V. DUCHÂTEL
'ierre de Boscosel de), poète fran-
ison de Montmorency, il fut admis à la cour de François II, et conçut pour Marie Stuart une ardente passion. Il échangea avec elle des poésies galantes. Lorsque celle-ci, "devenue veuve, retourna en Ecosse (1561), Chastelard fit partie de l'escorto qui l'y accom-
Ecosse, où Marie Stuart, par ses familiarités, eut lo tort de paraître encourager sa passion. On le trouva un soir couché sous le lit de la reine. Marie, irritée, lui ordonna
do ne plus paraître devant elle; puis, à la suite d'une nouvelle imjirudenco, lo Ht arrêtor. Condamné à mort comme coupable do lèse-majcslé, il fut pondu.
Ghasteler (Joan-Oabriol-Joscph-Albcrt, marquis t>v), général, né à Mens on 1763, mort on 1825. Il entra do bonne heure dans l'arméo antrichionno, fit la campagne contro les 'l'nrcs on 1789, colles do la Révolution contre la France, ot se distingua particulièrement â la balaillo do Wattignies (1794). Il At preuve d'uno grande intrépidité dans la campagne d'Italie sous Souvarov, reçut, on 1800, le commandement du Tyrol, ot, on 180», défendit énergiquemeot ce pays contre les Français; mais il fut défait complèt«-
battit (
Venise, qu'il conserva jusqu'à sa mort.
Crastguer-dcmesnil (Charles-Louis- Joachim, marquis de), né à Valence on 1700, mort â Paris on 1764, Il prit part à la campagne do Westphalio (1741), à la guerre de la succession d'Àuiricho, & la guerre do Sept ans. Lieutenant général depuis 1748, Louis XV lui accorda, en 1755, lo titre de marquis. En 1757, il remplit avec succès uno mission diplomatique auprès do l'électeur do Bavière. Gouverneur du Brouago (Saintongc), puis commandant militaire du Dauphiné, il eut à lutter contre lo parlement do Grenoble, à cause do la sévérité rigoureuse avec laquelle il avait obéi â un ordre de la cour.
ChASTELLAIM ou CbaSTELAXN (Georges), chroniqueur flamand, né dans lo pays d'Alost (Flandre) vers 1405, mort & Valcncicnnes en 1475. Après avoir fait ses études à l'université de Louvain, il se rendit à la cour de Bourgogne, où il devint écuyer do Philippe le Bon ; puis il alla visiter l'Angleterre ot la Franco. A son retour, ilentra tout â fait dans la confiance du duc de Bourgogne, qui fit de lui son conseiller et son chroniqueur en titre. Il jouit de la même faveur auprès do Charles lo Téméraire, qui l'arma chevalier en 1473. Il était bien placé pour connaître les événements, et sa Chronique des choses de ce temps (qui fut continuée après 1474 par Jean Molinet) vaut par son exactitude, malgré l'admiration un peu partiale de rautenr pour les ducs de Bourgogne. Ses œuvres historiques, littéraires et poétiques, sont nombreuses. Elles ont été publiées par Kervyn de Lettenhove (Bruxelles, 1863-1866). Citons les Epitaphes d'Hector et d'Achille, les Douze dame» de rhétorique, VÈpitaphe de messire Jacques de Lalaing; les ballades, les rondeaux, etc.
Ch&teau de Cbutellux.
n) adv. D'i
Histoire généalogique de la famille de Chaslellux (1869).
Chasteixux (Claude de Beauvoir de), maréchal de France, né à Chastellux vers 1386, mort à.Auxerrc en 1453. Il servit avec dévouement le parti du duc de Bourgogne, de qui il était conseiller et chambellan. Il fut créé maréchal de France en 1418, et capitaine général de Normandie, mais se fit battre à Louviors par les Anglais, et la charge de maréchal de France lui fut enlevée, en 1421.
Chastellux (François-Jean, marquis de), militaire et littérateur, né et mort à Paris (1734-1788). n se distingua durant la guerre de Sept ans et servit comme major fénéral de l'armée de Rochambeau, durant la guerre do Indépendance américaine. Lié avec Voltaire et les encyclopédistes, il entra â l'Académie française, en 1775. II a publié de nombreux ouvrages, et sur des sujets très divers. Le meilleur est son Voyage dans l'Amérique septentrionateinu).
