hab. La ville tin
appartenait aux évoques de Metz. La saline qui faisait
autrefois la richesse de Château-Salins est actuellement
;l Diouze. Château-Salins fut reconnu propriété dos ducs
do Lorraine par l'évêque do Metz, dans un traité de 1351,
et suivit depuis la fortune du duché do Lorraine.
ChâTEAUTHÉBAUD, comm. do la Loire-Inférieure, arr. ot à 14 kil. de Nantes, sur la Petite Maine ; 1.513 hab. Briqueteries, tuileries. •
GhAtbAU-THIERRY (lat. Castrum Theodorici), ch.-l. d'arrond. de l'Aisne, à 50 kilom. do Laon, sur la Marne; 7.063 hab. {Castrothéodoriciens, ennes.) Ch. de f. Est. Tribunal do I" instance, collège. Carrières déplâtre, extraction do grès, fabriques de toiles, faïenceries ; commerce do céréales, vins, laines, bestiaux, etc. Eglise Saint-Crépin ixv s.), avec de beaux vitraux ; lamaison où naquit LaFontainc sort aujourd'hui de musée. De l'ancien château, il ne reste plus que dos ruines. — L'arrondissement de Château-Thierry a 5 cant., 124 comm. et 56.018 hab.; lo canton, 81 comm. et 15.403 hab.
— Selon l'opinion commune, Château-Thierry devrait son nom à un château bâti en 720 par Charles-Martel, pour servir de résidence au roi Thierry II. Cette ville fut le théâtre do guerres nombreuses. Prise et brûlée par les Anglais on 1421, occupée par Charles-Quint en 1544, Château-Thierry joua un grand rôle pendant les guerres de religion. Elle fut saccagée par les
i de Guise reçut la blessure qui lui valut lo surnom de » Balafré B. Pendant la campagne de France, elle fut envahie par les Alliés (combat de Château-Thierry [12 févr. 1814]), où Napoléon battit Blucher. (La Révolution avait changé le nom de Château-Thierry en celui de Egalité-sur-JUame.)
ChâTEAU-TROMPETTE, forteresse célèbre, aujourd'hui détruite, et qui s'élevait à Bordeaux, au bord de la Garonne, sur l'emplacement occupé actuellement par la promenade des Quinconces. Construite par Charles VII, ello fut agrandie et modifiée par Vauban. Sa démolition, commencée en 1785, ne fut achevée qu'en 1816. La littérature et le théâtre ont recueilli la tradition de scènes historico- romanesques qui s'y seraient déroulées. Le Château-Trompette prêta, entre autres, son nom à un petit opéra-comique en trois actes, paroles de Cormon et Michel Carré, musique de Gevaert, représenté à l'Opéra- Comique le 23 avril 1860. Le livret, dont l'action se passe â Bordeaux, met en scène le maréchal de Richelieu, alors gouverneur de la Guyenne, qui, dans uno intrigue amoureuse, so trouve mystifie par une simple griselto. La pièce est gaie, la musique aimable.
ChÂTEAUVIEUX, comm. do Loir-et-Chor, arrond. et â 40 kil. de Blois, sur le ruisseau de Seigy, affl. du Cher ; 1.058 hab. Château où mourut Royer-Collard.
Châteauvieirx (soisses de). On désigne sous ce nom les quarante soldats suisses du régiment do Châteauvieux qui, lors de la sédition militaire de Nancy (1790), furent condamnés à trente ans de galères. L'iniquité do ce jugement amena en leur faveur une réaction provoquée par la fraction avancée de l'Assemblée législative, qui vota leur mise en liberté. Quand ils revinrent en France, Brest et Paris leur firent des fêtes splendides (1792).
ChÂTEAUVILAIN, comm. de l'Isère, arr. et à 20 kil. de La Tour-du-Pin, entre deux affluents do l'Agny, qui so jotto dans la Bourbre; 509 hab. Fabrique de soieries.
ChâTEAUVILLAIN, ch.-l. de cant. de la Haute-Marne, arr. et à 19 kilom. do Chaumont, sur l'Aujon; 1.279 hab. Ch. de f. Est. Reste
e Château-Thierry.
beau parc et possédé par le prince do J(
1852. Patrie do Decrès. — Le canton a 19 c
Châteauvillain a donné son nom à une :
imont, sur l'Aujon; 1.279 hab.
château féodal entouré d'un
et 7.369 h.
ine famille
dont l'héritière, Jeanne, fut mariée, vers 1340, à Jean, seigneur de Thil, en Auxois, connétable de Bourgogne. La seigneurie de Châteauvillain fut érigée on comté, puis en duché-pairio on faveur du comte de Toulouse, fils légitime de Louis XII.
