‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 742 sur 956 · I.ii..-, près do l'Anglin; 2.603 hab. Grès à bâtir · texte numérisé non relu

I.ii..-, près do l'Anglin; 2.603 hab. Grès à bâtir

1' II. ^, tuileries. Ruines du château de Brosses; dol-

imim. de la Haute-Vienne, arrond. et à 9 kilom.

(■ liurlicchouart; 1.841 hab.

Chailland, ch.-l. de cant. do la Mayonn

CHAILLANT . ^ ^, ^

1 cépage de bonne qualité.

CHAILLE iiiM — forme féminine de cAaif) n. f. Miner.

' iii.'ii^ Mil. L'iLses, assez communément répandues

.1 i;i> I .1 rames cuuclies calcaires ou marneuses du terrain

,Vjri.\ Terrains de bonne qualité, mais calcaires et

lliitic. Un des noms vulgaires de la camomille

— Trav. publ. Pierres cassées en menus morceaux pour <:.jiivrir les routes.

ChaiLLÉ-LES-MARAIS, ch.-l. de cant. de la Vendée, arrond. et à 23 l;ilom. de Fontenay-le-Comte, au milieu du Marais poitevin; 2.196 hab. Minoterie. — Le canton a B comm. et iii.3u7 hab.

Chaillé-SOUS-LES-ORMEAUX, comni. do la Vendée, arr.jii.J. et i 11 kilom. de La Roche-sur-You, près de l'Yen ;

CHAILLERIE [Il mU., et ri) n. f. Nom vulgaire de la ca-.

CHAILLÉTIACÉES {Il mil. — rad. chaillétie) n. f. pi. ''aiiiiile de plantes dicotylédones, réunie par H. Bâillon à a iaiiiiUo des euphorbiacées. — Une chaillétiacke.

CHAILLÉTIE (Il mil., et ti) n. f. Bot. Syn. de dichapé-

Cii.Mi.i.i.VLrTE, comm. de la Charente-Inférieure, I ' 1111. de Marennes, près de l'estuaire de

' ' I : ' ' tiali. Ch. de f. Etat. Parcs à huîtres, ^.i: !■■ , m :i..i. 1 i.'s, vinaigreries.

Chaii.LE.XON ;i..\c de) OU LAC DES Brenets, petit !■" !'■ ' '111 ' li.iiilis), situé entre la France et la Suisse, '|iii 11. M- .' M. Il .lire, qu'un élargissement du Doubs, ;t uiiLK(uob ''"^■""'^» «n amont de la fameuse cascade appelée

ChaillEY, comm. de l'Yonne, arrond., et à 32 kilom de Joigny, sur le ruisseau de la Fontaine, une des branches du Creanton, près de la forêt d'Ûthe ; 874 hab. Briqueterie, moulin.

ChaillOT (lat. Callevio). ancien village des environs immédiats de Paris, situé sur la rive droite de la Seine,

\m peu au S.-O. do Paris. En 1009, Chaillot fut érigé en faubourg de Paris, et reçut le nom de faubourg do la Conférence, en mémoire des i;onférencos où fut décidée la paix dos Pyrénées. En 1788, lors de la construction du mur d'octroi de Paris, il fut compris dans l'enceinte de la ville.

— Linguist. A CAaiftoJ/ Exprossion populaire, d'origine inconnue, mais de date très ancienne ; on disait un « ahuri de Chaillot » pour : un imbécile, un niais. Cette expression signitle : Vous m'ennuyez, vous me fatiguez, laissezmoi tranquille. A Chaillot les ijéneurs! Il Envoyer à Chaillot, Envoyer promener.

CHAILLOT {llo [Il mil.)) n. m. Nom que les cultivateurs de l'Aisne donnent à une terre forte, renfermant du caillou et même de la roche.

ChailLU (Paul Bblloni do), voyageur américain d'origine française, né à la Nouvelle-Orléans on 1837. Il suivit son père, qui avait établi un comptoir â l'embouchure du Gabon, et [.eiioira dn là dans l'intérieur, où il demeura quatre an:.. . Il . n ...[.[...rta des indications géographiques mal.. ; .1 précises, dos oiseaux d'espèces non .1 , iir.s gorilles. Il voyagea ensuite enScaii.ii.i ../.s principaux furent, au début,

considér.s I. i.inans. Ce sont cependant dos

descriptions assez oxartes des pays de la côte occidentale do l'Afrique et des contrées équatoriales des environs du Galion.

