prov. de Bénévent]), sur le Sabato, sous-affluent du 'Volturno par le Calore: 3.400 hab.
CEPPEAU n. m. Techn. V. cépeau.
CeprANO, comm. d'Italie (Agro Romane [prov. de Rome)), sur leLiri ; 4.840 hab. Foires, marché. CEPS n. m. Bot. V. ciîPE.
CERA (mot lat. sîgnif. cire) n. f. Usité dans cera de pabna, expression empruntée à la lancue esDasrnole oou: ' ' ' une sorte de cire produite ] cola). Syn. de cèroxtline.
CÉRACATE (du lat. cerachates ; de cera, cire, et achates, airate) n. f. Nom donné par les anciens â une variété J'agate, qui était jaune de cire.
Ceracchi (Giuseppe), sculpteur, né à Rome en 1751, mort à Paris en 1808. Après avoir pris part à différents mouvements révolutionnaires en Italie, il vint en France et, en 1801, forma un complot avec Arena, Topino Lebrun, Demerville, Harrel, pour assassiner le Premier Consul. Il fut arrêté à l'Opéra, et exécuté.
CÉRACÉ, ÉE (du lat. cera. cire) adj. Qui a l'aspect et la consistance de la cire, comme les efflorescences qui recouvrent les prunes, les feuilles de choux, etc.
CÉRACÉE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Nom que l'on donne dans certaines contrées, en Suisse notamment, à une espèce de fromage.
CÉRACHATE n. f. Miner. V. céeacate.
CÉRACHIS (Aiss) n. m. Bot. Syn. de spilanthe. CÉRACTIS ou mieux CÉRATACTIS (ktiss — du gr. kéras, corne, et a/c(i5, rayon) n. f. Genr "" ■■--■- - " ■
famille des
1 espèce type [ceratactis
coléoptèr'
CÉRADIE n. f. Bot. Syn. de othonne.
CÉRAGÉNIE ou mieux CÉRATOGÉNIE (du gr. kéras, atos, corne, et géneias, duvet) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des cérambycinés, renfermant trois espèces de l'Amérique du Sud, dont la plus typique {ceratogenia bicornis) habite le Brésil.
CÉRAISTE {rèssC — du gr. kêrastâs, cornu) n. m. Genre do caryophyllées, tribu des alsinées, comprenant plus de cent espèces, disséminées dans les régions tempérées du globe.
— Enctcl. Les plantes de ce genre se font généralement remarquer par 1 élégance de leur port; leurs fleurs, d'un blanc pur, sont assez grandes, dans quelques espèces, pour faire de celles-ci des plantes ornementales. On les cultive quelquefois dans les jardins d'agrément, où leur petite taille les rend surtout propres à servir de bordures.
La plus connue est le céraiste cotonneux [ceraslium tomentosum), vulgairement appelé argentine, oreille-desouris, traînasse, etc. Ces plantes sout très rustiques, croissent dans tous les sols et se propagent facilement de graines ou d'éclats.
CËRAM, île de l'Océanie (Indes néerlandaises [Moluques]), au N. des îles d'Amboine et de Banda, et au S. de Gilolo. Sa superficie est de 17.150 kilom. carr., et sa population de 100.000 hab. environ. C'est une île montagneuse (hauteur moyenne : 1.800 m.), avec des côtes escarpées et difficilement accessibles. Sur les flancs des hauteurs s'étendent de vastes et riches forêts. La population indigène du pays appartient à la race des Harfours.
CÉRAMANTHE (du gr. kéramos, vase, et anthos. fleur) n. f. Bot. Syn. de scBOFDLAiHE. Il Syn.dePHiLiBERTiE.il Section du genre phyllanthe.
CÉBAMBE. Myth. gr. Habitant du mont Othrys, en Thessalie. Il échappa au déluge de Deucalion en se réfugiant sur le mont Parnasse, au moyen des ailes que les Nymphes lui avaient données.
CÉRAMBYCIDÉS (rad. cérambyx) n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères longicornes, renfermant les formes à corps élancé, à longues antennes de onze articles, à pattes longues et fines, dont les cuisses sont souvent renflées en massue. — Un céhambycidè.
— Enctcl. Les cérambycidés sont vulgairement nommés capricornes; ils vivent sur les fleurs, les plantes; leurs larves se développent dans le bois où elles percent leurs galeries ; aussi beaucoup de ces coléoptères sont-ils assez nuisibles. Les innombrables espèces sont répandues sur tout le globe ; les plus brillantes et les plus grandes sont propres aux régions tropicales. Principales tribus : céramhyctnés, saperdinés, lepturinés, etc.
CÉRAMBYCINÉS n. m. pi. Tribu d'i famille des cérambycidés, renfermant les < preraent dits et formes voisines, à antennes longues et fines, très longues chez les mâles, à tête ordinairement horizontale, etc. Très nombreux genres : cérambyx, aromia, callichroma, rosalia, purpuricenus, callidium, clytus, etc. —
Un CERAMBTCINÉ.
CÉRAMBYX [bikss — du gr. kérambux, capricorne) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, type de la tribu des cérambycinés, renfermant des formes allongées, élégantes, vulgairement nommées capricornes, et dont on connaît une vingtaine d'espèces répandues dans l'ancien monde.
— Encycl. Deux espèces sont communes en France : 1° cérambyx héros ou cerdo, grand capricorne du chêne, ou biche (confondu parfois sous ce nom avec la femelle du lucane cerf-volant) ; 2" cérambyx Scopolii ou cerdo des auteurs, moitié plus petit. Le premier à de 3 à 5 centimètres de long; il vit sur les chênes, où sa larve creuse de profondes galeries et ne sort guère que les nuits d'été. Le second est commun sur les fleurs des ombellifères ; sa larve creuse surtout les arbres fruitiers. Citons encore : le cérambyx miles et le cérambyx velutinus de la France méridionale, où l'on trouve parfois le cérambyx dux, du Caucase; le cérambyx fuliginosus (Australie), etc.
CÉRAME (du gr. kéramos) n. m. Archéol. 'Vase de terre
— Adjectiv. Grès cérame. Grès propre à faire des vases, poterie de grès.
CÉRAME ou CERAMUS {se, muss) n. m. Section du genre erica (bruyère).
CerAMI, bourg du royaume d'Italie (Sicile [prov. de Catane]); 5.000 hab. Aux environs, gisements de cuivre, de sel et de soufre.
CÉRAMIACÉES n. f. pi. Syn. de céeamiées.
CÉRAMIAIRES n. f. pi. Bot. .Syn. de céramiées : Les cÉ- EAMiAiRES se trouvent dans la mer. (F. Foy.)
CÉRAMIANTHÈME (de céramie, et du gr. anthèmôn,ûeuT n. m. Bot. Syn. de gracilaire.
CÉRAMIE ou CERAMIUM (se, mi-om' — du gr. kéramos, vase de terre) n. f. Genre d'algues marines, de l'ordre des céramiées, comi>renant une quarantaine d'espèces. (On dit
aussi CÉRAMION.) Il Syn. de bKAGANTIB.
— Enctcl. Les céramies abondent dans toutes les mers, et croi.ssent sur les pierres, sur les rochers, sur les coquilles et même sur des plantes marines, où elles s'attachent par un empattement de leur base élargie. Ce eenre est très nombreux en espèces ; la plupart sont fragiles et ont pu être confondues avec de petits polypiers calcifères. II en est une, néanmoins, qui habite la mer des Indes et dont le tissu est charnu ; les habitants des côtes la recueillent avec soin, la font macérer, et en préparent des tablettes qui fournissent un aliment sain, délicat et recherché, qu'on a comparé, pour la saveur, à l'algue qui forme les nids de la salangane ; on en fait des provisions
. Par l'incinération, los oéramios fournissont (ios
côtos où ollos abondent, c
apport, ollos sont plantes marines.
)ci")ille pour los co
CÉBAMION 11. m. I!mI. S,n. 'Ir < 1 inMii:. CÉRAMIQUE M. r. An ■!.■ I 1 1 .. i. , il.' r ]■■; \u de porcrlanio ou ilo 1^ /' <
— Kncycl. FJyiiu,h' I ; , , xif«i«o«, nom par li-(|nrl I. ^; .
animaux, l'appliquant .1 : : ' ;:
argiles durcies par la - m, |,,n .m. i; ■
à certains vases ayant, la fornic iln la .-on: de ml^me que, chez los Latins, le mot pot nom do potum, vase à boire.
