Chaperon de boupge peroQ dhomme noble (x
" -: (IVI- s.); 4. Cl
site (xive s.) ; B. ■.Chaperoi pcron de
sous le camail de mailles, i lo heaume.
— Chaperon liturgique. Capuchon pointu dos chapes primitives. Il Capuchons des moines mathurins, augustins, bernardins, etc., qui avaient cette forme pointue caractéristique.
— Auj., Ornement
. toujours !
certaines robes de cérémonie.
Perrault, village, la plus jolie qu on eut su voir, et coitlëe d'un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien, que partout
appelait lo petit Chaperon rouge. Un jo l'ayant chargée do porter à sa mère-grand, qi lade, une galette et un petit pot de beurre, elle en chemin, lo loup. Elle cause avec lui, ignorante du danger. Le loup, renseigné sur le but du voyage do l'enfant, arrive avant elle à la maisonnette, dévore la mèregrand, se couche à sa place, puis, quand la fillette est la. l'invite à se venir coucher près de lui, et, à son tour, la Tel est le fond du conte ; les détails en sont naïfs eux. Quant à la moralité : On voit ici, dit l'auteur, que
Belles, bien faites et gentilles.
Font très mal d'écouler toutes sortes de geni. La réponse de la mère-grand, pour indiquer la manière
d'ouvrir sa porto : Tire la chevillette, la bobinette cherra,
a passé en proverbe.
it:
Chaperon rouée (i.b Petit), opéra-cominue en trois actes, paroles do Théaulon, musique do Boieldien, représenté à rOpéra-Comiquo lo 30 juin 1818. Im livret est tiré du conte do Perrault; mais l'auteur a transformé les personnages : lo petit Chaperon rouge devient Rose d'amour, lo loup prend les traits du baron Rodolphe, et le comte Roger est l'heureux amant qui ompécho la pauvrette d'être croquée par lo loup. La partition abonde co mélodies fraîches et pleines do naturel.
Chaperons blancs. Nom donné aux adhérents de la faction démocratique révoltée, au milieu du xiv siècle, contre le comte de Flandre, Louis II de Malo (ou Maele), et lo patriciat des villes de Flandre. — Un cbapebo.n bla>c.
— Encycl. Ce nom venait, à ladite faction, de son si| do ralliement, qui fut également celui do cotte autre i tien démocratique, les cabochieos. Son chef, Pierre "Van den Bosscho, fut un homme do conrago et d'énergie; mais il fut bientôt, comme l'avait été lo chef des Jacques en France, incapable d'endiguer les violences et les excès de ses bandes armées. Les chaperons blancs no tardèrent pas à avoir un chef plus illustre encore, Philippe Arteweld, et furent écrasés avec lui à Rosebecque (27 nov. 1382).
Chaperons blancs (les), opéra-comique on trois actes, paroles do Scribe, musique d'Aubor, représenté à rOpéra-Comique, le 9 avril 1836. C'est l'un des ouvrages les moins fortunés de cette collaboration, si souvent heureuse. Le livret était peu propice à l'inspiration d'un mu-
ChaperON (Nicolas), peintre et graveur français, né à Châteaudun en 1596, mort â Paris en 1647, fut élève de Simon Vouot. Il reproduisit les Logea do Raphaël, au Vatican, en cinquante-deux planches connues sous le nom de Bible de BaphaHl. Il peignit encore plusieurs portraits de ffenri IV, des Bacchanales, etc.
Chaperon (Philippe), littérateur, né à Paris-Borcy rri iKr.;i. entra, lorsqu'il eut terminé ses études, chez un I lit' iir. |.uis so tourna vers les lettres. Il collabora pour kl laiiir liit.rairo à divers journaux ot débuta par un irami' : un Scandale (1879). 'Depuis lors, il a publié des nouvelles et des romans, remarquables par l'esprit d'observation, le mouvement et la vie, et dont lo style est d'une vigoureuse simplicité. Nous citerons do lui : Nouvelles parisiennes (1883) ; Histoires tragiques et Conte* gai» (1884); Mademoiselle Vermonl (1885); Argine Lamiral (1886); Bon repos (1887); Justice humaine (1889); Misères de cœur (1891) ; la Possédée (1893) ; une Bédemption '1894) ; Confession de Jacques (1896); Fille de légende {Mr.) ; etc.
CHAPERONNER (ro-né) V. a. Mettre un chaperon à : Chaperonner un enfant. (Peu usité.)