ChASTEL-MARLBAC, comm. du Cantal, arr. et à 31 kil. de Mauriac, près du Viollon, affl. de laSumène; 1.250 hab. Fontaine minérale de Chastel. Tombelles. Restes de constructions romaines. Ruines du château de Chastanat.
manière chaste.
ChaSTENET de PoYSÉOnR (.Armand-Marie-Jacques), général et physicien français. V. Pdtséqub.
chasteté (ste — du lat. castitas; même sens) n. f. Vertu des personnes chartes ; abstontiou des plaisirs illicites; honnête retenue dans les plaisirs permis.
— Par ext. Entière abstinence des plaisirs de l'amour : Faire vœu de chasteté.
— Particulièrem. Correction, caractère d'uno langue, d'un stylo pur, châtié.
— S'ïN. Chasteté, continence, honneur, pureté, sagesse, vertu. La chasteté est uno vertu qui fait qu'on s'abstient des plaisirs charnels défendus, qu'on en repousse même la pensée. La continence est le fait seul de s'abstenir, et ce fait peut être contraint ; lors même qu'il est volontaire, il peut s'allier à des désirs que la chasteté réprouve. La pureté est la chasteté la plus parfaite. Quant aux trois mots honneur, sagesse, vertu, ils ne sont synonymes des précédents que lorsqu'ils s'appliquent aux femmes ; Vhonneur suppose la volonté de rester estimable aox yeux du monde ; la sagesse entraîne l'idée de la prudence avec laquelle une "femme évite les occasions dangereuses; la vertu fait penser au courage avec lequel uno fomme résisterait aux attaques des sé'iui'ieurs.
— Anton. Concupiscence, cynisme, immodestie, impudeur, impudicité, impureté, incontinence, indécence, lasciveté, licence, lubricité, luxure, obscénité, sensoalité, volupté.
ChaSTILLON. Biogr. V. CH.iTiixoN.
GUA6TUE - Cil AT
nationale possède, sous le titre de Topographie française, la collection complète de Chastillon.
CHASTRE n. m. Nom que l'on donne communément, dans le midi de la France, au merle à plastron.
ChaSTREIX, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 61 kilomd'Issoire, près d'un affluent de la Burande, l.oso hab.
CHASUBLE {zubV. — V. la partie encycl.) n. f. Ornement que le prôtre met par-dessus l'aube et l'étole, pour la messe : L'Eglise grec- j^tis
que n'a pas admis la i /(^/%\
CHASUBLK.
— Encycl. La chasuble ét^it primitivement un manteau porté indifféremment par les , laïques et les clercs : ^fo' elle était complète- ^^ ment ronde, avec une ^ ouverture au centre,
par où celui qui la re- ---. — ^
vêtait passait la tête on la relevait en pli; sur les bras. Enveloppantainsil'homm entier, elle était parée à une petitt son, casa, casula, bula, d'où lui ' nom. On 1' aussi planeta
appelait ,, planète.
de fixité sur les ép; les. Vers le vi» siècl elle devint ment sacré que les prêtres d'Occident revêtaient par -dessus l'étole pour célébrer la messe. On commença à l'échancrer au viii' siècle, pour la rendre plus
commode. De nos jours, elle est réduite à deux pans, dont l'un tombe sur la poitrine, l'autre sur le dos du prêtre. Le pan de derrière porte toujours l'image d'une croix. Les chasubles doivent être de soie ou de drap d'or : la soie ne peut avoir que l'une des cinq couleurs liturgiques : noire, blanche, rouge, violette et verte.
CHASUBIXRIE (n) n. f. Art ou action de fabriquer des chasubles et autres ornements sacrés du même genre : Connaître la chasdblerie. il Commerce de ces ornements : Foncier une maison de chasublerie. il Articles de ce commerce : Vendre des chasdbleries.
^) n. m. Genre de mammis et de la famille des digitigrades, qui renferme, outre l'animal domestique du même nom, un grand nombre d'espèces caractérisées par un museau court et arrondi, des mâchoires très fortes, des ongles rétractiles : Le lion et le tigre sont des espèces du genre chat.
Il Chat sauvage, "Variété de chat qui vit dans les bois, n Chat haret, Chat domestique qui s est retiré dans les bois et les garennes et y vit de gibier, n Chat chartreux ou des chartreux. Chat domestique dont le pelage est gris bleuâtre.