ChATEAU-YQUEM, grand cru du Bordelais dépondant de la commune de Sauternes. D'une superficie de 150 hectares, lo vignoble produit des vins blancs d'une grande finesse, connus du monde entier et qui occupent le premier rang parmi les sauternes. (V. co mot.) — On dit, par métonymie : Boire du chAteau-yqoem.
CHATÉE Ué) n. f. V. CHATTÉE.
ChâTEIGNERAIC (François de VivoNNB-La), gentilhonimo français, né en 1520, mort â Saint-Germain-en- Layo en 1547. Tour à tour enfant d'honneur de François I", enseigne de la compagnie d'ordonnance du Dauphin, il se distingua à la bataille de Cérisoles par son courage (1544). Du parti du Dauphin et de Diane de Poitiers contre le roi et la duchesse d'Etampes, il fut chargé, à l'aurore du nouveau règne, de sccUor d'uno façon écla-
tante la disgrâce de la maîtresse du défunt souverain. On donnait couramment & collo-ci comme ami très intime lo jouno comte do Jarnac, â qui oJle avait fait épouser sa sœur. François do Vivoone répandit partout dos calomnies sur Jarnac. Il so fiait sur sa réputation do vigueur extraordinaire ot d'habileté dans les armos pour quo l'iosulté n'osât poiDt relever lo gant ot fût ainsi taxé do couardise, co qui frapperait déjà au cœur sa protectrice; lo tout, sans préjudice dos révélations futures sur les amours on partie double do la duchesse. Mais Jarnac déjoua ces menées. Il rolova lo gant sans espoir : contre l'attcnto do tous ot contre sa propre attente, il fut vainqueur dans un duel resté célèbre. (V. Jarnac.) La Cbâtcigneraie, do désespoir, déchira ses pansements et mourut dans la nuit mémo.
ChateilxAN (Sébastien), théoiogion. V. Castalion.
CBÂTEL n. m. Ancienne forme du mot c/idteau.
CbÂTEI. ou CHÂTEly-SUB-MOSELLE, ch.-l. do cant. des Vosges, arrond. ot â 15 kil. d'Epinal, sur la Moselle; 1.331 hab. Ch. de f. Est. Fabrique do broderie; moulin. Forêt communale. Vestiges do la voie romaine qui reliait Bâle à Metz ; restes des anciennes fortifications de la ville, bâtiments des couvents dos augustines et des capucines. — Le canton a 23 comm. et 15.495 hab.
ChÂTEL (Jean), régicide, né vers 1575, mort on 1594. Fils d'un marchand drapier de Paris, il avait dix-neuf ans et étudiait au collège de Clermoot, quand il tenta d'assassiner Henri IV, lo 27 décembre 1594, au moment où ce prince so baissait pour relever deux gentilshommes qui avaient mis genou en terre devant lui, do sorte que le roi fut blessé â la lèvre, non au ventre, que visait le meurtrier. Il en fut quitte pour une large coupure et une dent cassée. Cfaâtel l^ut écartelé le surlendemain. Accusés de l'avoir excité au crime, les jésuites furent bannis du royaume, où Henri IV los rappela quelques années après. Ctaàtel trouva un apologiste dans le fougueux ligueur Jean Boucher.
ChÂTEL (l'abbé Ferdinand-François), fondateur do l'Eglise catholique française, né â Gannat (Allier) en 1795, mort à Paris en 1857. Ordonné prêtre en 1818, il remplit, entre autres fonctions, celles d aumônier de régiment, et fut interdit pour des articles peu orthodoxes. Après la révolution de juillet 1830, il réunit autour de lui quelques prêtres mécontents et fonda, sous le nom d'Eglise catholique française, un nouveau culte basé sur le déisme, la suppression des dogmes et la célébration d'offices en français. Ayant réuni un certain nombre d'adhérents, il se fit sacrer évêque par un prétondu grand maître des templiers, Fabré-Palaprat, et so proclama primat des Gaules. Mais, bientôt, un de ses prêtres, l'abbé Auzou, fonda une secte rivale et, en 1842, son église, presque déserte, fut fermée par la police. Il avait obtenu un bureau de poste lorsque, après la révolution de 1848, il revint â Paris, prêcha dans les clubs l'émancipation de la femme et le divorce, et fut condamné, en 1850, pour outrages à la morale et â la religion. Pour vivre, il donna alors des leçons, et finit par tenir une épicerie. On a de lui, outre les livres liturgiques de son Eglise et diverses brochures et sermons : Profession de foi de l'Eglise catholique française (1831); Catéc/(i5"ie(1833). souvent réimprimé; Code de l'humanité {n'a).
