V. ARBALÈTE
— Blas. Figure de chèvre, Meuble assez rare en blason, et symbolisant les pays montagneux et les rocher" ' -'
inaccessibles, il Chèvre aillante, Ceîle qui est dressée sur ses pieds de derrière. (Elle peut encore être accomée, clarinée, etc.)
— Bot. Barbe-de-chèvre, Espèce de spiréo.
— Pêch. Chèvre de guideau. Pieux sur lesquels on pose le rets ou le sac de guideau.
— Techn. Support sur lequel le charron place son bois pour le scier, il Table à trois pieds, sur laquelle on fait des fromages. Il Dans les moulins à soie. Instrument qui sert à tenir la fusée. Il Levier articulé et coudé sur deux pieds formant entre eux un certain angle. (Cet appareil sert à soulever une voiture pour procéder à son nettoyage ou à des réparations urgentes.) il Machine qui sert à élever des fardeaux, il Pied-de-chèvre ou Pied-de-biche, Levier de fer dont un bout a la forme du pied d'une chèvre, il Chèvre d'échafaudage. Croisillon en bois destiné à maintenir un échafaudage volant.
— Encycl. Zool. D'après la forme de leurs cornes, les chèvres se divisent en deux sous-genres : chèvres proprement dites {capra) et bouquetins {ibex). Les premières ont
les cornes à section elliptique pointue, pla*~- — '
sabre, avec nodosités peu marquées ; ces cornes sont parallèles et recourbées en arrière. La chèvre domestique (capra hircus), dont la souche sauvage est inconnue, paraît dériver de l'œgagre ou chèvre à bôzoard (capra ipgagrus) des montagnes de Grèce, d'Asie Mineure et de Perse, jusqu'à rindou-Kouch. Dans l'Himalaya et le Thibet vit une autre espèce {capra Falconeri) ou chèvre markor, dont les cornes en vrille ont leurs pointes dirigées en dedans. On n'a aucun renseignement sur les races domestiques de l'Asie et de l'Afrique, dont les cornes en vrille se dirigent, au contraire, en dehors, c'est-à-dire que leur spirale est dans un sens opposé. Répandue dans toutes les régions de l'ancien monde, la chèvre domestique est précieuse pour son lait et aussi pour sa chair; elle se nourrit facilement. La chèvre, à 1 état sauvage, est un fléau pour la végétation, qu'elle détruit sans remède. C'est à elle que sont dus, pour la plus grande partie, la dénudation com-
plète et le déboisement des Alpes et de la région circamcditerranéenne. Le pel^e des chèvres est assez grossier, mais il a toujours été utilisé pour faire des tissus, comme les camelots d'Orient, les popelines, etc. Les toisons d'Asie ont toujours été les plus estimées ; celles des chèvres d'Angora, du Thibet, sont encore aujourd'hui justemont réputées. Il n'existe pas de chèvres en dehors de l'ancien monde, ou bien ce sont des bêtes importées. A l'état
: 1. Ordinaire 5. De Nubie ;
fossile, elles ne sont pas connues avant l'époque quaternaire : capra Bozeti (quaternaire d'Auvergne) ; capra Cebennarum (cavernes de Miolet), etc. — La chèvre des montagnes Rocheuses est une antilope du genre hajplocerus; celle de Malaisie {kambing-outan) est un nemorrhxdus.
— Techn. Dans les constructions, on emploie pour élever des fardeaux un appareil appelé chèvre, qui se compose de pièces facilement démontables. Il en existe plusieurs types. Parmi les principaux, on doit citer : la chèvre à trois
pieds, la chèvre à haubans, la chèvre
verticale, la chèvre de tranchée, la chèvre à déclic, etc. La première est constituée par deux hanches qui se réunissent à la partie supérieure, de manière à former tête ; un pied forme trépied avec les deux hanches. La chèvre à haubans est la plus employée. Elle est formée par deux hanches qui se réunissent comme dans l'autre type. Une poulie à gorge, située à la tête, permet, au moyen d'un cordage qui s'enroule à sa partie inférieure autour d'un treuil, de hisser les fardeaux les plus pesants. Les hanches sont inclinées, dans le but de permettre l'élévation du fardeau à la hauteur voulue. Des haubans, attachés à la tête et en arrière, maintiennent cette position. La chèvre verticale est composée d'une lon- ■gue poutre posée verticalement sur un coussinet ou crapaudine. Des haubans s'opposent à tout déversement. Une combinaison de poulies, autour desquelles s'enroule le oàble ou la chaîne de traction, permet de diminuer l'effort nécessaire pour produire l'ascension du fardeau.