— A signifié Saluer, ôter son chaperon, donner do grandes marques do respect.
— Fig. Servir de chaperon, de compagnon et do surveillant à : Chaperonner une jeune fille.
— Fauconn. Coilfer l'oiseau d'un chaperon.
— Construire un chaperon au-dessus de : Chaperonner
Chaperonné, ée part. pass. du v. Chaperonner.
— Blas. Se dit des oiseaux de chasse dont la tête est couverte d'un chaperon, n Se dit aussi quelquefois des quadrupèdes dont la tête est ornée d'un chaperon.
CHAFERONNIER (ro-ni-é), ÈRE n. et adj. Se dit d'un oiseau de proie à qui on couvre la tête d'un chaperon, ou qui lo porte patiemment.
CHAPETONE n. m. On désignaii ce nom, dans les colonies de 1 Amérique du Sud, les Espagnols nés en Europe, par opposition aux Espagnols créoles, c'est-à-dire nés en Amérique. Pourvu
ïï^
CHAPETONNADE {to-nad') a. f. Vomissement avec délires, qu'éprouvent parfois les Européens dans les pays chauds.
porte la chape, dans
CHAPŒR (j|)i-,<) n. n:
une cérémonie religie renferme les chapes :
— En T. de comm.. Celui qi
usage depuis lo xvii' siècle, époque où les anciennes chapes faites d'étoffes souples ont été remplacées par des chapes on étoffes raides, chargées de broderies, qu'il est nécessaire d'étaler sans plis.
CHAPXrOL, CHAPiron et CAPIFOLET (lé) n. m. Ancien jeu du moyen âge, identique au moderne colin-maillard, -- * — xvii" siècle, jeu de l'aieugle. '
Pasteur successivomentà Ricbmond, à Charlestown, àBoston, à New- York, il s'est fait connaître par ses sermons et ses écrits religieux : Discours sur les béatitudes; Caractères évangéliques; Couronnes d'épines; Aspects moraux de la nie des cités (1853) ; l'Humanité et la véritable dignité du citoyen (1854) ; Discours sur le • Livre des Proverbes .(1874). CHAPITEAU (/o) n. m. Archit. Partie ornementale qui fait saillie à l'extrémité supérieure d'un fût do colonne 'i Chapiteau angulaire, Celui qui, situé dans un angle, porto un retour d'entablement.
Il Chapiteau plié. Celui qui couronne un pilastre placé dans un angle rentrant, et qui suit la forme des doux parois, ii Chapiteau de triglyphe, Plate-
ronnent chaque triglyph qui n'a qi ' '
— Par
Chapiteau de moulure. Celui simples moulures.
Dais, toiture ou constroction en forme de
Apic. Chapiteau d'une ruche, Couvercle qui s'emboîte
CHAPITRAL — CHAPMAN
— Archéol. Terme ancien do relieur, désignant le petit arrêt, ordinairement habillé de soie, qui maintient la tête des cahiers sous le dos. Il On l'employait aussi pour désigner la tige de métal
chait les :
gnets.
ération fermé par un grillage.
1 armes blanches, il Sorte de couvercle qui fermait autrefois la lumière des canons et des obusiers. (On dit aussi chaperon.)
— Bot. Syn. de chapeau, de champignon, il Sorte de couronnement qui, dans certaines fleurs ou dans certains fruits, simule le chapiteau d'une colonne.
— Pyrotechn. Cornet placé ausommetd'unefuséevolante.
— 'Techn. Couronnement formant saillie à la partie supérieure d'un meuble, il Partie supérieure d'un alambic, de la cheminée d'une locomotive, il Morceau de carton roulé en entonnoir, placé au haut d'une torche, ' * les gouttes de cire qui en découlent.
— Typogr. Porte-traverse qui deux jumelles de la presse en b' CHAPEAU.) Il Partie supérieure d'une presse à estampes.
— Enctcl. Le chapiteau est un des membres les plus importants de l'architecture, celui qui, dans les édifices du style classique, sert à distinguer les ordres. On trouve des chapiteaux dans l'architecture des plus anciens peuples ; les Chinois seuls n'en ont pas fait usage.
