‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 916 sur 956 · CHOPIN · texte numérisé non relu

CHOPIN

sance', la • CHOPI^

lui'iN l'r.-déric-Henri), peintre d'histoire fraii : I i , h en 1804, mort en 1881. Elève doGrosri, , : K.imo, il remporta loi" prix du Salon lie ! i aux tableaux sont : rroi» épisodes du I' ' ' , ■ ' ' Saturnin (chapelle du palais de Fontainciileaui : J-'nririiiis lie Camiacérés et du maréchal d'Asfeldt; la Uataillc du Hohenlinden; Charles IX signant l'ordre de massacre de la Saint-Barthélémy (musée de Versailles) : Derniers moments de la famille Cenci (musée de Douai) et plusieurs autres œuvres appréciées.

Chopin (René), jurisconsulte français. V. Cuoppin.

Chopin (Frédéric-François), pianiste et compositeur, né en 1809 à Zelazowa-Wola, près de Varsovie, mort à Paris eu 1849, était fils d'un Français et d'une Polonaise. Frêle, mélancolique, doué d'une vive intelligence et d'un rare sentiment poétique, il se fit remarquer de bonne heure

§ar une personnalité rêveuse. C'est à Vienne, où il passa eux années, qu'il se fit d'abord entendre en public, dans plusieurs concerts. Ses divers séjours en Allemagne le mirent en relations directes avec tous les grands pianistes et compositeurs de ce temps.

Chopin était profondément patriote. La révolution do Pologne de 1830 lui rendit insupportable lo séjour de Vienne. Il so rendit à Paris, où il se fi.xa.

Il se produisit d'abord dans un i au Théâtre-

trouva do nombre 1:

firent lo 1 En peu d.iM- V-'. . y y:

.ses sonates et Chopin.

.■ mazurkas ot de nocturnes, ses ballades, ses préludes, ses scherzos, ses valses et une foule de morceaux de genre j La musique do Chopin est d'un caractère essentioUe'hient personnel, d'un accent romantique plein do mélancolie, parfois d'une tristesse poignante. Elle s'écarte profondément des doctrines classiques, dans les rythmes, dans les harmonies ou dans l'allure mémo de la forme mélodique. Si l'on peut lui reprocher une sorte do sentiment maladif, elle n'en est pas moins pleine de charme, de saveur et tout empreinte d'une poésie intense et pénétrante. 'Parmi ses compositions les plus originales, il faudrait citer la grande Valse en mi bémol, celles en /a mineur, en rd bémol majeuret en u/dièze mineur ;l'admirablo S" polonaise; la Fantaisie impromptu; le délicieux Scherzo eu si bémol ; le Concerto en mi mineur ; les ..Vocturnes ; les Préludes et la ^f arche funèbre, d'un accent si pro-

CIIONDROSTKK — CHOQUER

fond. Quant au génie d'exécutant que pouédait Chopin, on no saurait rendre la grà/:o élégiaquc, l'élégance exquise, la poésie et parfois la vigueur qu'il donnait à «on jeu ossentiollomcnt personnel.

— BlBLiooR. : F. Liszt, /•'. Chopin (\i52); H. Barhedetto, Cliopin (La Rochelle, 1881) ; Moritz tCarasowski, Friedrich Chopin (Dresde, 1877); M" A. Audley, Frédéric Chopin, ta vie et set ouvres (Paris, 1880 j; Joseph Beonett, Frederick Cliopin (Londres, 1884) ; Comte Wodzinski, Its Trois romans de Frédéric Cliopin (Paris, 18««); Frederick Niecks, Frederick Chopin (Londres, 1890) ; George Sand, Histoire de ma vie (Paris, 1854-1855).

CHOPINE (do l'allem. schoppen) n. f. MétroL Mesure de capacité pour los liquides autrofois usitée en France, et variant do valeur suivant les localités. (Celle do Paris valait on litres 0,465S0», et so divisait en 2 demi-seticrs.) H Nom donné aujourd'hui au demi-litre : CuopiNe d'étain. a Contenu do la mémo mesure : Cuofink de vin. 11 Uoire cliopine, Boire une quantité quelconque do vin. Il Mettre pinte sur cliopine. Faire une débauche de boisson.