Il Chat d'Angora, Belle variété de chat domestique, à poil long et soyeux, il Chat d'Espagne, Chat à pelage roux ou mêlé de blanc, de roux et de noir.
— Quelques espèces du genre chat ou même appartenant à d'autres genres portent le nom de • chat. » Il Chat mus(jué ou Chat bizaum. Civette. Il Chat de Conslantinople, Genette.
Il Chat épineux. Nom vulgaire du coendou. Il Chat du Canada, Espèce de lynx du Canada, il Chat à crinière. Guépard. 11 Cna« coianf, Nom vulgaire d« galéopithèque. n Chat de mer ou marin. Espèce de phoque.
— Fam. Terme d'atrection qu'on adresse à un enfant, ou à une personne avec laquelle on a des relations d'intimité.
— Par plaisant. Chat fourré. Se dit, se disait surtout, des docteurs, des magistrats et de certains dignitaires qui portent des fourrures à leurs habits de cérémonie, il Chat grillé. Jeune enfant chétif et qui ne grandit pas. il Musique de chat, Musique aigre et discordante.
— Loc. fam. Chien et chat. Personnes qui ont une grande antipathie l'une contre l'autre, n Ecrire, Griffonner comme un chat, Ecrire d'une manière illisible, n Avoir ioué avec les chats. Se dit d'une personne qui a des égratignures au visage, ii C'est le chat, Réponse ironique par laquelle on donne à entendre à une personne que l'on ne croit cas à l'explication qu'elle donne pour se justifier : n Ce n'est pas moi qui ai fait cela, je vous assure. — Non, c'est le chat, u 11 Pas un chat, Personne : On ne rencontre PAS DN CHAT dans la rue. Il II n'y a pas là de quoi fouetter lin chat. C'est une chose sans importance, sans gravité ; c'est une bagatelle, n Courir comme un chat maigre. Courir vite et beaucoup. — Se dit aussi d'un coureur de femmes.
Il Passer sur quelque chose comme chat sur braise. Se dit
veut écarter
toujours sur ses pieds. Se dit d'une personne adroite, qui sait toujours se tirer d'affaire.— S'applique, surtout en politique, à ceux qui savent conserver leurs places sous tous les gouvernements, n Jeter sa langue aux chats (ou aux chiens). Avouer que l'on ne saurait deviner; se reconnaître confondu, n Avoir un chat dans la gorge. Eprouver dans le gosier un embarras soudain, par suite duquel la voix se trouve arrêtée ou voilée, il Dadler le chat par les pattes. Présenter une chose par l'endroit, le côté le plus difficile. Il .Se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu. Faire courir à un autre le risque d'une entreprise, d'une affaire dont on espère recueillir soi-même le profit. Il Avoir une mine de chat fâché. Paraître furieux. Il Avoir un œil à la poêle et l'autre au chat, 'Veiller à deux choses à la fois, il Acheter, Vendre chat en poche, Acheter, ■Vendre sans voir, sans montrer l'objet acheté ou vendu. (Sans doute parce qu'un chat fut mis à la place d'un lièvre dans une poche de gibecière, pour tromper l'acheteur.) 11 Eveiller le chat qui dort. Réveiller une affaire assoupie, se susciter un danger que l'on aurait dû éviter
prudemment, u II n'y avait que le chat. Il n'y avait auci
— Art milit. Chat hampe. Instrument formé de pli sieurs branches de fer élastique, et qui sert à découvrir les chambres qui peuvent exister dans des canons, il Chat à griffes. Instrument de fer muni de plusieurs griffes, dont on se sert pour rechercher s'il n'y a pas de chambres dans l'intérieur des canons de fusil, ii Chat à neuf queues. Sorte de fouet formé do neuf cordes terminées par une pointe de fer, dont les Anglais se servaient ou se servent encore pour châtier les matelots, les soldats. V. chat-chasteil.
— Bia-s. Figure de chat qui symbolise la liberté et l'indépendance, ou, selon d'autres, l'astuce et même l'hypocrisie.
1! Chat effarouché. Celui qui est rampant, ii Chat Mrissonné, Celui qui fait le gros dos et qui a le poil rebroussé.
— Comm. Nom d'une ancienne sorte de drap de basse qualité, que l'on teignait en bleu foncé ou en noir.
