‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 131 sur 870 · COMMANDERIE — COMMÉMORATION · texte numérisé non relu

COMMANDERIE — COMMÉMORATION

Commandeur.

— Anton. Accomplir, exécuter, garder les commandementB, obéir, observer, obtempérer, remplir, se soumettre, suivre des ordres. — Décommander.

COMMANDERIE (^ko-man, ri) n. f. Bcuôlico dont ùtaient i.ourvus les lii^niraires d'un certain nombre d'ordres roligioux (ordres de Saint-Jean do Jérusalem, du Tempio, do Saint-Lazaro, do la Trinité, ordre Toutoniquo). il Résidence du comniandour d'un do cos ordres.

— Kncycl. Outro la » tôto » do la commanderie, il y avait un certain nombre do domaines ijui s'y rattachaient ot eu étaient les " membres u. Los commanderios étaient généralement attribuées à ceux des frères qui no pouvaient prendre part à la vio militaire, en raison de l'àgo ou d'infirmités. La Kévolution a supprimé en Franco toutes les commanderies. Dans Tordre de Malte, on appelait spécialement cominaiulcries de justice celles ([ui revenaieut do plein droit aux plus anciens membres de l'ordre ; commanderies de ijrâce, colles qui étaient données par faveur aux grands dignitaires; commanderies mut/istralcs, ccWcs qui étaient données aux grands maîtres des ditréronts prieurés.

COMMANDEUR {ko-man — rad. comma7idcr) n. m. Cliovaiier pourvu d'uue commanderie : Dans l'ordre de Malle, les COMMANDEURS étaient plutôt les fermiers de l'ordre que les bém^ficiers. i^Savagner.)

— Grade supérieur dans les ordres de chevalerie : Un COMMANDEUR de la Léffion d'honneur. (Comme insigne de son grade, le commandeur de la Légion d'honneur porte la croix fixée à un ruban passé autour du cou. Mais il n'en est pas de même pour les commandeurs de beaucoup d'ordres de chevalerie étrangers; ils portent leurs plaques sur le côté.) Il Grand commandeur, Premier dignitaire de l'ordre de Malto, après le grand maître. (Ce personnage s'appelait à l'origine pr^ceptor. Le titre de comrnandeur lui fut donné parce qu'il était toujours revêtu d'un commandement. Il avait la direction de l'administration financière de l'ordro.) — Dignitaire d'un grade plus élevé que celui de commandeur, dans certains ordres de chevalerie.

— Drog. et pharm. Baume du commandeur, Sorte de drogue stimulante dont l'invention est attribuée au commandeur do Fermes.

— Econ. rur. Autrefois, Chef d'exploitation aux Antilles, particulièrement chargé de la surveillance des esclaves.

— Hist. Commandeur des croyants. Titre donné aux califes.

— Zool. Nom vulgaire donné anciennement à divers oiseaux américains, dont les ailes ont des épaulettes rouges ou quelque autre signe, notamment à un troupiale {agelaius gubernator) et à un étourneau {sturnus prxdatorius).

Commandeur (statde du). V. statue.

Commandeur (Îli-:s du), petit groupe d'îles de la partie méridionale de la mer de Behring, dont la principale terre est Behring, sur la côte orientale de laquelle Behring est mort.

CommaNDINO (Frédéric), mathématicien italien, né à Urbin en irjQy, mort en 1575. Il a rendu de grands services aux sciences par ses éditions et ses traductions d'anciens mathématiciens et géomètres : Arcbimède, Apollonius, Euclide, etc. Les commentateurs postérieurs ont presque tous puisé dans ses travaux.

COMMANDITAIRE [ko-man, ter') n. Simple bailleur do fonds, dans une société en commandite : Le commanditaire n'est engagé solidairement que jusqu'à concurrence des sommes qu'il a verséps. n Par ext. Celui, colle qui fournit des fonds dans un but quelconque : Les qros hanquiers sont aujourd'hui les commanditaires des rois.

— Adjectiv. ; Associé commanditaire.

— F^NCYCL. Le commanditaire est tout bailleur de fonds qui engage un capital dans une société en commandiie simple dont il souscrit ainsi uno ^ïar^ d'intérêts à des conditions déterminées et durant un temps déterminé, ou qui souscrit un certain nombre d'actions dans uno société en commandite par actions. V. sochîté.