— Chapiteau égyptien. Les chapiteaux égyptiens peuvent se ramener à trois espèces principales : les chapiteaux carrés, les chapiteaux évasés, et les chapiteaux renflés. Le chapiteau carré consiste en un dé de pierre, posé à cru sur le fût de la colonne, sans y être uni par aucun profil ni douoine, et qui déborde fort peu le tambour. Le chapiteau évasé ou à campane est tantôt taillé simplement en biseau, tantôt arrondi dans le bas, de manière à présenter la forme d'un vase ou d'une cloche renversée. Le chapiteau renflé diffère du précédent en ce qu'il s'arrondit dans le milieu. Même dans un seul édifice, les chapiteaux égyptiens affectent les formes les plus variées. A Edfou, à Philae, il n'en est pas deux qui soient semblables. La décoration, tantôt linéaire, tantôt en relief, tantôt en creux, est empruntée aux plantes, aux hiéroglyphes, ou aux figures des dieux. Il y a des chapiteaux o têtes d'Isis, et des chapiteaux hathoriques, dont les quatre faces sont décorées de têtes sculptées.
— Chapiteau perse et chapiteau indien. Dans les monuments indiens, les chapiteaux représentent des vases d'où pendent des chaînes et des guirlandes, ou bien ils sont figurés par des animaux, ou même par des groupes de figures humaines. En Perse, le tailloir, échancré parfois comme celui du chapiteau corinthien, repose sur deux têtes de chevaux ailés, de taureaux ou de chameaux, sortant d'une toufi'e de feuillage, ou appuyées sur un double chapiteau.
— Chapiteau dorique. Ce chapiteau, qui paraît avoir été employé dans les plus anciens monuments de la Grèce, se distingue par son extrême simplicité. Les parties dont il se compose sont : la gorge, Véchine, moulure taillée en biseau ou légèrement arrondie, séparée de la gorge par de petits listels appelés annelets; le tailloir oa abaque, dalle carrée, épaisse et entièrement lisse, sur laquelle s'appuie l'architrave.
— Chapiteau ionique. La double volute qui orne ce chapiteau est, en même temps, le trait caractéristique de l'orare auquel il appartient. Le principe de cet ornement se trouve déjà dans les chapiteaux de Persépolis. Un mince tailloir, composé seulement d'un talon et d'un filet, est placé entre l'architrave etl'écorce qui produit les deux volutes, et, au-dessous de l'ove ou échine qui relie ces volutes, se dessine un large collier ou gnrqerm, séparé du fût de la colonne par une astragale. Une décoration délicate de perles, d'oves, etc., vient l'enrichir. Les chapiteaux de l'Erechtbéion peuvent passer pour le type parfaitdugenre.
— Chapiteau corinthien. Ce chapiteau semble bien, conformément à la légende, représenter une corbeille, le long de laquelle a poussé une acanthe. {V. Callimaque.) La corbeille, dont la surface apparaît au travers des feuillages qui l'entourent, repose sur l'astragale qui termine le fût de la colonne, et elle est surmontée d un abaque ou tailloir. Au pied de la corbeille prennent naissance des feuilles d'inégale hauteur qui se courbent en manière de panaches, et dont les plus hautes, s'échappant de leurs tiges, vont s'enrouler, comme des volutes, sous les angles saillants du tailloir, ou, se tournant en sens contraire, viennent se rencontrer deux à deux sur chacune des faces du chapiteau, tandis qu'une tige plus hardie va s'épanouir en fleuron dans une échancrure de l'abaque et y forme ce q^u'on nomme la rose. Les chapiteaux du monument de Lysicrate, à Athènes, peuvent passer pour les mieux conçus.
— Chapiteau toscan. Le caractère de ce chapiteau consiste en ce nue le tailloir est tout simple et sans talon, et que sous l'écnine il n'y a point les annelets ou armilles qui sont au dorique, mais une astragale et un filet. C'est un abâtardissement du dorique, dû au mauvais goût romain.
— Chapitkau composite. Le chapiteau composite est une combmaison, ou plutôt une confusion de l'ionique et du corinthien. Elle consiste dans la superposition des volutes ioniques aux feuilles d'acanthe ou d'olivier de la corbeille corinthienne. Cet amalgame par^t avoir été employé pour la première fois dans l'arc de Titus, à Rome.
