PRINCES ET ROIS FRANÇAIS
Charles-martel, prince franc, et maire du palais ne en 689, mort en 741. II était fils de Pépin d'IIéristal et d une concubine, Âlpaïde. A la mort de Pépin, sa femme, Plectrude, ht jeter Charles en prison, afin d'exercer la tutelle sur son petit-fils, Theudoald, et bort Mais Char-
roi Dago-
Quand celui
Charles-Martel.
737, Charles ne lui donna pas de successeur Lo trône mérovingien resta vide jusqu'en 741 Les luttes vigoureuses des Austrasicns, conduits par Charles Martel, contre les Neustrions d'une part, les Frisons do l'autre, illustrèrent son principat, mais surtout la grande victoire de Poitiers, remportée en 732 (octobre), sur les Arabes commandés par Al)d-er-Rahmân. Celui-ci fut tué dans le combat. L'épéo de Charles-Martel avait tracé la ligne que les invasions arabes ne dépassèrent pas. Mais il faut également, pour expliquer l'arrêt de l'invasion arabe, teair compte des révoltes karedjiics qui
CHARLES
éclatèrent à celte époque ot coûtèrent la vie â un nombre incalculable do Berbères. Les relations avec la cour de Rome, qui devaient porter si haut l'ioflucnco des Carolingiens, commencèrent sous CharIc»-Martol. Ce surnom de Martel o'apparalt qu'au ix< siècle.
Charles-Martel sauvant la chrétienté, peinture de Puvis de Chavannes. & l'hôtel de ville de Poitiers. Charles vient de refouler l'invasion «arrasine , à cheval devant son armée, lovant des doux mains »a terrible hache d'armes avec laquelle il a • martelé ■ les mécréants , il est reçu, sous les murs de Poitiers, par le clergé, que l'évéqac précède, la crosse à la main. Sur le devant est un groupe de captifs sarrasins ; deux femmes chrétiennes s'en approchent et leur apportent des aliments. Dans le fond, les murs de Poitiers se dressent sur une colline. Ce tableau do grandes dimensions, qui fait partie d'une suite di pointures exécutées par Puvis ponr ladécoratioD de l'hôtel do ville de Poitiers, a été exposé au Salon do 1874.
Charles le Grand, v. CuARLEMAaNB.
Charles le Chauve, roi do France, né à Francfort- ^ur-le-.\Ieiii en 823, mort â Avrieiix 'anciennement Brios, .Savoie [cant. de Modanej), au pied du mont Cenis, on 877 , fils do Louis le Débonnaire, et de sa seconde femme, Judith do Bavière. Son père avait déjà fait un partage de sa couronne entre les trois fils qu'il avait eus de sa première femme, Ilermengarde, lorsque naquit Charles le Chauve. Il remania le partage on faveur de ce dernier.
(1841). Cet événement de son livre d'heures. (Bibl. disloqua l'empire de Charlemagne, que Lothaire avait cherché à conserver. Les vainqueurs se jurèrent amitié et aide réciproque par le serment de Strasbourg (842). En 843 fut signé le fameux traité de Verdun. Trois royaumes sont fondés : France, Lotharingie, Allemagne; Charles eut la France. Malheureusement, le partage, au lieu de donner à la France ses limites véritables, les Alpes et le Rhin, lui donnait pour limites le Rhône, la Saône et la Meuse.
La formation féodale, activée par les incessantes invasions normandes, est la caractéristique du règne de Charles le Chai
les seigneuries, grandes et
apitulaire de Kiersy,
àonné par Charles le Chauve en 877, donna la formule du
, innombrables. Le fameux
mouvement. (V. Kiersy.) Charles le Chauve avait épousé, en premières noces, Eh-menlrude, fille d'Eudes, comte d'Orléans ; en secondes noces, Richilde, sœur du duc de Bourgogne. Ermentrude lui donna Louis le Bègue, qui lui succéda au trône de France.
Charles m, dit le Gros. V. Charles III (empereur d'Allemagne).
