‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 902 sur 956 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Iké, dis

CHŒRADODE (ké) ou CHŒRADODIS Genre d'insectes orthoptères marcheurs, famille des mantidés, renfermant de grandes mantes, propres à l'Amérique du Sud, remarquables par l'expansion membraneuse prolongeant de chaque côté leur prothorax. (Les chœradodos sont couleur feuille-morte, imuléesparl elles guettent les insectes.)

CHŒRADODIE Ucé, di) n. f.

Genre d'amaryllidacées, voisines des alstrœméries. (Ce sont des herbes du Chili, à racine fibreuse, à tige haute et dressée, à feuilles longues, à fleurs en ombelle multiflore.)

CHŒRADOPLECTRUM {ké, plèk'-trom'} n. m. Genre d'orchidacées, du groupe des physuridées, que certains botanistes considèrent comme appartenant aux spisanthécs. La seule espèce connue habite la Chine ; elle ressemble à un spisanthe.

CHŒRIDIUM {ké, di-om) a. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, renfermant des coprophages d'Amérique, dont on connaît plus de trente i pèces. (Les chœridions ont les mœurs des bousiers, ils sont de taille moyenne, arrondis, bombés.)

Chœrilos d'Atbènes, poète tragique athénien (commencement du v" s.

av. J.-C). Il prit part à de nombreux concours de tragédies, disputa le prix à Prynichos, à Pratinas, à Eschyle, et fut couronné treize fois. Il avait composé, dit-on, cent cinquante tragédies, et des drames satiriques, genre où il excellait. On n'a de lui aucun fragment.

Chœrilos de Samos, poète épique grec (V s. av. J.-C), né vers 472, mort e

bousiers, ils sont

ChœrWiu

, Macédoine ■

Vers la tin de la guerre du Péloponèse, on le retrouve à Samos, où il est fort honoré par Lysandre. Il se rendit ensuite à la cour d'Archélaos de Macédoine, et il y mourut. Il avait composé un poème sur la guerre médique, Persica, dont on a quelques fragments très courts, assez médiocres.

Chœrilos d'Iasos, poète épique grec, originaire d'Iasos, en Carie (iv" s. av. J.-C). Il suivit Alexandre dans la haute Asie, et chanta ses exploits. On prétendait que chacun de ses vers avait été payé un statère. Chœrilos était, sans doute, l'auteur d'un poème sur la guerre lamiaque intitule Lannaka. II a traduit en grec la fameuse épitaphe de Sardanapale. C'est de ce Chœrilos d'Iasos que s'est moqué Horace dans VEpitre I" du livre II.

CHŒROCAMPE ou CHŒROCAMPA {ké) n. m. Genre d'insectes lépidoptères, sous-ordre .des sjjhingines, famille des deiléphilidés, renfermant des sphinx dont les che- Dilles ont la tète et les deux premiers anneaux rétractiles et étroits, qui les font paraître munis d'un groin de porc. Aussi Domme-t-on les chœrocampes , vulgairement , groîns de cochon, et leurs chenilles, cochonnes,

— Encycl. On connaît plusde quatre-vingts espèces de ces beaux

sphinx, répandus surtout dans les régions tropi plus belle espèce de France, ehœroeampa nerii (le sphinx du laurier-rose), se trouve presque partout dans l'ancien monde ; le ehœroeampa celerio, ou sphinx phénix, est répandu dans les mômes régions, mais il remonte moins au Nord et ne dépasse guère la Belgique. Le ehœroeampa elpenor, sphinx de la vigne, est commun en France, comme le ehœroeampa porcellus, petit sphinx de la vigne.

CHŒROMYCE {ké) n. m. Genre de champignons souterrains voisins des truffes, et appelés aussi Iru/fes blanches. (Ils croissent dans les sables du nord de l'Afrique et ont la saveur des truffes noires.)

CHŒROPUS {ké, puss) mammifères marsupiaux rapaces, famille des péramélidés, renfermant une seule espèce d'Australie {ehœropus castanotis).

— Enxycl. Les chœropes sont de taille moyenne ; leurs pattes antérieures sont didactyles. De ils vivent

CHŒROPOTAMUS

des bunodonte gypse de Moni

Chœrope.

