‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 720 sur 956 · CÉRÉMONIAL — CERF · texte numérisé non relu

CÉRÉMONIAL — CERF

considéré comme né d'une intention offensante ou d'un oubli pou courtois.

Les règles du cérémonial, en ce qui concerne les agents diplomatiques, s'appliquent notamment aux cas suivants : 1° arrivée et première réception solennelle des ministres étrangers par le chef d'Etat, réglée d'une manière à peu prés identique dans les Etats européens; 2" visites faites par eux, après ladite réception, aux ministres étrangers et aux autorités du pays; 3" réception solennelle de ces autorités et dos agents étrangers par les ambassadeurs qui ont présenté leurs lettres de créance ; 4" départ des agents (audiences de congé, lettres de rappel); 5» titre d Excellence (réservé, endroit, aux ambassadeurs); 6« ordre de préséance dans les cérémonies, fêtes, dîners, etc. Suivant les cas, les agents étrangers font corps ou ont un rang individuel; les cas de préséance sont donc variables. {Le rang des agents diplomatiques entre eux a été fixé par le congrès de Vienne (1815), oui les a divisés en trois classes, dans chacune desquelles la préséance est déterminée par la date de la présentation des lettres de créance .)

Avec les peuples d'Orient et d'extrême Orient, le cérémonial diplomatique a donné lieu à de grandes difficultés auxquelles leur caractère doit faire attacher une importance particulière : par exemple, en ce qui concerne la réception des ministres étrangers par l'empereur de Chine.

Les formules de la correspondance avec les souverains et les agents étrangers sont déterminées aussi par des règles de protocole.

Le cérémonial maritime est très minutieusement réglé : particulièrement l'usage du salut. L'Angleterre, puis Louis XIV prétendirent imposer le salut du pavillon aux navires des autres nations, sans distinguer les cas; il leur fallutadopter, cependant, des règles transactionnelles. Les grandes puissances ont absolument renoncé à revendiquer aucune préséance à cet égard. L'égalité des Etats est la base des règles actuelles. Le salut se manifeste par des coups de canon en nombre variant suivant les circonstances; les navires saluent la terre où ils arrivent, sous certaines conditions ; ils saluent les premiers arrivés dans le port; ces saints sont rendus. Les règles tiennent compte, notamment, du grade des chefs des diverses forces navales présentes. Il y a aussi des règles concernant le rang des officiers qui descendent à terre pour participer

et consulaide guerre de , ^ .\. le Règlement français du service à bord, 20 mai 1885. CÉRÉMONIAL, ALE, AUX (lat. ca^rettîoTïialis) adj. Qui ; Lois cÉRÉMONiALES. Règles cÉ-

Attachement étroit Ite ; Le cbrêmonia- LisME prévalait chez les pharisiens. (E. Littré.)

CÉRÉMONIE(ni — lat. cœrenionia) n. f. Forme extérieure des actes du culte, déterminée par l'usage ou par des règlements : Les CÉRÉMONIES romaines sont pompeuses.

— Par ext. Formalités que l'on observe dans les rapports entro particuliers ; civilités dont il ne faut pas s'exagérer la signification et qui sont parfois importunes et fatigantes : Les cérémonies, à table, tournent toujours au détriment du diner. (Grimod. ) Quelques cérémonies trompeuses tiennent lieu d'amitié dans le monrfe. (Bouhours.)

— £>€ cérémonie. Se dit des choses qui se font avec un certain apprêt solennel, ou dont on se sert dans les occasions officielles ou d'apparat ; Visite de cérémonie, ffabit DE cérémonie, h Grand maître des cérémonies, maître des cérémonies, aide des cérémonies. Officiers qui président aux cérémonies des cours, qui les dirigent.

— Liturg. Suppléer les cérémonies du baptême, Faire les cérémonies du baptême sur une personne qui n'a été qu'ondoyée, qui a été baptisée sans les cérémonies prescrites par le rituel.

— Techn. Dernière période de l'affinage du verre, dans la fabrication des glaces coulées, et

i-mème pendant deux heures environ.