ChÂTEL (Du), nom de divers personnages. V. Ddchâtel .
GhÂTEL-AILLON, comm. d'Angoulins (Charente-Inférieure), près de la pointe rocheuse du même nom, au fond du permis d'Antioche ; 30 hab. Ch. de f. Etat. Bains de mer. Châtel-Aillon fut une place forte importante, du x«
CHÂTELAIN (/m — rad. châtel) n.m. Seigneur qui avait le droit d'avoir un château ou une maison forte, avec territoire. Il Châtelains royaux. Ceux qui, relevant directement du roi, exerçaient le droit de haute justice, ii Châtelains inférieurs. Ceux qui, relevant des vassaux du roi, n'avaient que la moyenne et la basse justice.
— Officier envoyé dans les bourgadies éloignées, pour y rendre la justice, par an grand seigneur â qui son territoire trop étendu ne permettait pas d'agir personnellement. (Ce châtelain était ainsi appelé parce qu'il était capitaine des châteaux des ducs et des comtes, et qu'il rendait la justice dans la basse-cour desdits châteaux) : Le CHÂTELAIN usurpa souvent la propriété de sa charge, et d'officier se fit seigneur,
— Par ext. Celui qui possède et habile un château : Le rêve de tout commerçant est de devenir un châtelain.
■ — Adjectiv. : Seigneur châtelain.
Châtelain (René-Théophile), militaire et pnblicisto, né à Saint-Quentin en 1790, mort en 1838. H qmtta lépco pour la plume en 1815, se fit une brillante réputation comme publiciste et journaliste libéral sous la Restauration, et signa, en 1830, la protestation des journalistes. Sa collaboration au ■ Courrier français » , surtout, a laissé do longs souvenirs dans la presse périodique. Parmi ses écrits, on distingue : le Paysan et te Gentilhomme (1817) et les Lettres de Sidi Mahmoud (1835), où U a imité avec esprit les Lettres persanes.
Châtelain (Georges), chroniqueur. V. Cbastellad».
CHÂTELAINE {tèn') a, t. Femme d'un châtelain ; maîtresse d'un château : Une noble châtelaine.
— En T. de cost.. Chaîne que les dames accrochent à leur ceinture, ot à laquelle elles attachent uno montre, des clefs, des instruments de couture, etc. n Bande de soie ou do laine quo les femmes mettent à leur cou pour se préserver du froid.
— Adjectiv. : Dame châtelaine. Chaîne châtelaine.
ChÂTELAIS, comm. de Maine-et-Loire, arrond. et à 12 kilom. de Segré, près de l'Oudon; 1.013 hab. Ardoisières. Huileries, moulins, sabots, toiles. Vestiges gallo-romains ; camp romain.
CHÂTELANIE(ni) n. f. Bot. Syn.doTOLPiDE.
CHÂTELARD {lar' — rad. châtel, qui s'est dit pour château) n. m. Nom donné, dans certaines provinces, â des éminences qui portent' des vestiges d'anciennes fortifications- (On châtelaine, trouve des châtelards dans les départements du Rhône, de la Loire, de l'Ain et de la Savoie. On ue ce sont des postes d'observation créés â l'épo-
pense oti que galli
-romaine.)
CHATELARD — CHATENAY
I Vaud, district ve; 7.200 hab.,
protestants. Restes d'un ancien château où J.-J. Rousseau a placé, dit-on, la scène de sa Nouvelle Béloise.
ChâTELARD (Le), ch.-l. de cant. de la Savoie, arrond. et à 29 kilom. de Chambéry, au pied d'une montagne escarpée et près du Cbéran ; 861 hab. Moulins, tannerie. ■ • • " ' ■ lines d'un vieux
moulins. Commerce de beurre et
nom de Cbâtelard.)
