‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 739 sur 956 · I- i I I ,,,;,- I. I le brigade en · texte numérisé non relu

I- i I I ,,,;,- I. I le brigade en

il , Il I 1,1 !] 1S57, et fut promu

l''||i''imI iIi- il". ■ -..iiii \:: ■ • i ■ 1 1 ' • résorvo, au com-

nieiieement do la lih ; i. manda à rentrer

fenso, il reçut, pemli: , , ,, i .ins, lo commandement en chef du géni', : ,. 1 :;, l'i s février suivant,

député du Gard à l'As iinilii iiiipiiiale, il alla siégera droite dans le groupe des oric'ianistes, ot il donna, jusqu'en 1872, son appui à la politique de Tbiers. A partir de cette époque, il se joignit aux monarchistes ot il contribua à renverser Tbiers, le 24 mai 1873. Il fut ministre de l'intérieur.

il fut élu en 1876, en remplacement de Ernest Picard.

Chabeaussiëre (Ange-Etienne-Xavier Poisson de La), littérateur, né et mort à Paris (1752-1820). 11 écrivit les paroles de quelques opéras-comiques do son ami Dalayrac, lit représenter plusieurs comédies, et publia son Catéchisme républicain, qui obtint un tel succès, que la Convention, par un décret du 4 septembre 1795, le désigna comme devant être mis au nombre des livres destinés à l'éducation de la jeunesse.

CHABEC {hèk) n. m. Mar. V. chebec.

Chabert de COGOLlN(Josepb-Bernard, marquis de), vice-amiral et astronome français, né à Toulon en 1724, mort en 1805. De 1748 à 1784, il prit part à do nombreuses expéditions maritimes, assista à la prise de Mahé, aux batailles de 1781, sous le comte de Grasse. 11 était viceamiral en 1792, lorsqu'il émigra. Le marquis de Chabert était membre de l'Académie des sciences. On lui doit un Voyage sur tes côtes de l'Amérique septentrionale (1753) ; un Mémoire sur l'usage des horloges marines (1793) et de nombreux travaux d'astronomie, de physique et d'hydrographie insérés dans les « Mémoires de l'Académie des sciences ».

Chabert (Philippe), médecin vétérinaire, né à Lyon on 1737, mort à Paris en 1814. Il entra, en 1763, à l'école vétérinaire de Lyon, qui venait d'être établie par Bourgelat. Celui-ci le distingua bientôt, et le plaça à la tête des hôpitaux et des forges à l'école d'Alfort, qu'il venait d'établir (1766). Nommé successivement professeur de maréchalerio, des maladies et des opérations, inspecteur des études et directeur de l'école d Alfort, Chabert succéda, en 1780, à Bôurgelat, dans sa place de directeur et d'inspecteur général des écoles vétérinaires. On a de lui un grand nombre de travaux intéressants sur son art : Tra'ité du charbon ou anthrax dans les animaux (1783); Traité des maladies vermineuses dans les animaux (1783) ; Instructions sur la morve (17S5) ; Traité sur l'engraissement des animaux domestiques (1805) ; Instructions sur les maladies des animaux domestiques (1812-1824) ; Des luis sur la garantie des animaux (1804), et de nombreux mémoires. Chabert était membre correspondant de l'Institut de France et de plusieurs autres sociétés savantes françaises et étrangères.

Chabert (Théodore, baron), général français, né à ,.,,,.-(.,..: ,(,. )., i; ■■, nlution, siégea aux Cinq-Cents, et vota

' ii'ii ;,. t vie. Placé sous les ordres du général

I' uilait l'avant-garde à la malheureuse

Il I II I rt signa, avec le général Marescot,

I I 1,-1 lioiKeusenieni eéicbre. Il combattit

Cil Ain r-i.i -[ 1 11 \!\T 111 I \'j,i|'io, arrond. et à

niiine nom, affluent

I I 1 II II \ unes; marbre blanc.

Cil MM'ii I -!. de cant. de la Drôme, arrond. ot à Il '. ' ne ; 3.177 hab. Filatures de soie, cha-

i I , lie chaises, de boutons ; moulins, mé-

i;i II. cries, papeterie. Restes d'un ancien châ-

teau fort. C'est lo Cerebelliaca des anciens. Pendant le moyen âgo, Chabeuil fut souvent assiégé, pris et repris ; c'était, avant 1789, le siège d'une cour royalo de justice.

Patrie du conventionnel Genissiou et des de Montalivet. — Le canton a 12 comm. et 1 1 .440 li.

CBABIAU {bi-(

m. Navig.

. Nom quo Poitou, ù, ^.,t lie chèvre. 'itt-

ngue et grossière.

CllABANiNÉS — CHABOT

CrabIn-KARA-HISSAR, ville de Turquie d'Asie (Anatolic (prov. do Siv&.sJ), sur un plateau dominant lo Kelkit, et prés du Kaya-l)ibi-Siou, affluent do cette rivière, branche principale du lékhil-Irmak ; 17.000 hab. Archevêché grocdo Nicopolis. Mines do plomb argentifère. Ancien château fortdcsComnéne, monastère de la Sainte-'Viorge.

CHABIR n. m. Sorte d'éperon (|U0 portent les cavaliers

Fonctions incombant autrefois à des employés chargés de veiller à ce que les bateaux no se heurtassent pas contre quelque obstacle, aux abord» dos ponts.

ChaBLAIS, pays qui s'étend entre la vallée du Rhéno, le lac de Genève et l'Arvo. Ce pays doit son nom (Caùallicus ager) aijx nombreux chevaux qu'y élevaient les Romains. Il est montagneux, coupé de belles vallées dont la principale est celle de la Dranse, couvert de p&turages et de vastes forêts, et produit dos châtaignes, des cerises ot du vin. Los vallées sont cultivées avec ardeur et, sur les pentes herbeuses, paissent de nombreux troupeaux.

Le Chablais est une ancienne province du Piémont, oui avait pour capitale Thonon, dans la Savoie septentrionale. Los habitants du Chablais sont les Chablaisient (ennes).

CBABLE (rad. cdile) n. m. Techn. Grosso corde passée

— .Sylvie. Syn.

CHABLEAU (4/o) n. m. Câble d'une grande longueur,

dont on se sert pour tirer un bateau, u On dit aussi CA-

IILIAU, CHABLIAD, CUABIAU, CHABOT, Ct CHABLOT.

CHABLER v. a. Navig. Haler un bateau avec un chable.

— Corder. Tordro ensemble plusieurs cordelettes, do manière à former un chable.