— Classification des pntn-irs. 1,0s prodii
S cuvent se partagor on •t<-Mv n-rTr'-'^-'n-'s, •)' e la pftto cuite : pot."-!-!.- |...i,H -r . ri ;,,.:
il'niM' i.i;ii..r .• i.rovoquant le ra-
m.iIlis^.MiiiMit et la vitrification de la p,^te. Dans la première catégorie se rangent; l^les terres cuites, généralemont assez tendres, à surface mate ; 2" l6s/io/ci->e.5 lustrées, à placure mince silioo-alcalino, et les poteries vernissi'es, àglanure plombif^re ; 3° los potc-
opatiue à base d'étain. masquant la couleur de la terre ; 4» les poteries à pâte blanche fine et dure, dites faïences fines, recouvertes d'une glaçure transparente, cuisant à un feu plus fort que les précédentes. Dans la deuxième catégorie nous trouvons :
1° des poteries à pâte dure, opaque, sonore, obtenue par une forte cuisson, ^^7-- --ir'
déterminant un commencement de : '' fusion, qui les rend impénétrables aux [,.,,,„. ;, ,„„,,. iui.^ liquides : les grès cérames ; 2» des po- IJr.ii'tni.irt.
tenes à pâte blanche, translucide, impénétrable à l'eau, se divisant en deux sections bien distinctes : les porcelaines dures, à couverte foldspathique très résistante, et les porcelaines tendres, à glaçure plorabifèro facilement rayable.
— Fabrication. La base commune des poteries est l'argile, dont le type le plus pur est le kaolin emplové dans la composition des porcelaines et aussi des faïences fines. A la matière plastique fournie par l'argile on ajoute des éléments dégraissants : sable, quartz, craie, etc., afin de rendre le façonnage plus facile et d'éviter les accidents au séchage ou au feu. Les matières plastiques et dégraissantes, séparées par lavage des éléments nuisibles, sont dosées, puis délayées et mélangées pour former une pâte homogène.
Le plus ancien des procédés de fabrication est le modelage. Cependant, dès la plus haute antiquité, le procédé du tournage était connu. La pâte, bien pétrie et battue, est appliquée sur un rondeau formant support â la pièce; le tour est mis en mouvement et l'ébauche sort de la main du être reprise ensuite sur le tour après descevoir sa forme définitive par l'opération du
Le moulage, d'origine au moins aussi ancienne que le modelage, s'applique au façonnage des pièces de sculpture, '' ' ovales ou de formes
en relief.
les moules Mr^^ '
B^fliniilHo.111 «»V .
spécialement à la fabrication de la porcelaine, ipio les trois autres procédés sont employés in- ■leraent pour tous les genres de poteries, irpermet uter des objets très minces, ainsi que de très grands difficiles à obtenir, les uns comme les autres, par
t que les poteries nplète, on procède s en briques très
façonnage est terminé
1 leu et prennent le nom de aillées ne passent également iais, en général, les pièces, égourdies à une température inant une consistance suffirte par trempage, par insufcuisson de la pâte et de la couverte est acquise ensuite à un feu beaucoup plus fort. Les poteries les plus communes sont enfournées en charge et cuites en pleine flamme ; les faïences émaillées, les faïences fines, les porcelaines et, en un mot, les pièces de céramique traitées avec soin sont placées dans dos
cassettes ou étuis en terro réfractairo qui los protègent contre l'action directe du feu.
De nouvelles cuissons attendent los pièces qui doivent recevoir une décoration, soit au grand fou, par application de couleurs sur ou sous couverte, soit au feu uo moufle, lorsqu'il s'agit do couleur» ou d'émaux ne pouvant résister à do hautes températures.
— Aperçu historique. C'est en Egypte qu'on a trouvé les poteries révélant déjà une certaine habileté d'exécution,
- • '- ~- ■-.— .1 -^i: -n décorées de
couverte d'une glaçure opaque ordinairement colorée en bleu verdâtre. Les Egyptiens cni|ili.yai''nt aussi les matières céi-aiiMi|iir ,l.,i, -.;.,.. -, II-. '.,, !- '"iililéi'ns, les
Assyriens,! ; ' !'■ r ' , cite voie,
pendantqiii , ,, , ,, : , < ,1 ,,.iim1(\s les
des vases rn' v^iiii - ' u ■ miill-'; 'lir,, m raient les
poteries imperméables, grès et porcelaines.
En Grèce, nous trouvons ces terres cuites admirables, moins par la finesse et la dureté des pâtes que par la pureté dos formes et la richesse du décor. A côté des figurines de Tanagra, si délicates et d'un charme si pénétrant, on distingue deux séries principales de terres cuites grecques, correspondant à des époques différentes et à des méthodes particulières de décoration, les vases à figures noires et les vases à figures rouges.
Après avoir imité les productions de l'art grec, les Romains, disciples des Etrusques, substituèrent aux vases peints ces belles poteries d Arezzo, à pâte rouge, dure et fine, décorées de figures et d'ornements en relief, en môme temps qu'ils donnaient de grands développements à la fabrication des ornements architectoniquos,
A la chute de l'empire romain, cette fabrication disparut pour renaître au commencement du moyen âge; il faut arriver au xV siècle pour la voir reprendre son essor avec Luca délia Robbia, â Florence, puis, â Faenza, Urbino, Deruta, Pesaro, Gubbio, Castel-Durante, etc.. En France, la fabrication des carrelages et des pièces de terre vernissée avait été très florissante dès la fin du xi' siècle ;
puis les rustiques figulines de Bernard Palissy. A la même époque correspondent les premières productions de Rouen; mais, il nous faut attendre la fin du xvii" siècle pour trouver en pleine efflorescence les trois principaux centres de falirication des faïences d'art : Rouen, Nevers et Moustiers,
bourg, Niederviller, Lunéville, Saint-Clément, Lille, Valenciennes, Saint-Cloud, Sceaux, Marseille, etc.
A l'étranger, pendant los xvi", xvii" et xviii" siècles, brillent d'un non moins vif éclat les faïenceries de Delft en Hollande, Nuremberg, Hœchst, Anspach en Allemagne, Alcora en Espagne, devancées par celles de Malaga et de Manisès qui ont répandu partout ces rutilantes poteries hispano-mauresques à reflets métalliques.
L'invasion des porcelames de la Chine, au xvii" siècle, provoqua la décadence des faïenceries européennes. L'accueil fait à ces produits d'extrême Orient, à pâte fine et transparente, détermina les céramistes à des recherches d'un autre ordre. Déjà, vers le milieu du xvi" siècle, une première porcelaine tendre avait fait son apparition à Florence ; d'autres tentatives étaient faites, un siècle plus tard, à Rouen d'abord, à Saint-Cloud ensuite, où les résultats obtenus furent assez intéressants pour susciter la création de fabriques rivales à Mennocy, Chantilly et Vincennes, berceau de la célèbre manufacture de Sèvres. Mais, déjà en AOemagne, où la fabrication des grès cérames avait pris une grande extension dès le xv" siècle, on avait découvert le secret de la porcelaine dure. En 1709, une fabrique avait été installée à Moisson par l'électeur do Saxe ; bientôt dos fabriques rivales, surgissaient autour d'elle. Le secret de la composition de la porcelaine dure était découvert en France vers 1750, et nous voyons la fabrication en pleine activité en 1770, à Sèvres, où elle devait bientôt supplanter cette porcelaine tendre oui avait fait la renommée de la manufacture au xviii" siècle, et qui vient de renaître à Sèvres même. En Angleterre, la fabrication de la porcelaine tendre se maintenait à côté de celle des faïences fines au détriment des faïences stannifères qui, de nos jours, appliquées à la décoration, ont repris un nouvel i ssor, pendant que la porcelaine dure, grâce aux progrès réalises par la science, pris des développements considérables.
— BiBLiocR. : Al. Brongniart et A. Salvetat, Traité des arts céramiques (Paris, 1877); Marryat, Histoire des patènes, fnhnci\ et porcelaines; Al. Jacquemart, Histoire de ' ■• 1 PTri<; iil3) ; Uavàrd, la Céramique, histoire
I iris, 1894); E. Bourry, Traité des indus-
1 1 I \MiyuL j Ce qui a rapport à l'art de fabriquer
Céramique de Sèvres (mcsék). Le musée céramique ïnnexe a la manulacture de Sèvres, et fondé vers 1803 [lar Alex. Brongniart, forme aujourd'hui une collection unique en son genre de plus de 25.000 pièces de toutes provenances. De la poterie la plus humble et la plus grossière, jusqu'aux pièces les plus délicates et les plus brillantes, tous les produits céramiques do tous les pays et de toutes les époques s'y trouvent représentés. On peut ', l'histoire do la céramique par ses prodr-
y suivre : ...
tions de tous ordres, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Dans resprit du fondateur, ce musée devait être purement technologique ; aussi voit-on à côté des produits fabriqués des échantillons des divers produits naturels employés dans la fabrication. Aujourd'hui, par les développements qu'il a pris, il ofl'ro aussi bien à l'amateur et à 1 historien qu'au fabricant tous les renseignements qui peuvent les intéresser et les guider dans leurs travaux. Une description méthodique en a été publiée par Ale.x. Brongniart et Riocreux en 1845. On doit un nouveau catalogue en plusieurs volumes à Ed. Garnier, le conservateur actuel.
CÉRAMIQUE (le).Antiq. gr. Nom de deux quartiers d'Athènes, au N.-O. de la ville. Ces deux quartiers étaient séparés par le mur d'enceinte, et communi<iuaient par le Dipvlou. Ils tiraient leur nom, soit d'un héros. Cérames, fils 'de Dionysos et d'Ariadne, soit plutôt des nombreuses fabriques de poteries qui s'y trouvaient (gr. xépaiioî, argile, tuile, brique).