ChÂTCLAUDREN, ch.-I. de cant. des Côtes-du-Nord, arrond. età 18 kilom. de Saint-Brieuc.sur le Leif ; 1.474h. Ch. do f. Ouest. Mine de plomb argentifère. Tanneries, chapelleries, clouteries, fabriques de meubles, de cidre, de sucre. Pommes renommées, dites « reinettes de Châtelaudren ». Eglise paroissiale avec un bel autel sculpté par Corlay ; aux envii Dame-du-Tertre.
ChâTEL-CENSOIR, comm. de l'Yonne, arr. et à 28 kil. d'Avallon, au confl. du ruisseau de Chamoux avec l'Yonne ; 1.012 hab. Ch. de fer P.-L.-M. Scierie. Rocher de Pieirequi-low-ne. Eglise des xi« et xvi" siècles : tour ronde ; cimetière mérovingien.
ChâTEL-DE-NEUVRE, comm. do l'Allier, arrond. et à 18 kilom. do Moulins, près di - . . .,■
d'œufs. Èghso romane.
ChâTELDON, ch.-I. do cant. du Puv-de-Dôme, arrond. et à 20 kilom. do Thiers, sur le "VauziroD, affluent de la Dore ; 2.064 hab. Scieries mécaniques. Belle église du xiv siècle ; château entouré d'un beau parc. Sources froides, carbonatées calcaires, ferrugineuses et gazeuses, connues depuis 1778. — Le canton a 6 comm. et 8.422 hab.
Châteldon possédait, au moyen âge, de nombreux ateliers de coutellerie et de tannerie. La peste et des inondations forcèrent les habitants de se réfugier à Thiers, où ils importèrent leur industrie.
CBÂTELÉ, ÉE adj. Blas. Chargé de château.x : lambel
CHÂTELET (lé — dimin. de château ou châtel) n. m. Autrefois, 1° Petit château; 2*' Ouvrage en bois ou en terre, élevé entre les lignes de circonvallation et de contrevallation. (Au moyen âge, on donnait le nom de châtelets à de petits châteaux destinés à défendre un pont ou une route. Le plus souvent, ils étaient construits en travers du passage qu'ils devaient protéger.)
— Mar. Hune couverte d'une sorte de cage, qui était usitée au moyen âge.
— Techn. V. carête. » L'une des parties composant le métier du rubanier, et qui soutient les hautes lisses.
ChâTELET (grand) ou simplement ChâTELET, ancien château de Paris, où l'on rendait la justice, et qui devint ensuite une prison, il Juridiction qui avait son siège au Châtelet, et où l'on jugeait en première instance les atTairos civiles et criminelles.
— Encycl. Au ix" siècle, les deux ponts qui donnaient accès dans la Cité, à Paris ; l'un au N., à la place du pont au Change
porte surmontée d'un logis et flanquée de deux tours. i.,es ouvrages, détruits à plusieurs reprises par les Normands, furent reconstruits sous Philippe Auguste, puis sous saint Louis, et réparés par Charles V ; le petit Châtelet a été démoli en 1782, le grand en 1802.
Jusqu'à la Révolution, le grand Châtelet fut le siège de la justice royale de Paris. La juridiction du Châtelet eut à sa tête un prévôt, dont cet édifice était la demeure. La juridiction prévôtale absorba peu à peu toutes les juridictions seigneuriales. Au prévôt on adjoignit, au xiv« siècle, un lieutenant civil, plus tard un lieutenant criminel ; \e personnel des magistrats du Châtelet devint très nombreux. On peut dire que sa juridiction comprenait à peu près, outre les attributions de la préfecture de police, la compétence du tribunal de première instance et, en partie, du tribunal de commerce et de la chambre des notaires.