— Trav. publ. Attacher des pierres, des matériaux à un chable, afin de les hisser à la hauteur voulue.

Se c/iab/er, v. pr. Etre chable.

CHABLER V. a. Autre forme de chapeler.

Agric. Chabler les noyers, Abattre les noix à coups da

perche

CHABLEUR n. m. Ancien nom de l'inspecteur chargé de régler les départs des bateaux et chalands et de veiller à leur sûreté pendant leur navigation, n Celui qui attache l'amarre à un bateau.

CHABUAU n. m. Navig. V. cbableait.

CHABLIS {bli — rad. chabler) n. m. Sylvie. Arbre renversé par les vents ; arbre brisé sous le poids de la neige ou du givre, n On dit aussi chable.

— Adjectiv. : ies bois cïiablis.

Chablis (lat. Cabliacum), ch.-I. de cant. de l'Tonnc. arrond. et à 22 kilom. d'Auxerre, sur le Serein; 2.353 hab. Ch. de f. de Laroche à l'Isle-Angely. Vins blancs d'un bou- Qiiet particulier ; fabriques de tonnellerie ; biscuits, chandelles, sabots; moulins, scieries et tanneries. Eglise Saint- Martin du xii" siècle : maisons de la Renaissance. — Lo canton a 14 comm. et 7.146 hab.

CHABLIS {bli — ger et capiteux, q

nom géogr.) n. n

l'on récolte aux <

crus de cette région, la pli

in blanc sec, lé- Tons de Chablis, mportante de la ter les suivants : Moutonne, Clos, les Grenouilles, Blanchot, Valmur,

forêt, .Montmain, Epinotte, Lys, qui produisent les chablis les plus ostimés. — Les localités suivantes, avoisinant Chablis, fournissent également des vins blancs de très bonne qualité : Milly, Chichéo, Seine, Chemilly-sor-Serein, Fyé, Fléy, Maligny, etc.

CHABLON n. m. Calibre servant au potier pour le façonnage des poteries.

CHABLOT i/j/o) n. m. Techn. Cordage de maçon.

CHABNAM

î, prove

scvcL. Les cAaéoi'sscaux doi

qu'ont les pêc des accidents c

accidents causés par leurs épines leurs noms do scorpions, crapauds, diables de tner. On les appelle aussi têtards, à cause de leur grosse tête, et grogneurs, coqs de

mer, à cause du bruissement qu'on entend quand on les lient dans la main. V. cotte.

ChÂBONS. commune de l'Isère, arrond. et à 15 kilom. ilo La Tour-du-Pin, près do la Bourbre; 1.748 hab. Ch. do f. P.-L.-M. Commerce de bois, fabrique de soieries.

Cbaboras ou AboRAS, fleuve do lanc. Mésopotamie, affl. d© l'Euphratc.

.Auj. le Khabour.

CHABOT [bo — pour chevot ; de chef, ri„k„,

icte) n. m. Pèche. '*''""•

Nom vulgaire des poissons du genre cotte, réservé toutefois aux espèces d eau douce, le nom de ■ chaboisscau » étant donne au.x espèces qui habitent la mer.

— Blas. Svn. de cabot.

— Navig. V. CHABLBAU.

Chabot, famille du Poitou, dont l'origine avec filiation continue remonte à 1040. Son illustratron date surtout du XVI" siècle, époque de sa division en plusieurs branches. Des deu.x fils de Jacques, seieneur de Jarnac et do Brioo, chambellan de Louis XX et''ds Charles VIII, l'aîné la\ baron de Jarnac, et eut p,j<:r fils le héros du duel célèbro

CHABOT — CHACHAPOYAS

arec La Châtaigneraie. Des deux tils de ce dernier, l'un continua la ligne des barons, puis comtes de Jarnac, qui s'éteignit quant aux mâles en 1710; le cadet Charles, seigneur de Sainte-Aulaye, fut père de Hknki Chabot, dont le mariage avec Marguerite de Rohan, sœur de Henri, duc de Rohan, lui valut la rééroction en sa faveur de ce duché-pairie, sous condition de joindre à son nom et à ses armes le nom et les armes de sa femme. — Pour le second (ils de Jacques Chabot, seigneur de Jarnac et de Brion , Philippe, amiral de France, et sa famille, v. ci-après : Chabot (Philippe de), seigneur de Brion, comte de Charny, marquis de Mirebeau, né en 1480, mort en 1543. Compagnon d enfance de François I«% il fut, à l'avènement de ce prince (1515), promu au commandement d'une compagnie des ordonnances, puis, en 1517, gentilhomme de la chambre du roi. Sa part à la défense de Marseille lui valut le gouvernement du "Valois (1524); sa capture à Pavie, aux côtés de François I", celui de la Bourgogne et la charge d'amiral. En 1535, mis à la tête de l'armée envoyée en Piémont, il conquit en peu de temps presque tout le Piémont. S'étant mis du parti de la duchesse d'Etampes, maîtresse du roi, contre Diane de Poitiers, maîtresse du Dauphin, le connétable de Montmorency, âme de cette seconde faction, montra au roi des comptes très compromettants pour la gestion de l'amiral en Bourgogne. Des maladresses de ce dernier achevèrent de le perdre : il fut condamné à une amende énorme, à la confiscation de ses Sa disgrâce dura à peine un

-a disgr; : le temps, pour Montmorency, d'ê n revirement semblable de la part c

Chabot no survécut qu'un <

i. Philippe de faveur. — Il lame de Mire- ^ogne, ae qui il < de Charny, qui fut gouverneur de Bourgogne, et mourut, sans postérité mâle, en 1597; François, marquis de Mirebeau, puis comte de Charny, après le précédent, tige d'un rameau qui finit en 1611, sans avoir acquis de notoriété. Chabot (Guy), baron de Jarnac. V. Jarnac. Chabot (statue de Philippe de), chef-d'œuvre de Jean Cousin, musée du Louvre (salle Jean-Goujon). Cette statue, en albâtre de Lagny, ornait autrefois le monument que Léonor de Chabot tit'ériger à la mémoire de son père, dans l'église des Célestins, à Paris, en 1543. Elle représente l'amiral à demi couché, accoudé sur son casque et semblant

reposer de ses longues fatigues II porte, par dessus n armure le cordon de Samt Michel, et une cotte dar 3S sur laquelle sont gravées ses armoiries, et il tient à main son sifflet de commaudement. La statue était autreun sarcophage orné et encadré d'une dé- , probablement due à Jean Cousin, dont les motifs principaux sont perdus. Le Louvre ne possède que trois morceaux de cette décoration : deux génies funèbres, et une Fortune renversée (allusion à la disgrâce de Chabot). Chabot. Biogr. V. Rohan-Chabot.