— Chapiteau latin. Les premiers artistes chrétiens suivirent d'abord assez exactement les modèles laissés par l 'antiquité; mais, à partir du v« siècle, on voit se produire des changements complets : l'aigle ou la colombe, par exemple, se substituent à la volute corinthienne pour soutenir l'abaque, ou bien le calice à deux rangs de feuilles fait place â une véritable corbeille tressée, d'où sortent des feuilles d'olivier séparées par un annelet des volutes et des hélices. Au viii' et au ix' siècle, l'ornementation des chapiteaux, dans les édifices latins, devint de plus en plus barbare. Les chapiteaux ioniques ont, alors, leur tailloir
formé d'un lourd biseau orné de dents de scie; le centre de la volute est couvert d'une rosace grossière, le reste porte des tresses et des cordes sculptées d'une façon barbare. Dans les premières églises des Gaules, construites sous l'influence du style latin, les chapiteaux offrent une imitation plus ou mo'ins intelligente du type corinthien ; cependant, en général, le sens de l'art antique s'est perdu. — Chapiteau byzantin. Dès le règne de Constantin, l'architecture byzantine adopta pour les chapiteaux des formes nouvelles; ils affectaient la forme cubique et étaient décorés de branches de palmier légèrement sculptées. Puis le chapiteau byzantin ne tarda pas à prendre la forme d'une pyramide tronquée renversée sur la pointe, plus ou moins renflée aux arêtes, et reliée par une légère courbure à l'astragale de la colonne. A partir de l'époque de Justinien, le feuillage devient aigu, écourté, sans relief, et se développe dans des entrelacs. A Sainte-Sophie, on voit figurer, au milieu de chacune des faces, des demi-sphères évidées selon des dessins variés ; ailleurs, ce sont de grandes croix grecques, des monogrammes, qui occupent cette place. Vers la décadence de l'art bj'zantin, l'ornementation se réduit, soit à des lignes croisées renfermant de maigres feuillages dans leurs intervalles, soit à des chevrons brisés irallèles, soit, enfin, à des panneaux ou des cercles
et par; saillan
— Chapiteau roman. Dans les constructions romanes du XI" siècle, les chapiteaux des colonnes engagées, destinés à supporter une archivolte, présentent un évasement assez considérable et sont surmontés d'un double tailloir très saillant; en même temps, ils se couvrent de sculptures variées. C'est en Bourgogne, dans les édifices élevés par la célèbre école artistique de Cluny, que l'on trouve les exemples les plus beaux de cette époque. Dans l'Ile-de- France et dans certaines localités de 1 Est et du Sud-Est où s'étaient perpétuées les traditions gallo-romaines, les chapiteaux des colonnes monocylindriques isolées et des pilastres rappellent souvent, avec plus ou moins de fidélité, la composition des chapiteaux corinthiens romains. L'usage de figurer des scènes sacrées sur les chapiteaux des portails est généralement adopté, au xii' siècle, dans le midi, et dans le nord de la France ; à Chartres, par exemple. Mais c'est dans les cloîtres, surtout, que les chapiteaux offrent, au xii' siècle, les plus belles représentations de ce genre ; il nous suffira de citer les cloîtres de Saint-Trophime, à Arles, de Moissac, d'Elne.
— Chapiteau ogival. Dans l'architecture ogivale , le chapiteau joue également le rôle d'un véritable support : sa composition est subordonnée au nombre et aux proportions des sommiers des arcs qu'il est destiné à supporter. Les constructeurs de cette période en arrivèrent à donner un chapiteau unique aux diverses colonnes accouplées d'un pilier, en prenant le lit inférieur du sommier comme générateur du tailloir. Mais cette méthode savante ne fut pas longtemps suivie. Dès 1250, on donnait déjà aux piles autant de colonnes qu'il y avait d'arcs, et, par suite, autant de chapiteaux ; les chapiteaux perdirent alors leur véritable fonction de support, pour ne plus devenir que des bagues ornées. Enfin, les maîtres les supprimèrent complètement, et les arcs avec toutes leurs moulures vinrent descendre jusque sur les bases des piliers. — Pour ce qui est de la décoration du chapiteau ogival, on peut dire que, vers le milieu du xii' siècle, on voit percer autourde la corbeille du chapiteau cerlains bourgeons peu développés d'abord, qui se mêlent aux entrelacs romans. Peu à peu, ces bourgeons s'étendent; la corbeille du chapiteau ogival s'épanouit ; les feuilles se développent ; au milieu du xiii' siècle, cet épanouissement est complet. C'est la feuille de chêne, la feuille de hêtre, le lierre, le fraisier, la vigne -vierge, la mauve, le houx, le chardon, la chicorée et tant d'autres plantes, qui viennent couvrir les chapiteaux. Dès lors, l'art ogival a expulsé les dernières formes romanes. Le chapiteau Benaissance n'est généralement q^u'une combinaison ou une altération arbitraire des diUérents chapiteaux décrits ci-dessus.