— Jeux. Sorte de jeu d'enfants qui consiste à atteindre et à toucher un joueur, lequel, à son tour, cherche à en atteindre et à en toucher un autre, n Chat coupé. Jeu du même genre, dans lequel un joueur peut se substituer à celui qui est poursuivi, en passant entre lui et le poursuivant, il Chat perché. Autre jeu, où l'on échappe au poursuivant en montant sur quelque chose, en se suspendant au-dessus du sol par la force
'le rat, Jeu où deux
suiventlesyeux bandés et attachés aux bouts
argent.
biles
XVI' siècle, il Trou du chat.
Espace vide rectangulaire ménagé au centre de la hune pour donner passage à la tête
plat et arrondi des deux des mâts à pibles à voiles carrées :
à rames du
jtent dans la hune, n Chat ou Grappin. V. chatte.
— Pêch. Grappin au moyen duquel onpeutretirerlesfilets au fond de la mer. "V. chatte.
— Techn. Fonte qui s'échappe du haut fourneau, par suite de la rupture du tampon du trou de coulée, n Rondelle de métal percée
d un trou dan lequel passe la
Tochier, de Rondelet, est une roussette [scylîium catulus),, nommée gatta d'arga à Nice, catta rouquiera à. Cette, vache au Havre. C'est aussi le nom de la grande roussette {scylîium canicula), catta roussa de Cette, etc.]
— n. m. pi. Nom donné, dans les campagnes, aux folles fleurs du noyer, du saule ou du coudi'ier.
— Loc. PEOV. : On ne peut prendre de tels chats sans mitaines. Se dit d'une affaire qui présente de grandes diflicultes, qui est épineuse, il Le chat parti, les souris dansent, Quand les maîtres ou les chefs sont absents, les écoliers, les inférieurs se livrent au désordre, il La nuit, tous les chats sont gris, Dans l'obscurité, il est aisé de confondre les personnes et les choses, i: Le mou est pour le chat. Se dit de ce qui revient naturellement à quelqu'un, n A bon chat bon rat. Se dit quand celui qui attaque trouve un antac;oniste capable de lui résister, ii Chat échaudé craint l'eau froide, On redoute même la fausse apparence du
— Allcs. litter. :
•ileau (s;
1 chat e
Rolet un fripon, — Rolet était un procureur t vidité et ses friponneries. (Da
Vers d(
parlera
lapplication, le vers de Boileau exprime l'absence de
euphémisme, de toute réticence dans les expressions.)
2" Un saint homme de chat, Hémistiche d'un vers de la fable de La Fontaine : le Chat, la Belette et le Petit Lapin. (Dans l'application, il caractérise l'hypocrisie et la méchanceté cachées sous des apparences de bonhomie.)
— Encycl. Zool. Les mammifères carnassiers faisant partie de la grande famille des félidés ou félins appartiennent, pour ainsi dire tous, au genre chat (felis). L'espèce type est le chat sauvage d'Europe {felis catus), qui habite toutes les grandes forêts, excepté dans l'extrême nord. On croit pouvoir avancer que le chat sauvage peut se croiser avec les chats domestiques et produire des individus à longs poils, à queue courte et très fourrée et à bandes sinueuses caractéristiques. Il est probable que 1 on a confondu, dans ces cas, les chats domestiques marrons avec le vrai chat sauvage. Quant au chat domestique, aujourd hui répandu sur tout le globe, on est d'accord qu il descend, pour la majorité des cas, du chat des anciens Égyptiens, qui est le chat ganté {felis maJiiculata), habitant 1 Afrique occdentale et domestiqué depuis les temps les plus recules par les Nubiens. Quelques mélanges problématiques ont pu se produire avec les chats indiens {felis chaus) et afghans {felis chaviana), d'où dériveraient peutêtre certaines races asiatiques et persanes à longs poils comme les chats d'Angora. Dans l'Inde, d'ailleurs, comme en Indo Chine, plusieurs espèces peuvent se croiser avec les chats domestiques, comme le chat mignon {felis mi- 7iuta) et le chat viverrin (felis viverrina). Dans le Siam, existent des races domestiques, à queue longue ou très courte, qui ne se laissent pas mieux ramener à un type commun le chat malais a la queue courte ou tondue ; le chat de 1 île de Man n'a pas de queue. Le chat domestique, peu commun dans l'antiquité, n'apparaît en France quau moyen âge; jusqu'au xvi' siècle, il était considéré comme un animal rare et précieux, dont on tenait compte dans les inventaires. Ses nombreuses races se sont encore augmentées, depuis que l'on connaît mieux les chats de l'extrême Orient chinois. La chatte domestique porte de 55 à 56 jours, et met au monde de 2 à 5 petits qui n'ouvrent leurs yeux qu'au bout de neuf
)urs. H y a deux portées par an : une au printemps,
autre à la fin de l'été. Suivant les races, le dessous des pattes, les lèvres et le nez sont roses ou noirs. Les chats blancs à yeux bleus sont souvent complètement sourds. La durée moyenne de la vie est de douze à quinze ans. Les nombreuses espèces de chats sauvages sont souvent appelées chats-tigres, comme les serv ^Uigateopardus) d'Afrique (v. serval), quand elles sont piouetées ou tachetées, comme le felis omata du nord-ouest de l'Inde et de la Perse ; le felis scripta du Thibet ; les felis viverrina et min lia et les felis macroscehs et marmorata grandes et bel les espèces de la région indo malaise pour lesquelles on a
qui la rend plus fragile et ne permet pas de la débiter. 11 Chevalet de couvreur.
