‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 920 sur 956 · CHOU — CHOUCROUTE · texte numérisé non relu

CHOU — CHOUCROUTE

— Blas. Moublo d'armoiries représeï qui, selon Palliot, est l'emblème de la joie troublée. (Très peu employé.)

— Cost. Bouffette composée de coques de rubans qui entre dans certains ajustements de femmes.

— Pathol. Chou-fleur, Nom vulgaire d'une variété de coudylome affectant la forme du chou-fleur.

— Techn. Se dit, chez les marchands de bois, des premières levées de bois remplies de flaches qu'on fait sur un arbre abattu. Il Nœud que forme le tapissier avec l'étoffe, sur le haut d'une des bras d'un fauteuil, etc.

— Prov. : La gelée n'est bonne que pour les choux pour exprimer que la gelée, qui attendrit les choi" rend meilleurs, est préjudiciable à la santé

res. Il Ce 1

avec. Signifie qu'û

aux affaichoux, il faut du lard

ne partie de ce dont on

— Encvcl. Le chou commun {brassica oleracea) est une plante vivaco do la famille des crucifères. On le rencontre à l'état sauvage sur le littoral de la France et de l'Europe septentrionale. Le chou sauvage est rameux, sa tige est assez élevée, sos feuilles sont plus ou moins charnues, glauques et lobées, ses fleurs sont petites et jaune pâle, ses fruits sont des siliques grêles et fines.

Les variétés cultivées revêtent des aspects très différents suivant la nature des organes qui ont été modifiés ou développés par la culture.

Les choux fourragers ou choux à vaches [chou Cavalier, chou Caulet, chou à grosses côtes, chou brancha du Poitou) rappellent assez bien le chou sauvage, sauf que la ramure et le feuillage sont plus volumineux. Le chou moellier est un chou fourrager, à tige renflée, tendre et comestible.

Les choux habituellement consommés par l'homme sont : les choux pommés, les choux de Bruxelles, les chouxfleurs et les brocolis, les choux-raves, et enfin, les chouxnavets ou rutabagas.

Les choux pommés ou choux cabus (variétés : York, cœurde-bœuf, Samt-Denis,Joanet,Vaugirard, chou rouge, chou de Milan, chou quintal ou d'Alsace) ont une tige courte et non ramifiée dont le bourgeon terminal se développe seul et tout à fait anormalement, de manière à donner à la plante son aspect bien connu de boule ou de grosse pomme. Des nombreuses variétés, les unes ont des feuilles lisses, de couleur verte ou de couleur rouge ; les autres, c'est-à-dire les choux de Milan, ont des feuilles frisées.

Les choux de Bruxelles ont une tige plus élevée, un feuillage plus ample, et la partie comestible en est constituée par de « petites pommes • résultant du développement anormal des bourgeons situés à l'aisselle des feuilles.

Les choux-fleurs et les brocolis affectent une forme très analogue à celle des choux cabus; mais, à l'époque de la récolte, la partie centrale en est tout entière occupée par une inflorescence grenue, volumineuse, généralement blanchâtre. C'est l'inflorescence qui est comestible ; on la mange avant l'épanouissement des boutons. Il faut ajouter que les brocolis sont de culture bisannuelle, et qu'ils se distinguent des choux-fleurs proprement dits par un port plus élevé et des feuilles étroites et plus nombreuses.

Restent le chou-rave et le chou-navet ou rutabaga, dont la partie comestible est une portion renflée et charnue, uniquement formée par la tige (chou-rave), ou participant à la fois de la racine et de la tige (rubataga), c'est-à-diro commençant alors au-dessous de la surface du sol. De nombreuses variétés de chou-rave et de rutabaga sont cultivées pour l'alimentation du bétail. V. hutabaga.

Chaque nature ou espèce de chou réclamant une ture qui lui est particul' ■

ï devrons nécessairi

Ces plantes demandent une terre profonde, bien préparée, riche en azote (fumures de gadoue, de sang desséché, fumier de ferme, etc.), suffisamment saine pour que les cultures ne souffrent pas des froids hivernaux. Toutefois, il est indispensable que, durant la période de végétation, l'eau circule dans le sol en abondance. Les choux supportent mal aussi bien la chaleur sèche que les froids rigoureux : un climat humide et tempéré est celui qui leur convient. Quand ces conditions favorables font défaut, on y supplée en culture maraîchère par le moyen des arrosages, en été, et celui des abris artificiels, en hiver.