— Art miht. Oii
établi deux chèvres :
l'une de campagne, dite brisée, parce qu'elle se démontait à volonté, l'autre employée dans les places, qui n'était pas démontable. En 1825, on adopta un modèle unique de place et de campagne, qui fut remplacé , en 1840 , par une chèvre dite ,i déclic, encore en usage aujourd'hui, mais qui ne peut soulever plus de 3.600 kilogr. D'oii l'établissement d'une chèvre de place, mod. i87S, dont il existe trois types de force croissante ; la plus considérable pouvant soulever j usqu'à 30 tonnes, lorsqu'elle est équipée à six brins. Ces chèvres diffèrent de la chèvre 1840, non seulement par leur force, mais par certains détails de construction et notamment en ce que le treuil est remplacé par im monte-charge à barbotin.
place (mod. 1875).
Dans les batteries de côte, on se sert de chèvres en tôle d'acier et qui sont à treuil comme la chèvre modèle 1840.
Depuis 1868, le matériel de l'artillerie comporte une clièxyre de tranchée, organisée surtout pour servir à l'armement des batteries de siège et disposée de manière à ne pas dépasser l'épaulement derrière lequel on l'installe. Elle se compose essentiellement de deux couples
de montants verticaux; entre ceux-cr peut glisser un cha^ peau horizontal auquel on suspend le fardeau. C'est au mo^yen de deux crics spéciaux, fixés à des montants et qui d'ailleurs peuvent servir indépendamment de la chèvre, qu'on fait monter et descendre le chapeau. Cette chèvre a la même puissance que celle du modèle 1840.
— Myth. Chez les Grecs, la chèvre était consacrée à Pan et à divers dieux, surtout à Zeus, en mémoire de la nymphe Amalthée, qui avait été sa nourrice, et gu'on représentait souvent sous la forme d'une chèvre. On immolait des chèvres dans certains cultes : à Sparte, en l'honneur de H ra a Heurs en 1 honneur d Apollon Au contraire, à Mondes d Egypte 1 éta défendu de tuer une chèvre, car on croya t que Pan s eta t caché sous la peau de cet animal.
— Iconogr Les art stes de la Grèce et de 1 Itahe représe tèrent fréquemment la hèvre Amalthée On voit plus e rs spéc mens de ces œuvres au musée du Vatican.
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\Q Cl V s b o t 1 1 f s (1 Erra tat,e), tableau
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gravures de bebast en Barras d après Van der Cabel ;
le C/ e fes Ab es tal leau de Decamps la Chèvre
\ W e groupe en marbre de Jul en (Louvre) ; la Jeune
fil II I ou re) une des plus harmantes produc-
1 au de Bouchardon
Chèvre ( p di- la) promonto re f ança s du Fini-
na t a S la presqu île de Crozon entre l'anse
1 i nan et la ba e de Douarnenez
Chèvre (lai [lat Capella] eto le de prem ère grandeur, I I p le ie la onstellat on du Cocher et la plus bril-
I d ell s qu sont toujours v blés au dessus de
I I zon de Pa s Elle se trouve ians la d rection prolongée de la queue de la petite Ourse, près de trois petites étoiles qu'on nomme les Chevreaux. Elle doit son nom à la chèvre Amalthée, nourrice de Jupiter.
CHEVREAU {vro) n. m. Zool. Petit de la chèvre. (On l'appelle têtard lorsqu'il est encore à la mamelle, et broutard quand il est plus âgé.)
— Fam. Eufant, jeune homme vif, ardent, fougueux.
— Mégiss. Peau de chèvre ou de son petit, le chevreau, qui est mégissée et dont on confectionne des gants et des empeignes de chaussures de luxe.
Chevreau (Urbain), savant et littérateur français, né et mort à Loudun (1613-1701). II séjourna quelque temps en Suède, comme secrétaire de la reine Cnristine (1652- 1662), et plus tard à Heidelberg, où il prépara le mariage de la princesse Charlotte-ElisEibeth avec Monsieur, frère de Louis XIV. Il devint ensuite précepteur du duc du Maine. On lui doit quelques ouvrages érudits, entre autres : Remarques sur les œuvres de Malherbe (1660) ; VBistoire du inonde (1686); un recueil d'anecdotes le concernant, le Chevrseana (1700), et des tragédies oubliées.