CÉUAMIÉES — CKUAIMll'.ON
— Emcvci.. Lo Céramique proprement dit, situé à l'intérieur do la ville, était, depuis les Pisistraiidos, lo principal quarticrd' Athènes; il renl'ormait l'Agora, de nombreux temples et portiques, los plu» belle» ruos, etc. Lo Céramique extérieur était un grand faubourg qui s'étendait en d'hors du Dipylon, lo long dos route» d'Eloasi» et du Piréo. C'était la grande nécropole d'Athènes, qui coDtcDait los sépulturesdcs citoyens célèbres et los tombeaux élevés aux frais do l'Etat. Une bonne partie de cette nécropolo a été déblayée de nos jours, et l'on y a trouvé une foule de magnifiques stèles sculptées; c'est aujourdhui l'uno de» plus grandes curiosités d'Athènes.
CÉRAMIQUE (flOLFE) ou CERAHICUB SiNUS, golfe do rancienno Asie Mineure (Carie), entre les doux presqu'îles où s'élevaient Halicarnasso au N., ctCnide au S. Il porto actuellement lo nom do golfe de Cos.
CÉRAMISTE (mijjC) n. Celui, celle qui travaille on céramique: Uemard Palissy fut un habile et intjénieuxctKkWffiB.
CÉRAMTTE (lat. ceramita ; du gr. kéramos, vase do terre, n. f. Nom donné par les anciens à une pierre précieuse) couleur do brique.
— Encvcl. Les céramiles sont des carreaux d'une terre cuite spéciale cédant seulement à une charge de 2.500 kilogrammes par centimètre carré, alors que la résistance du granit ne dépasse pas 1.250 kilogrammes. Elles sont moulées en briques, en dalles unies ou striées, en bordures do trottoirs, etc. Les cér,
Ceramium, nom d'une place de l'ancienne Rome, sur laquelle se trouvaient les maisons do Cicéron et de .Milon.
CERAMIUS (se, uss — ia gr. kérameus, potier) n. m. Ceramiu» (gr. nat.).
Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille dos masaridés, comprenant des formes à tète assez grosso, à antennes en massue, à abdomen assez plat, qui ont les mœurs des euméniens. (On connaît une vingtaine d'espèces de ceramius répandues surtout en Afrique ; deux habitent la région circaméditerranéenne, et le ceramius Fonscolombei la France méridionale.)
CÉRAM-LAOUT ou SÉRANG-LAO, groupe d'îlots de l'Océanie (Indes néerlandaises [Moluques]), à l'E. de Vile Céram, dont la langue est parlée par les habitants dugroupe (dont le nombre est estimé diversement do 6.000 â 12.000).
CÉRAMOGRAPHIE ( fi — du gr. kéramos, vase de terre, et graphtin..\ :, n ; ] i iiié sur l'histoire de la céramique.
CÉRAMLii,ii,\i'Hi:.nir. ;ilj. Techn. Qui a rapport à la
Céraïu.i-i 1 KAMOGRAPBIQCES.
— Ar' ; 1 '.,u;,';-a;)/iiyues. Vases de terre cuite
ornés de i.ci.iu.t^.
CÉRAMOPSB n. m. Plante de la famille des algues.
GÉRAMOS. Myth.gr. Fils do Dionysos et d'Ariadne. Suivant quelques m"ythographes, il aurait donné son nom au Céramique d'Ath"ènes.
CÉRAMOS, ville de l'ancienne A.s\o Mineure (Carie), sur le gol Te Céramique, auquel elle donne son nom. Auj. ^eramo.
CÉRAMOSPERMÉES (spèr) a. f. pi. Tribu d'ombeUifères, comprenant les coriandres, etc.
CÉRAMOSTIGMA {stig) n. m. Bot. Section du genre bragantio.
CÉRANDRIE (du ET. kéras, corne, et andria, force) n. m. Genre d'insectes coléoptères. Syn. de gnatbocercs. V. ca
CeranS-FOOLLETOURTE, comm. do la Sarthe, arr. et à 21 kilom. de La Flèche, sur le Fcssard, affluent de la Sarthe ; 2.197 hab. Poteries, briqueterie, tuilerie, four à chaux. Aux environs, anciens amas de scories do fer provenant des forges établies par les Romains. Dolmen sur la lande de Bruon.— Le hameau de La Soulletière, qui dépend de cette commune, est la patrie du voyageur et naturaliste Pierre Belon.
CÉRANTHE (du gr. kéras, corne, et anthos, fleur) n. m. Section du genre cérintho. Syn. de LiNociiiBE.
CÉRANTHÈRE (du gr. kéras, corne, et de anthère) n. f. Bot. Syn. de einorée, de dicéraadre, et de morelle.
CÉRAOSPONCIÉS (spon — du gr. kéras, corne, et spoggos, éponge) n. m. pi. Sous-ordre d éponges, dites aussi cornées, et renfermant les familles des spongidés et des aplysiidés, toutes formes massives ou ramifiées, dont le par"enchyme est formé de libres cornées avec des granules siliceux. (C'est à cette division dos céraospongiés qu'appartiennent certaines éponges très employées, comme l'euspongia mollissima du Levant, éponge en forme do coupe, et les euspongia adrintica
I CERAPUS
SPO.NGIÉ.
CÉRAPE
(,sé. puss — du gr. keras, corne, et pous, pied) n. m.
Genre de crustacés am-
phipodes, sous-ordre des crevettines, famille des chéluridés, tribu des podocérinés, comprenant do petites formes marines, cylindriques, allongées, ayant une pinco aux deux premières paires do
Fattes. (Les cérapes habitent hémisphère boréal , l'espèce type, cerapus iubularis, do l'Amérique du Nord, vit dans de petits tubes membraneux.)
Syn.CÉBAPODINE,etEBlCHTHO-
CÉRAPBRON (du gr. kêraphrôn, qui porte malheur) céraphron (gr. * foii).
n. m. Genre d insectes hyménoptères, type de la tribu des céraphroninés, renfermant de minuscules parasites, dont les larves détrmsent celles d'autres insectes. (Le ceraphron unispmosus vil aux doMns de divers charançons : lo ceraphron Carpenteri détruit les pucerons du chèvrefeuille.)
CÉRARGYRE — CÉRATODIDÉS
. Chlorure naturel d'argent. Sjn. de
jrne, et arguros, argent) la formule est Ag Cl, le
CÉRARGYRE
CÉRAKGYRITE.
CÉRABGYRITE (du gr. kéras n. f. i- hlorure naturel d'argent
— Encycl. La.céiargi/rile, do poids spécifique 5,6, et dont la dureté appartient au système cubique. Elle se présente en masses compactes ou en petits cristaux se laissant couper au couteau comme de la cire. La cérargyrite est soluble dans l'ammoniaque et fusible à la âamme d'une bougie.
CÉRARIUM (ri-om' — du lat. cera, cire) n. m. Impôt que prélevaient les gouverneurs des provmces romaines pour les droits du sceau (en principe, prix de la cire employée pour le cachet), il Impôt analogue prélevé à leur profit par les publicaios, au moyen de sommes additionnelles qu'ils faisaient payer par les contribuables.
CÉRAPHRONINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères térébrants, famille des proctotrupides, composée des genres : cerapkron, trickutei'esis et microps.
CÉRASIFËRi: (du lat. cerasum, cernsi, cerisier, et ferre, porter) adj. Qui porte des cerises : Prunier cebasifèbe.
CËRASINE (du lat. cerasus, cerasi, cerisier) n. f. Chim. Résidu obtenu en dissolvant la gomme du cerisier et de quelques autres arbres fruitiers dans l'eau.
— Econ. dom. Boisson que l'on fait avec des cerises.
— Miner. Clilorocarbonate naturel de plomb. Syn. de
PHOSGÉNITE ou PLOMB CORNM.;.
— Enctcl. Lorsqu'on dissout dans l'eau la gomme pro venant du corisier ou du pommier, il reste un résidu gélatineux qu'on appelle cérasine. La partie soluble est de l'arabine ordinaire. Les acides étendus transforment la cérasine d'abord en cérasinose, puis en arabinose; l'acide nitrique la transforme en acide mucique.
CÉRASINOSE (rad. cérasine) n. f. Composé qui se forme par l'action des acides étendus sur la gomme de cerisier. On lui atiribue la formule C'H"0'.
CÉRASIOCARPE n. m. Genre de cucurbitacées-cucumérinées, dont la seule espèce connue est une herbe sarmenteuse, glabre, de Ceylan et de Java.
CeRASOLA (Dominique), poète italien. V. Ceresola.
CerasoNTE (le Cerasus des Latins), ville grecque de l'ancienne Asie Mineure (Pont), sur le Pont-Euxm. Xénophon et les Dix mille y séjournèrent au retour de leur expédition. Lucullus apporta de cette ville à Rome les premiers plants de cerisiers {cerasus), qui de là se sont répandus dans toute l'Europe occidentale. Auj. Kirésoun.