CHAPITRAL, ALE, AOX adj. Qui appartient à un chapitre de religieux, ou de chanoines; qui émane d'un de ces chapitres : Maison chapitrale. Décision chapitrale.
CHAPITRE (du lat. capitulum, dimin. de caput, itis, têtel n. m. Division d'un livre indiquée par ce mot même, suivi, le plus souvent, d'un numéro d'ordre ; matières qui y sont traitées : Lire un chapitre de la Bible. Le budget est divisé en chapitres et subdivisé en articles.
— Fig. Partie d'un tout, d'une matière ; catégorie : Dans la l'ie de l'homme, le plus long chapitre est celui des adversités. (C. de Retz.) il Sujet, question : Traiter un chapitre à fond. Etre intraitable sur tel chapitre.
— Liturg. Trait de l'Ecriture que l'officiant chante ou récite entre le dernierpsaume et l'hymne. liSyn. capitule.
— Syn. Chapitre, article, matière, etc. M. article. CHAPITRE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m.
Corps des chanoines d'une église cathédrale ou collégiale ; Le CHAPITRE de Notre-Dame. Le doyen du chapitre.
— Par ext. Assemblée où les chanoines traitent de leurs affaires et des questions de leur ressort : Aller au chapi- TRii. Chapitre provincial. Chapitre général, il Lieu où se tiennent ces assemblées : On enterrait quelquefois les ablirs dans fecHAPiTRE. (A. Lenoir.) n Assemblée d'un ordre royal, d'un ordre militaire.
— Par plaisant. Réunion quelconque où l'on délibère.
— Chapitre clos. Chapitre dans lequel le nombre des membres est déterminé, il Pain de chapitre. Celui qu'on distribuait tous les jours aux chanoines dans quelques chapitres.— Se disait aussi, pour cette raison, dune qualité supérieure de pain.
— Loc. fam. Avoir voix au chapitre, Avoir crédit, mission, autorité pour parler, pour se mêler de quelque affaire.
— Fr.-maçonn. Nom donné à certains ateliers maçonniques, où l'on confère des grades supérieurs à la maîtrise.
— Encycl. Admin. On appelle chapitre la réunion des chanoines attachés à une église collégiale ou cathédrale, et formant un corps constitué canoniquement. Tous les chanoines, autrefois, no prenaient pas iiart aux assemblées du chapitre, mais seulement ceux qui étaient revêtus des ordres sacrés ; on les appelait « capitulants « . Seuls, aussi , ils avaient le droit d élire les officiers du chapitre ; le prévôt ou doyen, le trésorier, le cellerier, le chantre et l'écolàtre. Le chapitre était responsable de la célébration des offices et du chant des heures canonicales, administrait lui-même ses biens et exerçait, en maintes localités, les droits de seigneur suzerain. On appelait chapitres collégiaux ceux qui étaient attachés à une église collé-
giale, et cathédraux, ceux qui desservaient une cathédrale. Ceux-ci, nommés métropolitains dans les archevêchés, avaient ces prérogatives :du vivant de l'évêque. ils éiaient son conseil dans les affaires graves ; i sa mort, dans beaucoup de diocèses, ils élisaient son successeur ; pendant la vacance du siège, ils gouvernaient le diocèse. Aujourd'hui encore, dès la mort de l'évêque, le chapitre nomme un et, plus souvent, deux vicaires capttulaires, qui restent dépositaires de la juridiction épiscopale jusqu à l'institution du nouveau pontife. A la fin du xvni" siècle, il y avait, en France 655 chapitres, dont 129 cathédraux et 526 collégiaux, comptant à peu près 12.000 membres. La Révolution supprima les chapitres (24 août 1790) et vendit leurs biens. Les articles organiques (art. 1 1 et art. 35) permirent le rétablissement des chapitres cathédraux.
Le nombre des chanoines fut fixé à 9 pour les archevêchés, à 8 pour les évèchés. Il fut permis à l'évêque de rattacher la cure de la cathédrale au chapitre et d'y faire entrer l'archiprêtre et les vicaires génér.aux. Le traitement des chanoines, d'abord de I.OOO francs, fut porté à 1.600 francs en 1862. La loi de finances de 1884 a décidé la suppression de ce crédit par voie d'extinction. Les évêques restent seuls chargés de pourvoir àl'entretien des chapitres cathédraux qui doivent siéger dans chaque diocèse.
On appelle encore chapitres les assemblées que tiennent les ordres religieux pour délibérer en commun sur leurs affaires et sur les questions de discipline. On distingue les chapitres : conventuels, pour un seul couvent ; provinciaux, pour une province ; généraux, pour l'ordre entier.