ChaillY-EN-BIÈRE, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 9 kilom. de Melun, près de la foret de Fontainebleau ; 1.1B2 liab. Do cette commune dépend le hameau de Barbizou.

Chailly-HONORÉ (Nicolas-Charles), médecin, né et

mort à Paris (1805-1866), devint membre de l'Académie do

1... I. .1110, en 1851. Ses principaux ouvrages sont : Traité

, :. lie l'art des accouchements (1842); De l'éducation

,:..■ des en/anis (1844).

chaînage (chè-naf) n. m. Arpent. Action de chaîner, de mesurer à la chaîne une longueur quelconque.

— Archit. Armature en fer, destinée à empêcher l'écar-

tement, la dislocation de ci

dit aussi CHAÎNiiMEilT, dans

— E.N-cïCL. Archit. On fait fréquent emploi des cliaim Dans les constructions impoi tes, on en place dans toute la '.

gueur des murs; mais, dans maisons ordinaires, on se boi à poser dei

maçonnerie

refend et mitoyens avec les muri de face, à chaque étage. Quelque fois, on laisse les ancres apparaî tre en dehors des murs et on leur 3. A double coin,

donne la forme d'un S ou d'un Y,

pour embrasser la plus grande surface possible ; le plus souvent, on les fait droites et on les encastre dans la muraille pour ne pas nuire à l'effet des façades.

CHAÎNASSE {ché) n. f. Terre argileuse, mêlée de sable quartzeux.

CHAÎNE (chèn' — du lat. catena, même sens) n. f. Lien composé d'anneaux métalliques entrelacés :CaAÎNB de fer, d'acier, il Objet du même genre, qui sert de parure, de décoration, de marque de dignité, etc. : Chaîne d'or, de cheveux. Chaîne de la Toison d'or, il Huissiers à la chaîne ou de la chaîne. Huissiers du conseil du roi qui portaient au

— Chaîne de sûreté. Chaîne à laquelle on suspend ses clefs, pour éviter de les égarer, il Chaîne qui s'accroche intérieurement au battant et au cadre d'une porte pour empêcher que, du dehors, on puisse l'ouvrir complètement.

— Chaîne calibrée. Chaîne employée comme cour autour des poulies à empreintes, n Chalne-cfible, Chai entretoise ou étai, et qui sert au relovage des ancres

1 Chaîne calibrée; 2. Cl.atne-c4ble i. «lal«; 3. Chaine-cible \ mailles serrées ; 4. Chaîne toise : 5. Chaîne de Vaucanson ; 6 Chaîne Il rouleaux, pour bicyclette ; 7. Chaîne d'attelage ; 8. Chalue àchalut.

au soulèvement de lourds fardeaux. (On emploie, de préférence, dans les grues à vapeur, la chaîne-câble à maille serrée, parce qu'elle est plus résistante.) n Cha'me carrée. Chaîne dont les anneaux sont allongés et ployés en deux. Il Chaîne à la catalane. Celle dans laquelle chaque anneau double est passé dans deux autres, n Chaîne en S ou Chaîne torse. Celle dont les chaînons sont ployés en S. Il Chahie en gerbe. Celle dont les anneaux sont courbés on forme do 8. Il Cha'me de charron. Outil formé de quelques chaînons servant à ramener vis-à-vis des mortaises des jantes les rayons trop écartés d'une roue, il Chaîne sans fin ou Chaîne de Galle, Chaîne dont les deux bouts se rejoignent et servent à transmettre un mouvement de rotation. (On l'emploie pour les bicyclettes.) il Chaîne plaie, Chaîne à anneaux aplatis, flexible seulement dans deux sens opposés. Il Chaîne de Vaucanson ou à la Vaucanson, Chaîne sans fin disposée de façon à s'engrener sur deux roues dont l'une transmet et l'autre reçoit le mouvement.

— Instrument de gêne ou de précaution, qu'on emploie pour maintenir les malfaiteurs, les animaux : Mettre ou la CHAÎNE un prisonnier, un chien, ii Suite de perlière à pouvoir faire passer rapilin un lardeau, des pierres, des pour éteindre un incendie, etc. : Faire la

Iroupo de condamnes qui panaient li étaient attachés i. une même chali

Sujétion, dépendance, ) la volonté : Les chaînks de ta tyrannie.

isscmcnt ; con-

Tlconcnt c

forçai ijotrc esprit & la rhalnc.