CÉRASPHORE {rass) ou CÉRATOPHOBE (du gr. kératophoroSf qui porte des cornes) n. m.
Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des cérambycinés, renfermant des capricornes africains et néozélandais, dont on connaît trois ou quatre espèces. Citons le ceratophorus hirticurnis (Sénégal). Syn. CERO-
POGON, et CORKTHROGASTER.
CÉRASPIDE (spid) ou CERASPIS (se, spiss) (du gr. ki^ras, corne, et aspis, idos, écusson] n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des rutélidés, renfermant de jolis petits scarabées amé- C8ra8pis(rid. d'un tiers) ricains couverts d'écaillés, formant
des dessins marquetés. On en connaît une quarantaine d'espèces, réparties du Brésil au Mexique. (Le ceraspjs décora provient du Brésil.)
CÉRASTE (rassC — du gr. kérastés, même sens) n. m. Genre de reptiles ophidiens solénoglypbes, famille des vipéridés, renfermant des vipères désertiques à front concave, avec des '-
melleuse
au
dessus des
il^lxiste habitent l'Afrique
:ycl. Vulgairemmés vipères es cé7-asles, dont quatre espèces, les déserts de , de l'Arabie et
I comutus) vit cachée dans le le Sahara algérien, elle est et vient parfois la nuit, en troupes, près des campements, où elle est attirée par les feux. Ce céraste, jaune ou roux, varié de brun, atteint jusqu'à 0",75 de long, rarement plus. Les anciens Egyptiens -le vénéraient et rélevaient dans leurs temples. C est, avec la vipère d'Avicenne {vipera Avicennx) et la vipère carénée (echis carinata), le type des reptiles du désert, depuis l'Inde occidentale jusqu'au Sud algérien. Sa morsure, toujours dangereuse, n'est cependant pas ordinairement mortelle.
1 Spartiate Hyacinthe, pour faire cesser une sécheresse.
CÉRASTES (du gr. kéras, corne), anciens peuples de l'île de i-hypre, qu'Aphrodite changea en taureaux, parce qu'ils immolaient les étrangers. (D'où le nom de Kerasiis, que portait l'île anciennement.) n Sing. Un, une Céraste, — Surnom des Erinnyes, à cause des serpents dont étaient entrelacées leurs chevelures. Il Sing. Une Céraste.
GÉRASTIS [stiss) ou CÉRASTIDE (stid-) [du gr. kérastés , cornu] n. f.
Genre d'insectes lépidoptères, du sous-ordre des noctuélines, famille des orthosiadés, renfermant des papillons roussâtres à abdomen plat, à ailes légèrement arrondies. (Les cérastis sont des noctuelles d'automne; leurs chenilles, nues, nocturnes, mangent les plantes herbacées. On connaît une dizaine d'espèces de ce genre; la plus commune, en France, est la cérastis vaccinii.)
CÉRASTITE n. f. Bot. Syn. de mbconopsis.
ntifique du
enre de molcardium, dont le type bucarde comestible des mers
CERASTIUM (.se, sti-om") n. m. Nom soi genre céraiste. Syn. do holostée.
CÉRASTODERME ou CERASTODERMA (se, kérastés, cornu, et derma, peau) lusques lamellibranches du genr est le cerastodenna edule d'Europe.
CÉRASTOME ou CERASTOMA (sé-rass — du gr. kéras, corne, et stoma, bouche) n. m Genre d'arachnides phalangides, famille des phalangidés, renfermant des formes à longues pattes filiformes, très grêles.
— EiNcvcL. Le cerastotna cornutum est un des faucheurs les plus communs; on le trouve en masses, à l'automne, dans le creux des saules, où les individus sont enchevêtrés par leurs pattes enroulées.
CERASUS (se, ziiss — mot lat.) n. m. Nom scientifique du genre cerisier.
CÉRAT (ra — du lat. ceratus, qui contient de la cire) n. m. Pharm. Médicament externe, de consistance molle, ayant pour base la cire et l'huile.
- Industr. Espèce de fromage provenant du petit-lait
du lait
illé.
do graisse. Le cérat simple, où n'entrent que l'huile et cire, fut employé par les athlètes de l'antiquité pour oindre la peau et assouplir les articulations. Le cérat simple et les cérats composés, c'est-à-dire contenant un ou plusieurs médicaments incorporés, étaient, naguère encore, usités dans le pansement des plaies, des gerçures, des irritations de la peau. Mais ils demandent à être employés très frais, parce qu'ils rancissent très vite et deviennent alors irritants. Aussi les rempjace-t-on le plus souvent, aujourd'hui, par des préparations ayant pour base la vaseline, qui ne rancit pas.
Pour préparer le cérat simple : fondre au bain-marie 100 grammes de cire blanche dans 300 grammes d'huile d'amandes douces.
Le cérat blanc dit • de Galien » contient : huile d'amandes douces, 400 grammes; cire blanche, 100 grammes. On y ajoute peu à peu, pendant le refroidissement, 300 grammes d eau distillée de roses.
Le cérat à la rose pour les lèvres contient : huile d'a^ mandes douces, 100 grammes; cire Manche, 50 grammes; carmin, 0!', 50; essence de rose, 0«',50.
CÉRATANDRE (du gr. kéras, atos, corne, et anér, andros, homme, organe mâle, étamine) n. f. Genre d'orchidacées, tribu des ophrydées, comprenant quelques espèces qui croissent au cap de Bonne-Espérance.
atos, corne, et de an-
: de C0LEBR00CK1E.
!') n. m. Bot. Section du genre
CERATASARUM (se, j
CÉRATAULE n. m. Bot. Syn. de biddclphie. CÉRATELLE n. f. Bot. Syn. de abrotanelle. CÉRATIAS (ass — du gr. kéras, atos, corne) n. m. Nom uo l'on a donné, autrefois, à des comètes qui avaient la
OÉRATIN (Jacques Tetng, dit), philologue hollandais, né à Hoorn, mort en 1530. Il professa le grec et le latin à Tournai, à Louvain et à Leipzig. On a de lui : Lexicon grsco-latinum (1524); De sono grxcarum litterarum (1529); De recta grxcarum litterarum pronuntiatione (1536).
CÉRATINE ou CERATINA (sii — du gr. kératinos, corné) n. f. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des mellifères,tribu des
solitaires, à corps pres-
llque.q'ui font leurs nids dans les tiges des ronces et autres plantes, et y déposent une pàiée
de nourriture à leurs
larves. (Deux espèces
de cératines sont com- Cératinc (gr. 3 foi»).
munes en France : cera-
tina albilabris. et ceratina cyanea, qui font leur nid et
hivernent aussi dans les tiges sèches de ronces. D'autres
espèces habitent les Indes, le Sénégal, etc.)
CÉRATINE (du gr. kéras, atos, corne [v. corne]) adj. Log. scolast. Cornue. (N'est usité que dans la locution
Qw
que. L'un des exemple plus célèbres est le su qui a peut-être valu son à la question ceratine : «i avez ce que vous n'avez
perdu des cornes. — Donc avez des cornes.) n
CÉRATIOCARIS (riss — gr. kéraiion, petite corne.
captieuse, argument sophisti-
et karis, squiile) dos nébalies, qu (
f. Genre de
on trouve dans
sdunen Diverses
croît dans l'Ame
Nord, et dont le port rappelle
celui d'une bruyère.
CÉRATION (ti) ou CERA- TIUM (se, si-om' — du gr. kéras, atus, corne) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes cilioflagellés , renfermant des animalcules aquatiques, ressemblant présentant des prolongements cornés qui recouvre tout leur corps. iLe ci
Ceration (très gr.) à des infusoîres
être pris comme type de ce genre , il est commun dans la mer du Nord , d'autres ont rempli de leurs débris les bancs du calcaire d'Angleterre, etc.)
CÉRATION (li-on — mot gr.) n. m. Poids grec, qui valait 1/3 d'obole (08',2t3). Il A Rome, Equivalent de siliqua.
CÉRATION (si-on — du lat. cera, cire) n. f. Préparation que l'on faisait subir à une matière, particulièrement à une matière métallique, pourladisposer àentrer en fusion. Il Action d'enduire un corps de cire. CVieux.)
: corne, lie) n. m. Genre prenant une seule espèce, qui est tme plante grimpante du cap de Bonne-Espérance.
CÉRATITE ou CERATITES (se, téss — du gr. kéras, atos, corne) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des lamiinés, renfermant des formes grisâtres, de taUle assez forte, propres à l'Afrique. vDes quelques espèces conni pideus est la plus répandue. On la trouve du Sénégal à Obock, où sa larve ronge les jeunes troncs d'arbres et fait des dégâts dans les Jardln^ )
CÉRATITE (du gr. kéras, al^:' corne) n. m. Genre d'ammonites, tj 1 1 de la famille des cératitidés, renfermant les formes à cocjuille discoïde, avec lobe antisiphonal à deux denticulalions. (Les cératites sont fossiles du jjermien au trias ; on les a subdivisés en quelques sous-genres : tirolites, balatonites, acrocnordiceras, hungnrites. Nous citerons le ceratite.
chclkalk allemand.)