;, renfermant des 3s (éocèno supé-

Section du genre

GHŒROTHERIUM (A-i", té-ri-om') a. m. Genre de mammifères artiodactyles pachydermes, dont les débris fossiles ont été découverts dans les dépôts tertiaires des jnonts Sivalik, dans lo nord do l'Inde. (Le ehœrotherium sitiatense est une forme ancienne de bunodontes pourvus de quatre doigts, presque également développés, avec la dentition analogue à celle des porcs.)

CHOÈS (ko-èss — du gr. khoés, pi. de khovs, congé, mesure>pour les liquides) n. f. pi. Libations de vin, de lait et de miel, en l'honneur des morts, dans l'antiquité grecque.

CBŒUR {keur' — iu lat. chorus, gr. A-Aorosl n. m. Dans certaines cérémonies de l'antiquité, Réunion de personnes

exécutant des danses méthodiques ou marchant en cadence : Les CHŒURS des fêles de Délos étaient un mélange de danses, de chants et de symphonies. (Passerat.) il Dans le théâtre antique. Réunion de personnages formant une sorte de personnage multiple qui intervenait plus ou moins dans l'action, et, dans les intermèdes, chantait des vers d'un rythme particulier, accompagnés de danse : Le CHŒUR s attachait ordinairement à observer le principal personnage de la pièce, pour te plaindre, le louer ou le blâmer. (Acad.) Il Morceau exécuté par les mêmes personnages ; Les CHŒURS d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, d'Aristopliane. il Morceau chanté ou débité sur un rythme

rf'Esther et rf'Athalie sont réputés des chefs-d' poésie lyrique.

— Archit. et liturg. Partie de la nef d'une église où se tient le clergé pendant l'office divin, n Ensemble des

pendant rolBce : Etre dispe vents. Ensemble des religieux profès ou religieuses professes dont l'office est de chanter au chœur, au lieu que les frères lais et les sœurs converses sont employés aux œuvres serviles du couvent, n Bas chœur. Nom par lequel on distingue du véritable clergé les laïques qui prennent l'habit de chœur, soit pour chanter, soit pour aider aux cérémonies. Il Maître de chœur. Chantre qui dirige le chant (II' l'oftioe. II Habit de chœur, Vêtement ecclésiastique que l'on porte au chœur, pendant la célébration dos offices. Il Enfant de chœur. Enfant employé au service du prêtre pendant les diverses cérémonies de l'église catholique.

— Mus. Réunion de chanteurs concourant à l'exécution des morceaux d'ensemble : .faire partie des chœors d'un théâtre. Il Composition musicale à plusieurs parties, desti nées â être chantées chacune par une ou plusieurs voix : Le CHŒUR des chasseurs, dans Robin des bois, il Chacune des grandes subdivisons de l'orchestre : Le chœdr des cuivres, il Ancien nom des cordes doubles du luth et de la guitare, ii Instrument grec attribué à Philamne, et composé d'un double disque de peau et de deux baguettes en fer creux, dont l'une condensait l'air intérieurement, et la seconde produisait le son extérieurement.

— Fig. Concert, réunion de gens qui s'accordent, qui s'entendent ; affirmation identique de plusieurs personnes ; Le CHŒUR des flatteurs.

— Théàtr. Corps de baUet : Les coryphées sont employés utilement dans les chœurs qui offrent L'image de ceux des (irecs. Il Dames de chœur, Danseuses qui dansent dans les chœurs et jamais seules.

— Théol. Nom donné aux ordres ou hiérarchies des anges, et, par analogie, à certaines catégories de saints : Les chœurs des anges, des vierges, des martyrs.

— En chœur, loc. adv. Ensemble, et, par ext., unanimement : Chanter en chœur. Itire en chœur.