Charles m, surnommé, dès le %• siècle, le Simple ou le Sot. Fils posthume do Louis II et d'Adélaïde, il naquit en 879, et mourut àPéronne en 929. A la mort de ses frères, Louis III (882) et Carloman (884). il était beaucoup trop jeune pour être choisi comme roi à une époque aussi troiibléo. Les grands appelèrent au trône Charles le Gros, puis (887) Eudes, comte de Paris, ilais, à mesure que grandissait le jeune Charles, le parti carolingien se reforma, sous la direction de l'archevêque do Reims, Foulques. Celui-ci sacra roi le fils de Louis 11 en 893. Pendant cinq ans, Charles essa^-a vainement de disputer le trône à son rival.
A son lit de mort (898), Eudes recommanda à ses vassaux de se soumettre au Carolingien, et celui-ci fut alors reconnu do tous sans contestation.
Doux grands faits signalent son règne : l" il fait la paix avec les Normands et leur cède la vallée inférieure de la Seine (traité de Saini-CIair-sur- Epio, 911) [v. Gisèle]; 2« il fait l'acquisition du royaume do Lorraine. Le dernier des Carolingiens allemands, Louis l'Enfant, étant mort sans postérité, en 911, les Lorrains se donnèrent à Charles, qui garda la région tant qu'il régna : les Capétiens ne surent pas. à sa mort, la disputer aux rois alleni.-inds. Un vif mécontement se fait jour parmi les grands, à partir do l'année 920. Le chef des mécontents est le duc Robert, frère du roi défunt, Eudes. Ses partisans le font couronner à Reims (922). Charles attaque les rebelles, près de Soissons (923). Robert I" est tue dans l'action, mais Charles, vaincu, doit prendre la fuite, pendant que ses sujets élisent pour roi le Deau-frère do Robert, le duc de Bourgogne, Raoul. Peu après, l'inlortuué Carolingien, attiré A Château-Thierry dans nn guet-apens par le comte Herbert de Vermandois, fut traîtreusement retenu prisonnier et enfermé dans la tour de Péronne, où il mourut. Sa femme. Ogive, s'èiait rëfiigii-e en Angleterre avec son jeune lils, qui devait être Louis IV, dit d'Oiihemer.
CHARLES
de France, troisième fils 4, mort en 1328. A la mort decede sans postéiité
Charles iv , le Bel .
de Philippe le Bol, né en de son frère, Philippe V 1 mâle (1322), il monta sur le trône sans contestation, en vertu de la décision qui, en 1316, avait exclu les femmes do la couronne de France.
Sous son règne, la réaction monarchique continue, et les nobles qui, à l'époque de Louis X, avaient formé des ligues triomphantes, voient un des leurs, le soigneur de risle-Jourdain, pendu à Montfaucon pour avoir tué un sergent royal. La politique extérieure de Charles IV fut active et ambitieuse. Il séquestra la Guyenne anglaise, qui fut
eu partie conquise par son oncle Charles de Valois, puis il fit la paix, moyennant une grosse indemnité, avec Edouard III, le nouveau roi d'Angleterre.
Charles V, le Sage, roi de France, fils du roi Jean le Bon et de Bonne de Lu.\embourg, né à Vincennes en 1337, mort au château de Beauté en 1380. Après la bataille de Poitiers, où son père avait été vaincu et pris par les Anglais, Charles, duc de Normandie et dauphin, prit la ■ utenance du royaume (13561. La pér
di.Chi
itrigue
i de Charles le M; i'Angl
de son règne.
> Nicolas
les exigences du roi dos plus malaisées états généraux de i.>aD-iio/ nmeurtre d'Etienne Marcel In massacre des Jacques par la no blesse, tirèrent Charles d embarras, et il put négocier avci Edouard III la paix de Bréti^n-\ (1360), .qui n'était désastreuse qu'en apparence. Devenu roi en 1364, il réussit, avec l'aide de Du Guesclin, après la victoire de Cocherel, à imposer la paix à Charles le Mauvais, et, dans
expulser à peu près complètement les Anglais. Il n'échoua que dans la tentative prématurée qu'il fit pour réunir la Bretagne (guerre des Deux-Jeannes). Il débarrassa la France des Grandes Compagnies, qu'il chargea Du Guesclin do conduire en Espagne pour soutenir Henri de Transtamare contre Pierre le Cruel; il rendit un peu de tranquillité aux travailleurs. Grâce à la permanence des aides et à l'établissement des foimges, la royaut.put avoir de bonne monnaie; un trésor A'guerre fut constitué et de magnifiques monuments édifies ou rebâtis (Louvre, hôtel Saint-Pol, chapelle de Vincennes, château de Beauté, etc.). Une imposante collection de manuscrits fut réunie au Louvre ; les écrivains politiques, tels q Presles; les économistes, ce Oresme et Jean de Brie, jouissaient de la laveur royale : une Renaissance commençait. Ce grand roi, d'apparence chétive et bourgeoise, laissa à son fils un Etat à peu près prospère et pacifié. Il mourut au moment où commençait le Charles v schisme d'Occident; il avait pris parti (statue funéraire), pour Clément VII contre Urbain VI, mais, ^ à ses derniers moments, il déclara qu'il s'en remettait au jugement du futur concile. Charles V fixa à treize ans révolus la majorité des rois.