CÉRATITIDÉS (rad. ceratite) n. m. pi. Famille de mollusques céphalopodes tétrabranchiaux, renfermant des ammonites à chambre d'habitation courte, à lobes denticulés finement et légèrement, et avec des tubercules et des côtes.
(Les deux genres principaux des cérj
r nodosus, du
CERATITIS (tiss) n. m. Genre d'insectes Cératitis (gr. 3 fois),
diptères brachycères,
famille des acalyptérés, renfermant des mouches de la région circaméditerranéenne, dont une espèc
rapidement; on recommande de brûler les oranges con-
CÉRATIUM (ti-om' — du gr. kéras, atos, corne) n. m. Genre de champignons myxomycètes, dont les cinq ou six
rique, où elles se développent par les temps humides sur les bois pourris. Syn. cylindrolobe.
CÉRATO (du gr. kéras, atos, corne). En composition, dans les termes d'anatomie, ce mot indique un organe, muscle, ligament qui s'attache à l'une des cornes de l'os hyoïde, ou qui a rapport aux cornes de l'utérus. Pour les mots commençant par cérato et qui ne sont pas
ici, v. KÉRATO.
CÉRATOCAPNOS n. m. Bot. Syn. de corvdalis.
CÉRATOCARPE (du gr. kéras, atos, corne, et karpos, fru t) n. m. Genre de salsolacées, comprenant une seule espèce, qui croît dans l'Asie centrale.
CÉRATOCARYE (du gr. kéras, atos, corne, et karuon, espèce, qui croît dans l'Afrique australe.
CÉRATOCAULE n. m. Bot. Section du genre datura.
CÉRATOCÉPHALE (du gr. kéras, atos, corne, et képlmlè, tête) n. m. Bot. Section du genre renoncule.
— n. f. Syn. de lichenastra.
kheili
d'orchidacées, tribu des vandéës, renfermant de petites
plantes épiphytes des forêts de Java.
CÉRATOCHLOA n. f. Bot. Syn. de FESTUQnE.
CÉRATOCLADIE n. f. Genre de champignons, qui forment des taches minces d'un vert bronzé, puis noirâtres, sur les petites branches tombées des hêtres, bouleaux, châtaigniers.
CÉRATODACTYLE n. m. Bot. Syn. de llavée.
CÉRATODE ou CERATODES (se, déss — du gr. kératodés, qui est en forme de corne) n. m. Section ou sous-genre du genre ampullaire (mollusques gastéropodes), renfermant des formes à coquille discoïde, resseuiblant aux planorbes, et dont l'espèce type, ceratodes cornu arietis, habite les mers du Brésil Syn Marisa
jurassiqu
CÉRATODIDÉS (rad. céralode) n. m. pi. Famil sons dipnoïques monopneumonés, renfermant ceratodus. — Un ceratodidés.
. kéras, atos, corne, et odous, odontos, jipronant dos plantes r lo sol, dans presque
s) n. m. Sous-genre de mollusques rniant des furmos allongées, cylinivenes do notites épines. (L'espôco 'a, habite les archipels du nord de
muscle allant do la (
glôs.
brésilienn
langue) l'hyoïde
— u. m. : Le cbratoglosse.
GÉRATOGNATHE (du gr. kéras, atot, corne, et gnatkos, mâchoire) u. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des lucanidos, renfermant des lucanes d'Australie et de Nouvelle- Zéland i , dont on connaît sept ou huit es^éces.{Lo ceratognathus West woodi, provient d'Australie.)
CËRATOGONE n. m. Genre de po lygonacées, renfermant des herbes annuelles de l'Afrique tropicale orientale.
CÉRATOQYNB n. f. Genre do composées-anthémidées, comprenant des petites plantes herbacées à feudles en rosettes, croissant en Australie
CÉRATOIDE adj. Qui a la forme
CÉRATOLACIS (sUs) n. f. Genre de podostémacées, fondé pour nue petii des rapides du rio Tocantins.
CÉRATOLÉPIS (plss) a. m. Bot. Syn. de pamphaxée.
CÉRATOLOBE n. m. Genre de palmiers lépidocaryinés, dont on coimait deu.'c espèces, de Java et de Sumatra.
CÉRATONIE {nï — du gr. kéras, atos, corne) n. m. Bot. Nom scientifique du genre caruobier.
CÉRATOPÉTALE (du gr. kéras. atos, corne, et de ■pétale) n. m. Genre de saxifragacees, tribu des ^ comprenant des arbustes qui croissent en \ustralie.
CÉRATOPHORE n. m. Zool ■V. CKKASPHOKE.
CÉRAT0PHRY3 (friss — du gr. kéras, atos, corne, et ophrus, sourcil) n. m. Genre de batraciens anoures, lamille des c%s- ceratophrys.
tignathides, renfermant de
grandes grenouilles de l'Amérique du Sud, dont la paupière supérieure prolonge Sun bord en une pointe corneo. Les trois ou quatre espèces connues sont remarquables par leur peau rugueuse brune ou marbrée, jaspée de brun ou de vert. Citons le eeratophrtjs cornuta (Brésil) ; le ceratophrys Spixi.
CÉRATOPHYE ou CERATOPHYA (du gr. kéras, atos, corne, et phaein, engendrer)n. m. Genred'insectes diptères brachycères, famille des syrphidés, renfermant de oeaux syrphes américains, noirs et jaunes, à antennes longu à abdo . ^ . ■- ,
s,laf
i typiqu
I oval. De trois espèces < est le ceratopinja notata.
CÉRATOPHYLLE (du gr. kéras, atos. corne, et phullon, feuille) n. m. Genre de pipéracées, série des cératophytlées, renfermant des plantes aquatiques rameuses. Syn.
CÉRATOPHYLLÉES n. f. pi. Bot. Série de pipéracées aquatiques, comprenant le seul genre cératophylle. — Une
CERATOPHYl.LÉE.
— Encycl. Les céralophyllées sont des plantes aquatiques, herbacées, vivaces. Les fleurs sont petites, verdâtres. Le fruit est un utricule coriace, surmonté du style persistant. Cette série de pipéracées renferme le seul genre cératophylle ou cornille.
CÉRATOPHYLLINE (rad. cératophylle) a. f. Substance cristallisable, extraite par la chaux du lichen du genre parmelia.
1 donné par Giimbel à des ro- I (juartz et de feldspath, à structure peg- Lspect granitique. (Les cératophyres
matoïde, ave disposés en < telgebirge.)
i dans le terrain précambrien du Fich-
CÉRATOPHYUS {fi-uss — du gr keiatophu
pèces de l'Europe taie et de la régie caméditerranéenne
CÉRATOPOGON (du gr. kéras, atos. corne, et pôgôn, barbe) n m Genre d'insectes diptè res némocères, famille dos cnliciformes, ren-
coniiailplusdovingtespèces propres aux régions culatus habite la France; lATO
iratopogon (gr. 10 fois), empérées. (Le ceralnpogon genila larve vit dans le bois pourri.] du gr. kéras.
ne herbe aphylle des Indes orientales.
CÉRATOPTÈRE (et non pas céraptêre) [du gr. kéras, alos, corne, et ptéron, ailej n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des paussidés, renfermant des formes de moyenne taille, à grosses antennes de dix articles renflées en massue aplatie, à pattes très élargies et aplaties.
— E.NCYCL. Les cératoptères sent les plus grands de tous les paussus ; ils vivent dans les régions tropicales
de l'Asie et do l'Afrique. Lo ceratopterus latipes vient de Ceylan ot du Coromandel. On connaît huit espèces de ce genre, toujours rares et très estimées des collée '
CÉRATOPTËRIS (m« — du gr.
kéras, atos, corne, ot ptéris, fougèro) n. m. Gonre do fougères, comprenant environ six espèces, dos régions équatoriales. (Elles croissent dans les marais et sont remarquables par leur végétation annuelle ou bisannuelle, sans rliuome vivace )
CÉRATOPYXIS (/i/ï? — du -r / -
coléoptères I iille des cé^ot de glandes -, de 1 Afrique tr>ii lie II ( ouloui s éclatantes et à tête cornue chez les mâles On en connaît pi es de trente espcces {La.ceiatorilmw mica7is piovient du Congo elle est d un vert métallique, tondre et brillant )
CÉRATOSANTHE (du gr kéras, ata, corne, et anlhos fleur) n. m. Syn. de trichosanthk. ii
Genre de cucurbitacées-cucumérinées, renfermant des glabres et grêles, à racines tubé-
Cératorrhine (réd 3 fois )
herbes
grimpantes, glabres et grêles, à 3es régions chaudes de l'Amérique.
CÉRATOSCHENE {chèn') ou CERATOSCHŒNUS (se, skénuss) n. m. Genre de cypéracées-rhynchosporées, renfermant des herbes de l'Amérique septentrionale.
CÉRATOSÉPALE n. m. Bot. Section du genre passiflore.