— Arcliéol. Au moyen âge, on appelait chopine, un vase de table qui était un pot à couvercle ressemblant aux chopes à bière actuelles, ou monté sur un pied court et muni d'un hoc. (La chopine, en tout cas, avait toujours une anse ot an couvercle.) „. ,

--Jeux.Alaguinguette,Valeurdedeuije-^.^^Si?x«.l. tons. 11 Danslcjoudepiquct,iV^ot!Oirmfier« •

ni chopine, N'avoir dans son jeu que des cartes sans valeur.

— Techn. Boite cylindrique, percée de trous, placée sous le piston d'une pompe, n On dit aussi chopi.vettb.

CHOPINER V. n. Pop. Boire chopine sur chopine ; boire beaucoup de vin. 11 Syn. de cuoper, voler, prendre.

CHOPINETTE (nèC] n. f. Fam. Chopine. Il Nom, dans quelques provinces, des burettes qui servent à la messe.

— Techn. Syn. de chopine.

à laquelle conviendrait mal le nom de roman, est une sorte do cours pratique de morale, où chaque fait apporte avec lui son enseignement. Lo héros, fainéant, gourmand, insolent, taquin, peureux, n'est cependant pas essentiellement méchant ; mais il a besoin des leçons de l'adversité pour se corriger. A la suite d'une escapade, il s'enfuit de la maison paternelle, et de cette première faute plusieurs autres découlent qui reçoivent chacune un châtiment immédiat. Bien que son odyssée dure quinze jours seulement, il trouve moyen

ntror sous toutes les formes la punition de [sa conduite et de son imprudence. Le style de ce

î est clair et naturel.

autrefois

CHOPPER (peut-être de l'allem. schupfen, holland. schoppen, heurter) v. n. Se heurter contre quelque chose.

— Fig. Se tromper grossièrement, faire une lourds faute. (Vieux.)

— En T. do manèg., So dit d'un cheval qui cède d'une jambe de l'avant-main.

— Syn. Chopper, broncher, trébucher. V. broncher. CHOPPEUR, EOSE n. Celui, celle qui choppe souvent.

— Fig. Celui, celle qui fait un mauvais pas, qui pécha ou se trompe.

ChopPIN ou Chopin (René), jurisconsulte français, né au Bailleul, près de La Flèche, en 1537, mort à Paris en 1606. Il publia, en 1574, un traité Du domaine de la couronne de France, où il défendait le domaine roval, et fut anobli par Henri III. Il se jeta ensuite dans le parti de la Ligue. Il so fit le défenseur d'un bref de Grégoire XTV trontro Henri IV, désavouant les doctrines qu'il avait précédemment soutenues. J. Hotman lui répondit par le pamphlet de V Anti-Choppin. Choppin devint plus tard un des courtisans les plus empressés de Henri TV. On a de lui des Commentaires sur la coutume de Porij (1596); des Commentaires sur la coutume d'Anjou (1581), et divers autres traités.

CBOQUABLE (kabl") adj. Prompt à se choquer, susceptible : Je ne suis pas beaucoup choqcadle. (G. Sand.)

CHOQUANT [kan), ANTE adj. Qui blesse, qui ofl'ense : Manières choquantes. Tan choqcant. On peut être ferme sans être choqdant. (J. de Maistre.)

— Parcxt. Qui est tout â fait mal conçu, mal combiné: Un désaccord choqcant entre les parties d'un ouvrage.

— Anton. Concluant, agréable, engageant, séduisant. CHOQUARD ou CHOQUART n. m. Ornith. V. chocjird. CHOQUE n m. .\uirefois. Outil dos chapeliers pour donner au feutre la forme du chapeau.

CHOQUE 11. m. Mousquet de cavalier, au xvii' siècle. (On appelait, dès lo xvi' siècle, chocguel, la fourquine destinée à poser l'arme à feu pour tirer.)

CHOQUEMENT(ie-man) n. m. Action de choquer; résultat de cette action. (f*eu usité.)

CHOQU shock) v.

CllOQCKR un passant', un meuble.