— BiBLioGR. : Ch. Benoist, la Politique du roi Charles V (Paris, 1886).
Charles vi, le Bien- Aimé ou le Fou, roi de France, fils du précédent et de Jeanne de Bourbon, né à Paris en 1368, mort en 1422. Ce prince n'a jamais régné véritablement. Le pouvoir a appartenu tantôt aux conseillers de petite naissance (Marmousets), tantôt à tel ou tel prince du sang. Malgré 1 ordonnance de Charles V sur la majorité des rois, les ducs de Bourirogne, de Berry etde Rom bon oncles de Charles \ 1 - i nèrent jusqu'en 1 ^^ au duc d'Anjou, il m Italie dès 1384. La i oui fut d'autant plus gian.li .|u.
Charles V, à son lit do murl,
scrupule
laissait la royauté sans ressources suffisantes. Les oncles du roi prirent leur bien où ils le trouvèrent, et, forts de
(1382), imposèrent d'énormes rançons aux villes, telles que Paris et Rouen, que leurs exactions avaient soulevées. CV. MAiLLOTiNS, et TucHiNS.) En 1388, Charles VI, ayant vingt et un ans, remercia ses oncles et rappela les conseiller" -'- — -*— '-- *' ^- ■ ' -
Sceau de Charles VI.
! de Roosebeke
lïers de :
père.
qui gouvernèrent
sagement. Mais,"en 1392, épuisé par les l'on, et, comme il n'y avait en France aucun moyen de se débarrasser d'un roi fou, ce fut l'anarchie. Le pouvoir fut disputé par les ducs de Bourgogne et d'Orléans. En 1407, Louis dOrléans périt assassiné. Ce fut le signal de la guerre des Armagnacs et des Bourguignons. (V. Arju- GNAOS.) L'université et le peuple de Paris essayèrent en vain de remédier au désordre ; l'ordonnance câùochienne de 1413 ne fut pas appliquée. (V. cabochiens.) Le roi d'Angleterre, Henri V, jrofita de cette anarchie et de la connivence du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, pour envahir la France. Vainqueur à Azincourt (1415), il conquit la Normandie. Jean sans Peur devint maître de Paris en 1418, et gouverna dès lors au nom de Charles VI. 11 voulut ensuite se rapprocher des Armagnacs, qui avaient avec eux le dauphin Charles, et une entrevue eut lieu sur le pont de Montereau ; Jean y périt assassiné par les familiers du Dauphin (1419). Le nouveau duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, conclut alors une alliance
ferme avec le roi d'Angleterre, et s'entendit avec la femme de Charles VI, Isabeau de Bavière, pour livrer la France à Henri V. Par le traité de Troyes, signé en 1420, Henri V devait épouser Catherine, fille de Charles VI, et devenir roi de France à la mort de son beau-père. Mais Henri V mourut deux ans plus tard, quelques semaines après Charles VI.
— BiBLioGR. : Jarry, Vie politique de Lonis de France, dur d 0) léans (Orléans, 1889) ; Louis Batiffol, Jean Jouvenei 1 1894) Ramsay, Lancaster and York (1892).
Charles 'VI, opéra en cinq actes, paroles de Casimir f (icrmain Delavigne, musique d'Halévy, représenté à Ol era le 15 mars 1843.