IJUlLEAD.

— Poétiq. Moyen de maintenir en esclavage, en captivité : Une servitude crée toujours deux esclaves : celui gui tient la cuaInk, et celui oui la porte. (E. Logouvé.)

— Par anal. Suite d'objets distincts qui se tienneni comme les anneaux d'une chaîne, u Liens naturels ou d'affection entre les personnes : Un bienfait est une chaîne délicate qui lie les cœurs. (Abadio.)

— Enchaînement, continuité : La cuaIne des êtres, des idées, des devoirs, des événements.

tito ciialno do bijouterie servant 4 accrocher une montre au vêtement, il Cliaîne de cou. Longue chaîne, portée surtout par les femmes, entourant le cou, à laquelle on accroche une montre.

— Agric. Ensemble d'objets qu'on dispose en rangées ou en cordons, il Mesure en corde ou en chaîne de fer, avec laquelle on prend la taille des animaux domestiques.

— Ânat. Chaîne sympathique. On désigne, en anatomie, sous le nom do cfuilne, ou de cordon sympathique, l'ensemble des ganglions prévertébraux, relies les uns aux autres par leurs commissures longitudinales. Il Ctialne thoracique. Le sympathique thoracique, avec ses ganglions et ses cordons commissuraux.

— Art milit. Cludne de tirailleurs. V. tibailleiib.

rap-

— Blas. Les chaînes figurant da pellent certains faits d'armes, et signifient lopins souventque leur possesseur a vécu en captivité.

— Ch. de 1er et trav. publ. Rangée do gros cailloux que l'on place de distance en distance sur la voie ou sur les routes empierrées, pour retenir les menues pierres qui en remplissent l'intervalle. 11 Chaîne d'attelage. Chaîne terminée par un crochet sur les traver- ^^nX ses avant et arrière d'un wagon, et qui chaîne, sert à l'atteler à un autre wagon.

— Chim. Agrégats d'atomes de carbone, autour desquels on groupe les autres éléments constitutifs des composés organiques dont on veut représenter la structure moléculaire.

— Chorégr. Chaîne anglaise. Nom qu'on donnait naguère à la première figure du quadrille, qui s'appelait aussi » pantalon n. n Chaîne des dames. C'est un des épisodes de la première fleure du quadrille.

— Electr. Chaîne d'un paratonnerre. Toron de gros fil de fer ou mieux de cuivre reliant la tige du paratonnerre à la terre.

— Chaîne galvanique. Disposition particulière, donnée par Pulvermacher à la pile de Volta, pour les applications médicales.

— Fr.-maçonn. Chaîne d'union. Sorte de chaîne symbolique que les maçons forment à la fin des travaux de banquet.

— Géod. Chaîne d'arpenteur. Chaîne formée d'un ruban lions allongés, et ayant une longueur

Chaîne d'arpenteur.

sonnes disposé dément de ma seaux d'e

— Geogr.

d'accidents physiques, et particulièrement de montagnes, qui se tiennent les uns aux autres et forment une ligne continue : Chaînk de montagnes. CBA^KBd'étangs.a Chaîne principale. Suite de montagnes qui forme l'axe d'un système entier, il Chaîne secondaire, Suite de montagnes qui s'embranche sur une ligne principale.

— Hydrogr. Chaîne de brisants, de rochers. Succession d'écueils disposés de manière à former une barrière plus ou moins longue.

— Maçoun. Rangée verticale de pierres de taille superposées, servant à lier et à fortifier un mur. n Barres de fer noyées dans la maçonnerie et servant à consolider un édifice, il Chaîne d'encoignure. Pilier de pierres de taille, pour lier les pans de mur qui forment les faces de l'angle.

— Mar. Chaîne d'un port,

" ha ■ "

radeaux ou estacac disant l'entrée du port. (Ces sortes de barrages ne sont plus guère usités.) Il Chaînes d'abordage. Grappins munis de chaînes destinés i tenir l'un contre l'autre les navires abordés, il Chaîne à chalut. Chaîna garnissant la vergue qui tient ouvert le filet.