CÉRATOSIPHON (du gr. kéras, alos, corne, et de siphon) n. m. Sous -genre de chenopus (mollusques gastéropodes), caractérisé par le canal prolongé en une expansion dirigée vers la gauche. (L'espèce type, ceratosiphon moreausianus, est fossile dans le
CÉRATOSOME ou CERA- TOSOMA {se — du gr. kéras, atos, corne, et sôma, corps) n. m. Genre de mollusques gastéropodes opistobrancties, „,
famille des dorididés, renfer-
lobe en arrière. Les quelques espèces de • bitent la mer Rouge et l'océan Indien (c
CERATOSPERME n. m. Bot. Syn. de eurotie.
CÉRATOSPORE n. m. Bot. Syn. de stilbospore
CÉ.IATOSTEMME (stèni — du gr. kéras, atos, corne, et stemma, couronne) n. m. Genre d'éricicacées, tribu des vacciniées, comprenant environ vingt espèces, qui croissent au Pérou. (Les fruits, un peu acidulés, sont comestibles, et on mange les fleurs dans les salades.)
CÉRATOSTÉMONn.m. Bot. Section dugenrepionandre.
CÉRATOSTIGMA (stig — du gr. kéras, atos, corne, et stigma, stigmate) n. m. Gonre de plombaginacées, comprenant des herbes diffuses de l'Himalaya et d'Abyssinie.
CÉRATOSTOME ou CERATOSTOMA {se, sto — du gr. kéras, atos, corne, et stoma, bouche) n. m. Sous-genre de mollusques du genre ocinèbre, renfermant les formes à labre muni à sa base d'une dent saillante. (L'espèce type, ceratostoma Nuttali, habite le nord de l'océan Pacifique.)
CÉRATOSTYLE {stif— du gr. kéras, atos, corne, et de style) n. m. Genre d'orchidacées, tribu des vandées, comprenant des herbes épiphytes, qui croissent dans l'ile de Java.
CÉRATOTHÈQUE (du gr. kéras, atos, corne, et thékê, étui) n. f. Genre de pédalinées, tribu des sésamées, comprenant quelques espèces, qui croissent dans l'Afrique tropicale occidentale.
CERA'TOTHOA {se — du gr. kéras, atos, corne, et thoazein, agiter) n. f. Genre de crustacés isopodes euisopodes
famille des cymothoïdés,
térisés par les antennes première paire qui sont s â la base. (Les ceratothoa habitent en diverses mers, et on les mœurs des cymothoés.)
OERATOTROCHUS {se, kus:
— du gr. kéras, atos, corne, e tiokhos, roue) n. m. Genre di madrépores, tribu des turbinelidés, renfermant des polypiers fossiles dans les terrains crétacés et tertiaires. (Le ceratotrochus duodecimcostatus provient du miocène d'Autriche, le ceratotrochus discrepans est du miocène de Moravie.)
CERATOZAMIE (mi) n. f. Genre de oycadacées, renfermant de petits arbres à tronc court, qui
CERAUNIE ou CÉRAUNIAS {rô, ass] n. 1. S^n. de ckrau-nite.
CÉRAUNIEN, ENNE {râ-ni-in. en
— du gr. kéraunos, foudre) adj. Qui a rapport au tonnerre.
CÉRAUNION {râ — du gr. kéraunos, foudre , à cause de la forme de ce signe) n. m Signe employé par les anciens correcteurs ou grammairiens pour marquer phrase ou les vers défectueux.
CÉRAUNITE [râ — du gr. kéraunos, foudre) n. f. Ancien nom de la néphrite, oujade axidien, que l'on supposait produite par la foudre. (Beaucoup de céraunites sent de la nature du jaspe. Les pierres dont on faisait des haches, dans les temps primitifs, étaient quelquefois des céraunites.)
CÉRAUNOCHRYSOS (rd, k-ri-soss — du gr. kéraunos, foudre, et khrusos, or) n. m. Or fulminant.
Ceratotrochu
Cerbatane (d'après une vieille gravure;.
CEMATODOiN — CERCAIRE
CÉRAUNOMËTRE (ri)— du gr. kérauno», foudre, et métron, mesure; ii.m. Instrumcn t avec lequel on prétendait me surer la force ou la rapidité de l'éclair.
CERBATANE {ter) n. t. Ancienne pièce d'artillerie de petit calibre, en usage au xv siècle, avoir été tantèt une couleuvrino à main, tantôt un canon monté sur une fourchette.
CERBÈRE {jèr) n. m. Fam. Portier hargneux. •.'■"• dien brutal. (sdos hommes ri bétes, par alli.
à Cerbère, le .1 mythologique.)
— Bot.Genred'apocynacées, tribu des plumériées, comprenant quelques arbres qui croissent dans l'Asie tropicale, à la Nouvelle-Calédonie et â Madagascar. Syn. sarcocarpéb.
— Chim. anc. Salpêtre.
— Zool. Genre de reptiles ophidiens celubriformes, famille des homalopsidés, renfermant des serpents indiens semblables aux homalophis, mais en différant par l'ab-
de plaques pariétales en arrière de la tête. L'espèce
roussâtre, tachée de noir et blan- -"Slè;
che en dessous, et vit dans les ' "^^
marais. -•„' .■*;■
— EN-CYci,.Bet.Legenrecer4(*re "^ '"....' doit son nom mythologique aux , f '^
propriétés éminemment délétères ' ^- : ', "^T qui distinguent ses espèces. Il comprend des arbres assezélevés, àgrandes et belles fleurs ordinairement blanches ou rosées ; à fruit charnu (drupe), renfermant un . i -
noyau osseux. Toutes les parties de ces végétaux sécrètent un liquide laiteux, abondant et très vénéneux. Les Indiens se servent desnoyauxdes fruits de ces arbres pour faire des grelots, qu'ils enfilent en grand nombre à leur ceinture ou à leurs jarretières, ce qui passe chez eux pour une belle parure. Les cerbères sont de beaux végétaux d'ornement, cultivés dans les où ils fleurissent assez fréquemment.
Cerbère, monstre de la mythologie grecque, qui, d'après la croyance populaire, était chargé de garder les Enfers. Il était fils de Typhon et d'Echidna. C'était un chien à cinquante têtes, suivant Hésiode ; à cent têtes, suivant Horace. En général, on se le représentait comme un dogue à trois têtes.
peut sur l'échiné. Il se tenait près de la porte des Enfers, prêt à dévorerquiconque se présentait. Les morts même devaient l'apaiser en lui présentant le gâteau de miel qu'on
dans leur tombe avec l'obole destinée à Charon. Mais Cerbère était surtout terrible pour les vivants audacieux qui essayaient de forcer la porte des Enfers.
C'est ainsi qu'il déchira Pirithoos et se jeta sur Thésée, qui cherchaient à enlever Proserpine. Pourtant, il laissa passer Orphée, qui le calma en jouant de la lyre, puis Enée, qui lui jeta le gâteau préparé par la Sibylle. Hêraklès fut le seul qui réussit à dompter Cerbère. Il l'enchaîna et l'amena à Trézène, puis le renvoya aux Enfers. Le monstre a été souvent décrit par les poètes et représenté par les artistes, céramistes, peintres ou sculpteurs. On voyait son portrait à Thèbes dans un tableau de Polvgnote, et sur un oas-relief d'Amyclée, où Bathyclès avaittîguré la victoire d'Uêraklès. Cerbère n. m. Constellation boréale, formée par Hévélius et adoptée par Flamsteed, comprenant quatre étoiles qui entourent la main d'Hercule.
espagnol CeR'VERA, cap de France, sur la Méditerranée, marquant la limite sud-orientale sur cette mer entre la France et l'Espagne, entre le département des Pyrénées-Orientales et la province de Girone. C'est un éperon des monts Albères, qui terminent les Pyrénées du côté de l'E. et qui sépare la crique espaenolè de PorbeuauS.,del'anseCer4éreauN.
Cerbère, comm. des Pyrénées-Orientales, arrond. et à 4S kilom..de Céret, au pied des Albères, et au-dessus de lanse Cerbère; 1.322 hab. Ch. de f. Midi.
CERBÉRINE [sér — rad. cerbère, nom de plante! n. f. Glncoside cristallin, qui se dépose de la solution éthérée de l'huile extraite des graines des cerbères.
CERBOLITE (sér. — L'orth. étymol. serait cerbolithe) n. f. Sulfate double naturel d'ammoniaque et de magnésie. Syn. de boussingacltite.
CERCAIRE {sér-kèr'— du gr. kerkos, queue) n. f. Nom donné aux larves des douves que l'on prenait jadis pour des infusoires.
— Ekcycl. Les cercaires sont do très petite taille ; leur queue mobile les fait ressembler à de i '~~ •"—-■•-
luscules têtards, des sacs germinatifs des vers trématodes, elles nagent ou rampent au fond de l'eau, puis pénètrent dans le corps de quelque animal aquatique et s y enkystent pour attendre une nouvelle transmigration. V. docve.
CERCAL — CKRCLE
CERCAL n. m. Nom donné, dans certains pays de tagnos, à un cadre en bois, étroit, oblong et léger recourbé, servant à transport!
CERCAMARE n.m. Mar.anc.Nom donné jadis à un officier des galères do Malte.