COMMANDITE [ko-man — du lat. commendare, confier) n. f. Conim. Société commerciale qui so contracte entre un ou plusieurs associés responsables ot solidaires qu'on nomme commandités ou associés en nom, et un ou plusieurs associés simples bailleurs de fonds, que l'on nomme commanditaires. \\ On dit plus ordinairement société en com-

manditk. V. SOriÉTH.

— Par ext. Fonds versé par chaque membre d'une société en commandite : Ma commandite est de cent mille francs.

— Fig. Délégation : La guerre n'est que la venqeance par commandite et le meurtre sous raison sociale. (Th. Gant.)

— Typogr. Société d'ouvriers compositeurs travaillant en commun : A Paris, la plupart des Journaux se font en commandite. Par la commandite qui tend à se propager dans les ateliers, les sociétaires bénéficient en commun de la mise en payes, et la direction est toujours confiée au plus intelligent, •

— EnCYCL. V. SOCIÉTÉ.

COMMANDITER (ko man — rad. commandite] v. a. Soutenir, comme simple bailleur do fonds, une entreprise ou celui qui l'entreprend.

Commanditéf ée part. pass. du v. Commanditer.

— Substantiv. : Personne commanditée : Le commanditaire et le commandité.

Se commanditer, v. pr. Etro commandité: Un banqueroutier ne saurait se commanditer.

COMMANIPULAIRE {h'-r' — du préf. com, ot do manipule; n. m. Aiitiq. rom. Nom quo Ion donnait aux soldats faisant partie du mf-mo manipule.

C0MMARCHI3 [kl — du préf. com, ot de marchis, anc. ortliDi^'r. rln marquis) n. m. Soigneur terrien, qui prenait part au f^'ouvernoment d'un marquisat.

COMMATION {ti'On — mot grec, dimin. do comma) n. rn. Une des parties do la parabaso, dans l'ancionno comédie attiqiio. (C'était uno petite phraso rythmique, ordinaircMuent do huit vers, qui contenait uub apostrophe A quelque porsonnage.)

C0MMATI5MC [tissm' — rad. comma) n. m. Qualité d'un st \ le coupé. (Peu usité.)

COMME (du lat. cum) conj. Puisque, étant considéré que : Comme nous devons mourir, pensons à la rnort. il Au moment 01^ : A Marengo, comme Napoléon était battu, Desaix arriva.

— Adv. de manière. Comment, de (|uello façon : Voyez comme certaines réputations s'écroulent, ii Combien, ù quel point : Comme il faut travailler! Commk on voit tous ses j'O-ax l'im l'autre se détruire. (Racine.) ii Do la qualité, tie l'espèce do, du genre de, de la nature do : Les poétrs comme Leconte de Lisle sont rares. Un homme comme lui.

Il En qualité de : La ?nission de la fc7}unc est d'aimer comme fille, comme épouse, comme mère. (M""" Monmarsou.)

— Adv. de compar. Pareil à : La beauté est comme la rose : elle passe vite. Il Autant quo, au même de^ré (luo : Bien n'est beau, rien n'est bon comme la liberté. (Guizot.) ii Aussi bien que, également; de même que, non moins : N'écoute pas le médisant ; il médira de toi comme il médit des autres. ^Max. orient.) il A la façon do, de la même façon que : Hardi comme un page. A//er comme le vent, w De la façon que : Les choses n'arrivent jamais comme on les imagine. (M""* de Sév.)

Il Presque, en quelque façon, quelque chose dans le genre do : L'iwmme s effrayera de se voir comme suspendu entre ces deux abi/nes de l'infini et du néant. (Pasc.) il Tel que, par exemple : Les métaux précieux, comme l'or, l'argent, sont moins utiles que le fer,

— Pop. Comme tout, Autant que possible, tout à fait : /T^re ai7»a6/L' COMME tout. Il Tout comme. Tout à fait comme. Tout aussi bien que : Flamber tout comme une allumette. — Pareillement, sans ditTérence : Je n'ai pas enco7'e don/té »m parole, mais c'est tout comme, il Comme de juste. Comme il est juste: Payer son écot comme de juste, il Ùomnie il faut. D'une manière bien conditionnée, sans que rien y manque : Préparer un dîner comme il faut. — En parlant des personnes, Distingué, de bonne société : // n'y a que la femme comme il faut pour être à l'aise dans sa toilette. (Balz.) — Substantiv. : Manière d'être des gens comme il faut : Avoir des doutes sur le comme il faut d'une toilette. — Prouvant qu'il faut, montrant l'obligation de :

Obtenez un arrêt comme il faut que je dorme.