Chabot (François), ecclésiastique et homme politique français, né à Saint- Gêniez (Aveyron) vers 1755, mort à Paris en 1794. Il fut d'abord franciscain, sortit de son couvent lors de la suppression des congrégations religieuses, devint grand vicaire de Grégoire, évêque constitutionnel de Blois, et fut envoyé à l'Assemblée législative par le département de Loir-et-Cher. Il y siégea à l'extrême gauche, et s'y distingua par son animosité contre la cour et contre le fameux comité autrichien. Réélu à la Convention, il s'y fit une réputation par sa faconde, par les excentricités de sa parole et par le laisser-aller de ses manières. Il épousa la sœur du banquier autrichien Junius Freg, et se lança dès lors dans l'agiotage. Arrêté pour avoir falsifié un décret, associé à Danton et aux dantonistes qu'on voulait déshonorer. Chabot fut condamné à mort avec eux, et exécuté.

Chabot de l'Allier (Georges-Antoine), jurisconsulte et homme politique français, né à Montluçon en 1758, mort à Paris en 1819. Avocat au parlement de Paris avant la Révolution, il devint président du tribunal de Montluçon , membre de la Convention en 1792, du conseil des .\nciens en 1799, du Tribunat en 1800. Il fut nommé, par Napoléon, inspecteur général des écoles de droit, membre du Corps législatif (1807-1809), et juge à la cour de cassation (1809). Il conserva celte fonction jusqu'à sa mort. Il avait pris part à la rédaction du Code civil, et il a laissé des ouvrages de jurisprudence estimés.

CHABOTTE n. f. Pièce de fonte de fortes dimensions qui constitue la base de l'enclume du marteau-pilon.

CHABOUC {bouk') n. m. Grand fouet dont on se servait, dans les Indes et dans les colonies, pour châtier les nègres. Il Châtiment que l'on inflige à l'aide de ce fouet.

CHABOUSSADE n. f. Race de moutons américains, à longue laine et sans cornes.

Chabran (Joseph, comte), général français, né à Cavaillon CVauclusc) en 1763, mort en 1843. Parti comme volontaire en 1790, il se signala au passage du pont de Lodi (^1795) et déploya lesplus brillantes qualités en Suisse, sous Masséna (1799), emporta, en 1800, par un coup d'audace inouï, le fameux fort de Bard, dans la vallée d'Aoste, et eut le commandement du Piémont, après Marengo.

Chabran ou ChiaBRAN (François), violoniste italien, né en Piémont en 1723. Il fut admis, en 1747, dans la musique du roi de Sardaigno, et se rendit à Paris en 1751. Il se produisit au Concert spirituel. Chabran a publié à Paris trois œuvres de sonates et une œuvri

CHABRAQUE ou SCRABRAQUE {cha-brnk' — allem. schabracke) n. f. Pièce de drap ou bien Peau de thc\re ou de mouton que i'( sur les chevaux de 1; lerie légère : L'usage de la CHABRAQUE vient des hussards hongrois^ qui

(E. Mourot.)

— Argot, pop. Fille femme de mauvaise con

CHABRÉE n. f. Genre d.

composées, tribu des mutisiacées-nassauviées, comprenant quelques espèces, la plupart vivacos, originaires du Chili et du Pérou.

CraBRELOCHE, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 16 kilom. de Thiers, sur la DuroUe; 982 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Coutellerie, commerce de bois.

ChabriAS, général athénien, mort en 357 av. J.-C. L'an 392, il fit quelques incursions heureuses en Laconie, défit encore les Spartiates quelques années plus tard, dans nie d'Egine, fut envoyé, en 388, au secours d'Evagoras, roi de Chypre, et lui fit obtenir du roi de Perse une paix honorable. Il fit ensuite la guerre en Egypte, fut rappelé par les Athéniens, sur la demande d'Artaxerxcs. Dans la guerre entre Thèbes et Sparte, il souleva l'Eubée et les Cyclades contre les Spartiates, et lutta avec bonheur contre Agésilas. En 376, il battit la flotte de Sparte près de Naxos. Quand sa patrie, après Leuctres, prit parti pour les Spartiates (368), il repoussa Epaminondas, qui tentait d'emporter Corinthe , laissa surprendre 0rop6,sevit accuser de trahison, et s'exila momentanément d'Athènes, quoiqu'il eût triomphé de ses accusateurs (366). On le voit encore mêlé à diverses guerres en Thrace et en Egypte, où il s'était mis à la solde du roi Taches. Il périt, à la tête de la flotte athénienne, dans le port de Chio. Il était resté seul sur sa galère, et avait préféré la mort à la fuite (357). Démosthène a fait de lui le plus grand éloge. Cornélius Nepos a écrit une Vie de Chabrias.

ChabRŒR (Alexis-Emmanuel), compositeur français, né à Ambert en 1842, mort à Paris en 1893. En 1877, il faisait représenter aux Bouffes-Parisiens une opérette en trois actes, l'Etoile, et devint, peu après, chef des chœurs aux concerts Lamoureux. Il ht un début éclatant comme s\mphoniste en faisant exécuter une pièce d'orchestre, Cspana (1883), d'une très belle sonorité instrumentale En 1886. il fit représenter à Bruxelles Gmendoline, opéra en trois actes, qui ne lut joué à l'Opéra de Paris que quelques mois avant sa mort Cette partition est une œuvre tendre, délicate, un peu inégale, mais empreinte de poésie et d'une grâce pénétrante. En 1887, Chabrier donnait à l'Opéra-Comique le Roi malgré lui ; il publiait "^

des recueils de pièces de Clu.brier.

piano ; il faisait entendre une

scène dramatique pour mezzo-soprano et chœur de femmes, la Sulamite; puis il faisait exécuter

marche française. Enfin, il entreprenait à la fois plusieurs ouvrages dramatiques : Briséis ou la Fiancée de Corinthe, les Muscadins, te Sabbat, etc. Mais la maladie interrompit le travail de l'artiste, qui mourut sans avoir eu le temps d'achever aucune des œuvres commencées.

