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— Commandant territorial, Officier qui, outre le commandement de certaines fractions de troupes, ou même sans en commander directement aucune, a sous ses ordres les services militaires d'une certaine fraction do territoire.
— Hist. Se disait pour commandeur, en parlant de la Légion d'honneur, sous le premier Empire.
— Mar. Officier, quel que soit son grade, qui commande ane force navale ou un navire de guerre : Un command.\nt d'escadre. Le commandant d'un aviso, il Titre que l'on donne à tous les officiers supérieurs de la marine, à partir du grade de capitaine de frégate jusqu'à celui de contreamiral. Il Le préfet maritime dans un port de guerre a le titre de cornjuandant en chef. Il L'officier supérieur venant immédiatement après le commandant sur un grand navire s'appelle commandant en second. (Dans une escadre composée de plusieurs divisions, les contre-amiraux commandant les divisions sont appelés commandants en sous-ordre, par opposition au commandant en chef de l'escadre.)
Commandant de cavalerie (le), traité que Xénophon composa dans sa vieillesse, probablement dans les années qui précédèrent la bataille de Mantinée. L'ouvrage, dont le vrai titre est Hipparkhikos ou Discours à un nipparquCy est adressé à un ami qui venait d'êiro nommé hipparque ou commandant de la cavalerie athénienne. C est un manuel complet des devoirs du commandant de cavalerie. Xénophon, qui avait beaucoup pratique l'équitation, et qui avait joué un rôle très actif dans la retraite des Dix mille, étudiesuccessivement les questions qui touchent au recrutement des cavaliers, à la façon de les commander et de se faire obéir, aux exercices indispensables en temps de paix, à l'emploi de la cavalerie pendant la guerre. Son traité est l'œuvre d'un homme du métier et abonde en observations intéressantes. Il a été traduit et commenté par P.-L. Courier, qui, lui aussi, était passé maître en fait d'équitation.
COMMANDANTE \ko-man) n. f. Femmed'un commandant.
COMMANDATAIRE D. m. Dr. canon.V. commendataire.
COMMANDATURE {ko-man) n. f. Hôtel où sont les bureaux du commandant allemand délégué à l'administration d'une ville. (Ce mot a commencé à être employé dans les départements français envahis durant la guerre de 1870-1871.1
COMMANDE {ko-mand' — rad. commander) n. f. Demande de livrer ou de faire un objet, moyennant un prix convenu ou à régler : Recevoir une forte commande de savon, de bois.
— De commande. Sur la demande de l'acheteur : Vn pantalon de commande. Des souliers dk commande, il Obligatoire : Les fêtes de commande, ii Nécessaire, indispensable : La vigilance est de cùmmandk à la guerre, ii Contraint, qui semble exigé, imposé, ou Feint, non sincère : Un enthousiasme de co.mmande. Pleurs de commande.
— Mar. Nom donné à certains cordages, dans le service des pontonniers, il Fils de caret, tordus ensemble, servant aux amarrages ou à la confection de divers objets de manœuvre, il Poste de commande, Appareils de commande^ Nom donné à l'endroit où sont les engins de commande mécanique du gouvernail, n Appareil de commande à distance. Système électrique permettant de manœuvrer à distance les projecteurs électriaues du bord.
— Mécan. Organes d'une machine à vapeur transmettant le mouvement.
— Péch. Morceau de corde, maintenant en place un filet tendu.
— Techn. Sorte d'épïnglo courbée, employée dans les opérations du tissage, afin d'arrêter momentanément les fils brisés de la chaîne, rompus sur le derrière de l'étente, dans le but de les marquer pour les remplacer, n Sorte d'instrument de sauvetage, composé d'une longue cordelette portant à l'une de ses extrémités une boule en bois de frêne, oue l'on lance au loin dans la direction de la personne eu danger de se noyer. (L'autre extrémité est maintenue à la ceinture du sauveteur par un mousqueton.)