Racine.

Il Comme cela ou Comme ça, Ainsi, de cette façon : Mai, Je suis COMME cela ; tant pis si je vous déplais. (Cette locution s'emploie populairement, d'une façon tout à fait superflue, et qui n'ajoute absolument rien au sens de la phrase) : Il m'a dit comme cela, que si je voulais... il Corinne cela; Comme ça; Comme ci, comme ça. Signifient : 1" Entre deux, ni bien ni mal : Aller comme ci, comme ça; 2« Tantôt d'une façon, tantôt de l'autre : Etre tantôt comme ci, tantôt COMME ÇA. 11 Comme quoi. De quelle façon, comment : Vous saurez COMME quoi ^e suis venu et comme quoi je repars.

Il Comme qui dirait, A peu près, quelque chose approchant de : Il y avait là comme qui dirait deux ceiits, trois cents personnes, il Dieu sait connue, On ignore comment (le plus souvent avec une nuance défavorable) : Cei-taines gens réussissent, Dieu sait comme! ii Connue si, De même que si : L'homme doit agir comme s'il pouvait tout, et se résigner comme s'il ne pouvait rien. (J. de Maistre.) ii Comme aitisi soit que, Comme il est vrai que : Tomme ainsi soit que Dieu est bon, il faut dire aussi qu'il est juste. (Vieux.) il Comme que. De quelque façon que : Comme que Je fasse, il m'empoisonnera. (Rousseau.)

— Mar. Comme ça! Ordre donné au timonier do gouverner dans la direction actuelle du navire.

— Pop. Comme s'il en pleuvait. Beaucoup, sans compter.

— pROV. : Conune on fait son lit, on se couche, Chacun prépare lui-même son avenir.

— Syn. Comme, lorsque, quand. Comme est plus précis quo les deux autres; il signifie à l'instant mémo, au moment môme où. Lorsque, sans être aussi précis, so rapporte à un temps particulier, fixe. Quand est le plus général; il peut s'appliquer à uno circonstance future, hypothétique.

— Comme, ainsi que, de même que. V. ainsi. Comme il vous plaira {As yuu lilte it), pièce do

Shakspearo, en cinq actes, qui appartient au groupe des comédies romanesques de la i)ériodo 1598-1600. Le sujet est emprunte à la îiosalynde do Lodgo (1590). C'est l'histoire de Rosalindo, filie d'un duc exilé dans la forêt des Ardennes. La jeune princesse quitte la cour de son oncle Frédéric, usurpateur du trône, on compagnie do sa cousine Colia, ot, vêtue d'habits d'homme, va rejoindre sou père. Grâco à son déguisement, elle n'est reconnue de personne. Elle est bientôt suivie de son amant, Ortando, qui, sans se douter qu'il s'adresse à Rosalindo, lui parle QO son chagrin. C'est uno des plus jolies scènes do la pièce. Les doux amants finissent par so marier, et le duc légitime reprend possession do son trône. Sur cette donnée, très simple et toute do convention, le dramatisto a composé uno œuvre charmante, sorte de pastorale d'où se dégage uno poésie franche et natnrello, qui rachète la banalité et l'invraisemblance du sujet. Le duc exilé, magnanime et résigné, est uno très noble ligure, et Rosalindo est uno des belles créations do Shakspearo. Spirituelle, enjouée, elle est sœur do la Portia du .Marchand de Venise. \jO poète n'a pas négligé les personnages secondaires ; parmi ceux-ci, il faut citer : lo « mélancolique ■ Jacques dont la tirade : Tout ce monde est un théâtre... ostoélèbro ; le bouffon Touchstono ot sa rusti(|iio fiancée Andrey. Comme il vous plaira a été traduit par George Sand, ot représenté au Théâtre-Français, le 12 avril 185G.