ChaBRILLAN (Céleste 'Vénard, dame Lionel de Moreton, comtesse de), née à Paris en 1824, commença, en 1844, à se faire connaître comme danseuse de bals publics sous le nom de Mogador, puis fut actrice aux "Variétés, et écuyère à l'Hippodrome. En 1854, elle épousa le comte Lionel de ChaBrillan, qu'elle suivit en Australie, où il mourut consul à Melbourne, en 1858. De retour en France, elle chercha des ressources dans les lettres. Outre des mémoires intitulés Adieux au monde, mémoires de Céleste Mogador (1854), elle a publié de nombreux romans et fait jouer sur divers théâtres des vaudevilles, des comédies, des drames, des opérettes.

Chabrillat (Henri -Louis), auteur dramatioue et journaliste, né à Marseille en 1842, mort à Courbevoie en 1893. Il fonda, en 1866, le Gamin de Paris, collabora à de nombreux journaux, fut décoré pendant la guerre de 1870, puis écrivit pour le théâtre. Après avoir dirigé TAmbigu-Comique (1878-1882), il revint au journalisme et à la littérature. Soit seul, soit en collaboration, il a fait jouer des opérettes : Mazeppa (1872) ; la Belle Bourbonnaise (1874); lEléphant blanc (1873); les Trois Margols (1877); la Fiancée du roi de Garbe, etc. ; des vaudevilles, des levers de rideau. On lui doit aussi de nombreux romans.

CHABRILLOU n. m. Econ. rur. V. chabichoo.

Chabris (lat. Carobrira), comm. de l"Indre, arrond. et à 46 kil. d'Issoudun, sur le Cher; 2.836 hab. Ch. de f. Orléans. Fabriques de chaux, d'articles de lingerie; tonnelleries, vanneries, tuileries, briqueteries. Eglise romane carolingienne.

CHABROL ou CHABROT {bro) n. m. Fam. Mélange do bouillon et de vin que font, dans certaines régions de la France, les paysans lorsqu'ils mangent la soupe-

ChabrOL, famille originaire de l'Auvergne, qui a fourni un grand nombre de personnages distingués dans la magistrature, les armes et les lettres. Le grand Ar- TirinM en rfnit ISSU. Les membres lès plus remarquables ■^■i > I 1 M 1 w ME-MicHEL Chabrol, avocat du roi au I i ." 1,1 iiii. né dans cette ville en 1714, mort en

I I ' t,ii par Louis X"V en 1767, et nommé

>. .:: i 1 I, it ^a 1780. Son ouvrage le plus important est un tùmmeniaire sur les coutumes d'Auvergne (1784)];

— André-Jean Chabrol de Crousol (comte de), homme dEtat né à Riom en 1771, mort à Chabannes en 1836. (11 entra au conseil d"Etat vers la fin du Consulat, remplit d importantes fonctions judiciaires ou administratives, reprit ses fonctions à Lyon après la seconde Restauration et ne lit rien pour modérer la réaction royaliste qui ensanglanta cette ville en 1816 et en 1817. Son attitude lut telle quon dut le rappeler, mais il devint ministre de 1 intérieur (1817), pair de France (1823), ministre de la manne (1824) Il dirigea un moment les finances sous le ministère Polignac, et se retira de la vie publique après 18J0J — Gilbert Joseph-Gaspard Chabrol de 'Volvio (comte de) administrateur, né à Riora en 1773, mort en 1843 [Il ht partie de la commission scientifique qui suivit l expédition d'Egypte, et collabora au grand ouvrage publié sur cette contrée. Nommé préfet de Montenotte, en Italie (1806), il fit exécuter la route de la Corniche ; en 1812, il fut appelé à la préfecture do la Seine, qu'il conserva même sous la Restauration. Député de Paris, puis de Riom, il s'éteignit dans l'obscurité] ; — Chabrol de Murol, mathématicien, né à Riom en 1775, mort en 1805. [Renvoyé de l'Ecole polytechnique, sous le Directoire, pour refus de serment, il continua avec ardeur ses études sur l'astronomie et les mathématiques transcendantes, et inséra de remarquables mémoires dans le recueil de l'Académie des sciences. Alors, fatigué du monde et insensible à ses succès, il entra au séminaire de Saint-Sulpice, et se destinait aux missions étrangères, lorsqu'il mourut.]

Charron (Marie-Etienne-Emmanuel-Bertrand de), général et homme politique français, né à Retournac (Haute-Loire) en 1806, mort à Paris en 1889. Il se distingua pendant la campagne de Crimée, d'où il revint colonel. Pendant la guerre d'Italie, il prit part à la bataille de Palestre, où son courage lui valut le grade de général de brigade. Il passa au cadre de réserve en 1868, puis fut rappelé à l'activité pendant la guerre de 1870-1871, et nommé commandant de la 1" subdivision du 15" corps (armée de la Loire). Il fut nommé général de division par Gambetta ; il se signala, le 28 janvier 1871, en enlevant le faubourg de Blois, fortement occupé par les Prussiens. Aux élections de 1871, il fut nommé député de la Haute-Loire, et fut élu ensuite sénateur inamovible par la Chambre des députés.

ChabrOUD (Charles), avocat, né à Vienne (Isère) en 1750, mort en 1816. Député du Dauphiné aux états généraux, il se fit remarquer parmi les partisans de la révolution par son Rapport de ta procédure du Chdtelet sur l'affaire des 5 et 6 octobre. Il fut élu président de la Constituante le 9 août 1791, et membre du tribunal de cassation après la séparation de l'Assemblée. En 1792, il fut dénoncé à la Législative comme feuillant. Sous l'Empire, il devint avocat à la cour de cassation et au conseil d'Etat.

de l'église Saint-Antoine, le bas-relief de Louis XI V à cheval, au-dessus de l'entrée de l'hôtel de ville, le groupe des jets d'eau de la place Bellecour, et divers autres morceaux.

CRABUISSEAU (6ii-i-5o) n. m. Un des noms communs du chevesne, variété de poisson d'eau douce, que l'on appelle

aussi CHEVANNE, JUERNE, MEUNIER, etc.

ChacaBUCO, ville du Chili (prov. de Santiago), sur la Colina. Près de cette localité, victoire des indépendants sur l'armée espagnole, en 1817i

CHACAL (du turc tchakal) n. m. Espèce de mammifère du genre chien, tenant à la fois du loup par sa couleur, et du renard par sa taille et par sa queue toulfue Le CHACAL habile surtout l'Afiique il PI Des chacals

— Encycl. Les chacals sont des animaux noi turnci, vivant par troupes dans les déserts It s sti j [ s ^o nt urrissant surtout d'immondices et de cadavres; extrêmement timides, ils n'attaquent guère les autres animaux, mais vivent toujours à proximité des lieux habités. On connaît quatre espèces de chacals; une seule se trouve dans l'Europe méridionale orientale, depuis la Dalmatie jusqu au sud de l'Inde, en passant par la Perse et l'Asie Mineure; c'est le canis aureus. Il est très voisin du chacal d'Afrique {canis anthus), qui va du Maroc et du Sénégal à l'Arabie, avec sa variété, hadramauticus. Dans le Sua et le Centre africain se trouve le canis mesomelas (ou chacal à schabraque), et dans l'Ouest le canis lateralis.