— Loc. ADV. : En cérémonie, avec cérémonie. Avec pompe, en grand appareil : Escorter un prhice en cérémonie. Il Sans cérémonie, Sans façon, simplement ; ou encore, Sans retard, sans hésitation.

— Anton. Laisser-aller, sans-façon, sans-gêne. — Abandon, naturel, ingénuité, rondeur, simplicité.

— Enctcl. Liturg. L'usage de relever le culte divin par des c^r^monzes, qui en augmentent la pompe, est aussi ancien que la civilisation. C'est un besoin de la nature humaine de traduire au dehors les sentiments qui l'émeuvent profondément. Deplus,lareligionatouioursété,dansle monde antique, une institution sociale, plus qu'une pratique privée : c'est pourquoi elle a toujours donné lieu à des cérémonies destinées à réunir les foules et à frapper leurs âmes en touchant leurs sens. Les cultes de l'Orient, ceux de la Grèce et de Rome étaient célébrés pompeusement. Chez les J uifs, les cérémonies étaient observées avec un soin jaloux, comme révélées par Dieu lui-même. D'après les théologiens, elles avaient un double caractère ; commémoratives, elles rappelaient les grands événements de l'histoire d'Israël (la

nière mystérieuse, les rits plus parfaits et plus efficaces que devait révéler le Messie (comme le festin pascal, le bouc émissaire, etc.). L'Eglise chrétienne mit d'abord beaucoup de simplicité dans le culte. L'immersion des néophytes dans l'eau, la fraction du pain, l'imposition dos mains, l'onction avec de l'huile, la répétition fidèle des paroles sacramentelles et la récitation en commun des psaumes, telles furent à peu près les cérémonies des premiers temps. A mesure que le nombre des fidèles s'accrut, on commença à entourer de quelque pompe l'administration du baptême et les funérailles des martyrs. Après sa victoire sur le paganisme, l'Eglise put désormais vivre au grand jour. Ce fut alors qu'elle institua ces cérémonies qui, sauf quelques modifications de détail, sont parvenuesjusqu'à nous, propres à tourner l'esprit des fidèles vers Dieu par le symbolisme, et à les intéresser au culte par un spectacle d une beauté artistique, qui parle aux sens et les charme. Les théologiens distinguent les rits d'institution divine, comme la forme et la matière des sacrements, qui sont immuables, et les cérémonies d'institution ecclésiastique, qui peuvent être l'objet de réformes, suivant les besoins des fidèles. L'Eglise ortliodo.'ce d'Orient a conservé fidèlement les

usages anciens; et son culte est à peu près tel encore qu'il était vers le vi' siècle.

Sauf l'Eglise anglicane, qui a gardé une partie du rituel romain en y introduisant 1 usage de la langue vulgaire, les Eglises protestantes ont substitué une simplicité sévère et nue à la pompe traditionnelle du cuite catholique.

CÉRÉMONIEL, ELLE, adj. Qui concerne les cérémonies : Les Juifs avaient beaucoup de lois gui n'étaient gue CÉRÉ- MONiELLES. Il Qui Se fait par pure cérémonie, qui est une pure formalité.

CÉRÉMONIEUSEMENT adv. D'une manière cérémonieuse, avec cérémonie : Les druides cueillaient ckrémonieu- SEMENT le gui avec une faucille d'or. (X. Marmier.)

CÉRÉMONIEUX (ni-ci)), EUSE adj. Qui fait beaucoup de cérémonies, qui a ou affecte une extrême politesse : La fausseté est cérémonieuse.

— Qui est fait avec cérémonie, avec une politesse obséquieuse ou affectée : Saluts cérémonieux, il Qui a quelque chose d'apprêté, de solennel : Parure cérémonieuse.

— Fig. Affecté, méticuleux, soigné avec un art exagéré : La langue italienne a des formes cérémonieuses, ennemies de la conversation. (Rivarol.)

— Anton. FamiUer, libre, naturel, rond, simple. CÉRENCES, comm. de la Manche, arrond. et à 16 lui.

de Coutances, près de la Sienne; I.9I0 hab. Ch. de f. Ouest. Filature, minote-

CÉRÉOLITE (du lat. cereus, de cire, et du gr. lithos, pierre. — L'orthogr.