Fig. Impressionner désagréablement : Son» ou iT for-'"- "- ' - ' ' —

i:knt Voreilte. Couleurs 1

■ CHOQl'KNT i

.être

Il ÔlTenser, blesser : Un rien peut cho<jcer /'amonr-propre.

— Mar. Choquer un cordage, l^y filer ou le mollir avec précaution, en le tenant à retour sur un taquet, un cabilloi. une tête de bitte ou un bitton. n Cho<]uerles boulines. Les lâcher de manière qu'elles ne présentent pas aussi directement la surface des voiles & un vent qui souffle obliquement.

Se choquer, v. pr. Se heurter : Xavires gui se cho<jck.nt dans le brouillard. 11 Heurter une partie de son corps contre quelque chose : Se choqckr la tête contre le mur. n En venir aux mains, engager lo combat, en parlant de deux troupes armées.

— Par eit. Etre mis, lancé en sens

Tel est prompt à ! pas de choquer les autres.

Sts. ciioquer, heurter. Choquer, c'est rencontrer plus ou moiifs de force, mais assez pour produire

CHOQUET — CHOREGRAPHE

Heurte.

violemn

. On choque des i

est choquer table ; si on les heurbriserait. Au figuré, ces deux mots conservent la même différence : ce qui n'est pas entièrement raisonnable choque le bon sens; ce qui est absurde heurte la raison.

ChoqUET de Lindu (Antoine) ingénieur français, né à Brest en 1712, mort en 1790, a exécuté dans cette ville des travaux importants : le bagne, les trois formes ou bassins do Pontanion, des digues, la salle de spectacle, etc.

CHOQUETAOE n. m. Marque faite à laide d'un marteau spécial sur le tronc d'un arbre destiné à être abattu. Syn. de souchbtage et souquetage.

i ne four-

CHORAGE (ko — du gr. khoracjos, lat. choregus) n. ni. Chez- les Grecs, Syn. de chorège. CV. ce mot.) il Chez les Romains, Celui qui montait une pièce au nom des édiles ; ou bien celui qui en faisait les frais, celui qui fournissait les costumes et accessoires ; quelquefois, le directeur ou régisseur de la troupe.

CHORAGE ou CHORAGUS (ko, guss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu dos choraginés, renfermant de petites formes sauteuses, vivant dans le bois mort, et dont l'espèce type (choragus Sheppardi) habi tempérée ; elle est assez rare en Fran [D'autres choragus habitent le sud l'Europe et l'Amérique du Nord. ~ forme voisine, arxocerus fasciculatu.

régions tropicales, est souvent apporté en Europe avec les denrées coloniales.

rdi) habite l'Europe

CHORAGIE (ko-jl — gr. Cl .Synonyme et forme dorienne V. ce mot.

CHORAGINÉS (ko,ji-né) a. m. pi. Tribu Chorage(gr.9r.). d'insectes rynchophores, familledes platjrrhinidés, dont les genres choragus et arieocerus sont les types. — Un

CHORAGINÉ.

; forme do

Choragiques (monuments). V. chorégiqdes.

CHORAGIUM (ko,ji-om- — du gr. khorêgion; de choros. chœur, et agein, conduire) n. m. Chez les Grecs, Endroit cil les acteurs et les choreutes répétaient leurs rôles, et où l'on conservait les costumes et accessoires fournis par

tôt une sail théâtre qu m

f Lf

Si

rg.

tériel. (Vitruve recommande d'aménager derrière la scène un local ayant cette destination. Sous l'empire, il existait à Rome plusieurs dépôts de ce genre ; le plus important [summum c/iorajium] était situé près de l'amphithéâtre Flavien ; et, d'après les inscriptions, il était administré par de nombreux fonctionnaires.) il Cortège solennel, n Ressort des machines hydrauliques.

CHORAÏQUE adj . Syn. inusité de tbochaIque.

CHORAL, ALE (ko — du gr. choros, chœur) adj. Qui forme un chœur, qui chante en chœur : Société chorale.

— n. m. Chant religieux : Le choral de Luther, ii Ensemble des chantres qui sont au chœur d'une église, ii

PI. Des CHORALS.