— Argot milit. Zouave.

— Encycl. Mythol. égypt. Le chncnl a joué un grand rôle dans la mythologie égyptienne : il a été considéré dès le début comme le dieu des ,^ morts, celui qui veille sur leurs tombeaux et qui vient les y chercher la nuit pour les conduire dans la demeure des doubles ou des âmes. Il avait différents noms, selon les localités et selon les mythes auxquels il se trouvait associé : il s'appelait de préférence Anoupou-Anubis, et Ouapouaîtou. Il figure sur la plupart des obi ets appartenant aux momies : on le plaçait surtout sur le couvercle des coffrets qui renfermaient les statuettes, les Répondants (v. ce mot), qu'on donnait au mort, ou les quatre vases canopes où gisaient ses entrailles. (Il est alors allongé sur le ventre, la tête en arrêt, les oreilles droites, la queue

Eendante : le corps entier est noir, mais les yeux sont reïvés de blanc, et le collier qu'il porte parfo'is au cou est peint de diverses couleurs.)

CRACART {kar') n. m. Toile fine de coton provenant des Indes.

ChachAPOYAS, ville du Pérou (dcp. d'Amazonas); 5.0ÛÙ hab. Sources thermales, bois de construction. — Ch.-l. du dép. d'Amazonas.

6iL

HAS (cha-cha) n. f, A iinn variAtri dû ff.,.^, «^

<:iim:ma II m Nom spécilkiuo d'i

cvplmlo (rv/-

' 1, i|ui habito

ChACO ou GRAN CllAllo,

CIIACIIAS

CH/i:rOGNATlIES

(l'ans, l«..ul.

CRACOLt n. m. Comm. Vin de Biscaye.

ChaCON (Pierre et Alphonse). V. Ciacconios.

CHACONE ou CHACONNE (de l'espagn. chacotia) n. f. Danse, qui était très en vogue au xvii" et au xviii" siècle.

— Encycl. La chacone se dansait à la ville, mais elle fut surtout célèbre au théâtre. Elle était généralement très longue, et les maîtres de ballet dessinaient sur cette

musKiue un

La cliacone se dansait presque toujours sur un rytlime à

trois temps : on a pourtant quelques exemples, rares, de

chacones à deux temps. La musique procédait, d'ordinaire,

par phrases répétées de huit mesures, comme pour la pas-

sacaiUe ; mais ces phrases étaient variées d'allure, tantôt

graves, tantôt gaies, et, pour celles-ci, la danse était plus

sautante. Lulli a écrit plusieurs chacones pour ses opéras ;

on peut citer entre autres celles de Psyché et de Boland^

cette deruière tout particulièrement charmante. Gluck, sur

la demande instante de Vestris, en a

placé une dans sa partition A'Iphiqi'me

en Aulide: elle sert de cadre à l'épisode

de la n lutte pour la danse ». L'une des

plus développées et des plus originales

est celle que Floquet écrivit pour son

opéra de V Union de iamoiir et des arts ;

elle obtint un grand succès. Elle offre

cette particularité d'être le premier

exemple d'une chacone à deux temps.

CHACONE ou CHACONNE n. f. Sorte de cravate à longs pans pendant sur la chemise, et que l'on portait avec le pour-

était venuo, ;. I.i Im .hi \\;i ... I. ".lu danseur Vv ■■■• , i . , : :,; ;., I, 1,1

A partir de 1818, époque à laquelle ils furent par les premiers missionnaires, ils accomplirent d

l)los proL;rès dans les arts mécaniques, le tissage. ■ ont continué à progresser à tous les points de vue

Los Chactas cultivent dos céréales et du coton ; ils élèvent dos bestiaux ; ils possèdent des moulins, dos métiers i filer et a tisser, et se construisent dos maisons confortables. U» ont une constitution écrite, un conseil général qui leur est commun avec les Chickasaws, leurs alliés, des tribunaux nt.-iilicrs et dos écoles. Ils adoptent pou & peu le» couluMiis, les usages et les vêtements des Américains.

Chactas, un dos personnages à'Alala, roman de

.CUN, UNE (du lat. quisqiie, chaque, et niiii», un, iiilluenco du gr. kata, qui indique la distribution) iiilef. Chaqi"/) personne, chaque chose : Cu.\cuN de . croit parfait.

<:i' I' I' n, Il est juste que chaque per-

■l'i i 1^ <l'i .' M. -Ht. Il Chacun prend son plaisir où il le trouv.-, iNuin, u.- .lovons pas blâmer le plaisir que d'aulres prennent a des oiioses qui nous déplaisent, il Chacun est maître chez soi, dit le charbonnier. V. ciiakuon- NiER. Il Chacun pour sol et Dieu pour tous, Ne nous occu-

6 décembre 1830, au sujet d'une levée d'hommes demandée par l'opposition en vue de secourir la Pologne, alors en "— ■— Dupin, dans le second volume do ses Mé-

— n. m. Un chacun. S'est dit pour chacun, surtout î xvi" et au xvn" siècle. (On ne l'emploie plus guère aujou '" ■ plaisanterie, ou très familièrement.)

a publié lin Allas l'cliptuiw (1856), des Uljsemilions sur les tacites du soleil (1859), etc.

CHACRELAS(/(i)n.ni.Entom.Syn.deKAKERi,AC.V.cemot.

CHACRILLE n. f. Bot. Syn. de CASCARiLMi. Il On dit aussi

< HA. I.U , .'1 . Il \. IIKIXE.

Chactas i Chaktahs en anglais Choctaws,

'"'1 ■ " !• M'.. K'u-es des Etats-Unis, établis jadis entre

Mou

— Adjectiv. S'employait autrefois dj que : Chacun homme. Chacune femme.

— Encycl. Gramm. Chacun veut après lui tantôt son, sa, ses, tantôt leur, leurs.