étymol. serait céréoli- THE) n. f. 'Variété minérale appartenant au genre serpentine. V. cÉ-

CÉRÉOPSIS ipsiss — du gr. fcêros, cire, et opsis, aspect) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, famille des lameîlirostres, tribu des ansérinés, renfermant une seule es- cén'opsia pèce, vulgairement nommée oie d'Australie. (Le cereopsis Nov^ Hollandiip, de la taille d'une petite oie, est remarquable par le grand dé-

coléo-

Cereopsius

1 tiers)

résine.V.cÉROxYLE.

CÉRÉRTTE (du nom de Cérès) n. f. Silicate hydraté naturel de cérium, répondant à la formule H' (Ca, Fe)' Ce' Si' O", dont le poids spécifique varie de 4,9 à 5, et dont la dureté est égale à 5,5. La cérérite est mfusible au chalumeau. (On a trouvé ce minéral dans une mine de cuivre, en Suède.)

GÉRÉS. Myth. Une des grandes divinités de Rome; déesse des moissons, de l'agriculture et de la civilisation ; fille de Saturne et de Rhéa, sœur de Jupiter, et mère de Proserpine. Cérès était une vieille divinité italique (radical cer, qu'on retrouve dans le nom du génie Ceras ou Kerus, et dans le mot creare, créer). Elle a été presque complètement identifiée avec la Démèter grecque. Pour tout ce qui concerne la divinité hellénique, v. Démèter.

Le culte de .Démèter, comme celui de Perséphoné et de Dionysos, s'était, depuis longtemps, acclimaté dans la Grande-Grèce, surtout en Sicile et en Carapanie. En 496 avant J.-C, lors d'une disette, on consulta les livres sibyllins, qui ordonnèrent d'élever un temple à ces trois divinités. C'est ainsi que le culte de Démèter-Cérès fut introduit à Rome, en même temps que celui de Perséphoné ou Kora (Proserpine ou Libéra) et de Dionysos (Bacchus ou Liber). On construisit sur l'Aventin un temple commun aux trois divinités grecques, désormais confon- Cérès, Libéra et Liber. Les plébéiens surtout.

dues !

prononcées par les édiles plébéiens et les tribi peuple. D'ailleurs, ce culte de Cérès resta tout grec â Rome ; jusqu'au temps de Cicéron, on choisit les prêtresses parmi les femmes grecques de Naples ou d'Elée ; et la légende de la Cérès romaine hérita de toutes les tradi d'Elei

d'Enna. On i

vement à Rome

pagne subsistait

crifice d'une truie avant la moisson, prémices, etc,). Plusieurs animaux étaient consacrés à la déesse : la truie, le bélier, le porc, la grue, la tourterelle. Cérès (REPRÉSENTATIONS DE)'. Le type figuré de la ' -- présente, chez les Romains, aucun trait parti-

déesse

ulte et les j

tait d'imiter ou de copier les Grecs. V.

CÉRÈS (réss — du nom de la déesse n. f. Poétiq. Les épis murs; les moissons sur pied, ii Le blé, le froment, les grains des céréales, le pain :

Ces laboureurs doDt l'industrie Donne Cérés aux citoyeus..^ Lebkun.

Il Saison de la moisson ; été :

Attendre que septembre ait ramené l'automne, El que Cérés contente ait fait place à Pamoue. BolLEiti. Il Dons, Présents, Trésors de Cérès, Blé, céréales, moissons.

Cérès.

coquille hélico'ide.

constellation d Vierge, avant la découverte planète Cérès. (De là l'usage serve de figurer la Vierge une faucille et une gerbe de blé ; de là, aussi, le nom d'Epi de la Vierge donné à une belle étoile de cette constellation.)

CÉRÈS {réss) n. f. Sous-genre de proserpina (mollusques gastéropodes), renfermant des formes

gueuse, carénée, à bouche fortement riâée avec péristome épais. (Les cérès habitent l'Amérique.)

Ceres, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Turin]), près de laStura; 2.100 hab.