— Mécan. Chaîne hydraulique. Moteur hydraulique inventé par Roman et compose de deux chaînes sans fin parallèles, réunies par des aubes. Les deux chaînes sont tendues à chaque extrémité par deux poulies montées sur axes horizontaux. Cet appareil, installé sur un ponton, a les aubes des brins inférieurs plongées dans l'eau, qui les pousse toutes à la fois en provoquant la rotation des

'"'^'S^nét. Lien .ini s'i^taWi-. ^i-v-n' l - . -- ■ ■■ -entre les volontés de deux ^--

ou de plusieurs . -..^ "

personnes.

— Min. C/iaine flottante.

Système de chemin de fer employé dans lesmines.dans lequel les véhicule

CHAÎNE — CHAINTRE

— Navig. fl. Touage s'opérant sur les .fleuves et les rivières navigables, au moyen de chaînes noyées au fond de l'eau. (C'est sur ces chaînes que, grâce à un dispositif spécial, se hâlent les chalands et bateaux.) ii On désigne aussi sous le nom de chaîne le toueur lui-même.

— Techn. Ensemble des fils que l'on tend sur les deux rouleaux d'un métier de tisserand, il Chaîne à poils, Chaîne supplémentaire ajoutée aux velours pour en former le poil.

— Syn. Chaînes, fers, liens. Liens exprime d'une manière générale tout ce qui sert à lier, à attacher, sans impliquer l'idée de force. Les chaînes, faites d'un métal quelconque, sont plus solides. Les fers sont les plus durs ae tous et aussi les plus difficiles à rompre. Au figuré, liens exprime un simple assujettissement ; chaînes et fers, une servitude. On dit ; Les liens de l'amitié; les chaînes de l'amour; gémir dans les FKRS.

— Encycl. Archéol. Dans le costume des particuliers, les chaînes d'or ou d'argent, travaillées à mailles simples ou doubles, ou en tissu métallique souple ou fazeran, apparaissent vers la fin du xiii' siècle et sont à l'apogée de la vogue au xvi« siècle, surtout comme ornements de cou. Dans les carcans et cottoires, les gemmes s'allient aux chaînons d'or ou d'argent émaillés avec des pommes de senteur, etc. Il y avait alors des chaînes de cou faisant plus de cinquante tours :

à lacer les manches, etc. Il CAai- ' P*"' - ^ ague. nés d'armes. Au xiv siècle, la dague et l'épée et souvent le heaume sont reliés au plastron de l'hommo d'armes par des chaînes d'acier.

— Chim. Nous indiquerons, sur un exemple particulier, comment sont constituées les chaînes renfermant un nombre donné d'atomes de carbone. On sait que le carbone est un élément tétravalent, et que deux atomes de carbone voisins peuvent échanger une ou plusieurs valences. Cela posé, considérons six atomes de carbone et unissons-les de toutes les manières possibles. Si ces unions de carbone à carbone se font par un seul point d'attraction emprunté à chacun des atomes, nous aurons d'abord le schéma suivant :

de carbone est uni à dci 'autre part on peut réaliser un atome de carbone est i I même élément :

s chaînes (

-.- .__. jjar oppo-

; fermée obtenue en réunissant les deux louts delà chaîne (1), ce qui conduit au schéma(6).

Nous pouvons maintenant représenter des molécules à iix atomes de carbone saturées d'hydrogène ; on trouve linsi cinq composés isomériques à chaîne ouverte les- [uels ont été elïectivement isolés.

On conçoit encore, et la constitution et les propriétés un très grand nombre de corps se trouvent expliquées lans cette hypothèse, que deux atomes de carbone voi- ;ins puissent éclianger entre eux plus d'une valence ; on ibtient ainsi la structure des composés non saturés. Par •xemple dans le schéma (6), imaginons que deux atomes le carbone puissent se souder par un point d'attraction à

droite, et deux à gauche, et ainsi de suite en alternant on aura le schéma (7) qui représente la constitution du benzène et de ses nombreux homologues et dérivés

On peut répéter ces considérations sur les composés renfermant un nombre quelconque d'atomes de cet élément. On est amené ainsi à partager les corps organiques en deux grands groupes : ^^ o i