Chacun s'emploie avec son, sa, ses : 1" lorsqu'il est sujet du verbe : Chacdn doit aider son prochain ; 2» lorsqu'il suit le complément direct du verbe ; Hemettez ces volumes CHACUN à SA place; 3° lorsque, placé avant le complément direct, il n'est pas précédé du nom ou du pronom pluriel avec lequel il est en relation : Payez à chacun son travail. (Si, au contraire, le nom ou le pronom pluriel le précède, on emploie leur, leurs : Payez-LEVR à chacun leur travail) ; 4" lorsque le complément qui le suit n'est pas indispensable au sens du verbe précédent : Ils ont offert leurs cadeaux chacun selon ses moyens.

Chacun s'emploie avec leur, leurs : 1» lorsqu'il précède le complément direct : Ils ont offert chacun leurs cadeaux; 2° lorsqu'il est placé entre un verbe neutre et un complément indirect indispensable au sens : Ils vont chacun de LEUR côté.

La même règle s'applique aux pronoms singuliers le, lui, et au pronom pluriel leur après chacun : La loi lie tous les hommes, chacun en ce qui Li-; concerne. Ils se rendirent chacun au poste qui leur était assigné.

Quand le verbe est à la 1" ou à la 2' personne, on se sert des mots : notre, nos; votre, vos : Nous devons secourir les malheureux, chacun selnn «.n.; i.-r.i,..oiç

Les règles du pronom chann, .....i i... i m i.. ises. Nous venons de donner une soluii. II. I ' ' . i ■ > .as généraux, mais on pourra reucoii 11 i i.articuliers

qui s'écarteront plus ou moins ].■ . . ^ |.i [.s.

Pour la di

CHACUNIÈRE n. f. Par plaisanterie. Maison de chacun, logis particulier, chez soi : Toute la ville brûle ; ainsi chacun s'en va â sa chacunière. (Rabelais.)

Chad (saint), évoque de Litchfield. \. Ceadda.

CHADARE n. m. Bot. Syn. de orewie.

Chadderton, ville d'Angleterre (comté do Lancastro): îî.iiHi liai). Mines de houille ; fabrication de machines, de soieries, de cotonnades.

CHAOEC (dèk') n. m. Nom vulgaire que, dans les colonies françaises, aux Antilles notamment, on donne à la pample-mousse et à son fruit : On fait avec le chadec une excellente confiture.

Chadjar-AD-dobr CnAPiPAT-An-noRR(Ismeted-Din-Omm-Khalil ! .m Caire en

1 247. D'origine arni. 1. . i ivyoubite

El-Melik-es-Salih-N. :in, -1 |.,', \, r , i; .niitsafavorite, elle prit une gran.lo part au f^ouvernement. A sa mort, elle assura l'avènement de Moazzem-Touranshâh, mais elle fut proclamée souveraine d'Egypte, quand ce prince eut été assassiné par ses mamlouks (1250). On lui adjoignit comme atabek un des principaux niamlouks, Izzod-Din-Aibek, en faveur de qui elle abdiqua. Le nouveau sultan, le premier de la dynastie des Mamiouks, l'épousa, vit toute son autorité accaparée par Chadjar-ad-Dorr et songea â se séparer d'elle. Instruite de son dessein, elle le f:. .,. .,.,,,-i.,pr Hns son bain (1257). Le fils d'Aïbek, Nour- || ■! I I' I r ., Limé, et Chadjar-ad-Dorr mise à mort.

CiiAiuM., -lir.'- Antoine -Marie -Gabriel -Paul de),

M nolitique français, né :\ Saint-Barthélémy

I, I,, , ,0 isno. Il enir.i dans larméo. devint

■ la fondation d'une république jontro le ministère do BroSlii inamovible.

> perche

CHADOUF n. m. Instrument usité surtout en Tunisie et en Egypte pour élever l'eau des puits.

— Lncvcl. Le chadouf se composa d pouvant osciller autour d'un axe, et portant suspendu à l'une de ses extrémités un vaso à l'aide duquel on puise l'eau.

Une grosso pierre faisant équilibre à ce récipient occupe l'autre extrémité.

On fait basculer la perche do manière nue le vaso plonge dans l'eau. Grâce à la pierre faisant contrepoids, le système se relève avec peu d'effort.

Cet appareil est utilisé aussi dans certaines contrées de France et d'Italie.

ChaDRINSK, ville do Russie (gouv. de Perm), sur le versant oriental dos monts Ourals, et sur ricet, affluent du Tobol ; 17.0.50 hab. Foire impertante. — Pop. du district de Chadrinsk : 325.000 hab.

CHADSIEn.f.Genrodelcgumineuses-papilionacées, série des galégées, renfermant des arbrisseaux de Madagascar.

Chaduc (Louis), antiquaire français, né et mort à Riom (1564-1638), où il était conseiller au présidial. Pendant un voyage en Italie, il avait formé une collection de pierres gravées et de médailles. Son cabinet d'antiquités, dont il a laissé une Description, fait partie des collections de la Bibliothèque nationale.

CH.SNOCARDIA (W — du gr. khainein. bâiller, et kardia. cœur) n. f. Genre de mollusques lamellibranches, famille des modiolopsidés , renfermant des coquilles minces, à valves égales, bâillant en avant, closes en arrière, fossiles dans le carbonifère d'Amérique. (L'espèce type du genre est la chxnocardia ovata.)

CHAIROPHYLLUM (ké. fH-hm") n. m. Syn. de antbbisque. (Le chxrophyllum satwum ou anthrisque cerfeuil est le cerfeuil.) Il Genre d'ombellifères-amminées, renfermant des herbes annuelles ou bisannuelles ou vivaces. glabres ou velues, originaires de l'Europe, de l'Asie centrale et boréale, et de l'Amérique du Nord.

CHA:TASTER (ké-stèr — du gr. khailé, chevelure, et aster, étoile) n. m. Genre d'échinodermes astéroïdes, ordre des astérides, famille des ophiastéridés : Z.e5CH.*:TASTER0H^ les pieds ambulacraires toujours bisèriés. (L'espèce type [chjetaster tuhulatus] est une étoile de mer de la Méditerranée.!

COSTETES (ké-té-tèss — du gr. khaité, crinière :

n. m. Genre de bryozoaires, type de la famille des

chxtétidés, comprenant de grandes colonies calcaires qui forment parfois des couches entières, comme le chxtetet radians dans le calcaire carbonifère de Moscou, où chaque individu est plus gros que la tête d'un homme.

CHSTÉTIDÉS ( Al?) n . m. pi. Famille de bryozoaires cyclostomates, groupe des inarticulés, renfermant de nomb' genres, tels que : chxtetes, montieulipore, fislulipore, tous fossiles dans les terrains paléozoîques. — Un ch.etétidê.