Le semis, sauf exceptions très rares, est effectué en pépinière. La mise en place définitive est opérée quand les jeunes plantes ont pris quelques feuilles, et en ayant soin de laisser entre elles des intervalles qui peuvent mesurer en tous sens, suivant le développement ultérieur à prévoir, de 0™,60 à l mètre. Les choux fourragers, habituellement transplantés en mai et juin, sont binés en juillet *. août, et buttés à fin août. On effeuille de

décembre. L'effeuillage

repris (

i février, et la récolte

définitive exécutée à l'apparition des boutons floraux.

Eu culture maraîchère, on échelonne les semis de m; nière à répartir la production du début du printemps ju qu'au commencement de l'hiver. A cet effet, on utili: successivement les variétés hâtives, de demi-saison et ta dives, et on modifie dans leurs détails les procédés de et turc. Certaines variétés de choux à feuilles frisées so: utilisées dans la culture ornementale.

CHOU ou CHOUÉ

CHOU interj. Cri usité à la chasse pour exciter les chiens d'arrêt à quêter : Chod ! chod-là. il On dit CHon- PiLLE pour les exciter à forcer l'arrêt.

CHOUAN n. m. Nom vulgaire, dans certains départements, du moyen duc. il Nom vulgaire d'une plante dont les extrémités s employaient pour la fabrication du carmin, Vanabasis tamarissifolia.

CHOUAN (corrupt. du mot chat-huant) n. m. Nom donné aux paysans royalistes du Maine, de Bretagne et de Normandie qui prirent les armes contre la première République française. (Ce surnom leur vient du sobriquet Chouan donné à Jean Cottereau (v. ce mot, et CHonANNERin), l'un de leurs premiers chefs, qui avait contracté l'habitude do ne sortir que la nuit, comme le chat-huant, et avait donné à.ses hommes comme signe de ralliement le cri do cet oiseau nocturne.]

CHOUANISME (nmm") n.m.Pardénigr.,Parti politique des chouans ; royalisme. (Peu usité.)

CHOUANNE n. f. Femme faisant partie des bandes royalistes dos chouans. (Peu usité.)

CHOUANNER [a-yié) V. n. Faire la guerre des chouans.

CHOUANNERIE (a-ne-rl) n. f. Insurrection, guerre des chouans, il Bandes de chouans. Il Surnom donné par les écrivains libéraux de la Restauration au parti royaliste.

— Encycl. On est souvent porté à confondre la ckouan-

jnqiui

même cause, la haine de la République et des lois que la Révolution avait faites, les deux insurrections présentent un caractère différent dans leur développement respectif. Inaugurée, le 10 mars 1793, par le soulèvement des conscrits de Saint-Florent, la jacquerie vendéenne se termina définitivement, le 29 mars 1796, par l'exécution de Charette. Organisés en véritable armée, les Vendéens firent la grande guerre et livrèrent de véritables batailles rangées. Leur principal centre d'opérations fut le bas Poitou, l'Anjou et l'ancien comté nantais. La chouannerie ne fut qu'une guerre de partisans, une série de coups de main accomplis par des bandes isolées. Elle eut pour théâtre la Bretagne, le Maine, la Normandie, une partie de la Touraine et se prolongea jusque sous le Consulat.

Son berceau fut le bas Maine, région assez semblable au Bocage vendéen et, comme lui, propice aux embuscades ou aux fuites rapides, avec ses coteaux boisés,ses vergers touffus bordés de fossés profonds , et le labyrinthe de ses cho-

grandes haies d'épines. Le pays était rempli de fai

donna le signal de l'insurrection préparée depuis longtemps ■ ^ La

parmi les conscritsdo

sa commune, Saint-Ouen-des-Toits. La bande, renforcée de quelques contrebandiers et de nombreux paysans, prit pour centre de ralliement le bois de Misdon, près de Port- Brillet : c'est de ce maquis bas manceau que les premiers chouans s'élançaient chaque jour, armés d'abord do ferles (longs bâtons), puis de fusils, pour courir sus aux bleus. Une autre bande de sept cents paysans s'était formée près de .Saint-Denis-d'Orques, au camp de la Vache-Noire, sous les ordres d'un ancien garçon de ferme, Louis Courtilliers, dit « Saint-Paul a. Quand l'armée vendéenne, en octobre 1793, traversa le Maine pour marcher sur Granville, les chouans la rejoignirent à Laval et partagèrent son malheureux sort. V. Vendée.