On a fait, en outre, au grand Châtelet, à partir de Louis XIV, une prison pour les criminels de droit commun. Le petit Châtelet a servi aussi de demeure aux prévôts, " : de prison, et, au xvin" siècle, on y envoyait les déte-
Châtelet (fontaine dc Palmier, dite aussi fontaine de la 'Victoire, ou colonne du), construite de 1806 à 1808, sur les dessins de Bralle, au milieu de la place du Châtelet, à Paris, pour perpétuer le souvenir de l'expédition d'Egypte. Ce monument fut remanié, de 1855 à 1858. Il atteint aujourd'hui une hauteur totale de 22 mètres. Le fût de la colonne, sculpté en tige de palmier, est divisé en six parties par cinq colliers portant inscrits dans leurs champs les noms de quinze grandes batailles gagnées par 1 armée française à la fin de la République ou au commencement de l'Empire. Le chapiteau figure la cime d'un palmies, supportant un demi-globe doré sur lequel se dresse une 'Victoire en plomb doré, tenant à la main des couronnes de laurier, par Boizot. Quatre statues sculptées : la Justice, la Force, la Prudence et la Tempérance, par le même auteur, debout, adossées à la colonne, l'enveloppent en se tenant par la main. Elles sont sur
un stylobate quadrangulaire qui sert de fontaine au moy de quatre cornes d'abondance, une à chaque angle, do
) en tête de dauphi
Châtelet (théâtre du). Construit sur la place du Châtelet par l'architecte Davioud, ce théâtre fut inauguré en août 1862. ]^a salle, la plus vaste de Paris, contient plus de trois mille places, et ses vastes proponlOll^
drame et à la fécri' Ce théâtre fut successivement dirigé par Hostein (1862) , Nestor Koqucplan (1869), Hostein (1871), Fischer et Beaugé (1874), qui y jouèrent l'opéra; Castellano (1875), qui revint au drame ; Rochard (1880), qui joua le drame et la féerie ; Flourypèreetfils(1882)
Parmi les pièces q ont eu le plus de succès, citons : 'le Secret de miss Aurore, les Mystères du vieux Paris, le Tour du monde en SO jours. .Michel Strogolf; parmi les féeries : les Mille et une nuits. Coco fêlé, Cendritlon, la Poudre de Perlinpinpin, Robinson Crusoé. — En 1874, Colonne, fondateur de l'Association artistique, entreprit de donner chaque dimanche d'hiver, au Châtelet, des concerts symphoniques.
Châtelet (Le), ch.-l. de cant. du Cher, arrond. et à 23 kilom. de Saint-Amand-Mont-Rond, sur une colline qui cloniino le Portcfouille, affluent de l'Arnon ; 2.191 hab. de grains. Restes d'un châimm. et 7.638 hab.
Cliarbuimag.-s, ianuuoirs, poteries.
Châtelet ou ChASTELET (Paul Hat du), magistrat et publiciste français, né à Laval en 1592, mort à Paris en 1636. Il fut successivement avocat général au parlement de Bretagne, conseiller d'Etat. Chargé d'installer le parlement à Pau, d'organiser l'intendance de la justice dans l'armée, il fut un des hommes en lesquels Richelieu plaça le plus de confiance. On le loue d'être intervenu pour
iver BouttoviUe du ressentiment de Richeli publié à cette occasion un Factum pour mess de Monfjnorency. On lui reproche, il est vrai, uiivuu publié un violent pamphlet contre Marillac, au moment où celui-ci fut également jugé, mais c'était peut-être pour se faire récuser du nombre des juges et n'avoir pas à le condamner. Homme de beaucoup d'esprit, il fut le premier secrétaire de l'Académie française. Il a écrit, entre autres, une Histoire de Du Guesclin, publiée en 1666.
Châtelet ou ChASTELET (Paul Hat du), historien et publiciste français, fils du précédent, né vers 1620. Il a publié, entre autres, des Observations sur la vie et la mort du maréchal d'Omano (1643), un traité de la Politique de France (1669), qui le fit enfermer à la Bastille. Une seconde édition, revue et augmentée, fut donnée de cet ouvrage, en 1677, par d'Ormesgrigny.
Châtelet (Parent du). Biogr. V. P.iEENT-DncHÂ-
TELET.