— Énctcl. Les chstétidés sont des colonies massives en forme du polypiers, sans cloisons distinctes :

jambe) n. f. Genre d'

' ' , famille

inés, renferm'ant de petites altises dont les tibias des pattes intermédiaires et postérieures sont armés, en dehors, d'une dent précédant une échancruro frangée. (Les très nombreuses espèces, répandues dans les deux hémisphères, vivent sur les graminées et sur les typéracées, ordinairement par troupes nombreuses.)

COSTODERMATIDÉS [ké] n.m. pL Famille demoUasqaes gastéropodes, ordre des solénogastrcs ou aplacopbores, renfemanl des animaux marins vermiformes, semblant faire le passage des

géphyr ues. Gei

lusques. Genre principal :

ch,vtoderma. — Un ch.«to-

liERMATIDÉ.

— Encycl. Les cUairdermatidcs sont cylin.iri ques, allongés comme d.-^ vers ; leur corps est couvert de spicules formant un feutrage serré. Il est renflé â chaque extrémité.

CHfTODERME (ké —du gr. khailé, crinière, et derma, peau) n. m. Genre de mollusques gastéropodes, type de la famille des chxtodermatidés, présentant tous les caractères du groupe, et dont les espèces habitent les mers d'Europe. (Le chxtoaer hiiidulum vit dans l'Atlantique et l'océan Arctique.) ci

CaŒTOGNATHES(At'— dugr fc/iai(t',chc- 'S' velure, et gnathos, mâchoire) n. m. pi. Ordre de i des rapports étroits avec les nématodes, surtou

CH.ETOMYS — CHAHPOURA

chœtosomides, ot no renfermant que le seul genre sagitta (Les cliœtognathes vivent dans diverses mers et se nourrissent de petits crustacés et d'autres minuscules animaux.)

Un CH^TOGNATHB.

CHjETOMYS {ké, miss — du gr. khaitê, crinière, et mus, rat) n. m. Genre do mammifères rongeurs, famille des cercolabidés, type d'une tribu dite des clistomyi prenant des coéndous à crâne court et large, à corps et membres couverts d'épinos courtes, fines et flexibles, à queue couverte d'écaiUes carrées disposées par anneaux. (L'espèce type du genre est le chœtomtjs subspinosus, du Brésil septentrional et central.)

CH:«:tophohe (ké — du gr. khaité, crinière, et phoros, qui porte) n. f. Genre d'algues de la famille des confervacées, à filaments articulés, ramifiés. (Les espèces connues vivent dans les eaux douces, où elles se fixent sur les pierres ou les plantes aquatiques.)

CHATOSOME ou CH^TOSOMA {ké — du gr. khaité, crinière, et soma, corps'

; demi-couronne de crochets mobiles, et leurs pièces ventrales dressées et droites. (Les chœtosomes vivent sur les côtes de France ; tel est le chxtosoma ophicephaium de la Manche, etc.)

CH^TOSOMIDES (ké — rad. chsetosoma) n. m. pi. Groupe de vers aberrants, se rapprochant de nématodos, mais ne menant pas une existence parasitf

(gr. 40 loi

(Les cbi

etogna

lCH«TURA(/c(!.

■ibude

de petits martinets, dont on connaît vingt-cinq espèces réparties sur tout le globe, excepté en Europe, et caractérisées par la mandibule inférieure droite au sommet, les ailes très longues, la queue très courte.

— Encyci,. L'espèce la plus commune, chasturu Vauxi, so trouve dans tout l'ouest de l'Amérique du Nord. Dans le sud de la province des Amazones, on trouve la chxtura brachyurea. De nombreux sousgenres ont été créés : palknia yi(]antea (Java); hemipi'ocne zonaris (Brésil) ; etc.

CH/ETURINÉS (ké) D. m. pi. Chœture

Tribu d'oiseaux passereaux fissirostres, famille des c> psélidés, dont le genre chxtura est le type. — Un ch.eturine.

CKAFAUD (fô — du lat. calafaticum ; du gr. kata, en bas, et fala, tour de bois) n. m. Anciennem. Echafaud. ii Sorte d'échafaud employé par les pêcheurs de morue pour faire sécher le poisson.

CHAFAUDIER (fâ-di-é) n. m. Pêcheur qui dresse les échafauds sur lesquels on fait sécher la morue, il On dit quelquefois CHAFAUDEUK.

ChAFÉI ( Abou-Abd-Allah-Mohammed-ibn-Idris ), né à Ghaza (Palestine) en 767, mort en 821. Il reçut le surnom de u Chaféi » d'un do ses ancêtres qui descendait d'Abd-el- Mottaleb, grand-père de Mahomet. Après avoir fait le pèlerinage de La Mecque, il se fixa en Egypte en 814 où il suivit les leçons de Malik-ibn-Anis. Il fut le premier auteur musulman qui ait écrit des traités de jurisprudence civile ou religieuse. Il composa un livre sur les Osoul-ed-Din ou fondements de l'islam, un traité nommé Soutien et un autre, Mesned, sur le même sujet. Son tombeau s'élève près du Caire et est un lieu de pèlerinage pour les musulmans.

CHAFÉITE n. m. Nom du premier des rits orthodoxes de l'islam, fondé au viii' siècle de notre ère par Chaféi.

CHAFF (prononç. tchaff — mot angl.) n. m. Mélange de "oin et de paille hachés ensemble et en proportions égales.

Ghaffault de BesnÉ (Louis-Charles, comte vv), narin français, néon 1708, mort à Nantes en 1794. Il se disingua de bonne heure. En 1747, il assista, à bord du vais-

Six ans plus tard, sur l'Atalante, frégate de la dii d'Aubigny, il prit, sur les atterrages do la Martinique, un vaisseau anglais de 74 canons, nommé Warwick. En 1755, il fut nommé chef d'escadre ot chargé de des troupes au Canada. Kn nfiri, i! commanda

péditio

affaire

après quelques mois de captivité, c.kccuic a Nantes.

CHAFOUIN (fou-iti), OUINE [nom provincial du putois; de chai, ot de fouin, forme masculine do fouine] n. Fam. Personne petite, grèlo comme uno fouino, ot qui a la mine sournoise et rusée : Un chafouin d'avoué.

— adj. Se dit des personnes qui sont ainsi faites, et de ce qui se rapporte à leur manière d'être : Mine chafouink. L'abbé Dubois était un petit homme maigre, effilé, chafouin (St-Simon.)

CHAFOURER V. a. Barbouiller, griffonner : Chafoueer tout son papier.