COMME, ÉE {ko-mé — du lat. comatas, mémo sons} adj. Chevelu.

COMMÉAT {mé-a — du lat. commeatus. mémo sons) n. m. Anliq. r.jiii. Congé temporaire accordé aux soldais et, Â partir du lias-Empire, aux employés do l'Etat, ii Vivres et relais quo les alliés étaient obligés do fournir aux Ic-

Fats ot hauts fonctionnaires voyageant pour lo compte Ac Etat. Il Espace de la voie publique laissé à la circulation. Il Transport des marchandises.

COMMEDIA {mé) n. f. Mot italien signifiant Comédie.

— Commvdia deW arte. On désigne par ces mots, en Italie, tout un genre important do la liitéruturo dramati- <luo, introduit en Franco sous lo nom do comédie improvisée, comédie sur canevas, comédie à l'impromptu.

— Encycl. L'originalité do la commcdia delV arte consiste on ce que lo plan seul do la pièce est tracé dans ses grandes lignes et que les détails, lo dialo^'uo, les réparties, les mots siiirituels sont remis à l'ingéniosité porsonnollo do l'acteur. Une seule chose facilite l'imagination do celui-ci :

c'est que les rôles do la commedia delV arte sont nettement tranchés et consacrés par la tradition, dont il no doit pas s'écarter. Ruzzante (Aiigelo Beolco) donna le premier un corps à cette comédie d'improvisation. En 1528, il fit jouer sa première comédie on prose, où chaque personnage parle un dialecte dilTéreut ; c'était un moyen d'intéresser tout particulièrement chaque localité à la mémo pièce, et de rendre l'œuvre très populaire. Dans les pièces improvisées, chaque province continua d'être représentée par un personnage qui en parlait le dialecte : Bergamo donna Arlequin et Brighella; Milan, Beltram et Scapin ; Venise, Pantalon et Zacometo ; ISaples, Pulcinella, Scaramouche, Tartaglia, le capitan et le Bascegliesc ; Rome, Marco-Pepe et Cassandro; Florence, Stantorello ; Bologne, le docteur et Narcisin ; Turin, Gianduja; la Calabre, Coviello et Giangurgolo ; la Sicile, il Barone, Peppe- Nappa, etc. Ces types ont relativement peu varié avec lo temps, et on les retrouve encore dans les comédies de marionnettes, forme populaire de la commedia deW arte.

Commediante I tra^ediante ! (mots italiens : Co- - médien! tragédien!), allusion historique. Ces mots auraient été prononcés par le pape Pie VII, dans son entrevve avec Napoléon à Fontainebleau, en 1804. L'empereur ayant d'abord usé de la flatterie, des promesses, des paroles mielleuses, pour obtenir ce qu'il voulait du pape, celui-ci aurait répliqué par ce simple mot : Commediante ! Napoléon, s'emporiant alors et changeant de style, ayant eu recours aux grands éclats do voix et aux menaces, n'aurait reçu pour toute réponse quo le second terme : Tragedianfe ! La scène a été racontée et popularisée par Alfred de Vigny, dans Servitude et grandeur militaires.

GoMMELIN (Jérôme), imprimeur, né à. Douai, mort à Heidelberg en 1598, où il a donné d'excellentes éditions des classiques grecs et latins, inférieures cependant à celles des Aides et des Estiennes.

GoMMELIN (Isaac), historien hollandais, né à Amsterdam en 1598, mort en 1676. Il s'est presque exclusivement occupé de recherches historiques relatives à la Hollande. Ses principaux ouvrages (en langue hollandaise) sont : Commencements et progrès de la Compagnie des Indes hollandaises (1646) ; Recueil des actes de l'autorité publique en Hollande (1644) : Vies des stathouders Guillaume P' et Maurice (1651) ; Vie de Frédéric-Henri de Nassau (1651) ; etc.

GOMMELIN (Jean), botaniste, né et mort à. Amsterdam (1629-1692). Il fut directeur du Jardin botanique, qui devint alors un des premiers de l'Europe. Ses principaux ouvrages sont : les Hespérides des Pays-iias f Amsterdam, 1676) ; tatalogus plantarum indiyenarurîi Hollaiidi^ (1689); Horti medici Amstelodamensis descriptio (1697-1701), achevé par son neveu, Gaspard Commolin ; etc.