— Zool. Chat de mer. Nom donné à un coquillage qui es hérissé d'épines, u Nom vulgaire de beaucoup de poissons, comme la chimère, certains squales, etc. [Le chat
t des chats fauves ou dorés -.felis rubiginosa, felis Temmincki. felis scelidogaster, etc. Les chats d'Amérique sont l'ocelot (felis pardalis), le chati {felis mitis), le chat des
CUAT — CHATEAU
').î. felis colocolo ot felis Geoffroyi), ot
luarundi.
ronimo lo felis Turnaucnsis ot autres
' taillo, so trouvent dans los lorrains
lo chat
ot lo chat indien^ dont on a rôles débris ontorrôs dans des nébôto accompagnait son maître,
Il rn de Dame du ciel. La dôosso de Bul.i ! iii aussi bien une chatte qu'un léopard
Il I \ I I ; c'est auprès de son temple qu'on a
Il I I ■ l's de chats les plus peuplés. I^es ca-
'l;i\ I- . \ ri ih i,t niolés de figures en bronze ou en bois dorO ; los unes do grandeur naturelle, los autres plus petites, ou de têtes de chattes on bronze aux yeux d'émail. On les a découvertes et vendues jiar millions de 1880 à 1890. — Iconegr. Au musée du Vatican, dans la Salle des animaux, il y a plusieurs belles figures do chat on bronzo et en marbre ; une, entre autres, représentant un chat effrayé, parfait d'attitude. Une mosaïque antique du musée d.es Etudes, à Naples, nous montre un chat sur le point do dévorer une caille
Chat volant du j la pinacothèque singes, célèbre
petits, grou
Ufe'l<
. uio dllamilton, à
/ des chats et des
: s (même musée);
I I i| lu peintre anglais
r liiMit < ot artiste fut témoin
par un chat qu'il avait en-
er lui ; une Chatte allaitant
par Fremiet. Citons encore
originales que nombreuses
) le « peintre des chais » , de
les compositions
de L.-E. Lambert, surnon
Renouard et de Steinlein.
— Méd. vétér. Les maladies du chat sont moins nombreuses que colles du chien. D y a d'abord une maladie du jeune âge ou gourme, qui se présente par de l'inappétence, du coryza, les yeux chassieux, la diarrhée, et qui peut se terminer par une pneumonie mortelle ; elle se traite par le salol en pilules, à la dose de 20 à 30 centigrammes. Le chat est encore sujet aux entérites vei-mineuses, contre lesquelles on emploie la poudre de noix d'arec, à dose de 1 gramme dans du lait; à la gale, que l'on guérit par le baume du Pérou dissous dans 4 parties d'alcool; enlîn, a.\i cancer des heures, maladie incurable. On débarrasse le chat des poux et des puces au moyen de bonne poudre de pyrèthre insufflée dans les poils. Chat botté (le maître chat ou le), titre et person- Perrault. Ce chat est l'unique bien ti dernier fils d'un meunier. Grâce à 1 désolé maitre passe bientôt pour un
gendre du roi. Los moyens du maître chat ne sont pas des plus scrupuleux, car il menace de hacher comme chair à pâté tous ceux qui ne soutiendront pas ses mensonges, et n'iiésito pas à dévorer le véritable possesseur do tous les biens qu'il attribue à son maître. La victime, à vrai dire, est pou intéressante : un ogro (|ui commet la sottise rie so métamorphoser en souris devant un chat!... Le couto amuse, c'est l'essentiel, et l'autour, à son habitude, en tire bravement deux moralités : la première, c'est que « l'industrie ot le savoir-faire valent mieux que les biens acquis " ; la seconde, que
nage échu
agèmos
Pour inspirer de la no sont pas des moyens toujours indifférents.