CÉRÉSIE (lî — de Cérés) n. f. Bot. Syn. de paspale.

GÉRÉ5INE (du lat. cera, cire) n. f. Sorte de résine extraite de l'ozocériie de Galicie. il Nom que l'on donne à une résine ressemblant à la paraffine, et que l'on rencontre dans le voisinage de certaines couches de houille. (On l'appelle également cire minérale, paraffine native, bitutne solide, etc.)

La cérésine remplace fréquemment la cire d'abeilles pour cirer les parquets.

CEBESIUM .■:,-ré-:i-om' —dn gT. kérésios, nuisible) n. m.

I aiiH)yci lies, riMiiermant des formes de taille petite ou moyenne, habitant l'Inde et rOcéanie, et dont on connaît vingt espèces. (Une des plus répandues est le ceresium simplex, d'un roux luisant, qui se trouve depuis les Philippines jusqu'aux îles Samoa.)

Ceresola ou Cera-

SOLA (Dominique), poète italien, né à Bergame en 1683, mort à Rome en 1746.

II apprit par cœur les poésies de Pétrarque, et partraitant toutes sortes" de suj< après sa mort, sous le titre de Bwie Cerasola (Rome, 1747), avec une notice sur Père Cordara.

CÉRESTE, comm. des Basses-Alpes, arrond. et à 24 kilom. de Forcalquier, au confluent de l'Aiguebelle et de l'Encrême; 1.045 hab. Commerce de truffes et laines, pierre de taille, lignite ; moulins. Céreste est lancieune Catuiaca. Aux environs, deux ponts romains; vestiges d'une voie romaine et d'un camp romain ; monument romain connu dans la contrée sous le nom patois de Tourré d'Embarbo (Tour d'Œnobarbus) ; ruines de l'abbaye de Notre-Dame des Vaux, à Carluce.

.ET (ré) briqué dans I

GÉRET (lat. Ceresium), ch.-l. d'arrond. des Pyrénées- Orientales, à 26 kilom. de Perpignan, au pied septentrional des monts Albères et près du fleuve côtier Tech ; 3.766 hab. {Cérétois, oises ou Cérétencs, tenques.") Ch. de f. Midi. Souspréfecture; tribunal de 1" instance.

Chambre d'agriculture, prison départementale, hôpital. Commerce d'huiles, de cuirs, de manches de fouets, de fruits et do primeurs.

Fabriques de bouchons, imprimeries, taillanderies, tanneries, tonnelleries. Restes de l'ancienne en- Ai;„,ji, a., ctret. ceinte; à 2 kilom. de la ville, pont

de Céret jeté au xiv s. sur le Tech. Patrie du naturaliste Louis Companyo. — L'arrondissement a 4 cant., 44 comm. et 46.659 hab.; le canton 15 comm. et 11.433 hab.

CEREUS [sé-ré-uss — mot lat. qui signif. cierge) n. m. Nonuscientifique des cierges (bot.). V. cierge.

CÉREUX (rei)), EDSE [du lat. cera, cire] adj. n Oxyde

rreçu lesprede don Juan

Après avoii mières leçons de son père, il devint élève Careno et ne tarda pas à égaler son maître. On c ses meilleurs ouvrages : Saint Thomas de Villeneuve donnant l'aumône aux pauvres ; Saint Nicolas de Tolentin; une Visitation de sainte Elisabeth ; les Disciples d'Emmaûs.

CERF l,spr' ou sérr — du lat. cervus) n. m. Mamm. Genre de mammifères, de l'ordre des ruminants, dont la tête est garnie de prolongements solides, osseux, cylindriques, diversement ramifiés, tombant à époques périodiques, et que l'on appelle bois. (Ne se dit, dans le langage ordinaire, que du cerf commun et de ses variétés.)