1" Les composés à chaîne ouverte. Parmi eux, on distinguera les composés à chaîne longue ou composés normaux (schéma 1), et les composés àchaines latérales renfermant des groupements carbonés qui se greffent pour ainsi dire sur la chaîne principale ;

2° Les composés à chaîne fermée, dont la benzène et ses ^^^n'^^nn^n",!"™ '- "'"i""^^ Constituent le groupe le plus important ou du moins le mieux étudié. " '^ ^ ^

\„Z,\^^]^ ^"f i''"'"^' ^^ montagnes résultent de la disl„idT%tfrf!'h 'îf'1"« <=« phénomène s'est conformé à la loi de direction. Il s est alors produit une saillie allongée <^Ul peut être simple (Pyréné^es), ou multiple (Jurafli s agit, le plus souvent, dhine voûte anticlinale, entière ou rompue, et quelquefois d'un massif limité d'un ou de deux cotés par des faifles longitudinales (monts Blanc, Venteux, Belledonne). Les masses minérales qui constituent les chaînes suivent ordinairement le sens de la saillie Générale. De Lapparent nomme la direction suivie pa? une dislocation : primaire, quand elle n'a pas été infiuencée par une cause quelconque, d'emprunt, quand elle se contond avec un accident antérieur, et épigénique, lorsqu'elle rencontre une ride ancienne recouverte par des sédiments qu elle déplace du même coup. Les chaînes présentent

parfois des coupures transversales, accompagnées d'un écart des deux parois {Cluses du Jura).

— Hist. Les chaînes de métal, dans l'antiquité, étaient de constructions et d'emplois aussi variés que de nos jours. Lorsqu'elles étaient de fer ou de bronze, elles servaient de câbles partout où une grande résistance était nécessaire : pour manœuvrer les appareils servant à élever les fardeaux et aussi de lien pour attacher les prisonniers. Un spécimen de cette dernière espèce de chaîne se voit dans l'église de Saint-Pierre-aux-Liens, à Rome. La tradition rapporte que c'est la chaîne même avec laquelle saint Pierre fut enchaîné dans le Tullianum ou prison de Servius.

Des chaînes en métaux précieux faisaient partie de la parure des dames égyptiennes, grecques, étrusques et romaines, et, pour ne pas parler des autres monuments qui nous en restent, on peut voir avec quelle délicatesse les artistes travaillaient ces ornements, qui se terminent par de très riches fermoirs. Dans les anciennes peintures, on peut voir les déesses , les bacchantes , les danseuses porter des chaînes autour de leur corps en forme de baudrier, et certaines statues funéraires ofi'rent des parures analogues.

— Mécan. Les chaînes sont flexibles ; elles tiennent lieu de cordes dans un grand nombre de cas, et ont plus de force et de durée. On distingue trois espèces de chaînes de fer : 1° les chaînes plates à mailles régulières et non soudées, flexibles seulement dans deux sens opposés, employées au lieu de courroies dans les machines ; 8» les chaînes ordinaires à mailles soudées, qui remplacent les cordes et les câbles ; 3» les chaînes à mailles étançonnées, pour le service de la marine. (On fait d'autres chaînes à mailles non soudées, mais qui s'assemblent avec des goupilles rivées ou des boulons. Telles sont les chaînes de montre, de pcn.lnl.. r |,j< ,-ii;,înes qui s'appliquent sur les arcs de ccii :. ;. s i,,,!.,;,. i, i-. Je machines à vapeur, etc.)

— Nav:- I' ; ,, I l<-'ii chaînes on câbles-chaînes

ont rempla. i l'iites les fois qu'une grande

résistance ,-1 n .,,,,,,- |,,.s chaînes de la marine sont de dimension ui ub cunsiruction très variables, depuis les petites chaînes de suspension retenant les clavettes jusqu aux énormes chaînes d'ancre et de corps mort. Elles servent surtout à la tenue des navires au mouillage : difi^érentes parties du gréement, qui étaient autrefois en filin, sont aujourd'hui en chaîne. Les chaînes des ancres se distinguent des autres chaînes par une structure particulière : elles sont divisées en maillons ou chaînons, formés d une succession de mailles.

— Techn. Dans l'art de tisser les étofl'es, la chaîne est

I ensemble des fils placés dans le sens longitudinal, et dans lesquels passe transversalement la trame. La chaîne est la partie apparente du tissu ; c'est pourquoi on la compose de la plus belle matière.