Châtelet (Gabrielle-Emilie Le Tonnelier de Bre- TEuiL, marquise dd), femme de lettres, née à Paris en 1706, morte à LunéviUe en 1749. Son père, le baron de Breteuil, était introducteur des ambassadeurs à la cour de Louis XI'V. Elle était particulièrement recherchée à la cour. Après son mariage avec le marquis du Châtelet- Lomont, lieutenant général des armées du roi, elle fut attachée à la reine en qualité de dame de tabouret. Sa liaison avec "Voltaire, pour lequel la belle Emilie, comme il l'appela, quitta son mari et sa situation à la cour, dura longtemps. Ils se retirèrent d'abord à Montjeu, près d'Autun ; puis, la publication des Lettres philosophiques ayant soulevé contre l'auteur de violentes colères parmi les hommes religieux, ils allèrent se cacher à Cirey. La marquise était fort savante ; pour lui plaire. Voltaire étudiait Newton, Leibniz, et l'Académie des sciences ayant proposé pour sujet de concours la question suivante : De la nature et de la propagation du feu. Voltaire et son amie se mirent sur les rangs : ils furent battus par Euler. Ils se querellaient aussi fort souvent, mais ne tardaient pas à se raccommoder. Ce fut pour la marquise du Châtelet que Voltaire écrivit la jolie pièce de vers dont le premier quatrain est si connu :
Si vous voulez qne j'aime encore,
Rendez-moi l'âge des amours ;
Au crépuscule de mes jours,
Rejoignez, s'il se peut, l'aurore- Voltaire vieillissait donc, et la marquise finit par lui donner pour remplaçant un galant capitaine de cavalerie, qui était aussi poète. Saint- Lambert, l'auteur des
M"" du Châtelet a laissé un Traité sur le bonheur'; des Lettres ; Institutions de physique ; Traduction des principes de Newton. En tête de ce dernier ouvrage se trouve son Eloge, écrit par Voltaire.
Châtelet (correspondance de m"' du). Dans ces lettres, l'âme de M"' du Châtelet se fait voir tout entière. Ardente, dévouée, dans la situation irrégulière où elle vit. M"» du Châtelet s'oublie elle-même pour s'occuper constamment de Voltaire, de sa gloire, de ses intérêts, lui sacrifiant avec joie son temps, son esprit, son devoir et sa fortune. Pendant dix années de durée, l'amour do M"" du Châtelet pour Voltaire resta aussi tendre, aussi profond qu'aux premiers jours ; mais lui n'était plus pour elle qu'un ami tiède. Aussi , pendant cinq années , la correspondance montre l'amour de la marquise passant par des phases successives et se transformant enfin en
amitié. Quand Saint-LamlirTT -<-• .imiuti rll, :,',r I :i
facilement Voltaire pour Im 1 ' ■ m \
])lus jeune qu'elle, s'empara I i I ; ^\.i
par vanité ; seule, M»" du i: . , . .. i 1,
.-imour ; seule, elle en fut vrTM i M' n. ■• ■ < ' ■ i hm
avec l'ardeur désespérée d'une dcrniôro jiassiuii. Celle ardeur éclate à chaque ligne de sa Correspondance. Ces lettres font connaître le côté sentimental de la vie de M"' du Châtelet. Toujours représentée comme i'Egérie do Voltaire, le docteur, chez elle, avait fait tort à la femme, et ses lettres prouvent que la femme méritait aussi d'être mise en relief C'est toujours le sentiment qui domine, et, dans la peinture de ce sentiment, son style reste constamment chaste. Une sensibilité délicate l'entraîne, et la contraint à la fois. Quant au style, il est ferme et simple, et parfois touchant. Cette Correspondance a été publiée par Eugène Asse (Paris, 1878).
ChÂTELET-EN-BRIE (Le), ch.-l. de cant. de Seine-et- Marne, arrond. et à 11 kilom. de Melun, non loin de la Seine ; 938 hab. Fours à plâtre, tonnelleries. — Le canton a 13 comm. et 8.035 hab.
CHATE-LEVANT (van), CHATE-PRENANT (nan), loc. adv. Se disait, dans ie Messin, d'une clause de contrat par laquelle celui qui prenait un fonds à gagière, ou à mort-gage, avait droit aux fruits.
ChÂTELGUYON, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 7 kilom. de Riom, sur une petite montagne baignée par le Sardon; 1.617 hab. Vieux château en ruine ; cascade. Etablissement thermal alimenté par sept sources, à 30" environ, gazeuses, contenant du chlorure de sodium, du bicarbonate de chaux, du fer.
ChÂTELINEAU, comm. de Belgique (prov. de Hainaut), arrond. administratif et judiciaire de Charleroi, sur la Sambro; 10.188 hab. Hauts fourneaux, forges et lanii-
CHÂTELLENIE (tè-le-nl — rad. châtel) i et juridiction d'un seigneur châtelain ; cette juridiction.
— Enctcl. La châtellenie se composait d'un château ou d'une maison revêtue de tours et de fossés ; les châtellenies royales relevaient du roi; les châtellenies seigneuriales relevaient d'une baronnie ou d'une seigneurie titrée. Dans l'origine, c'étaient des offices, ou plutôt des commissions révocables à volonté, données par les comtes à des châtelains. Ceux-ci les ayant prises en fief, elles devinrent propriétés. Les châtellenies eurent d'abord le droit de basse justice, et, plus tard, celui de haute justice.