GoMMELIN ou COMMELYN (Gaspard), botaniste hollandais, neveu du précédent, né à Amsterdam en 1667, mort en 1731. Il remplaça son oncle dans la chaire de botanique, et professa cette science au Jardin botanique d'Amsterdam. Il fut membre, sous le nom de Mantias, de l'Académie des curieux de la nature. Ses principaux écrits sont ; Flora Malabarica (1696); Horti medici Amstelodamensis plantarum usualium catalogus (\6&1); Horti medici Amstelodamensis plantée rariores exotics (1706), ouvrage qui fait suite à celui de son oncle; des notes sur le beau Traité des insectes d'Europe et de Surinam do M"* Mérian ; etc.

COMMÉLINE ou COMMELINE n. f. Bot. Syn. de commélvne.

COMMÉLYNACÉES [ko-mé) n. f. pi. Famille de plantes monocotylédones hypogynes, très abondantes entre les tropiques (35"* de latitude australe dans l'hémisphère oriental et 40" do latitude boréale dans l'hémisphère occidental).

— Une COMMÉLYNACÈE.

COMMÉLYNE ou COMMELYNA iko-mé) n. f. Genre do commélynacées, renfermant des herbes rameuses ou simples, dressées ou coucliées, dont on a décrit près de quatrevingts espèces, originaires de l'Amérique tropicale et boréale, de l'Australie et de l'Inde orientale. (Plusieurs espèces sont mucilagincuses et utilisées à ce point de vue.)

COMMÉMORABLE adj. Mémorable. (Vieux.)

COMMÉMORAISON {rê-zon. — V. l'étym. do commémoration) n. f. Mémoire qu'on fait d'un saint lo jour de sa fête, lorsqu'elle se trouve en concurrence avec uno fèto plus solennelle.

— En'cycl. On distingue deux sortes do commémoraisons : los commérnoraisons communes, connues plus ordinairement sous lo nom de suff'rages des saints, et les commémoraisons spéciales. Los premières sont les commémoraisons de la Vierge, dos apôtres, du patron ou titulaire do l'égliso. On ne la fait quo les jours où laféto ne dépasse pas lo degré dit ■» semi-double ». Dans l'office de la férié, elles sont précédées de la commémoraison do la croix.

Lorsqu'il y a concurrence de doux ou plusieurs fêtes, ou célèbre en entier celle dont le degré est supérieur; pour l'autre, si elle n'est pas transférée ou omise, on en fait commémoraison ù la messe, ot do plus, à laudes, par l'an-

tienne du lîenedictus, et à vêpres par celle du Mai/nificat.

— Pour la commémoraison dos vivants ot dos défunts, V. commémoration.

COMMÉMORATIF,IVE(rad.coHimtfmorfliJOH)adj.Liturg. Destiné à rappeler un souvenir : Fête commemokative.

— Pathol. Qui se rapporte au passé du malade.

— n. m. pi. Lo passé du malade, au point do vue do la santé, révélé soit par ses déclarations, soit par les traces, les stigmates do ses maladies antérieures : Les commk- MORATii-s de la variole.

COMMÉMORATION (si-on — lat. commcmorn/io, mémo sens) n. f. Linguist. Action ou cérémonie consacrée ù rappeler un souvenir : Emorcque ce sacrifice soil une commk- MORATiON de celui de la croix. (Pascal.)

— Fam. Mention : Nous fîmes commi^moration do i'oh*. comme d'une personne que l'absence ne fait pas oublier. (M«" de Sév.)

— Liturg. Commémoraison. il Commémoration des morls ou de tous Tes défunts, Féto roligiouso dont le but est do prier pour los morts.

— Encycl. Lo i novembre, lendemain do la Féto do tous les saints, l'Eglise célèbre la coHi»;i('»rorfl/i'o« do tous les tldèlos défunts et prie pourcollos dos Amos qui. selon qu'elle l'eusoiK'no, subissent los noiiios temporuires du purgntoiro. avant d'entrer au ciel. L origine do cette félo remonte aux promiors temps : on la trouve montionnéo par los Pèrosdo

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