Chevreau (Julien-Théophile-Henri), administrateur français, né à Paris en 1823. Il devint, en 1849, préfet de l'Ardèche; eh 1851, secrétaire général du ministère de l'intérieur, et, en 1853, conseiller d'Etat. A la suite de démêlés avec de Persigny, il reçut la préfecture de la [>oire-Inférieure, qu'il échangea plus tard contre celle du Rhône (1864), puis contre celle de la Seine (1870). Ministre de l'intérieur dans le cabinet Palikao, il travailla activement à la mise en état do- défense de Paris et se réfugia à Bruxelles après le 4-Septembre. Il resta un des chefs du parti bonapartiste et fut élu, en cette qualité, député de l'Ardèche (1885). Il échoua au scrutin de ballottage de 1880.
Chevreaux (les), nom des trois petites étoiles i, Ç, ^ de la constellation du Cocher, formant un petit triangle isocèle, situé à 3 degrés au S. de la Chèvre. (Le lever des Chevreaux qui, avant d'être astres, avaient été les frères de lait de Jupiter, passait pour annoncer les ouragans.)
CHÈVREFEUILLE [feu-ilV [U mll.J) n. m. Genre d'arbrisseaux, type de la famille des caprifoliacées, renfermant un grand nombre d'espèces, la plupart grimpantes, originaires des régions tempérées de l'hémisphère nord, et dont le nom scientifique est loniccra.
orthograph
actuel, n'est pas autorisée par l'étymologie ; elle a, cependant, quehiues rares analogies, comme cerfeuil, et elle est d'ailleurs ancienne.)
— Encycl. Le genre chèvrefeuille comprend des arbrisseaux à tige grimpante, plus rarement dressée. Les fleurs sont diversement groupées à l'aisselle des feuilles ou au sommet des rameaux. Le fruit est une baie charnue et arrondie.
Le chèvrefeuille des jardins (/onicera caprifolium), originaire dos forêts du midi de l'Europe, est depuis longtemps cultivé dans les jardins, pour l'élégance de son port, la beauté et surtout l'odeur suave de ses Heurs.
Le chèvrefeuille des buissons (lonicera xylosteum) croît dans les haies, les lieux montagneux et couverts ; il atteint 2 mètrrs de
usages : ses bai
chevrelle
chèvre-pied n i gheviœ-pieds | des pieds de chèvre. (Se dit on parlai nités rustiques de la mythologie) : Les faunes et les satyres étaient des dieux CHi-:vKE-PiEDS.
— Substantiv. : Les satyres et les autres chèvre-pieds.
— Par anal. Homme très mal fait, difforme.
— Crust. Nom que l'on donne quelquefois aux chevrettes
CHEVRER Y. n. S'agiter comme une chèvre, s'impa-
CHEVRERIE (ri) n. f. Liou où l'on parquo los chèvres. CHEVRETTE il f. l'otitL' ehôvro. Il FomoUo du chovrouil :
,1 . Ml \i I III / '':i! "I ''î>'nr>'ment deux faons.
I Mil N In ! mil :ii- a uiio lillolto, âuno jouno
tl, I': \.:iii : i:i III" lie diverses
i's|i. I 1^ -.' I. !■!, : çamaros,
ciauyuii., 1 '^•^LU-, cl salicoquos. I\ VJBi '^^V — Dut. Nom dans corlains dé- vV ^^*-r J\ parlements, d'un agaric comestihio, connu aussi sous le nom do cliantcrcUc.
i do bour don, coinnio la cornemuse, ni de soufflet, frangaiso.)
— 'l'oclin. Sorte do petit clioiiet do f<' branclio par devant et qu'ompluici soulever lo bois du foyer.
Petite barre de for à deux pieds
Chevrette (mua. (xin«
ombustible
iiblo
Chevrette (tecbn.).
1 cbevillo, qu'on place iitTérontes, lorsui'ii'.iii 11, Il li 'iu!,,i il' les objets ([ui portent dessus. CHEVRETTER in-r Ir) ou CHEVRETER V. n. Trépigner, 'agiter comuio une chèvre. (Vieux.) Syn. de chevrotkr.
CBEVRETTIÈRE (i
'rè-ti-ér') n. f. Femme qui pile la cheriso, pour en faire un appât.