COMMANDEBlENT(A:o-man-</e-man) n.m. Action décommander, ordre : Que le commandement du supérieur soit juste. (Pasc.) ti Se dit spécialement des ordres donnés par UD chef militaire ou de marine et qui se divisent en commandements Dréparatoires {Portes, Reposez, Joue, etc.), prononcés en allongeant un peu la dernière syllabe, et en commandements d'exécution {Armes! Feu!, etc.), prononcés d'un ton ferme et bref. {.\u lieu de commandements i la voix, on peut employer ceux par geste ou par signaux : sonneries et batteries.) il Manière décommander: Avoir U COMMANDEMENT doux , brusque , ferme. Il Avoir le commandement beau. Commander avec bonne grâce. — Ironi*]. Commander dos choses trop difficiles ou qu'on n'a pas le droit d'exiger des autres.
— I>oi, précepte : L'état monacal n'est pas de commandement. (Boss.j
— Autorité conférée au titulaire d'un grade militaire sur ses subordonnés : Etre investi du commandement en chef.
'I Pouvoir, dignité de celui qui commande : Résigner son commandement. I! Lieux dans les limites desquels s'exerce l'autorité d'un chef : Repartir pour son commandement.
R Bâton d» commandement. Bâton qui sert do signe do commandement à certains officiers.
— Fam. Commission, service à rendre, dans le pays oii l'on va, aux personnes que Ion quitte : Avant de partir, j'ai voulu prendre vos com.vian déments. (Ne se dit plus.) ii A votre commandement, A vos ordres. (Vieux.) ii Avoir une chose à commandement ou à son commandement. L'avoir à souhait (Vieux.)
— Parlicuhorem. Jussion royale : Commandement du roi ou parlement, n Secrétaire des commandements. Premier >ecrétairo d'un prince ou d'une princesse, il Secrétaire
d'Etat et des cotyimandements, Chacun des quatre secrétaires d'Etat ou ministres sous HenrilL II Signé en commandement. Signé par un secrétaire d'Etat.
— Artill. Manière d'être commandé, battu par le canon : Place gui a des commandicments de revers, d'enfilade.
— Dr. (proc. civ.). Ordre signifié par huissier de satisfaire à une obligation. V. la partie encycl.
— Fortif. Ditféronce de niveau entre les crêtes do doux ouvrages, dont le plus élevé com»ianrft; l'autre d'une quantité égale à cette dilTérence. (Il est essentiel qu'entre les divers ouvrages formant les lignes successives de défense d'une place forte ou d'un terrain quelconque, il y ait un commandement sui'fisant de ceux qui sont en arrière sur ceux qui sont en avant, sans toutefois que ce commandement soit exagéré, afin que les ouvrages avancés couvrent toujours les autres dans une certaine mesure et empêchent de les battre directement par l'artillerie.)
— Jeux. Au whist, Droit qu'ont les joueurs, lorsque l'un d'eux a laissé voir une carte, d'indiquer, dans le cours du jeu, à quel moment cette carte doit être acceptée au jeu ou refusée.
— Mar. Commission de commander un navire, donnée, dans la marine de guerre, par décret du président de la République, après proposition du ministre de la marine.
II Le navire que Ion commande : Aller 7-ejoi7idre son commandement. Il Prendre son commandement, Entrer en fonctions. Il Remettre son commandement. Le quitter à la fin de la période réglementaire ou pour tout autre motif, il Manière de commander une manœuvre : Avoir un bon commandement.
— Syn. Commandement, injonctiun, ordre, précepte, prescription. Commandement, terme général, se dit de l'autorité elle-même, aussi bien que d'un acte particulier par lequel elle se manifeste. Ordre, plus particulier, a toujours rapport à une chose commandée, et ne suppose pas une autorité aussi puissante. Ou obéit au commandement; on exécute un ordre, h' injonction est un ordre précis, rigoureux; il semble supposer quelque répugnance de la part de ceux qui doivent obéir. Précepte joint l'idée d'enseignement à celle d'ordre. Enfin, la prescription est un ordre précis qui détermine non seulement ce qui doit être fait, mais la manière, le temps et toutes les circonstances.
— Anton. Obéissance, soumission. — Accomplissement, exécution, observation.
— Encycl. Art milit. On appelle souvent « haut commandement u celui dos armées et des groupes d'armées. Le commandement exercé par un officier général comporte un personnel d'officiers d'état-major qui sont les auxiliaires du commmandement.
Dans une autre acception, les commandements sont dos circonscriptions territoriales, sur lesquelles s'étend, à certains points de vue, l'autorité d'un chef déterminé. Ainsi, on compte en France vingt-trois commandements d'artillerie, ayant à leur tête un général qui a autorité sur les troupes et le personnel des établissements de l'arme, ainsi que sur les troupes du train des équipages.