— Encycl. C'est à Luther qu'on doit notamment l'invention du clioral, chaut populaire religieux, simple et austère

U^ÀÀ

^Ay^Vr ^

mmm

fe^rr-r'-l

yrrr^n^

Luther, harmonisé par 'Walther,

à la fois, auquel il donna, vite, uno majesté, une allui

nues jusqu'al(jrs. Le choral, ^. „„ ,„,

vulgaire, écrit^énéralement à quatre parties, est, en lité, le type du cantique protestant allemand. Ce fut d abord uno combinaison do mélodie grégorienne avec des liarmonies do tendances relativement modernes. C'est assez lentement, et peu à peu, qu'il acquit son caractère Iranchement populaire. Le sens esthétique de Luther le guidait sûrement dans le choix des mélodies : tantôt il les puisait dans les hymnes de l'Eglise, tantôt aussi dans des airs populaires ou dans des chants particuliers, traduisant les uns, arrangeant les autres, en écrivant même de fort

beaux, comme le cantique célèbre £'!« feste Burg ist unter Gott, qu'il chanta à son entrée dans "Worms. »

Un grand nombre de musiciens allemands se sont exercés avec succès dans la composition des chorals. Sans parler de Walther, qui fut l'aide et l'ami de Luther, et de ses autres amis, Rumpff, Senfel, Rhau, Agricola, qui prirent une part importante à la création d'une liturgie protestante, il faut citer Hassler, Gumpeltzheimer, Jean Eckard, Stobaeus, Henri Albert, Jean Crûger, Neander, J.-G. Ebeling, Praetorius, etc. Grâce à eux, les chorals se multiplièrent d'une façon prodigieuse, comme chez les catholiques, les hymnes et les motets de tout genre. Vers le milieu du xvii» siècle on put recueillir un ensemble de huit mille chorals mis sur environ deux mille mélodies différentes, et cent ans plus tard, un catalogue dressé par Moser comprenait plus de cinquante mille cantiques et chants spirituels publiés en Allemagne.

Choral de Luther (le), tableau de Charles Marchai (musée du Luxembourg). De jeunes Alsaciens endimanchés suivent le sentier du village, en chantant le choral de Luther. Deux petites filles et deux petits garçons ouvrent la marche. Puis viennent les sœurs aînées, se tenant par la main. Derrière elles se tiennent les garçons en culottes grises et gilets rouges.

Chorasmiens (lat. Chorasmii), ancien peuple Scythe de l'Asie, habitant près de l'Oxus, au N.-O. de la Sogdiane. Il donnait son nom au lac Chorasmique ('mer d'Aral). - Un ChorasMien. ^ ' '

CHORAULE(Ao-l et autos, flûte) n. m. Musicien grec

double flûte.

CHORDARIA ou CHORDAIRE

(kor-dér) n. f. Genre d'algues marines, type de la tribu des chordariées, formé aux dépens des varechs, et comprenant cinq ou six espèces.

lers

d'Europe.

CHORDA (kor) n. m. Genre d'algues marines, formé aux dépens des varechs, et comprenant trois ou quatre espèces, dont deux croissent dans les mers d'Europe.

CHORDAPSE (kor) n. m. Pathol.

Syn. de ileds. (Vx mot.)

CHORDARIEES (kor) n . f. pi . Tribu d'algues de la famille des vauchériacées, renfermant le: genres corynophora, mesoglsa, chordaria, cladosiphon i Les chordariées ont leur thalle filiforme ou globuleux, pleir ou creux, de couleur verdâtre ou brune, gélatineux lors qu'il est dans l'eau, durcissant à l'air.) — One chordariée

CHORDEILUS (kor-dé-i-luss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux fissirostres, famille des caprimulgidés, tribu dos podagérinés, renfermant

cains dont on connaît une douzaine d'espèces.

— Encycl. Répandus surtout dans l'Amérique du Sud, les chordeilus ont quelques représentants dans les Etats-Unis et le Mexique, comme le c/iordei lus teXensis. Le genre chordeilus est subdivisé en deux sous-genres : nyctip,

CHORDONIENS (A-or', ni-in) n. n tique de vers, considéré par les n comme la souche commune des pris comme ancêtres des vertébrés

Page 1