— Le livret. Au premier acte, Odette, fille d'un vieux sjldat et filleule de Charles VI, quitte sa chaumière pour se rendre auprès du roi, dont elle deviendra une sorte d ange gardien. C'est là qu'on entend chanter par des paysans le chœur devenu fameux :
Guerre aux tyrans ! Jamais, en France, Jamais l'Anglais ne régnera.
Le second acte représente la folie de Charles, qu'Odette cherche à distraire en le faisant jouer aux cartes. C'est alors que la reine Isabeau fait signer au roi l'acte qui prononce l'adoption du jeune duc de Lancastre et la déchéance du Dauphin. Au troisième acte se prépare la cérémonie du couronnement du jeune Lancastre. Mais Charles, qui, grâce à Odette, retrouve un moment de lucidité, arrache la couronne de la tête de l'Anglais, en chantant àson tour : Guen-e aux tyrans l Au quatrième acte, la reine et Bedfort, courroucés de la conduite de Charles, viennent lui montrer l'acte qu'il a signé. Le roi le jette au feu et les chasse tous deux. Puis il a une scène de folie, pendant laquelle il est tourmenté par des hallucinations terribles. Enfin, le cinquième conduit le spectateur dans la basilique de Saint- Denis, où Charles va assister au couronnement de Lancastre, lorsque Odette paraît, suivie des chevaliers fidèles, vient prendre l'oriflamme et la remet aux mains du Dauphin. Le roi, alors, recouvre encore un éclair de raison, accable d'outrages Bedford et la reine, puis, anéanti par cet effort, tombe mourant dans les bras de son fils. C est le signal de la lutte. On court sus aux Anglais, la bataille s'engage, et ceux-ci sont repoussés au chant répété de Guerre aux li/rans !
— Laparti'tion. La partition est une des meilleures qu'ait écrites Halévy. C'est une œuvre mâle et solide. Parmi ses pages les plus remarquables, il faut citer : au premier acte, le chœur : Guerre aux tyrans! l'air du Dauphin : En respect mon amour se change, et son duo avec Odette ; au second, la scène de la folie du roi et surtout celle des cartes, qui est superbe et d'un beau sentiment dramatique ; au troisième, la belle marche du cortège, pleine de magnificence, la scène de fureur de Charles et l'air de Raymond : Fêle maudite ; au quatrième, l'air de Charles, la charmante ballade d'Odette : Chaque soir, Jeanne sur la plaqe, et la scène des hallucinations; et tout le grand épisode du cinquième, qui est traité de main de maître.
Charles vu, le victorieux, roi de France, fils do Charles 'VI et d'Isabeau de Bavière, né à Paris en 1403, mort à Mehun-sur-Yèvre en 1461. En 1422, lorsqu'il fut reconnu comme successeur de Charles Vljiar le part' gnac, les Anglais possédaient Loire, sauf quelq
la Fra
villes isolées.
forteresses
lié duducdeBed régent de Fr.
pour le roi Henr Charles\nnava finances, m arme i gulière, ni atliaii sérieuses c était m prince d intelligeu
énergie. Le peu| 1 français sesau\alui même. Les états gé-
ciaux fournirent des subsides Orléans se défendit avec héroïsme; Jeanne d Arc (V. Arc [Jeanne d]) si mal servie par le
(portrait attribué à Foucquet [Louvre])
Charles VII à Reims. Après le supplice de la Pucelle, de grands soulèvements populaires éclatèrent en Normandie; le duc de Bourgogne se réconcilia avec Charles VII (traité d'Arras, 1435); Paris se rendit au connétable de Richement, et les Anglais, épuisés à leur tour et à la veille d'une guerre civile, signèrent la trêve de 1444. Alors parurent et furent appliquées les grandes ordonnances de 1445 et de 1448, qui mirent fin au fléau des écorcheurs et organisèrent une cavalerie et des troupes de francs archers. La guerre recommença en 1449, la Normandie fut conquise en un an (victoire de Formigny), et la victoire deCastiîlon en Guyenne termina la lutte, qui durait depuis plus de cent ans (1453). Les Anglais n'avaient plus que Calais. Les conseillers de Charles VII, appeléjustement te Bien sei-vi, purent terminer leur œuvre commencée depuis 1436 environ, et reconstituer le pouvoir royal. Les finances reçoivent une organisation durable ; les ressources du roi sont fixes et comprennent : 1° les finances ordinaires (domaine, etc.); 2" les finances extraordinaires (taille, aides, gabelle). L'opposition ari5tocrati.|ui- rpste impuissante : la révolte dite Prague ri, . luit t ■ 1 . i'^'- iii le duc de Bourbon, fut rigoureusem' ir '■ ; i i ■ !'■
duc Jean V d'Alençon, arrêté pour avo II i. .' . ■■>
avec l'Angleterre, fut condamné par li ' s i^
(1458). Le clergé est sous la main J» i-;. 'i>|ui, la
Pragmatique sanction de Bourges a consacré le i.iiiioi|ie de la subordination de l'autorité pontificale â l'autorité des conciles. La prospérité économique de la France renaît, grâce surtout à .Jacques Cœur, qui fut, du reste, payé d'ingratitude. Les campagnes de Suisse et de Lorraine, les alliances avec les princes allemands, les efl'orts heureux de Charles 'Vil pour terminer le grand schisme, prouvent le rrtalilissonient de la prépondérance fr.incaise en Ocii-
daleuse le consolait mal des intrigues du dauphin Louis, qui hâtèrent sa fin.