CHATELLERAULT ou CHÂTELLERAUT (tè-le-rô) n. m. Variété de poire d'été, mûrissant en août et très estimée.
— En T. de techn. Au xvi* siècle. Sorte de toile fabriquée à Châtellerault, et qui devait être assez forte, puiS'
Seigneur
d'arr.
pour faire de la toile « Châtellerault (lat. Castellum Heraldi), ch.de la Vienne, à 29 kilom. de Poitiers, sur la Vienne et son affluent l'Envigne; 20.014 hab. (Châtelleraudais , aises.) Ch. de f. Orléans. Tribunal de 1" instance; ch.-l. de la 5" subdivision militaire du 9' corps d'armée; chambre d'agriculture, hospice, prison. E.xploitation de carrières; grandes fabriques de coutellerie; aciers très estimés. Bâtie au point où la Vienne devient navigable, la ville n'offre comme édifices intéres-
Sain
Elle doit son nom à un château bâti au XI" siècle. — L'arrondissement a 6 cant., 61 comm., et 65.476 hab.; le canton, 7 comm. et 27.426 hab.
— Manufacture d'armes de Châtellerault, Importante manufacture d'armes blanches datant de 1819 et remplaçant celle de Klingenthal, Armes de Châtellerault. proche de la frontière allemande.
En 1830, on adjoignit une seconde manufacture à la première pour la fabrication des armes à feu, en même temps qu'on supprimait la fabrique de Maubeuge.
Depuis cette époque, la manufacture de Châtellerault n'a fait que progresser. Le personnel ouvrier, placé sous la direction d'officiers d'artillerie, comprend tout d'abord des ouvriers immatriculés qui ont droit, au bout d'un certain nombre d'années, à une pension de l'Etat : en second lieu, des ouvriers libres travaillant aux pièces et recrutés un peu partout. Les travaux de fourniture sont livrés à une entreprise payant les ouvriers et le personnel civil ; cette entreprise est soumise au contrôle* d'une direction dont le titulaire, un officier supérieur nommé par l'Etat, a sous ses ordres les officiers contrôleurs d'armes.
CHATELLERAULT (tè-le-râ) n. m. Pop. Couteau.
ChâTELXIERS-CHÂTEAUMUR, comm. de la Vendée, arrond. et à 50 kilom. de Fontenay-le-Comte; 908 hab. Pierres meulières. Tombelles.
CbÂTEL-MONTAGNE, comm. de l'Allier, arrond. et à 22 kil. de Lapaiisse, sur une montagne dominant la Bèbre ; 1.6S1 hab. Moulins, fabrique de cretonnes, taillanderies, fours à chaux. Eglise du xi' siècle.
ChÂTEL-SAINT-DENIS ou Castels, bourg de Suisse, cant. et à 35 kil. de Fribourg; 2.270 hab. Fabrication do fromage et de tresses de paille. Eglise dédiée à saint Denis. Vieux château construit au vu» siècle.
ChÂTELUS-LE-MARCHEIX, comm. de la Creuse, arr. et à 18 kilom. de Bourganeuf, près du Taurion ; 1.937 hab. Ruines d'un château fort. Ancien château de Peyrusse.
ChÂTELUS-MALVALEIX, ch.-l. de cant. de la Creuse, arrond. et à 19 kilom. de Boussac, sur un affluent de la Petite Creuse ; 1.282 hab. Filons de houille non exploités. Fabriques de chandelles et de bougies, clouteries. Eglise paroissiale du xiv« siècle, avec un beau bas-relief d'albâtre de la même époque, représentant les Scènes de la Passion, — Le canton a 10 comm. et 11.540 hab.
Châtenay, (
m. de la Seine, arrond. et à 1 kilom.
du bois.de Verrières; 1.561 hab. Pé-
ières, fraisiers, cerisiers, groseilliers. Maison de plai-
(.:h.it(M)ay Mt MTK Ds). On appoUo ainsi les prôlimi-
11,111, ir I ,;iï I 11. 'S, on 1576, entre los plénipotentiaires
lu î,,i 1 I I , . 1m is (irotostants. Ils stipulaient : lo libre
.■v.iiiguiiquo dans tout le royaume,
il Ii'ux de résidence do la cour;
! li/'lomy; la réhabilitation dos
i 1 I l.nri II pour crime d'hérésio;
! , oùroté aux réformés; onllu,
il ,;. ncraux. L'édit de Boauliou
s. 111 I , ,1 .1 1, Lulansu lot accord, un mois après.