— Chapitre de .Saint-Denis. Institué en I80e, ce chapitre, chargé de prier pour les souverains français ensevelis dans la basilique de Saint-Denis, fut réorganisé sous la Restauration, souslamonarchiedeJuillet.pardécretdu 25 mars 1852 et, en dernier lieu, pardécret du 23 juin 1873. En 1884. dans lo vote du budget des cultes, le Parlement décida qu'on ne nommerait pas de successeurs aux chanoines de Saint- Denis encore existants et que le traitement de ceux-ci serait remplacé par une rente viagère.
— Hist. ecclés. Chapitres nobles. Un certain nombre de chapitres, tant de chanoines que de chanoinesses, n'étaient ouverts en France, avant la Révolution, qu'aux membres des familles nobles. Il fallait donc, avant d'y entrer, fairo preuve authentique soit de quartiers, soit d années de noblesse. Il y avait vingt chapitres d'hommes en 1789.
CHAPITRER V. a. Réprimander en plein chapitre : Chapitrer un chanoine, un religieux. (Peu usité.)
— Fam. Réprimander avec gravité et d'une façon sévère : Chapitrer quelqu un comme il faut
Chaplain (Iules Clément) sculpteur et graveur en médailles, né à Mortagne (Orne) en 1839 Elevé de Jouffrov et d'Oudiné, il remporta le prix de Rome sa première recompen e en 1870. On doitàcetartisir un certain nombre de lu le exposés en 1863 et l^n r\ de médaillons Mais c c i surtout par ses médailles que Chaplain s est place au premier rang Ses princi pales œuvres sont la mé daille-portrait de Schnet directeur de 1 Académie do France ; les médailles de l'Exposition ami erselle de 1/167; de la Résistance de Paris; de l Enseignement primaire; la médaille d hon neur des Salons celles de la Commission du mètre, de récompense pour les actes de dévouement de l Emploi des aérostats dans la défense de Paris ; la médaille portrait du maréchal de Mac Mahon (1877), etc. , la médaille de la Réédificalion de VBôtel de ville de Paris (1885); les médailles-portraits de Gambetta, Paul Baudry, Victor Hugo, Meissonier, Benan, etc. Chaplain a restauré en France'un art admirable, en partie perdu depuis le xvii' siècle.
CHAPLE (du lat. capidare, battre) n. m. Ane. coût. Combat entre chevaliers, par couples ou quadrilles.iiOn disait aussi chaplis, chapléis, chappélis, chappléis, chapplys.
CHAPLEPAIN (pin — àe chapeler, et pain) n. m. Couteau d'office qui, au moyen âge, servaità chapeler et se gardait, vu ses grandes dimensions, dans une gaine spéciale, tandis <|ue les autres couteaux se mettaient dans un même étui.
CHAPLER V. n. Ane. coût, milit. Combattre dans un chaple. Il On dit aussi chapléir, chapléier, chaployer.
Chaplin (Charles-Josuah), peintre français, né de parents anglais, aux Andelys, en 1825, mort en 1891 II fut élève de DroUing, et adopta d'abord le genre académique ~
dans un saint Sébastien Un voyage en Auvergne lui montra la nature, et il se crut ensuite destiné à faire des paysanne ries. Mais, enfin, il trouva sa voie. Chaplin est le peintre des élégances parisiennes et teminines, un coquet-et fort adroit peintre de boudoir. Des souvenirs très modernisés de Rubens ou de Watteau percent j - : . toujours gra-
Chaplaii
cieux et enlevés ^.
l'outil : Bulles de savon. Sou vcnirs. Portrait de jeune fille,
le Bain, le Lever.
appartient à lapeinture faci mais il n'est pas aisé de l'e L-uter comme Uhapli ~
Cliarlu
, par Puech, est au cimetière du Père-Lachaise.
CHAPLOIR (oir'— de l'anc. franc, chapler, battre, frapper) n. m. Sorte de petite enclume.
Chapman (George), poète dramatique anglais, né vers 1559, mort en 1634, fut l'ami de Shakspeare. On trouve dans ses tragédies de l'emphase, de l'affectation, mais parfois de véritables beautés. Ses comédies sont plus estimées ; on cite surtout : Bien que des fous, imitée de Térence, et les Larmes d'une veuve. Le premier il a traduit en anglais ï Iliade et l'Odyssée (en vers).