Chat-Noir (le), cabaret artistique de Paris, fondé boulevard Rochecbouart, par Rodolphe Salis, et transféré, en 1885, rue Victor-Masse. Toute une pléiade de poètes, chansonniers et humoristes, de dessinateurs, s'est formée au Chat-Noir : .Vlph. Allais, Georges Auriol, Jules Jouy, Mac-Nab, A. Masson, Montoya, Xanrofî, Hyspa, Delmot, Ferny, AL Donnay, Jean Rameau, etc., y ont fait entendre leurs' premières compositions. Salis y avait établi un petit théâtre sur lequel de véritables œuvres étaient jouées, par leurs propres auteurs, à l'aide de silhouettes découpées dans du zinc ; ces n ombres « étaient dessinées par
.(!-:'■ .l; : ' .( ,i|',',,ii. ,1 il représen-
\i^loiHC. la Marche à IKtoUc, Sainte n-odigue, sont devenues célèbres. Tous , ont figuré sur ce théâtre éclectique, napoléonienne retracée par Georges IX scènes pleines d'une douceur mys- 110 primitif, mises « à la scène » par
ifesta encore ses tendances indépon- :U!ou d'une fouillo hebdomadaire, d'alav, * - ir t— et pour frontispice - !'i |ncl florissait 1 éta-
quo quolqu
ChAtaIONA {tè, et gn mil.) n. f. Bouillie de châtaignes, dans los régions montagneuses du contre do la Kranco.
ChAtaignaL {ti!-gnal'[gnm\[.]) n. m. Nom donné, dan.i certaines contrées do Franco, à des terres granitique» dans losquellos lo châtaignier seul peut pousser ot fructifier.
CHÂTAIGNE {tégn' [gn mil.] — du lat. caalanea) n. f. Fruit du châtaignier.
— Par oxt. Nom donné à d'autres fruits ou organes divers d'autres végétaux, n Châtaigne d'Amérique, Fruit do la sloanée dentée, n Châtaigne de cheval. Fruit du marronnier d'Inde. Il Châtaigne de ta Trinité, Fruit du pachirier à grandes ûeurs. n Châtaigne de mer. Graine du mimosa grimpant. Il Châtaigne de terre, Racine du bunion ou terre-noix et do la gesse tubéreuse, n Châtaigne du Urésil, Fruit de la berthollétio élevée, connu â Paris sous lo nom de noix d'Amérique, ii Châtaigne de Malabar, Fruit de l'artocarpe. Il Châtaigne saunage. Fruit do la brabéie étoilée. Il Châtaigne d'eau ou Châtaigne eormie, Nom du fruit de la macro.
— Argot. Soufflet, coup sur la joue.
— Art vétér. Nom que l'on donne à une plaque cornée située à la face interne de l'avant-bras des solipôdes, sur son tiers inférieur, et de la faco interne et inférieure du jarret. (L'âne ne porte de châtaigne qu'aux membres antérieurs. Chez le mulet, la châtaigne du membre postérieur
généralement plus petite que dans le cheval, et man- ' ucfois.) Zoof. Châtaigne de mer. Nom vulgaire do diverses espèces d'oursins comestibles des côtes de France, notamment de Vechinus esculentus, et do Voligoporus melo.
— Encycl. Bot. La châtaigne entre pour une large part dans l'alimentation publique. Ce fruit forme pres.jno ;■( lui seul toute la nourriture des montagnar i , !<■ 1 Xr.. lyne. des Cévennes, de la Corse et do pluM.ii: , i,,s où les récoltes de céréales sont soiur • : i r i presque toujours insuffisantes. Les v.ui i. !■ il ; • ■.mmunes servent â engraisser les cochons ei ia vuiaiHe.