Un moment désorganisée par le désastre de Savenay, la chouannerie se reforma dès les premiers mois de 1794 : dans le Maine, avec Jean Chouan ; dans le Finistère et le Morbihan, avec G. Cadoudal et Boishardy. Les chouans bretons servirent d'avant-garde à l'armée « catholique et royale » débarquée à Quiberon en juillet 1795 et écrasée par Hoche. La plupart furent faits prisonniers et entassés à Vannes et à Auray, où beaucoup succombèrent aux épidémies. Quelques-uns furent fusillés avec les émigrés. Jean Chouan, grièvement blessé dans une rencontre un an auparavant, était mort. Hoche parvint à pacifier ces malheureuses contrées.

Mais, pendant ce temps, la chouannerie s'était propagée dans la basse Normandie. Elle avait pour chef le comte Louis de Frotté, assisté de Billard, d'Anibrières et de Moulin, dit » Michelot » ; pour officiers, des émigrés retraités ; pour soldats, des volontaires parmi lesquels des réfractaires, des déserteurs, des braconniers, improvisés . chasseurs du roy ». cette chouannerie normande qui débuta en octobre 1795 et finit en août 1796 par la soumission de Frotté, eut pour théâtre les arrondissements actuels d'Avranches, de Mortain, de Vire et de Domfront. Il n'y a à citer que les affaires de Torchamp, La Lande- Patry, La Ferrière, Tinchebray. En 1799, Frotté reprit les armes; mais, poursuivi par les troupes républicaines, il fut fusillé â Alençon. La même année, et jusqu'à la fin de 1800, il y eut encore quelques excès commis dans la haute Normandie, à Vimoutiers, le Sap, etc., par les chouans de la légion de Picot, dit • le boucher des bleus. ; dans le Perche, à Nogent-le-Rotrou, et en Touraine, par labande de La Gelinière, dit • Branche-d'or » (affaires de Bourgueil, Louestault, Chaunay). Ce furent les dernières convulsions de la chouannerie.

Les chouans formaient des bandes isolées, commandées par un chef dont l'action s'exerçait dans un rayon déterminé. Leur costume caractéristique se composait d'une veste grise, brune ou beige, à parements noirs, ornée sur la poitrine d'un « sacré-cœur » entouré de rayons, d'une ceinture d'indienne, d'une culotte courte, de guêtres de cuir et d'un chapeau à larges bords garni d'une cocarde blanche et de rubans blancs portant des devises pieuses ou royalistes. Ils avaient un chapelet au cou et des pistolets à la ceinture. Les officiers se distinguaient parleur gilet rouge, leurs épaulettes ei. le plumet blanc de leur chapeau. Pour ne pas compromettre leur famille, les chouans avaient adopté des noms de guerre plus ou moins pittoresques : Fend-l'air, Jambe-d'argent, Sans-quartier, Frappe-à-mort, Brin-de-jonc, etc. En somme, les chouans n'opéraient guère que la nuit, le visage souvent couvert de suie pour ne pas être reconnus. Ils levaient des taxes en grains ou argent, arrêtaient les diligences, brûlaient les archives et les titres de propriété, et pillaient les habitations des acquéreurs de biens nationaux. II convient d'ajouter que plusieurs de ces crimes sont imputables aux faux chouans ou aux contre-chouans suscités par la poli

du comité de Salut public, du Dir ' * --*— -

Fouché sous le Consulat.

même de

— BiBLiOGR. : Ch. de Beauchamps, Histoire de la guerre de Vendée et des chouans (Paris, 1807)- G. Cadoudal, Georges Cadoudal et la chouannerie (Pans 1887) D' Closmadeuc QutUr (Pans 18jh) HrnriDitiii / rdii s nés delà I I 1 1 I / ' /

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Tacl I I 1/

CHOUART u ju m Nonnoloairc dclclhaio CHOUBE n f Paille de SLigle servant aller la vigne ChoubrA, lieu de plaisance des vice rois d Egypte, crée par Mehemet Ali a 4 kilom du Caire, sur les bords du Nil Palais et jardins CHOUC n. m. Nom vulgaire du choucas noir.

