V. BRODEQUIN
— hanc. Chausser un arbre, unG;?Zan^e, Ramenerde la terre au pied d'un arbre ou d'une plante, pour la mieux enraciner ou accroître sa vigueur, sa production. «On dit aussi bottek.
— Art vétér. Chausser une vache. Envelopper de linge le paturon d'une vache fatiguée.
— Cheval. Chausser les éperons à quelqu'un, Lui mettre les éperons en le recevant chevalier.
— Fauconn. Chausser la grande serre d'un oiseau. Entourer l'ongle du gros doigt de l'oiseau avec un morceau do peau qui lui sert d'entrave.
— Manèg. Chausser les étriers. Enfoncer trop avant ses pieds dans les étriers.
— Musiq. Chausser les voix à leur point. Proportionner l'étendue dos chants, tant au grave qu'à l'aigu, a l'étendue des voix qui doivent les chanter.
— V. n. Avoir le pied fait pour des chaussures d'une longueur déterminée : Chausser à six, à sept points.
— Fig. Chausser ou Se chausser à même point. Etre de même humeur.
Chaussé, ée part. pass. du v. Chausser.
à-dii
■ Blas. Se dit do l'écu
qui porto
une chausse, c'est-
qui est divisé par deux diagonales jointes de la pointe, et se terminant l'une à l'angle dextre du chef , et l'autre à l'angle senestre. (Très rare en France.)
— Manèg. Cheval tout chaussé, Celui dont les balzanes montent jusque vers le genou ou le jarret.
— Loc. fam. Fenime bien chaussée. Se dit d'une femme dont la mise générale est très élégante.
— Loc. PROv. : S'enfuir un pied chaussé etl'autrenu, Se sauver précipitamment.
Il Les cordonniers sont lea plus mal chaussés, On manque précisément de ce que, par sa position, on pourrait si
procurer le plus haussure: Enfant qui ne
Engin de dé-
Se chausser, v. pr.
sait pas SE chausser.
— Loc. fam. Se chausser ou Se chausser la tête de, S'éprendre, s'infatuer de.
— Anton. Déchausser.
CHAUSSETIER [châ-se-ti-é — rad. chaussette) a. m. Celui qui fait ou qui vend des bas et autres articles de bonneterie. (Vieux.) Il On dit aujourd'hui bonnetier.
— Encycl. Les artisans de cette corporation, dite aussi des chaussiers, étaient astreints, au moyen âge, à obseiver des prescriptions qui les empêchaient d'empiéter sur les corps de métiers voisins. Ils avaient, cependant, la permission de faire des malles et valises, des sangles, des besaces do toile. Mais il leur était défendu de faire des coiffures, dos robes et autres vêtements de corps.
CRAUSSE-TRAPE [chôss) a. t. Art milit.
fense, accessoire composé de quatre tiges ou broches de fer d'environ 0",20 de longueur, réunies par une de leurs extrémités, et dont l'autro bout est taillé en pointe aiguë ; le tout disposé de façon que la chausse-trape, jetée sur le sol, s'y tient toujours sur trois pieds présentant une de ses pointes en l'air. Il Pieu aigu que l'on cnlonçait autrefois parmi les herbes, pour servir au môme usage, n Chausse-trape brûlante.
Sorte de brûlot que lesassiégéslançaient autrefois sur les assiégeants. (PI. Des chausse-tbapes.)
— Fig. Ruse que l'on emploie pour tromper.
— Blas. Meuble d'armoiries qui représente un instrument de fer garni de quatre pointes.
— Bot. Nom vulgaire de la ccnlaurta calcitrapa.
— Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre rocher. '^*^^ ^^^^
— Vén. Machine de fer servant de piège ^"N/'"^ pour prendre des loups et d'autres bêtes. D'argent
CHAUSSETTE (chô-siV — dimin. de »>">e<:h,M«c-<J'apc chausse) n. f. Demi-bas : Une paire de cuAvssETtss.nChmissette russe, Bandelettede toile qui enveloppe le piod et lient .
lieu do chaussette. \
— Pop. Chaussettes de deux paroisses.
Chaussettes dépareillées.
— Encycl. On appelait ancionnoment chaussettes des basde-chausses à pieds coupés, qu'au xvi« s.
on mettait par-dessus les bas et qui al les portait surtout en il y avait de ces chaussettes q
ettaient à mémo la peau, sous le bas, et, quand elles avaient un sous-pied, elles ' '■ ' ' étrivière ' ou . à étrier •. Les
étaient dites • chausse