— Châtaigne d'eau. La châtaigne d'eau est lo fruit do la macre ou trapa natans, rangée dans la famille des haloragées ou dans celle des œnothéra- Cées, plante aquatique assez i einmune dans certaines rivières J- Fraiv ce. Ces fruits sont des noix, à roijiie épaisse, d'un noirluisant, indt'ili^eellts, armés de pointes très dures. On man- ,,^^^^ j,,,„ ge 1 embryon, cru ou cuit. On fait ^
bouillir le fruit dans l'eau, ou on le fait griller sous la cendre. Mais le goût laisse à désirer, car le séjour du fruit dans la vase lui communique une saveur particulière. En Chine et au Japon, on mange des châtaignes d'eau fournies par d'autres espèces de macros.
CHATAIGNERAIE (tè-gne-rè [gn mil.]) n. f. Terrain planté ou couvert de châtaigniers ; châtaigniers qui croissent sur ce terrain : Traverser une châtaigneraie. Abattre une CHATAIGNERAIE. Il On dit quelquefois chàtaionère.
Châtaigneraie (La), ch.-l. de cant. do la Vendée, arr. et à 22 kil. de Fontenay-Ie-Comte, entre la Mère et le Loing ; 1.944 hab. Cb. de t. Etat. Fabriques de grosses étoffes de laine ; clouteries et coutellerie ; fabriques de sabots ; teintureries. — Le canton a 20 comm. et 23. 102 hab. français, adver-
lAIE.
CHATAIGNIER (gni-é [gn mil.] — rad. châtaigne) n. m. Bot. Genre quia donné son nom à la famille des castanéacées, comprenant environ dix-sept espèces de l'hémisphère nord des deux mondes et des régions chaudes de 1 Asie. Il Bois du même arbre : Table de châtaignier.
— Hortic. Variété de pomme, à chair blanche et farineuse, que l'on mange le plus souvent cuite.
— Châtaignier du Brésil, Arbre d'origine américaine, la berthollétio élevée ,
qui donne des fruits
sous le nom de . noix d'Amérique ». L'amande de ce fruit est bonne à manger et fournit unehuile d'excellente qualité.
— Encycl. Bot.
L'espèce européenne estlec/uî^aîjmercom- 7nun (castanea vulgaris de Lamarck; fagus castanea de Linné). C'est un bel arbre, dont les racines s'enfoncent obliquement dans le sol. Sa tige, droite, à écorce grisâtre dans la jeunesse, plus tard rougeâtre, fendillée, atteint souvent de grandes dimensions, et porte des branches et des rameaux étalés, couverts de nombreuses feuilles coriaces, luisantes, grandes ot fortement dentées.
Connu et cultivé de toute antiquité, lo châtaignier a produit un grand nombre de variétés. La plus estimée est produisant de grosses et excellentes châ- "" de Lyon, du Luc, d'Aubrag ou
d'Âgen. Ko'us citerons encore la châtaigne ordinaire, petite, assez bonne, très productive, se rapprochant du type sauvage, et enfin la châtaigne des bois, petite, presque insipide et se conservant peu.
he châlaignie) . -. •-
'les. Il est sensi assez long pour mûrir ses fruits ; aussi n'est-il cultivé dans le nord que comme arbre forestier. Il réussit très bien, au contraire, dans les vallées des hautes montagnes du midi do l'Europe, qui, bien que couvertes de neige pendant six mois de 1 année, sont fort chaudes en été. Il aime les endroits découverts, et vient très bien sur les coteaux et les montagnes d'une élévation moyenne. On le propage par semis fait au printemps, soit en place, soit en pépinière, pour le transplanter au bout de deux â cinq ans.
La croissance du châtaignier est lente dans les premières années; mais, ensuite, elle devient plus active. Comme sa longévité est considérable, il peut atteindre do très grandes dimensions (souvent 3 mètres de tour). Ud châtaignier
aignes
ïï^
de la forêt do Montmorency a été immorulisé par lo son. venir de J.-J. Rousseau. Lo plus célèbre do tous los châtaigniers est celui qui so voit Kur lo mont Etna, à une faible distance do la ville d'Aci-Roalc, ot quo l'on connaît sou» le cent chevaux. .Son âge
taillis. On le cultive aussi en émonde ou en têtard ot on futaie.