Chaîne (Eugène), violoniste et compositeur, né à CharloviUe en 1819, mort à Paris en 1882, fut élèvedu Conservatoire de Paris, où il obtint le premier prix de violon, en 1840

II devint beaucoup plus tard, en 1875, professeur dans cet etaiilissement. On lui doit notamment d'intéressantes composiiions ; un Htabat Mater, trois concertos de violon avec orchestre.

CHAÎNEAU {chè-no) n. m. Variété de poire d'hiver. CHAÎNÉE (chè-nè) n. f. Mesure prise à la chaîne d'ar-

,.~ Ancienne mesure agraire, dans plusieurs contrées de 1 Ouest.

CHAÎNEMENT (chc, man) n. m. Armature en fer noyée dans la maçonnerie, pour empêcher l'écartement des murailles.

CHAÎNER Uliè-né) v. a. Mesurer un champ, une propriété, à l'aide d'une chaîne d'arpenteur.

CHAÎNETIER {chè, ti-é) n. m. Ouvrier qui fait des agrafes et des chaînettes. "

CHAÎNETTE (cAè-n^C)n. f. Petite chaîne.

— Archit. Nom donnéàunevoûte dont le profil général rappelle celui d une chaîne suspendue par ses deux extrémités

— Art milit. Troupe de soldats rangés circulairement pour abriter les fourrageurs contre l'ennemi.

— Coutur. Point de chaînette. Genre do point à rai"uille employé pour aplatir "

une couture saillante, et ir-TS=>S=SC:=0>

dont la disposition res- ( /\

semble à celle qu*affec- V / \

tent les maillons d'une V^ ^X

chaîne. \\ Broderie en r. ■ , , . .

point de chaînette. Celle '^'""' ■"= ''""•""'''

dont les points, formant son ensemble, rentrent les uns

dans les autres, et ont l'aspect d'un lacet continu.

— Mécan. Courbe suivant laquelle se tend, sous l'influence de la pesanteur, un fil homogène, flexible et inextensible, suspendu par ses deux extrémités à deux points fixes.

Pliys. Chaînette électro-dynamique. Nom donn

courbe iormée par un fil flexible

sans pesanteur parcour

înt et placé dans un champ magnétique, laiiip est uniforme et que les lignes de force

la droite qui passe par les extré-

rourbe du fil dev

'■ ■ .1 r nticulee, en acier, qui fait partie de

I ' [ ' ; ils de chasse, et qui relie la noix à la

r'i ' ' '■'■' '■' L'rand ressort, il Chacune des petites ' '' ' 1 ■ '' bas d'un mors pour empêcher les

'""■'" I ' s ! I '''T. Il Sorte d'entrelacement produit en

cous;iut los fruilles d'un livre, afin de donner plus de solidité au volume. Il Dans les manufactures. Manière toute particulière de ployer les chaînes, qui consiste à les relever de dessus l'ourdissoir en forme d'anneaux entrelacés

— Typogr. Sorte de gouttière se trouvant à la base du tympan, dans les machines à bras.

— Encycl. Mécan. La véritable forme de la chaînette a été déterminée par Jacques Bernoulli (1691); Galilée I avait prise pour une parabole. La chaînette est délinio par les équations difl'éreutielles suivantes :

<" "(4:)- et.(T|)-,...o,

où T désigne la tension variable au point x, y, dirigée sui-

vaut la tangente, p le poids de l'unité de longueur du fil, et ds un élément de longueur.

La première équation intégrée donne :

i -r =une constante = Q; cette constante n'est autre que la tension sur l'élément horizontal du fil, puisque, pour cet élément, dx est égal à ds. La même opération montre encore que la tension T varie en raison inverse de -i-, ou du cosinus de l'inclinaison de l'élément sur l'horizontale.

L'élimination de T entre les deux équations (i) donne l'équation différentielle de la courbe, qu'on peut mettre

L'équation s'intègre facilement en posan a pour l'équation de la courbe :

y passe par le point le plus bas du fil, puisque jL devra alors s'annuler en même temps que x.

L'équation résolue peut alors s'écrire :

sllement

engendr

î/=-ye -t- e I -I- constante.