CHOUCALCYON (si-on — mot hybride, formé de choucas et de alcyon, noms d'oiseaux) n. m. Sous-genre de martins - chasseurs , renfermant des oiseaux de Nouvelle- Guinée, do taille moye plumage noir,varié <" '

Choucaloj

5 bleu et

ilcyon Gaudichaudi, est commune dans la Papouasie- orientale : c'est le loro-toro des indigènes. La seconde espèce, choucalcyon Tyro, habite les îles Aru et la côte occidentale de la Grande-Terre.) CHOUCALLE n. f. Bot. Nom vulgaire de la calle ou

useaux passereaux de

CHOUCARI n. m. Geni rostres, famille des campéphagidés, renfermant des échenilleurs ressemblant à de grosses piesgrièches , ordinairement gris et noirs, à bec robuste , caréné , à pattes

— Enctcl. Les chou caris, dont le nom scier tifique est graucalus, habitent, au nombre d'une trentaine d'espèces, l'archipel malais et l'Aus- -—"-,.«...

tralie. L'espèce type du genre est le choucari de la Non velle-Guinée, décrit par Buffon (graucalus Papuensis).

CHOUCAS (kass) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dcnti rostres, famille des corvidés, renfermant des corneilles robustes, à queue assez courte, à robe cendrée et noire, et qui habitent les régions tempérées de l'ancien monde.

— Encyci.. Les choucas, dont le nom scientifique est monedula, ne ' sont, à vrai dire, qu un

sous-genre de corbeaux (corvus). L'espèce type, monedula turrium, grise, avec une calotte noire, se plaît sur lea hauts clochers et les ruines. On la rencontre en troupes assez nombreuses, dans toute l'Europe et le nord de l'Inde.

CHOUCETTE (sèf) ou CHOUCHETTE (chef) n. m. Nom vulgaire du choucas.

Choucha, ville de Russie (Transcaucasie [gouv. d'Iélisavetpol]), près du Kour; 32.000 hab. Fabrication do soieries et de tapis. Marché pour les chevaux du Karabagb. Ancienne capitale du khanat de Karabagh. Ch.-l. d'un district peuplé de 126.228 hab.

CHOUCHEMENT (mnn) n. m. Cri de la chouette.

CHOU-CHOU n. m. Bot. Syn. vulgaire de chayote.

CHOU-CHOU n. m. Fam. Préféré, favori : Etre le chod- CHOD du professeur, il PI. Des choox-choux.

CHOUCHOUTER V. a. Choyer, dorloter : A les trop chouchouter, 071 perd les enfants.

CHOUCROUTE (allem. sauerkraut; de sauer, aigre, et kraut, chou) n. f. Mélange de choux hachés qu'on a mis fermenter dans le sel : La cuodcroute est un aliment aussi sain git'agréable. (Grimod.) il Préparation de citrouilles faite d'une façon analogue.

— Pop. Tête de choucroute. Mangeur de choucroute, Allemand.

— Encycl. Cet aliment so prépare principalement en Allemagne, en Alsace et en Lorraine. On emploie le chou cabus qui, après épluchage et enlèvement de la partie centrale correspondant au prolongement de la tige, est découpé en petites lanières en faisant usage d'un rabot do

Appareil h râper Tonneau

couches alternatives de sel de" cuisine. S, et de lanières de choux, C, et l'on comprime fortement le tout à l'aide de poids, P. Il faut avoir soin de laisser écouler de temps en temps par un robinet, R, la saumure qui s'est produite ; le sel ayant fondu au contact de l'eau contenue dans les choux. Au fur et à mesure, on remplace cette saumure, qui a une odeur fétide, par de la saumure fraîche. On compte une vingtaine de jours pour obtenir une choucroute parfaite.

CHOUCHOUTER

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