Le bois du châtaignier est blanc dans les jeunes sujets, et fauve dans les ar1)res d'un certain âge. II est dur, souple, tenace, élastiquo. Il est bon surtout pour les combles, pour la charpente â couvert, pour la confection des futailles, des cercles, des claies, des treillages, des échalas, des poteaux, etc. Comme bois de chauffage, il donne beaucoup de cendre et peu do flamme ; il a surtout le grave inconvénient de pétiller ot de lancer au loin des éclats. Son charbon est léger et bon pour la forgo.
Lo châtaignier commence à produire des fruits vers la cinquième ou la sixième année de greffe, et atteint son produit maximum vers soixante ans. La récolte a lieu dès que les châtaignes se détachent d'elles-mêmes. Lorsqu'on veut les conserver fraîches, on les abat à coups de gaule avant que leur enveloppe épineuse soit entr'ouverte ; puis on les emmagasine dans des bâtiments secs et bien aérés, où elles achèvent de mûrir, et se conservent saines jusqu'au commencement de l'été. Dans certaines localités do 1 Auvergne et du Limousin, pour conserver les châtaignes, yn les fait tremper dans l'eau pendant douze à quinze jours, puis on les fait ressuer, et on les met dans le sable.
Châtaigniers 'les) ou l'Allée des châtaigniers, chefd'œuvre de Théodore Rousseau. — Une large avenue, bordée de châtaigniers séculaires, s'ouvre en face du spectateur et se prolonge au loin, sombre et mystérieuse dans sa partie haute, sous son épaisse voûte de feuillage, doucement éclairée dans le bas par les rayons du soleil qui se glissent entre les troncs énormes. Un cavalier vêtu de noir, une femme en robe ronge portant sur la tête un paquet blanc, apparaissent vaguement dans la pénombre verdoyante et semblent placés là tout exprès pour donner l'échelle de cette immense nef de verdure. Co paysage appartient à la première manière do Rousseau, la plus vigoureuse, la plus originale, la plus poétique.
ChAtaIGNON (té-gnon [gn mil.]) n. m. Nom donné, dans le midi de la France, aux châtaignes desséchées pour être consommées pendant l'hiver.
ChAtain, AINE {tin, en'— forme dérivée de châtaigne) adj. Qui est de la couleur brune de la châtaigne : Cheveux CHÂTAINS. Couleur châtaine.
— n. m. Couleur brune de la châtaigne : Le châtain est la couleur la.plus commune pour les cheveux, a Homme qui a les cheveux châtains : Un beau châtain.
— Gramm. Le féminin châtaine a été longtemps regardé par les grammairiens comme irrégulier. Il est maintenant adopté par les meilleurs écrivains. L'adjectif châtain devient substantif masculin invariable quand il est suivi d'un autre adjectif servant à modifier la couleur : Des cheveux châtain clair, et non pas châtains clairs.
Châtain, comm. de la Vienne, arrond. et à 16 kilom. de Civray, près de la Charente ; 910 hab. Moulins. Eglise romane, vieilles halles en bois. Tumulus à Bonnezac.
chat AIRE n. f. Bot. V. CATAIRE.
CHATAïa. Géogr. V. Chatham.
Chatam, homme d'Etat anglais. V. Prrr.
CHATAMITE n. f. Nickel arsénical.nSyn. de chathamite.
t {cha. vi-é —de chat, et du lat.
qui attaque les cerfs) n. m. Nom donné quciquefo
Il PI. Des CHATS-CERVIBRS.
CBAT-CHASTEIL {cha-cha-téy') a. m. Machine en usage au moyen âge et qui consistait en une galerie, montée sur roues
vent. Elle était destinée à abriter i
J>roteger les travaux l'approche ou de sape.
(Quelques auteurs don-
la forme était très variable, le nom de chai, d'autres celui de chatchasteil; mais lo chat, â proprement parler, était la galerie couverte, et le cnasteil ou beffroi, la tour que l'on y adjoig'nait.) Il PI. Des cbats-chasteils.
ChAtE n. m. Nom sous lequel on désigne les chalands (bateaux) dans le midi de la France, prmcipalement sur les côtes de la Méditerranée.
CHATE n. m. Espèce de melon, très répandue en Orient.
ChAteAU (to — du lat. castellum, forteresse [àim. de camp] qui devint d'abord chastet, ( " '* ' ' '
: de rochers presque inaccessibles, ressemble à l'aire de l'aigle. (Lamenn.)
Château (bla;