Si l'on veut que l'origine des coordonnées soit a plus bas, il faudra que x et y s'annulent en mên cette condition attribuera à la constante la vî La chaînette ayant la forme que prend nati un fil flexible sous l'influence de la pesanteur, î de gravité doit être le plus bas possible ; par ! vertu du théorème de Guldm, l'aire qu'elle engi en tournant autour d'un axe horizontal,

c'est-à-dire moindre que l'aire engendrée autour du même axe par toute autre ligne de même longueur et passant par les mêmes points fixes.

La chaînette jouit de nombreuses propriétés géométriques : te coefficient angulaire de ta tangente croit proportionnellement à l'arc compté à partir du point le plus bas ; la projection de l'ordonnée sur la normale est constante, etc.

La chaînette tournant autour de sa base engendre une surface appelée alysséide. La chaînette peut être décrite par le foyer d'une parabole de grandeur constante, qui roule sans glisser sur une droite fixe, laquelle devient la base de la chaînette.

Pour le développement de chaînette, v. tractrice.

CHAÎNETTE (chi-néf) n. m. Vin rouge de la basse Bourgogne, estimé pour sa finesse et son bouquet. On le récolte dans le cru de la Chaînette qui, avec ceux de Boivin et de Migraine, occupe les premiers rangs des vignobles de la côte d'Auxerre.

CHAÎNEUR(cM) ti. m. Ouvrier qui mesure les distances avec la chaîne d'arpenteur. (On le distingue du porte-chaîne ouvrier, aidant le premier dans son travail de chaînage.)

Chaingy, comm. du Loiret, arr. et à 8 kilom. d'Orléans, en Beauce; 1.392 hab. Commerce de vins et de vinaigre.

CHAÎNIER (chê-ni-é) ou CBAÎmSTE {chè-nissf) n. m. Ouvrier qui fabrique des chaînes.

Ghainitza, sœur d'Ali .!.■ r, K, [.m |,;,, ',;, .w Janina

née à Tébélen (Albanie) ver.s I I . i isio'

Toute jeune, elle fut retenu.' ! . kn-liki. D'un

caractère aussi féroce que ni, . ,, ;, assassiner

son premier mari, Castro d'Ar^ , : , l i i iii,.ui,uiiiia son fils. Quand Ali-pacha s'empara de KaiJil<i , elle fit livrer toutes les femmes de la ville aux soldats musulmans, puis les fit dévorer par les bêtes féroces (1812). Elle mourut d'une attaque d'apoplexie.

CHAÎNON {chè) n. m. Chacun des anneaux dont la réunion forme une chaîne.

— Fig. Chacune des personnes, chacun des objets dont la réunion forme un ensemble ou une série continue : Plus il y aura de classes et de chaînons, depuis le roi jusqu'au portefaix, plus il y aura de tranquillité. (Prince de Ligne.).

— Géogr. Ligne de montagnes formant une chaîne secondaire : Un chaînon des Alpes.

— Mar. Anneau d'un câble-chaîne. (On dit plus souvent maillon.) Il Portion d'un câble-chaîne comprise entre deux manilles et ayant environ 15 brasses de longueur.

— Techn. "Bride qui embrasse les queues des grosses tenailles de forge.

CHAINSE (chinss') a. f. Tunique de fine toile, de lin que l'on portait au moyen âge par-dessus la chemise, et qui était toujours blanche.

— Enctcl. La chainse était ordinairement façonnée à petits plis réguliers; elle était longue, presque talaire, et sa partie pectorale se laissait voir par l'ouverture de la robe. Ce fut surtout un vêtement de dessous, porté par les femmes et par les enfants pendant tout le xm» siècle.

CHAINSIL(c/»n)n.m. Fine toile de lin en usage au moyen âge et qui servait à faire des chainses, des aubes, des nappes et autres articles de lingerie.

CHAINTRE (anc. forme de cintre) n. f. [ou masc. suiv. Espace un peu creux laissé au bout d'un 1 rejette la terre sur la surface du champ, nipli. Il Chainire de terre, Chaintre de pré, 1 1,' pré réservée pour le pâturage, n Droit 1 1 ■ mettre un terrain en réserve et défense. : '"iintres. Mode de culture de la vigne.

«ne, in-

ir la plante sur le sol, ou proche du sol, en la souteau moyen de petits piquets spéciaux fichés vertica-

CnAINTRl

Page 1