Il existe, de même, des commandements du génie, dont chacun s'exerce sur un certain nombre de directions et sur les troupes de l'arme stationnées dans la région correspondante.
Aux armées en campagne et dans les corps d'armée qui les composent, est organisé un commandement de l'artillerie et un du génie.
— Commandement supérieur de la défense. Les places fortes du territoire, dont chacune a son gouverneur, sont, en outre, réunies par groupes sous le commandement supérieur du gouverneur de la place principale ou cheflieu du groupe. Celui-ci prend le titre de commandant supérieur de la défense et a pour mission de préparer pendant la paix toutes les mesures nécessaires à la défense du groupe en temps do guerre.
— Dr. {proc. civ.). Commandement d'huissier. On appelle " commandement « l'acte nécessaire par lequel un huissier enjoint à un débiteur d'exécuter les obligations qui découlent pour lui d'un titre exécutoire, avant de procéder aux voies d'exécution forcée, soit sur sa personne (contrainte par corps), soit sur ses biens (saisies diverses). Un certain nombre de saisies peuvent, il est vrai, s'efi'ectuer sans commandement préalable ; mais elles ont un caractère conservatoire, au heu d'être des voies d'exécution forcée (saisie-arrêt, saisie-gagerie, etc.).
Le commandement est soumis aux mêmes conditions que tous les exploits. II doit, en outre, contenir : l" la copie intégrale du titre en vertu duquel agit le créancier; 2" l'avis formel que, faute de pavement, il y aura saisie ; 3" une élection de domicile par le créancier dans le lieu où la saisie sera pratiquée.
Le principal effet du commandement est d'autoriser l'emploi des voies d'exécution, à l'expiration des délais légaux. De plus, il interrompt la prescription, mais il ne fait pas courir les intérêts des sommes réclamées.
Le débiteur peut faire opposition au commandement, s'il estime qu'on a mal procédé; mais cette oppositon n'arrête pas les poursuites : il faut, pour obtenir ce résultat, une décision du juge des référés.
Commandements de Dieu, Préceptes divins, réunis en dix disti()ues techniques. D'après l'enseignement de l'Eglise catholique, les commandements de Dieu furent donnés miraculeusement à Moïse sur le mont Sinaï. Dieu luimême les avait écrits de sa main sur deux tables de pierre, qui furent ajipelées les tables de la Loi. Il y en a dix. Les voici tels que les rapportent le livre de l'Exode (XX, 2-12) et le Deutéronome (V, 6-18) :
o Je suis le Seigneur votre Dieu qui vous ai tirés do l'Egypte, de la maison de servitude.
« Vous n'aurez point do dieux étrangers devant moi.
6 Vous no ferci: point d'image taillée, ni aucune figure do tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Vous ne les adorerez point et vous ne leur rendrez point de culte.
« Vous no prendrez point on vain le nom du Soigneur votre Dieu.
0 Souvcncz-vous do sanctifier lo jour du sabbat. Vous travaillerez pondant six jours et vous ferez tout ce que vous aurez à faire, mais le soptiômo jour est lo jour du repos consacré au Soigneur votre Dieu.
0 Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur votre Dieu vous donnera.
■ Vous ne tuerez point.
" Vous ne commettrez point de fornication.
«1 Vous ne déroberez point.
0 Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain.
a Vous ne désirerez point la maison de votre prochain ; vous ne désirerez point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son âne, ni son bœuf, ni aucune des choses qui lui apppartiennent. »
D'après une antique tradition, la première table contenait les commandements qui ont Dieu pour objet ; et la seconde, ceux qui regardent le prochain. Les commandements du Sina'ï étaient à la fois les articles du pacte conclu entre Dieu et son peuple et la promulgation extérieure de la loi morale gravée dans toutes les consciences humaines. C'est à ce dernier titre qu'ils font partie de l'enseignement de l'Eglise catholique. Pour la commodité des catéchistes et de leurs élèves, ils ont été traduits en des espèces de vers français, qui, plusieurs fois remaniés, sont encore en usage aujoura'hui, et ont même reçu, du fait de l'approbation donnée par les évêques aux catéchismes qui les contiennent, une sorte de consécration officielle. Voici cette traduction :