CeRCAMP, hameau du Pas-de-Calais, arrond. et à 13 kilom. de Saint-Pol, comm. de Frévent, sur la Cancho i ISO hab. Manufacture de laine poignée et filée. Ruines d'une abbaye de l'ordre de Cîteaux. Les conférences préparatoires pour la paix de Cateau-Cambrésis y furent tenues en 1558.
CercAMP (Hugues DE Saint-Paul, moine de), dénomination arbitraire sous laquelle est désigné, dans certains textes, entre autres dans le Codex Dunensh publié par Kewyn de Lettenhove, le fameux Guillaume de Sœftingen, le héros de Courtrai (1302) et des soulèvements populaires des communiers flamands, au commencement du xiv* s.
CercapHOS. Myth. gr. Fils d'Hêlios, ancêtre des
Rhodiens. Il eut de Cydi
ppe troi
s fils : Lindos, lalysos
Camiros, héros éponymes d'Eole et bisaieul de
des tro
s cités de nie. - Fils
Phénix.
cercaspis (sir, ^
mm'M
spiss — du gr. ker-
kos, queue, et aspis, ^
^sjSm
^^^Sy^B-^^Er
bouclier) n. m. Genre <#
'"ttÉt^^^^^MflK
de reptiles ophidiens ^ coluEriformes. fa- ^
mille des lycodonti-
dés, renfermant des
ercaspis.
serpents voisins des lycodontes.maisen différant par leurs écailles dorsales et latérales carénées. (L'espèce type du genre est le cercaspis carinatus de Ceylan, non venimeux, qui est noir, marqué de taches blanches assez larges.)
CERCATOR [sér) n. m. Mar. anc. Nom donné par les statuts génois du moyen âge à un marchand que choisissait l'office des huit sages, pour veiller à l'exécution des lois en ce qui touchait le tirant d'eau de chaque galère du commerce, l'aftprovisionnement des vivres et la présence des armes réglementaires qu'elle devait avoir à bord pendant ses voyages. Il y avait sur chacun de ces navires deux cercators, appelés autrement les duo mercatores.
CERCE (rad. cerceau) n. f. Techn. Support en terre cuite, en forme d'anneau ou de disque, usité pour l'encastage de certaines pièces de poterie, ii Etui sans fond donnant de la hauteur aux casettes qui ne sont pas assez profondes. Il Feuille de bois mince et étroite servant, dans le montage des cribles et tamis, à entourer et maintenir en place la toile métallique, il Menuiserie entourant les meules d'un moulin.
— Constr. Calibre servant à exécuter une construction d'après une forme donnée. La cerce s'emploie principalement pour donner à une chaussée neuve le bombement nécessaire à l'écoulement des eaux. Ce bombement est le cinquantième de la largeur de la chaussée. On donne aussi le nom de « cerce • à un instrument courbe, en bois ou en fer, portant le creux des moulures que le tailleur de pierres doit reproduire. C'est une sorte de moule.
CERCEAU {sér-sn — du lat. pop. circellus, petit cercle) n. m. Cercle de fer ou de bois servant à maintenir les dou- I Cercle de bois
descERCii
les tentes des voitures et des barques, les arbustes courbés en
tonnelle, les draps et les couvertures d'un blessé, etc.
~ Fig. Tourner dans un cerceau. Passer tour à tour par les mômes vicissitudes, il On dit mieux tourner dans un cercli;.
— Agric. Nom, dans certaines localités, d'une pioche qui a un côté tranchant et l'autre fourchu.
— Anat. Se dit des anneaux cartilagineux de la trachée.
— Charronn. Sorte de capote de voiture faite avec des demi-cercles en bois ou en fer et que l'on recouvre d'une toile ou bâche.
— Chirurg. Sorte de vofite formée d'arceaux de bois ou de fer réunis par des traverses servant à soutenir les couvertures où à suspendre des récipients tels qu'un ballon de caoutchouc plein de glace au-dessus du corps d'un malade ou d'un blessé.
— Fauconn. Signifie chacune des rémiges primaires de l'aile des oiseaux de haut vol, les rémiges secondaires étant nommées vanneaux. (Les faucons, les sacres et les laniers n'ont qu'un cerceau; les autours et les éperviers en ont trois.) Il 'Vieux mot signifiant les cercles théoriques formés par les couches d'air qu'agite l'oiseau en volant.
— OisoU. Espèce de filet monté .sur un fil de fer cintré pour prendre les oiseaux.
— Physiq. Cerceau de Delezenne. V. i.nddction tellu^-
KIQnK.
— Techn. Cercle horizontal armé de crochets, auquel le cirier suspend ses bougies, il Nom de tringles qui, dans le métier à tis ser, servent à supporter les cartons, n Sorte
r des courroies, emplové pour
porter des seaux d'ï
çonner les boutons.
— pRov. On ne c
'il d'or du bouto
lonnaït pas plus l'homme au chapeai que le vm au cerceau, Il ne faut pas s'en rapporter au apparences.
Cerceau (Du). Biogr. V. Du Cerceau.
CERCÉIS (sér-sé-iss — au gr. ker-kis, pince) n. m. Genr de crustacés isopodes, euisopodes, famille des sphérom dés, renfermant des formes marines présentant une frontale entre les antennes, et habitant l'Australie.
CERCELLE isér-sèl') n. f. Un des noms vulgaires de sarcelle, u On l'appelle également cerverelle.
Ilie
CERCÉRINÉS {sér) n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des sphégidés ou fouisseurs, comprenant le genre cercéris et quelques autres, tous de taille moyenne ou petite, avec antennes insérées au milieu de là face, et les yeux entiers.
— Encycl. Répandus sur tout le globe, les cercérini^s vivent dans les lieux arides, oii ils creusent leurs terriers : ils engourdissent leur proie par un coup d'aiguillon; ils butinent sur les fleurs des chardons, des éryngium, des échinops, etc.
CERCÉRIS (sér-sé-riss — lat. cercéris, nom d'oiseau) n.m. Genre d'insectes hyménoptères, type do la tribu des
ifermant des forme rement noires tachées de jaune, avec les segments de l'abdomen incisés.
— Encyci,. Les très nombreuses espèces de cercéris, répandues surtout dans l'héraisphère boréal, font leur nid dans les endroits sablonneux.
Les femelles creusent des terriers qu'elles approvi-
div
> dont s
leurs larves. Le cercéris arenaria met divers charançons dans son nid ; il habite la France. L presticida (France méridionale) prend des 1 cercéris omata prend des petits hyménoptères*;
CERCESTE {sér-sèssf — du cr. kerkis, navette) n. i Genre d'aro'idées, tribu des pnilodendrées, dont on connaît qu'une espèce, qui est une plante grimpante la côte de Guinée.
CERCHE (sér) n. f. Planchette ou lame mince en bois
Cerchiara di Calabria, bourg d'Italie (Calabre [prov. de Cosenza]) ; 3.000 hab.
Cercia (Domenico), compositeur italien, né dans la seconde moitié du xviii* siècle, sansTioute à Naples, où il passa toute son existence, fut élève de Fenaroli. On ne le connaît que par les titres des ouvrages assez nombreux qu'il fit tous représenter à Naples, depuis 1790jusqu'à 1809. On connaît aussi de cet artiste un oratorio, cinq cantates religieuses, un Te Deum, dix-sept messes, des motets, etc.
lois pour Mégalopolis, sa patrie, et cherch. la protection de Philippe, roi de Macédoine. Démosthène, pour cette raison, le compta parmi les mercenaires de Philippe et les traîtres. Cercidas avait été l'élève de Diogène. Il avait composé des mémïambes, dont quelques vers ont été conservés par Diogène Laerte.
CERCIDION (sèr — du gr. kerkis, idos, tissu) n. m. Blanc de champignon.
CERCIDION ou CERCIDIUM [sér, di-om') n. m. Genre de légumineuses-césalpiniées, renfermant des arbres ou arbustes à rameaux noueux et tordus de l'Amérique centrale.
CERCIDIPBYLLE (sér) n. m. Genre de plantes dialypétales, dont la place dans les classifications est douteuse, et que Haillon rapproche des hamamélidées. Elles proviennent du Japon.
CERCIDOCÈRE ou CERCIDOCERUS (sér, sé-russ — du gr. kerkis, idos, navette, et kéras, corne) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, tribu des calandrinés, renfermant des calandres de la région indo-malaise, dont on connaît une dizaine d'espèces. (Une des plus typiques est le cercidocerus securifer, jaune et noir, de Malaisie.)
CERCIFIS ou CERCIFIX n. m. Bot.
Syn. de salsifis.
CerCINA, nom ancien d'une île de la Méditerranée, sur la côte nord-est Cercidocère (gr. nat.) de la Byzacène, à l'entrée de la Petite Syrte, aujourd'hui l'île Kerkena. (L'îlot, tout voisin, de Cercinitis, communiquait par un pont avec Cerciua.)
CERCIS (sèr-siss — du gr. kerkis, navette, à cause de la forme du fruit) n. m. Nom scientifique du gainier ou arbre de Judée.