— Fig. et fam. Personne très agile, n Lâche (parce que le cerf est un animal timide) : On dit qu'il faut plutôt craindre une armée de cerfs commandée par un lion, qu'une armée de lions commandée par un cerf

— Pop. Se dég seren cerf S en aller s enfu r s evaier

— Antiq. rom Bois rameux et taillés en po nte qu c fonçait dans le sol afin d arrêter les charges de cavaler e et forti fier les circonvallat ons autour des camps et d'une place ass ét,ee

— Art véter \lal de c / N m

de, le support d s arm s r 1 :,

de France (I3S1 un cerf volant figura alors dans les de vises de Charles VI. Sur l'écu, le cerf est représenté, le plus souvent, passant; cabré ou courant, il est ait élancé;

Os de cœur de cerf, O:

■ËV

do quatre .m /

sixième aum-u. n

vieux cerf. Celui tiens de vénerie, Cerf a\ fait le rotuje, v. rkss Cerf que poursuit la

— PROV.: On coiiri .

caractôro d'un humi

Il Au cerf la bière, .xu fait lo cerf sont ninri vont se guérir. (Ces [

— Encycl. Zool. L( ne contient que quelq mais on le décompose

ulus.

se distinguent par les grandi et l'absence de brosses aus

liantes

aux pieds postérieurs.

petits cerfs de

des mâles

Dans le sous-genre dagm

l'Amérique à bois sans andouillers, d'où leur nom. Les cnevreuils (capreolus) viennent ensuite. Propres à l'Europe, ils sont remplacés dans le nouveau monde par les blatocères, et en Asie par les axis à la robe tachetée. Les cerfs proprement dits se reconnaissent à leurs bois ronds qui repoussent chaque année avec un andouiller de plus, depuis fa première dague du daguet jusqu'aux fourches sans nombre des dix et vingt cors. Le cerf commun (ccjtus elaphus) habite tout l'ancien monde ; ses variétés algérienne, persane, etc., ont été décrites sous divers noms. Le grand cerf de l'Amérique septentrionale, le wapiti {c€7n)us canadensis), en est considéré comme une simple race. Les cariacous (cerf de Virginie, et cariacou à queue blanche) sont propres à l'Amérique du Nord. En Asie vivent d'autres grands cerfs, les rusa, qui descendent dans la Malaisie jusqu'à Timor. Des formes fossiles nombreuses, parmi lesquelles la 'plus remarquable est le gigantesque cerf quaternaire des tourbières d'Irlande {megaceros giganteus), font le passage entre ces diverses espèces. Les cerfs sont des animaux des forêts, timides, à ouïe très fine, vivant par petites troupes sous la conduite de vieux mâles. Ceux-ci, en septembre et octobre, deviennent farouches et se livrent des combats terribles eu bramant de telle force qu'on les entend à de longues distances.

— Véner. De toutes les chasses, celle du cerf est la plus importante, par les connaissances cynégétiques qu'elle exige. Dans les temps de sécheresse, le veneur examine les fumées ou fientes au cerf, afin de connaître la bête qu'il chasse. Ces fumées diffèrent selon les saisons et l'âge du cerf. On appelle n portées » les branches que le cerf touche et ploie pour se rendre à la reposée ; elles servent à juger de la hauteur et de la largeur des bois de l'animal. A la mi-juillet, les cerfs frayent ou touchent au bois, c'est-à-dire frottent leur tête contre les arbres, pour en détacher la peau veine qui l'enveloppe ; le frayoir est la branche que le cerf touche en cette occasion.

Les nbattures sont les branches cassées par le corps du cerf. Les foulées sont les empreintes que laisse lo pie-! du cerf sur les feuilles, la terre ou la moii'^sn : rll-'<; ■ crv-tt fi faire connaître la direction suivie par r;iiiiMrri 1 1., ,, : . Ihn/Zurcs la façon de marcher des cerfs l.r. Il II

itu que celui du nfondre avec o

linoes de devant sont moins pointues. Uu^cerf di: pied de devant plus gros que celui do derrière ; il !

biche, s'en distingue t

, fait rondes,

On chasse le cerf à courre, à l'affût, au fusil, aux ques ou battues et aux pièges. Avant de chasser le

f. il

d'usage de le détourner une enceinte. Cette manœuvre est la plus difficile et la plus pénible de toutes celles que nécessite la chasse du cerf; elle exige la réunion de toutes les Qualités d'un bon veneur. 11 faut, en outre, que le valet de limier chargé de l'exécuter soit secondé par un bon chien. La meute poursuit le cerf qui, en dépit de toutes ses ruses, ne tarde pas à être aux a!bois. Un veneur le sert, lorsqu'il fait tôte aux

chiens, c'ost-â-diro lo tue d'un coup de carabine. Après l'avoir achevé, on fait la curée. Los différentes phases do la chasse sont signalées aux venour.s par dos sonneries dn tronipo spéciales : le lancor ; lo débucher; lo cerf à l'caii; ifiallali debout: l'hallali par terre; la curée.