'// [// mil.] — du lat. capreoliis. même mammifères artiodactyle renfermant des anim:i élégantes et légères, sa
taille
ï chevreuil {sonnerii
trompe).
la mâchoire supérieure, à bois court peu ramifié, hal>itant l'ancien monde.
— Véner. .Sonneriede trompe pour lâchasse au chevreuil.
— Encvcl. On connaît une espèce de chevreuil : le chevreuil d'Europe (capreolus capra) ; son bois n'a jamais
la chevrette. Répandu dans toutes los forêts de l'Europe, de l'Asie Mineure et de la Perse, il ne dépasse pas le Liban. Plus à l'E , il est remplacé par sa variété pygarqus (chevreuil de Tartarie), plus grand, avec andouillers pouvant atteindre le nombre de cinq à chaque bois; l'écusson blanc près de la queue est plus large, la taille est plus grande. Cette variété se
Mongolie, un gibier t
oriental, e chevreuil f mé pour 1
chair; il vit, surtout dans les régions plates, par petites troupes de trois ou quatre chevrettes et d'un mâle. Les femelles, suivant l'âge, mettent bas un, deux ou trois petits ; le chevreau a une livrée tachetée comme celle des faons des cerfs.
Le chevreuil se forlonge rarement et randonne dans le même canton. On le chasse à l'aide de chiens courants, soit à courre, soit au fusil.
ChevrEDL (Michel), médecin français, né à Angers en 1754, mort on 1845, se livra surtout à la pratique des accouchements. Il fut professeur à l'Ecole d'accouchement d'Angers et membre de l'Académie de médecine (1825). On lui doit des mémoires très estimés.
Cbevreul (Michel-Eugène), chimiste, membre de l'Institut, né à Angers en 1786, mort à Paris en 1889, fils du précédent. De l'Ecole centrale d'Angers, il vint à Paris, oil il fut successivement chimiste dans la fabrique dirigée par Vauquoliu (1804), préparateur du cours de Vauquolin au Muséum (1810), protcsscMir do chimie au lycée Charloniai,Miei isn;. Il tut nuninié. en 1824, professeur de chimie ei liifecteur des teintureries à la manufacture des Gobeliiis, 1mi is2(î, il fut admis à l'Académie des sciences en nMiiplacemont de Proust, et succéda, en 1830, à "Vauqueliii iians sa chaire au Muséum. Il a été nommé directeur <Iii Muséum en 1864, poste (lu'll conserva jusqu'en 1879. I.;i science lui doit un grand nombre de découvertes. Les i?echrrches chimiques sttr les corps gras d'origine animale, qtii ont fondé la gloire de ChovreiiK ont paru on 1823. Il donnait la première théorie exacte de la saponification. Cette théorie Va conduit, plus tard, à la découverte des bougies stéariquos. Sa vie entière fut vouée au travail. « L'homme, disait-il, doit se considérer toute sa vie comme un écolier, et chercher à devenir plus capable, meilleur. Et c'est pourquoi j'ai toujours tenu surtout au titre, qui est leplus l)eau de mes titres : « Doyen des étudiants ». Son centenaire a été solennellement fêté par les savants et les étudiants.
■^ ans à l'Académie, il a publié un
grand nombre de mémoirofi chimie appliquée d la tcintu contraste simultané des coule leurs applications aux arts induslriels, à l'aide des cercles chromatiques (1864); De la baguette divinatoire, du pendule dit explorateur et des tables tournantes (1854); Lettres adressées à M. \illemain sur la méthode en général et sur la définition du mot fait, relativemi-nt aux sciences, aux lettres, auT hruux-arts (1856); De la
parmi Io8<(«ol« : Leçon» de (1828-1831); De la loi du (1839); Des couleurs et de
«le à
généralité de ses applications (1870); D'une erreur de raisonnement (1872) ; Guano du Pérou (1874); Phé- i • i
nomène de la vieillesse (lilS); Sur l'affinité capillaire (1876) ; Sur la combinaison du chlorhtidrate d'ammoniaque avec les riievr--til,
chlorures de sodium et de
potassium (1877); Sur les draps de laine teints en noir bleuAtre (1879); Considérations générales sur les méthodes sricnli figues ( 1883); Sur le mouvement des poussières abandonnt'es à elles-mêmes (1885).
CHEVREUUE (H — de Chevreul, chim. franc.) n. f. Genre do composées-senécionidées, renfermant des plantes naines, cespiteusos, qui croissent dans l'Amérique australe.
CHEVREULIOS [li-uss — de Chevreul, chim. franc.) n. m. Zool. Syn. do bhodosoma.