— BiBLiOGR. : Vallet de Viriville, Histoire de Charles VU et de sonépoque(Pa.Tis, 1862-1865) ; DuFresnede Beaucourt, Histoire de Charles VU (Paris, 1881-1S90).
Charles 'Vn chez ses grands vassaux, tragédie en cinq actes et en vers, d'Alexandre Dumas (Odéon, 20 oct. 1831). — Deux actions s'y mêlent, s'y croisent : d'une part, l'épisode historique, ou à peu près, ayant pour personnages Charles VII et Agnès Sorel ; de l'autre, l'épisode dramatique, relatif aux amours de Bérengère, femme du comte de Savoisy, avec un esclave arabe, Yacoub, ramené de Terre sainte par son mari. Charles VU ne joue qu'un rôle etfacé, et la belle Agnès, sa compagne, ne parvient pas â en faire un héros sufflsant.L'histoire de Bérengère et d'Yacoub n'offre, en somme, que des réminiscences d'Hermione et d'Oreste, déguisées par le procédé romantique sous une couleur moyen âge. Mais il y a de fort belles scènes et quelques vers bien frappés.
Charles VIII, roi de France, né et mort à Amboise (1470-1498), fils de Louis XI, roi de France, et de Charlotte de Savoie. Il était frêle et de complexion délicate. Etant monté sur le trône à l'âge de treize ans, sa sœur Anne, femme du sire de Beaujeu, exerça la régence de la manière la plus remarquable; elle triompha de la révolte des seigneurs. (V. Anne de France.) En 1491, Charles VIII épousa Anne de Bretagne, héritière du duché de Bretagne, de France. La même année,
k'III (autrefois S Saint-Denis).
prit (
rênes du
gouvernement :
clairvoyante d'Anne de Beauje der les chimères et les entreprises folles du roi. Celui-ci découvrit dans la succession de René d'Anjou des droits sur la couronne de Naples : il abandonne à l'Autriche l'Artois et la Franche-Comté, à l'Espagne le Roussillon et la Cerdagne, et part pour l'Italie. La conquête se fit avec une rapidité foudroyante : en 1495, Charles VIII entrait dans la capitale de ses nouveaux Etats. Mais les sympathies françaises des NapoUtains durèrent peu ; ce 'fut un revirement complet : dans l'Italie entière se forma nue Ii,,ue contre Charles VIII, et il fallut rebrousser chemin. A Fornoue la furia francese fraya le chemin que les confedercs voulaient barrer. A peine de retour, Charles VIII ptrdit son fils unique Charles. Il songeait à une nouvelle expédition d Italie lorsque, en 1498, ayant heurté du front le linteau dune porte basse du château d' Amboise, il succomba presque aussitôt.
— UiiiLiî R Denis Godefroy, fiistoii-e de Charles VIII
lui n 'FrlieXahori&J-ExpéditiondeCharlesVIIl
I 1 us 1888).