On lue le cerf à l'affût, la nuit, en se portant dans un ciiili-uii qiio fréquente cet animal.

Los tru'iiK's pour chasser lo cv.t( ko font d'après la métliudo ordiiiairo. La chasse au piè-u cuiisiste à faire usage

de panneaux en toile ou de corde, formant enceinte et auxquels s^mt attachés divers objets servant d'épouvantail.

— Usaqps. Les bois du cerf, outre qu'ils forment de mi'nifi(fues trophées, s'emploient couramment dans la tabru aiion de manches de couteaux et d'autres instruments. Le cuir de cerf, par son épaisseur^ sa force et sa souplesse, a été employé très longtemps pour faire des (ull( ts ou pourpoints à armer; au moyen âge, on se servait de ces peaux pour ensevelir les corps des grands sei- ^rneurs. La graisse de cerf était réputée et comme remède, et comme matière grasse, pour entretenir les armures.

— Symbolisme. Le cerf, dans les monuments antiques, accompagne très souvent ta figure de Diane, la déesse dos chasseurs. Mais c'est surtout dans les légendes et monuments chrétiens qu'il joue un rôle considérable. Dans certaines peintures des Catacombes et sculptures des temps postérieurs, on voit un cerf se désaltérer à une sourco d'eau vive, ce qui se traduit par Jésus à la source de la vérité, ou l'âme chrétienne se régénérant dans le baptême. On a pensé que cette symbolique avait son origine dans cette erreur d'histoire naturelle, admise par les anciens, qui croyaient que le cerf était l'ennemi implacable du serpent, lui-même représentation symbolique de l'esprit du mal ou démon dans un grand nombre de sectes. Il est bien plus probable qu'elle est fondée sur le passage des Psaumes (XLI, 2) : « Comme le cerf aspire aux oaux vives, ainsi mon âme soupire vers Dieu. «

Cerfs (COMBAT de). Chasse au cerf, sujets souvent traités par les peintres. Entre autres œuvres, on peut citer le Combat de cerfsy de Courbet, connu aussi sous le

Combat de cerfs, d'après Courbet, nom de Rut du printemps, tableau qui fut exposé au Salon de 1861 et qui se trouve aujourd'hui au Louvre. Magistralement peint, il représente deux cerfs qui se battent furieusement, tandis qu'un troisième brame au bord d'un étang.

CERFS (Parc-aux-). Hist. V. Parc-aux-cerfs.

Gerfberr ( Ibrahim - Manzour - Effendi ) , aventurier français, né à Strasbourg vers 1780, mort en 1826, mena l'existence la plus aventureuse à travers les pays les plus divers, changea plusieurs fois de nom. servit dans l'armée ottomane ot se ht musulman, puis obtint un emploi en Westphalie, sous le nom de « Medelsheim » ; passa en Bosnie, se battit contre les Serbes et reçut le surnom de Mansour (1813). Après des voyages en Orient, en Autriche, à Naples, il servit, en 1816 et 1817, dans l'armée d'Ali, pacha do Janina, poursuivit ses aventures dans les deux mondes, et, à bout do ressources, se brûla la corvollo à Paris. On lui doit un ouvrage intéressant : Mémoires sur la Grèce et l'Albanie pendant le gouvernement d'Ali-pacha (1886).

Gerfberr (Alphonse-Théodore), autour dramatique ., ^ ^ ^.^j^

1 Manuel populav

, fleur ; h, graine.

CERFS — (J-inF-VOLANT

ou Pésumé des principe» fit de» eonnaisHance» utiles aux clatiiet infiirieures de ta «oci'^W (Paris, 1828).