CERCLAGE (sér-klaf) n. m. Action de cercler les tonneaux à l'aide de cerceaux, n Bois de cerclage. Bois de châtaignier, de hêtre, propre à fabriquer des cerceaux.
CERCLE [sérkV — du lat. circutus) n. m. Géom. Surface plane que limite une ligne courbe appelée circonférence, dont tous les points sont également distants d'un même point intérieur appelé centre : L'aire d'un cercle, ti Arc de cercle. Portion de la circonférence, de la ligne qui circonscrit le cercle, ii Quadrature du cercle. Problème que l'on a pendant longtemps cherché à résoudre, et qui consisterait â carrer un cercle donné, c'est-à-dire à construire ou à calculer un carré équivalent à ce cercle.
— Par ext. Se dit improprement, même en langage scientifique, de la ligne circulaire ou circonférence qui limite le cercle : Le ckrcle que Saturne décrit, il Anneau coloré, tour coloré, de forme à peu près circulaire : Un CERCLK rouge, i! Objet matériel ayant une forme circulaire : 0« peut juger de l'âge du cerf par les nœuds ou cercles annuels de ses cornes. (Buff.)
— Cerceau : Cercles de tonneaux, il Au pi. Tonneau, dans la locution Vin en cercles. Vin en tonneau, par opposition à Vin en bouteilles.
— Fig. Sphère, étendue, limites : Agrandir le cercle de ses idées, il Série d'actes, de faits ou d'objets qui se succèdent ot se reproduisent sans cesse : Le cercle des saisons.
— Anat. Cercle ciliaire. Partie antérieure de la choroïde formée par un épaississement du bord antérieur ot qui renferme des fibres musculaires. Le cercle ciliaire répond à la zone choroïdienne. il Cercle tympanique, Partie osseuse qui peut s'isoler du temporal, surtout chez le fœtus, et qui donne insertion à la membrane du tympan. V. tympan.
Il Cercle membraneux. V. cœur.
— Archéol. Cercles de pierres (nommés par lîs archéo-
logues modernes cromlechs), Monuments préhistoriques formés de gros blocs non équarris de pierres disposés eu cercle. V. crcmlech.
— Arg. Argent monnayé, par allusion à la forme des pièces de monnaie.
— Art milit. Cercle à feu, Artifice de guerre que l'on employait autrefois et qui coasistait en cercles de bois armés de grenades et de tubes chargés; on les faisait rouler sur les travaux de l'ennemi, n Cei-ctes goudronnés, Vieux cordages goudronnés servant, comme les pots à feu, à éclairer les travaux de l'ennemi.
— Art vétér. Renflement circulaire du sabot du cheval et des solipèdes en général.
— Astron. i" Nom donné à des lignes fictives que l'on suppose tracées sur la sphère céleste pour faciliter l'explication des phénomènes. Il Cercle équinoxial, Equateur.
Il Tropiques, Petits cercles parallèles à l'équateur qui sont menés par les points solsticiaux. ii Cercles polaires. Petits cercles parallèles à l'équateur et dont la distance angulaire aux pôles est la même que la distance des tropiques à l'équateur. n Cercle polaire arctique. Voisin du pôle nord.
Il Cercle polaire antarctique, Voisin du pôle Su£ n Cercles diurnes, Cercles décrits par les astres dans leur mouvement apparent autour de la Terre, n Cercles de déclinaison ou Cercles horaires. Grands cercles passant par les pôles.
Il Cercle d'apparition perpétuelle, cercle d'occultation perpétuelle. Cercles parallèles à l'équateur menés par les points de l'horizon les plus rapprochés des pôles, et qui limitent les portions de la sphère céleste qui sont toujours au-dessus ou au-dessous de l'horizon, n Cercles d'excursion. Cercles parallèles à l'écliptique et déterminant de part et d'autre de cette ligne une zone qui contient les orbites de toutes les planètes connues, il Cercles de position, Grands cercles au nombre de six qui passent par la méridienne du lieu.
2" Cercle méridien. Analogue au cercle mural. La lunette peut jouer le rôle de luuette méridienne, et, cet instrument peut servir à la fois à la mesure des ascensions droites et des déclinaisons, ti Cercle d'équation. Cercle que l'on ajoute â une pendule pour donner l'heure vraie en même temps que l'heure moyenne.
— Blas. Anneau sans chaton ou boucle sans ardillon.
— Bot. Cercle à barrique. Nom vulgaire d'une espèce de bauhinie.
— Chorégr. Cercles jumeaux. Nom d'une des figures du cotillon.
— Electr. Cercle de protection oi de réservé, Espace circulaire autou paratonnerre dans lequel sont pas à redouter.
— Géogr. Division territoriale ou administrative dans ce tainsEtats,comme l'Allemagne. Il Circonscription militair
— Géom. Grand cercle d'une sphère. Section de la sphèi par un plan passant par son centre, il Petit cercle d'ui sphère, Section d'une sphère par pas le centre, il Cercle des neuf poinis, ^.^ercie ai conférence passe par les pieds des hauteurs d'ui les pieds des médianes et les milieux des d joignent chaque sommet au point de concours des hauteurs.
— Iconogr. Cercle lumineux, Nimbe dont on
^'«'■- cercle de gueulea.
de la foudre ne
contenant
Jeux. Ne
— Jeux. Nom d'un jeu de billes. Il Syn. de rangette.
— Log. Cercle m'cicux. Mode défectueux de raisonnement, dans lequel on donne pour conclusion à son argumentation l'hypothèse sur laquelle on l'a fondée, n Par ext. Impasse, situation sans issue, et dans laquelle les diverses solutions qu'on imagine ne peuvent être obtenues que par ces solutions mêmes, agissant comme moyens.
— Magnét. Cercle de Barow, Instrument servant à mesurer la composante verticale du champ magnétique terrestre. V. magnéio-
— Manèg. Ligne circulaire que l'on fait dé- j,~ crire au cheval entre les murs du manège. c,' cercles.
— Mar. Couronne en bois ou fer servant à
divers usages, il Cercle d'amure de foc ou Rocambeau. n Cercle d'assemblage de mât ou vergue. Il Cercle de corne de qoélette. il Cercle ou Bourrelet d'étambrai. n Cercle de tournage, placé au pied des mâts à hauteur d'homme et portant des cabillots de tournage, il Cercle ou Couronne Barbolin, Cercle inventé par Barbotin, lieutenant de vaisseau, pour faciliter le virage de câbles-chaînes. V. cooro.nne, et
CADESTAN.
— Mus. Demi-cercle, Ancien agrément de chant qui se figurait par quatre petites notes liées, disposées en demicercle. Il Cercle de quintes et de quartes, Mouvement d'harmonie circulaire, passage dans les douze modes majeurs ou mineurs, au moyen d'une modulation sur la quinte ou sur la quarte, si l'on parcourt les tons dans un ordre rétrograde.
— Navig. Suivre l'arc de grand cercle, Prendre la route la plus courte entre deux points.
— Phys. Cercle chromatique. V. couleur. Il Demi-cercle, Graphomètre.
— Prosod. Les cinq cercles. Les cinq catégories formées des seize mètres primitifs, dans la prosodie arabe.
— Science. Nom servant à désigner un certain nombre d'instruments géodésiques, comme les cercles répétiteurs, cercles d'arpenteur, etc.
— Superst. Cercle magique. Cercle que les prétendus magiciens tracent sur le sol. et au centre duquel ils s'établissent, lorsqu'ils veulent évoquer le démon, qui, disentils, ne peut le franchir, après que certaines conjurations ont été prononcées, ii Cercle des fées. Nom populaire de certains cercles de verdure, que l'on remarque dans les lieux arides.
— Techn. Cylindre plat en argile et sans fond, servant d'étui à des pièces de porcelaine. (On dit plus ordinairement CERCE.) Il Le mot « cercle » est souvent pris comme homonyme de cerceau. (Cependant, en général, le cercle est formé d'une lame circulaire de fer, tandis que le cerceau est en bois.)
— Prov. : On ne connaît pas le vin au cercle. V. cerceau.
— Allus. hist. Cercle de PoplUus, Allusion au cercle que Popilius Lœnas, envoyé du peuple romain, traça autour du roi Antiochus, en lui enjoignant de répondre, avant de sortir do ce cercle, à la sommation du sénat. On fait
allusion
mis on domoure
— Kncycl. Gôo géo,
cercle de PopiUus à propos de fjuelqu'un qui ost )ure do prondro un parti immédiatement.
) cercle ou circonfôreiK
1 situés à la mémo distance entre. Cotto distance est le
rayon do l.-ii; i : n liu corde.
On em|il i :i'. ; lui los mots cercle ou circon-
féronco, 1^1 M I l 'iioesoituneligneietlocercle
la surlaïc . "inj.! ,. ., i ni, ri.Mir do cette ligne. On ne devrait pas dire «arc {i.-^ coi-clo n mais « aro do circonférence".
Pour les propriétés du cercle, v. cikconférence, hayon,
DIAMiiTRE, ARC, ANGLE, CORDE, SÉCANTE, TANGENTK, SECTEUR,
SEGMENT, PI (iï, rapport de la circonférence au dia