Se chafourer, v. pr. Pop. S'égratigner.

CHAFOHREUR n. m. Fam. Barbouilleur : Cuafoureith de papier.

CHAFRIOLER (mot inventé par Balzac) v. n. Se montrer tout réjoui, frétiller do plaisir.

Se chafrioler, v. pr. Même sens.

CHAGAN n. m. Titre porté par les souverains des tribus turques et mongoles, supérieur à celui de tigin ou tegin. (L'épouse du chagan était la chatoun, titre dérivant du premier. Le mot chagan n'est plus employé aujourd'hui que dans le protocole du schah de Perse ot du sultan de Turquie, tandis que le titre de khan est encore porté par les princes mongols et turcs du Turkestan et de la Mongolie.)

CHAGNELAIE (gn mil., et lé) n. f. Veine de houille tendre. Il On dit également chaignei.aie.

CHAGNOT et mieux CAGNOT (gno [gn mil.] — rad. chat) n. m. Nom vulgaire de diverses espèces de requins dos cotes de Franco, ot particulièrement du milandre (ça/e»s canis). Le cagnot de Cette est le thalassinus Itondelelîi, etc.

Chagny, ch.-l. de cant. de Saône-et-Loire, arrond. et à n kilom. de Chalon-sur-Saône, sur la Dheune et le canal du Centre; 4.594 hab.Ch.de f. P.-L.-M. Carrières de pierre; gypse. Commerce de vins. Fours à chaux et à plâtre, huileries, moulins à blé, tuileries. En 1365, les écorchours établirent à Chagny leur quartier général. — Le canton a Ucomm. et 15.459 hab.

Chagos 0

ou Chagos, dépendance du gouve

près de Szegedin, on Hongrie, en 1809, lort à Hermannstadt en 1873. Professeur de théologie Carlowitz ot secrétaire du patriarche de Serbie, il 0 mit, en 1848, à la tête de la révolution roumaine contre 3s Magyars. Exilé, il rentra à Hermannstadt en 1850, fonda ne typographie et un journal « Telegraful * " 864, Il réussit à ! • • ■ " j

Roumains du

it intellectuel des Roumains de la Transylvanie. Ses ouvrages les plus importants sont : Pastorale, morala crestina, et surtout Dreptul canonic al bisericei orthodoxe (le Droit canonique de l'Eglise roumaine).

ChagrES, petit fleuve côtior de l'Amérique du Sud (république de la Nouvelle -Grenade [Etat de Panama]). Son cours facilite les communications entre Porto-Bello, sur la mer dos Antilles, et Panama sur le Pacifique. Il se jette dans la mer des Antilies, près de la ville de son nom, après un cours de 130 kilom. Le tracé du canal de Panama (projet de Lesseps) utilisait en partie le cours du Chagres.

ChAGRES, ville de l'Amérique méridionale (république de la Nouvelle-Grenade [Etat do Panama]), sur la mer des Antilles et à l'embouchure du petit fleuve de son nom; 2.500 hab. Place de guerre défendue par un château fort; petit port do commerce où descendaient les voyageurs qui traversaient l'isthme de Panama avant la construction du chemin do fer. Pris en 1740 par l'amiral anglais Vernon.

CHAGRIN (du turc saghri, croupe de cheval) n. m. Dans le Levant, peau maroquinée de l'âne, du mulet ou du cheval, lovée sur la croupe et comprimée avec des grains d'arrocho qui y produisent une sorte do gaufrage ineffaçable. Il Peau d'une espèce de requin des mers de Chine et qui sert à polir le bois. (C'est la peau de roussette des ébénistes.) n On dit aussi peau de chagrin.

— Par plaisant. Avoir une peau de chagrin, Avoir la peau très rude.

— Etofl'e légère de taffetas moucheté, présentant quelque ressemblance avec les grains du chagrin.

— Enctcl. Les contrées fournissant le véritable chagrin sont principalement les pays d'Orient où l'on fabrique non seulement le chagrin proprement dit, mais encore où on l'imite avec des peaux de mouton, de bœuf, do vache ou de veau. Pondant que la peau est encore humide, on imprime sur su /leur le grain quo le fabricant veut obtenir, au moyen d'une plaque de cuivre gravée. Industriellement, on connaît plusieurs sortes de chagrin qui tirent leur nom du grain qu'ils présentent. On a ainsi : le grain naturel ou grain du Levant ou grain d'orge, le grain quadrillé, le grain long.etc. Aujourd'hui, toutes ces sortes se font artificiellement, mais elles ne prennent jamais ni le grain, ni la souplesse, ni le lustre des vrais chagrins do Turquie, qui no s'écaillent jamais.

t de Balzac. V. PEAU, nconnue) n. m. Inquiétude d'esprit, |ih;i ;ii. 1,1 i ni , p.ir la douleur ou par le caractère : Avoir /' .' ' V, /«î're du chagrin. Il Colère, dépit : Poiir-

., I [iagrin bizarre contre tes fautes d'au-

! ' v'/rrfen( pas !^ (Saint-Evrem.)

i'i.<n Qui ,1 du pain nargue le chagrin, Le manque du nércssairç osi, une des causes les plus sérieuses do chagrin. 11 Cent heures un Cent livres de chagrin ne payent pas un sou de dettes, On n'avance à rien en s'abandonnant à la tristesse.

— ALLU.S. I.ITTÉR. :

Le chagrin monte en croupe et galope avec lui. Vers de Boileau dans sa V« Epître. Les mots, en se coupant avec régularité, par trois syllabes, rappellent d'une iiianièro heureuse le mouvement du galop. (On cite ce vers [I: -jur toujours par plaisanterie, eu remplaçant le mot . i lin I, par n'importe quel autre de deux syllabes.) >v\. Chagrin, mélancolie, ' " " "^ ' " '" *

Chagrin (la Peau de), CHAGRIN (

: prr.

grand malheur, d'un accident fune^ii . :< i

perdre de vue et qui n'a plus aucun ^nm |nHir N^ [l i sirs; elle est grave sans aigreur, elle ne rit jamais, in.nis elle ne fatigue point les autres do ses plaintes ou do ses larmes. La mélancolie est l'effet du tempérament; les anciens l'attribuaient à une trop grande abondance de bile noire, comme son nom même l'indique; elle se concentre en cUe-mêmo, elle se plaît à rêver dans la solitude.

— Anton. Allégresse, contentement, gaieté, hilarité, ivresse, joie, jubilation, faction, etc.

"-.n;\Gr,I

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