CCRFBEER (Anatulc), journaliste et littérateur, ni^- à Paris eu 1835, mort à NouiIIy en 1890. Il a collaboré à un nombre considérable do journaux, soit sous son nom, soit sous les pseudonymes do Artucr Clary, Antoine Ceri.iBR, l''oi,GENCE RiDAL, PoNS, RoTKR, ctc. Admirateur passionne do Balzac ot do Victor Hugo, socialiste ardent, il était une encyclopédie vivante en matière dramatique, et écrivait d'un style entortillé, bizarre, outrancier. On lui doit un grand nombre d'écrits divers, poésies, biographies, études, etc., et un ouvrage très estimé, couronné par l'Acaiémio : /iifpertoire de la Comédie humaine de H. de Balzac (1881), avec Christophe.

CERF-COCHON (lérf) n. m. Nom vulgaire des petits cerfs indiens du sous-genre hjelajihua, genre rusa, ot dont l'espèce type est le hyelapUtts porcinus. V, rusa.

CERFEUIL Icèr-feuU [Il mil.) — do lat. exrefolium, mémo sens) n. m. Bot. Genre de la famille des ombollifères, ou simplement espèce du genre anthrisquo : Par la dessiecorlion, le CEBFEOiL perd une partie de son odeur. (Thouin.) Il Cerfeuil musqué ou Cerfeuil d'Espaf/ne, No du myrrhis odorant, n Cerfeuil à aiguillettes. No du scandix. Il Cerfeuil des fous. Nom vulga'" •*•

— P6ch. Nom que l'on donni aux larves de friganos jaunes.

— Enctcl. Bot. Sous lo non eurs plantes appi

des ombeUifères, très ressenibleiit par leurs feuilles très découpées, lar leur odeur forte, mais agréable, enfin, par leur saveur toute particulière, qui les

fait -' ■

Lecerfëuif commun annuelle, à fleurs blanches, auxquelles succèdent des fruits lisses, noirâtres à la maturité. Sa tige est haute de 0»,50, et plus. Originaire des régions méridionales do l'Europe, le cerfeuil est depuis longtemps cultivé dans les jardins potagers. On fait tremper la graine dans l'eau pendant deux ou trois jours avant le semis; on la sème clair et en rayons, et on a soin de l'enterrer très peu. Dans quelques

Eays, on fait sécher le cerfeuil en ) suspendant auplancher, et, bien qu'il perde alors une partie de son odeur et do sa saveur, il rend Cerfeuil : encore des services en économie domestique. Toutes les parties de cette plante sont aromatiques et agréables au goût; on emploie surtout ses feuilles, qu'on met dans les sauces et dans les salades. En médecine, elles sont réputées apéritives, diurétiques, incisives et rafraîchissantes ; on les prescrit contre le scorbut et les maladies de la peau. On cultive dans les jardins le cerfeuil commun, le cerfeuil frisé, variétés du clutrophylluM sativum. Le cerfeuil tubéreux ou bulbeux est bisauouel et a les racines renflées, tubéreuses. Il croît dans les bois et dans les haies des régions méridionales de l'Europe. Ce qu'on appelle le cerfeuil frisé n'est pas une espèce distincte, mais une simple variété du cerfeuil commun, dont les feuilles sont employées surtout pour orner les plats. Le cerfeuil sauvage (chxrophyllum temulum) est une plante vivace, à tige renflée aux nœuds et maculée de brun, à feuilles très découpées et velues, qui croit dans les lieux cultivés et incultes de toute l'Europe. Contrairement aux précédents, il a une odeur vireuse, une saveur acre et amère, et passe même pour vénéneux. On l'appelle communément persil d'Ane, parce qu'il plaît beau-

f. Nom vul-

général de l'ordre.)

CERF-VA-HAnT {serf, /idi interj.EnT.de véner..

Cri par lequel on appuie les chiens qui hésitent et sont prêts à prendre le

CERF -VOLANT (cér",

vulgaire des insectes du grandes mandibules brauc des cerfs. iiPl. />e«cER>s-

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