CHEVREUSE n. f. 'Variété de pêche très estimée.
ChevreusE, ch.-l. de cant. de Seine-et-Oise, arrond. et à 19 kilom. de Rambouillet, sur l'Yvette, sous-affluent gauche de la Seine ; 1.813 hab. Ch. de f. de Paris à Limeurs. Station de Saint-Remi-lès-Chevreuse, 2 kii. Hospice, tanneries, mégisseries, tuileries, briqueteries, lavage de laines. — Le canton a 20 comm. et 10.512 hab.
— Histoire. Une abbaye dédiée à saint Saturnin est mentionnée à Caprosia (Chevreuse) dès 975. Lo roi Robert y construisit un château, agrandi par Philippe Auguste. La baronnie de Chevreuse fut érigée en duché-pairie par François I" (1545), en faveur du duc et de la duchesse d'Etampes. Acquis par le cardinal de Lorraine (1555), le duché de Chevreuse resta dans la maison de Guise jusqu'à ce que Marie de Rohan, veuve de Claude de Guise, le transmit au fils de son premier mariage, Charles-Honoré d'Albert de Luynos (1664). Après l'avoir aliéné, sous Louis XIV, la famille de Luynes a racheté le domaine où se dressent encore le donjon du château (xn* s.) et la chapelle de la Madeleine. Ces ruines dominent une vallée célèbre par ses sites pittoresques.
Chevreuse (Marie de Rohan-Montbazon, duchesse DE), née en 1600, morte à Paris en 1679. Elle avait épousé en premières noces (1617) le connétable de Luynes, qui mourut en 1621 : en secondes noces (1622), Claude de Lorraine, duc de Chevreuse. Toute sa vie fut un tissu d'intrigues ; intrigues d'amour et intrigues politiques. Le nombre de ses conquêtes fut considérable ; on cite, entre autres, les comtes de Moret et de Holland, Châteauneuf et Chalais, Charles l'y de Lorraine et le marquis de Laigues. p]lle se mêla aux diverses conspirations de cour contre Richelieu, puis contre Mazarin, ce qui lui valut plusieurs exils et nombre d'aventures dignes des romans d'Alexandre Dumas. Au demeurant, elle était femme d'esprit et de cœur, très intrépide et très énergique. Il est souvent question d'elle dans les mémoires de son temps.
Chevreuse et de Luynes (Charles-Honoré d'Al- HEBT, duc DE), né OU 1646, mort en 1712. Il embrassa la
ini, I-' des armes, fut nommé gouverneur de la Guyenne, iiinétable de France. Il consacra la fin de sa vie à l 'était un des esprits les plus distingués et un
-^ .ii.i.tères les plus honorables de son temps. Il était aiiti dv. Fénelon. En 1667, il avait épousé la fille ainée de Culbert. — Son arrière-petit-fils, Marie-Charles-Locis d'Albert, duc de Chevreuse, connu tout d'abord le nom de Dnc DE Mo
Louis XV particulièrement au siètîe do Prague. Il mourut en 1781.
Chevreuse (la duchesse de,
CUEVREU — CUEVROiN
/eur(n53); l^Vie du fameuj: père Norbert (nôi) ; des comédie» en ver» et dos poèmes héroï-comiques, réunis sous lo titre de : Poèmes sur des sujets prit de l'histoire de notre temps (1758-1759).
ChevriËREB, comm. do la Loire, arrond. et à 32 kil. do Montbrison, au-dessus du ravin duGimont, affluent do la Coise; 1.434 hab.
chevrillard ivri-llar' [H mil.)) n. m. Nom du petit da
CHEVRILLE tl mil.) D. f. Nom vulgaire de lalailnc vivaco.
CHEVRIN lu vx franc. cAeuer, crcn8or)n. m. Cavité profonde, formée itar l'eau sous los rives des cours d'eau, et où lo poisson va déposer son frai et se réfugier.
CBEVROUITIE Isl) ou CBBVROLATIA f»i-a — de Chevrotât, entomologiste franc.) n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des scydménidés, renfermant les plus grandes formes du groupe, et dont les deux espèces connues habitent, l'une la France et l'Italie {chevrolatia gnis), l'autre la Dalmatio et la Crimée {ehe- ' vrolatia egregia).
CbevROLIÉRE (La), comm. do la Loire- Inférieure, arrond. et à 12 kilom. de Nantes. près du lac de Grand-Lieu ; 2.073 hab. [Chevrolins, ines.) Commerce do volailles.