CHAT-EN-JAMBES n. m.' Embarras quo l'on cause à
i|il, l.|ii ni. : L.uilrr u;l CUAT-EN-JAMBKS à Un COIlCurreill.
CHÀri;NOis, .1.-1. ilc^ i:ant. dos Vosges, arrond. et à iikil.i.i ■! ■ ,\i NI. !i:.i. ,.iL, i.ri's du Vair ot de la /br<;( rie ' .1 . . - f. Est. Fabriques de brodo-
II , ,1 l.aioau do Gérard d'Alsaco,
M i 11 iiiii.i'. lui, uns. ivumos d'un prieuré dû béné- .li. I - l.o L.iiilu[, a il. . umui. et 8.136 liab.
ChAtenois ou Kestenholz, ancien cb.-l. de cant. .lu li.i-. KIlin, comm. d'Alsaco-Lorraine, arrond. et cercle .!<■ s. hi.siadt; :i.l70 hab. Tissage de coton, moulins, sciori,.s; au [iiod du Hahnonberg, source minérale. Brûlé on i.'..s. . . I.tiurg fut encore incendié, en 1444, parles Arma- ^iia. s liotaite des paysans révoltés en 1525. Cédé à l'Al- 1. in.i-ii.. |.ar le traité de Francfort du 10 mai 1871.
ChàtENOIS, comm. du territ. et à 9 kilom. de Belfort, sur la Savoureuse ; 1.516 hab. Mines do fer; fours à chaux, forges, fonderies, vanneries. Forôt. Source chlorurée.
Chatbam ou Chatam, ville d'Angleterre (comté de Kent), adjacente à Rochester, dont elle a été pendant longtemps un faubourg, sur la Medway; 31.710 hab. (58.000 hab. avec Rochester et Strood.) Place de guerre, la plus forte do l'Angleterre après Portsmoutli, et entourée do plusieurs torts qui défendent l'entrée de la Medway ; port militaire, le second du royaume pour l'importance de ses chantiers, de son arsenal de construction et d'armement. Arsenal avec parc d'artillerie; institut militaire. Minoteries, fours à chaux, briqueteries. Ecolo des sapeurs et du génie. Ville sans importance jusqu'à Henri VIII, qui la dota d'un arsenal de marine; le port fut agrandi et fortifié sous Elisabeth et Charles II ; mais les ouvrages de défense qui entourent cette place ne datent que de 1758. En 16S7, la flotte hollandaise, sous lo commandement do Ruyter, força l'embouchure de la Medway et détruisit une bonne partie des travaux do fortitication et do l'arsenal de Chatham.
CbathaM, ville du Dominion canadien (Nouveau- Brunswick), sur le fleuve côtier Miramichi; 5.650 hab. Grand commerce de bois ; exportation de poissons, surtout de saumons. — Ville de la province d'Ontario, sur la Thames, affluent du lac Saint-Clair; 9.050 hab. Commerce de denrées agricoles, de bois, de porcs. Industrie active.
Chatham (îlks), groupe d'Iles anglaises du grand Océan austral, à 740 kilom. à l'E. de la Nouvelle-Zélande, dont les indigènes sont des Morioris (188 sur 459 hab.). Découvertes en 1791 par le lieutenant anglais Broughton.
CHATHAMITE (de Chatham, nom de lieu) n. f. Nickel arsenical naturel. Variété de chloanthite.
Chatham ou Chatam (lord). V. Pitt.
CHAT-HUANT (cha-u-an) n. m. Nom vulgaire d'une chouette, appelée aussi hulotte, et appartenant au genre syrnium (si/rniiiwi aluco). V. hulotte.
CHATI n. m. Nom vulgaire d'un chat sauvage d'Amérique [felis mitis), qui n'est qu'une variété d'ocelot.
CHÂTIABLE (du lat. castigabiUs ; do castigare, châtier) adj. Qui peut ^tre châtié, qui mérite d'être châtié ; Un
puissant lorsque
nesf pas CHATIABLE.
CHÂTIER (du ^
\aX. castigare ; de casais, chaste, pu — ■*- - '— -tprom.pers. pi. de" -