— Encycl. Archit. Le chœur, partie des églises réservée au clergé et aux chantres, a beaucoup varié dans ses dispositions. Dans les basiliques primitives, les sièges dos prêtres étaient rangés tout autour de l'abside ; au fond était la chaire épiscopale , plus élevée que les autres sièges ; les prêtres se plaçaient en demi-cercle derrière l'autel, le sanctuaire ou presbyterium était entouré d'un chance! (cance/fus), en dehors duquel, dans la grande nef, se tenaient les sous-diacres et les clercs mineurs chargés de la psalmodie; l'espace qu'ils occupaient et que les Latins nommaient solea formait en quelque sorte le bas chœur de l'église, et le fond de l'hémicycle, occupé par les prêtres, formait le haut chœur. Dans le bas chœur, qu'une balustrade ou chanccl séparait aussi de la foule, étaient les ambons. Par la suite, lorsque l'autel eut pris place au fond de l'abside, on commença à disposer, en avant du sanctuaire, les sièges réservés à l'évêque, aux prêtres et aux chantres. Dans les grandes églises monastiques du style latin, le chœur était ordinairement établi dans la croisée; lorsqu'il n'y avait pas de transepts, il était pris aux dépens de la nef principale et était renfermé dans une enceinte formée de tables de pierre ou de marbre placées debout et maintenues par des pilastres. Le plus souvent, le chancel s'appuyait entre les colonnes de la basilique; d'autres fois, comme dans l'abbatiale de Saint-Gall, le chœur était divisé par un chancel en deux parties distinctes, dont la plus éloignée du sanctuaire occupait le milieu de la croisée et était spécialement réservée aux chantres {chorus psallentium). Les églises qui avaient deux absides possédaient un second chœur, placé à l'occident.

Le chœur, dans les églises monastiques du xii" siècle, forme une enceinte séparée dans le temple. La clôture était assez haute pour que les fidèles relégués dans les bas côtés ne pussent rien apercevoir de ce qui se passait dans l'enceinte; ils ne distinguaient l'autel qu'au travers de la porte du jubé, lorsque le voile qui la fermait ordinairement était levé, au moment de la consécration. Les évoques voulurent, au contraire, dans leurs cathédrales, ofl'rir aux habitants des grandes cités de larges dans lesquels les cérémonies du culte pussent s lopper à 1 aise. Ce fut dans cette pensée qi ' teurs de la fin du xii" siècle et du commencement du xin' firent des chœurs accessibles de toute part. Mais, dès la seconde moitié du xiii' siècle, nous voyons les chœurs des cathédrales s'entourer, comme ceux dos églises monastiques, de clôtures hautes, fermées, protégeant des rangées de stalles fixes garnies de hauts dossiers avec dais. Pour donner satisfaction aux fidèles, on éleva des chapelles tout autour de l'abside et le long des bas côtés.

Quelle que fût la magnificence des chœurs des cathédrales, ceux-ci n'égalaient pas en étendue, en meubles richement ouvragés, en châsses précieuses et en tombeaux superbes, les chœurs et les sanctuaires des grandes églises abbatiales. Le chœur de l'église de Saint-Denis se distinguait entre tous, puisqu'il renfermait les sépultures royales.

'§lve

L'entrée du chœur est interdite aux femmes par les canons de l'Eglise; mais il arriva souvent, dans les temps féodaux, que les châtelaines y prirent place, malgré les réclamations du clergé. Aujourd'hui, bien que l'interdiction n'ait pas été rapportée par l'autorité ecclésiastique, il y est dérogé dans certaines solennités. Autrefois, on excluait aussi du chœur les hommes qui n'appartenaient pas au clergé ; cette interdiction n'existe plus depuis plusieurs siècles.

— Mus. Le chœur est une composition musicale à trois, quatre, six ou huit parties, chantée par un ensemble de voix. Tandis que dans le duo, le trio, le quatuor, etc., chaque partie est chantée par une voix seule, le chœur, qui le plus généralement s'écrit à quatre parties, est exécuté par l'ensemble des masses vocales. Et, ne comprît-il qu un seul genre de voix, comme certains morceaux de ce genre qui, exceptionnellement, sont écrits à l'unisson, il n'en constitue pas moisis un chœur.

Si, d'ailleurs, le chœur est généralement construit à quatre parties : soprano, contralto, ténor et basse, c'està-dire pour voix d'hommes et de femmes, on a, dans l'opéra ou dans l'oratorio, de nombreux exemples de formes différentes. Il y a des chœurs d'hommes, comme dans Iphigénie en Tauriàe, Bichard Cœur de Lion, la Ga^za Indra', Guillaume Tell, Freischûtz , le Pré aux Clercs, le Chalet, le Songe d'une nuit d'été; il y a aussi des chœurs de femmes, comme dans Orphée, les Noces de Figaro, le Domino noir, Mireille, etc. Il y aussi des doubles chœurs, par conséquent à huit. parties comme dans Chiméne, la Vestale, les Bayadères, ainsi que dans les oratorios de Bach et de Hœndel.