CHEVROLLE (rad. chèvre, chevrette) n. f. Nom vulgaire des crustacés du genre caprelle {caprella , de la famille des caprellidés.
CHEVRON (rad. chèvre) n. m. Constr. Pièce de bois équarrie qui sert à la couverture d'une maison, otqui soutient les lattes sur lesquelles on pose la tuile ou 1 ardoise, n Bois équarri sur 0»,08. (On l'emploie pour faire les bâtis de grosse menuiserie, tels que
le courant du faite e
tde faible grosseur, il Chevrons de croupe. Chevrons inégaux fixés sur les arêtiers de la croupe d'un comble, tl Chevrons de ferme. Ceux qui s'encastrent par le bas sur l'entrait, et se fixent par le haut au poinçon, il Chevrons de long pan. Ceux qui sont sui
pannes de long pan. il Chevrons de remplace. Les plus petits des chevrons d'un dôme.
— Art milit. Marque distinctive d'ancienneté en forme de "V renversé, qui se porte sur la manche gauche et dont l'institution remonte à 1777. Abolis en 1791, les chevrons furent rétablis par Napoléon, qui régla leur signification : 1, 2, 3 chevrons correspondent respectivement à 10, 15 et 20 ans de service. Plus tard, et jusqu'en 1866, les trois chevrons correspondent à 8, 12 et 16 ans ; puis, de 1866 à 1879, à 7, 14 et 21 ans. Depuis cette époque, le nombre en a été réduit à 2 : un après 5 ans, l'autre après 10 ans de service. De plus, les chevrons n'existent plus que pour les soldats et caporaux qui les portent invariablement dans tous les corps, en galon de laine écarlate. Pour les sous-officiers, dont les chevrons étaient en galon d'or ou d'argent, on a substitué, comme insigne du rengagement quelle que soit la durée du seni-ico — une soutache mi-partie soie rouge et or ou argent, cousue le long du parement de chaque manche.
Dans quelques armées étrangères (en Angleterre, troupes brunswickoises, en Russie), on rencontre encore lo chevron, généralement disposé en sens inverse du chevron des armées françaises, et comme insigne de grade.
— Astron. Météores ; Les comètes ou chevrons de feu que l'on voit quelquefois dans le ciel. (Desc.)
— Blas. Pièce héraldique honorable de seconde classe.
A, chevron
Chevron couché. Chevron coupé
blessa
par son esprit
d'opposition et Chevron rompu. Chevron ne tarda pas à
être exilée loin do Paris. Elle se retira à Lyon, où elle mourut. La duchesse do Chevreuse avait beaucoup d'esprit. On a d'elle une nouvelle historique, intitulée : François de .Mentel (1807).
CHEVRIE {vri — rad. c;ietTe((cj n. f. Instrument de musique du genre do la musette et de la cornemuse.
CHEVRIER (vri-é), ÈRE n. Celui, celle qui mène paître
— n. m. Variété de vigne cultivée dans la Dordogne.
CbevRIER (François-Antoine), littérateur français, né à Nancy en 1720, mort à Rotterdam (Hollande) en 1762. Ecrivain satirique, pamphlétaire mordant et sans retenue, il quitta l'armée, alla à Paris et se fit tant d'ennemis par son esprit sarcastique et licencieux, par ses pamphlets, qu'il dut se réfugier en .Allemagne, puis en Hollande. On lui doit un grand nombre d'écrits; entre autres, /â Colpor-
Chevron abaissé. Chevron alaise. Chevrons appointés. Brisé ou éclaté.
formée do doux pièces assemblées à angle aigti, et qui partent du milieu du chef sans toucher le bord de l'écu,
née à dextre ; écimé ou coupé, lorsque sa pointe est coupée horizontalement; (baissé, quand il ne dépasse pas lo milieu de l'écu; alaise, s'il n'en touche les bords d'aucun coté; il peut être encore brisé (ou éclaté), renversé fou versé), onde, ployé, denté, crénelé, échiqueté, etc. Dcu^cliovrons peuvent être enlaces ou appointés. — Comm. Nom donné au poil ou à la laino de certains naux (chèvre, chevreau) : Poil de chevron. Gramm. Nom donné à l'accent circonflexe. ■ Honic. Plate-bande de sazon au milieu d'une allée. Mar. Pièce de bois de c'héne ou d« sapin, qui porta