Ch \bles IX roi de France, deuxième fils du roi Henri II
I i I 1 Mil ieMédicis,néauchâteaudeSaint-Germaiii- I ri 1 a\e en 15du mort au château de Vincennes en 1574. Il poita d abord le titre de « duc d'Orléans ». Appelé sur le trône en 1560 par la
François II il régna sous 11 tutelle dt sa
Ifutt
Durant cet intervalle, eurent heu le colloque de Poissy la signature de ledit de jan\ier (1 .62) , 1 echaufi'ouree de Vassy(l"''mars 1562 et la première guerre civile marquée par la bataille de Dreu\(15b2- 1563). La minorité dt fait continua, du reste après que le roi eut pris nominalement en main les rênes du gouvernement; la guerre civile se rallume en 1567 : elle fut marquée surtout par la bataille
de Saint-Denis (1567). ciiarL-s ix,
La signature de la paix, d'après le tableau de Clouet iLovnrcl. à Longjumeau (1568),
ne l'ut qu'une trêve. Les hostilités recommencèrent à la suite d'une tentative de la reine mère pour s'emparer des chefs protestants; cette fois, la lutte dura deux ans: elle fut cmphe par les batailles de Jarnac et do Moncontout (1569), par l'audacieuse campagne de Montgoiiiery en Guyenne et dans le haut Languedoc (1569) et par le combat d'Arnay-le-Duc (1570). L'édit do Saint-Germain (1.570) parut d'abord plus viable que les précédents
incomplète- •liiMomy: Charles IX en -aliilite. C'était charger
mourut au
ith d'Auiricho, qu'il u'uno llllo, la princ survécut quo do qi
uuo'd'Ai
des docuuaMits inodits), Charles IX fiuiiMiAs
orgue ., puis ô en lô7;j, mort on 1050.
do La Ferriûro, Introduction aux de Catherine de Médicis (collection
e). Lo musée du Loul'hirleslX, par Fran-
In 00 portrait, si-
I MIS la galorto impéf\i outre, un busto
vait touio la pouipo do la Irajiêdio du tachait d'ailleurs au thëmo philosoplii<|n la couleur locale. Sa tragédie, représoii('
'■ . I<a pièce, jouée
uiluo après trentc-
^ ^i: 1 i iics, des duels même ■ Cl l^;^ i-umédieus. Enfin, elle '■ 'Vestris et Dugazon et leur
. BoDBBON (cardinal de).
i do France, né à Versailles on
fut reprise avec Ti valut une ovatic
Charles x.
Charles x,
mort à Goritz ei
phin, lils de Lo
iiorta d'abord lo titre de » comte d'Artois « , épousa en 1773
la princesse Marie Thérèse de Savoie dont il eut deux fils •
les duca d Angoulome et de
Berr\ et vécutjus |U ila Ré
à la
1 dibt nguait par
frire 1 aménité
la lOt^èrete de ses mœurs et 1 intra is séance de ses idées absolutistes Le mouvement de 1789 trou\a en lui un ad versaire décidé trois jours après la prise de U Bastille il émierait à Turin avec sa
' eut en exil et dans 1 obscurité pen
le I Empire en 1«14 il rentra en 1 rd à Vesoul puis arriva le premier
l i r et exerça jusquà la \enue de son
1 u ^''o^isoire dont il prohta pour signer
a\L lc5 111 es la lameuse convention du 23 avril qui leur Inrait toutes les places fortes con |Uises depuis 1792 et
Qptif de la couronne, tint au pavillon do Marsan une ir rivale de celle du roi, et devint le chef du parti des ras. Son avènement (1824) fut néanmoins bien accueilli, ses manières atfables lui valurent, dans le peuple de ris, une certaine popularité. Mais, bientôt, le vote d'une -l'iiir.' !'■ sarnli'Lj.', riii'l.-iiHiii.- diin milliard accordée . .iiii-irs, la ■.ni.niNic .|..i,iii,- a la .■.■romonie surannée -a' i'- |'ni\".|iirn-iii Ir- iii..nhiriit,-riicnt public. Le mi- '■'■'■'"■ ■■•■.>■.■>. ..,,n> ,.,• ,.„ ,', ,1,,,. ,,,,.,. ,,„! 1^ snppor-
eii avaient pas cliangé la l sur l'oclat de la victoire le corps expéditionnaire i ordonnances qui