Au point de vue théâtral, c'est peut-être à la France qu'on doit, avec toute l'extension donnée au chœur dans

En dehors du théâtre, il est un autre genre de chœurs dans lequel les Allemands surtout sont passés maîtres ; ce sont les chœurs d'hommes sans accompagnement, ce qu'on appelle en France les i- chœurs orphéoniques. i. Toutefois, les maîtres français se sont très souvent signalés sous ce rapport, et plusieurs d'entre eux ont écrit des chœurs admirables.

— Littér. Origine et rôle du chœur. Les chœurs remontent aux temps les plus anciens du lyrisme. Les hymnes ■ primitifs qui accompagnaient les actes importants de la vie et les cérémonies du culte étaient chantés par des chœurs qui dansaient au son de la flûte. Le péaii, l'iiyporchème, la parthénie, etc., étaient chantés par des chœurs rangés en files rectangulaires. Le dithyrambe, qui devait avoir une fortune spéciale et devenir la tragédie, était exécuté par un chœur cyclique, composé de cinquante choreutes costumés en satyres. Lorsque, dans le dithyrambe, le prélude épique ou narratif ciui précédait le chœur se fut développé au point do devenir un véritable rôle, et qu'au personnage qui le récitait Eschyle eut ajouté un second acteur, et Sophocle un troisième, l'élément dramatique grandit aux dépens du lyrisme choral ; l'élément satyrique ou dionysiaque fut éliminé peu à peu; le rôle du chœur, d'abord prépondérant, diminua. Pour Aristote, le chœur n'est plus qu'une sorte de spectateur bienveillant ; en effet, dans la tragédie grecque classique, le chœur joue rarement un rôle actif : ordinairement composé de personnages d'humble condition, il représente le peuple; il conserve les opinions traditionnelles et les préjugés consacrés. Le chœur de la comédie a son origine dans le chœur des processions phalliques, et son caractère s'en ressent. Son costume est extraordinaire et fantastique. Il est lui-même essentiellement ami des batailles : au lieu de calmer les passions, comme le chœur tragique, il se plaît à les e.xciter. Il allie à une malice alerte, moqueuse, souvent grossière, une fantaisie imagée, ingénieuse et légère. Il a une fonction spéciale, qui est de prendre la parole pour le poète dans la parabase. (V. ce mot.) Le chœur disparaît dès l'apparition de la comédie moyenne. Dans le drame satyrique,le chœur était composé de quinze satyres, dirigés par Silène ; par leur gaieté exubérante, ils exprimaient les joies naïves de

— Organisation du chœur. Le chœur tragique, de forme quadraiigulaire, comprenait quinze choreutes qui s'avançaient soit en cinq rangs de trois hommes, soit en trois files de cinq hommes, sous la direction du coryphée. Le chœur comique se composait de vingt-quatre choreutes, distribués en six rangs de quatre hommes ou en quatre files de six hommes. Après être passés sur la scène, ils descendaient dans l'orchestre. Lo chœur réunissait en un harmonieux ensemble la danse, la musique et la poésie. 11 ri-ndait les passions dont il était agité par des pas et des yestcs rythmés, mélange de danse et de pantonunie. La danse du chœur tragique {emmeleia) était lente et grave ; celle de la comédie {cordace) était burlesque et obscène ; celle du drame satyrique {sikinnis) se composait de sauts et de gambades.

■ dans un accompagnement de

et une épode différente. Le rythme était celui de la poésie

lyrique : anapestique, logaédique, trocha'iquo, iambiqt

doclimiaque. Quant à la langue, outre certaines fo

entendre des chants qui ~^ i lâche au sujet. Dans les : .

rcnts actes sont sépares l.■^ i;ii k Chez les modernes, le clii-rur pc tère de personnage collectif, desti

irenait une part ■ ;n-tes, il faisait nue façon assez . .juo, les diffc- |iur des chœurs.

primer les sentid'e la fouler Les dramaturges français du xvi' siècle, itant la tragédie antique, lui empruntèrent son lyrisme placèrent un chœur à la fin "

I acte. Mais, sauf

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Montchrétion, los poètes o lyriques au Ihôûtro. An ;ind po^fo lyriqiir tinns /•.>

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