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QUANTITÉ COMPOSÉE

— Arithm. Nombre composite. Se dit quelquefois pour NOMBRE COMPOSÉ. Il Raison composite. Se dit quelquefois

pour RAISON COMPOSÉE.

— n. m. : Le composite, Ordre composite.

— n. f. Philos. Dans la langue de Fourier, Passion des entraînements : La composite est l'opposé de la cabaliste.

— Photogr. Méthode photographique permettant d'obtenir le type d'une famille, d'une tribu, d'une race, d'une maladie, d'une signature, etc., imaginée par H. Spencer et F. Galton.

— Encycl. Archit. L'ordre composite n'est qu'une altération de l'ordre corinthien : il ne se distingue, en efi'et, do ce dernier que parla composition de son chapiteau, où les volutes ioniques et une échine taillée en oves sont superposées aux ornements du calice corinthien. Ce sont les architectes du XVI* siècle qui ont imaginé de faire un ordre spécial de cet amalgame de formes, dont ils avaient remarqué un exemple dans l'arc de Titus. En réalité, les artistes romains n'ont pas eu la prétention d'y ajîpliquer un nouveau système architectonique. En efifet, pour la décoration comme pour l'ordonnance, on ne voit pas que le style composite difl'ère plus du style corinthien que les diverses variétés de ce dernier ne diffèrent ordinairement entre elles.

Le chapiteau corinthien, par la variété de ses aspects, par la facilité d'en modifier au gré de l'allégorie la décoration, par la richesse des sculptures qu'il comporte, fut celui qui servit le mieux le goût des arcliitectes pour les symboles et la magnificence des attributs; aussi voyons-nous des variétés innombrables de chapiteaux dont le type primitif disparaît presque entièrement sous les emblèmes dont ils sont chargés. Du changement d'ornement, motivé par le plaisir ou le besoin de l'allégorie, on passa au changement même de la forme essentielle. Après avoir vu des dauphins, des tritons, des trophées, dans la composition d'un chapiteau corinthien, on vit des volutes ioniques, sans s'inquiéter du motif qui les y amenait. Le composite est donc un système bâtard, parasite, qu'on ne saurait ériger en ordre spécial. Cependant, il a été appliqué à un grand nombre d'édifices modernes, et les règles en ont été posées par des maîtres célèbres, au nombre desquels il nous suffira de citer Baldassare Peruzzi, Scamozzi, Serlio, Philibert Delorme, etc.

— Photogr. Supposons qu'on ait photographié trente individus de la même famille, les trente photographies étant de la même grandeur, et supposons qu'il faille 90 secondes pour obtenir, dans des conditions déterminées, une reproduction photographique d'un de ces portraits. Si nous faisons défiler successivement ces portraits devant l'objectif, dans des conditions identiques, et en posant trois secondes pour chacun d'eux, seuls les traits communs aux trente portraits impressionneront la plaque sensible, puisque seules ces parties communes auront eu le temps de pose nécessaire. Le cliché que l'on obtiendra ainsi permettra de tirer des épreuves dont chacune sera en quelque sorte la moyenne des trente portraits et représentera le type de la famille constituée par ces trente individus.

COMPOSITEUR {kon) n. m. Personne qui compose des œuvres d'art ou de littérature. 11 So dit particulièrement do celui qui compose de la musique ; Lulli s'éleva au-dessus de tous les compositeurs de son temps. (Rameau.)

— Dr. Amiable compositeur, Celui qui est chargé de terminer à l'amiablo un diff'érend entre deux personnes, de les amener à composer ensemble. V. arbitrage.

— Télégr. électr. Appareil que l'on emploie pour découper dans du papier les ouvertures qui serviront à transmettre automatiquement des signaux parle fil télégraphique. (On donne à cet appareil le nom de co^npositeur pe7'- /orateur.) 11 Co7npositeur pcr/orateur à main, Appareil analogue au précédent, mais que l'on fait fonctionner à !a main.

— Typogr. Appareil destiné à opérer mécaniquement la composition typographique. V. composition.

COMPOSITEUR, TRICE {kon — rad. composer) n. Ouvrier, ouvrière qui assemble les caractères d'imj>rimerie pour en former successivement des mots, des lignes et dos pages.

COMPOSITIFLORE {knn —du lat. compositus, composé, et /lus, /loi^is, fi(!ur) adj. Qui a des fleurs composées.

COMPOSITION (kon, s-j-on)n. f. Action de composer : La COMPOSITION d'une machi7ie, d'un roman. Dans le /eu de la

COMPOSITION. Il Art do composer; résultat du travail do lii composition, mauièro dont les parties sout assembles : U ij a, tlniis tout oiivraf/e île poiKsic, tteiix sortes d'intérêt : celui (tu sujet et celui de la coMPusrrioN. (DeliUe.)

- Nature des parties ot manière dont elles composent lo tout : La composition d'uve arnu^e, d'un tribunal, d'une tisseNitth'cd'unoni/uent. il Far oxt. Objot, ouvrage compose; tnisiMuljlo dos parties qui le composent : La tragédie fut d'abord une composition relitjiense. (B. Const.)

— Disposition à composer, à capituler : Un homme de bonne, ae facile composition. Il Recevoir à cotnposition. Accorder une capitulation à. Il Entrer en composition, Faire dos concessions, se prêter à un aocomraodomont. H Kig. Bénignité : Maladie de bonne composition. (^M"" de Sév.)

— Aritli. Composition des rapports. Addition ou soustraction dos termes de rapports égaux, qui détruit l'ancien rapport, sans détruire 1 égalité dos doux rapports. .Si,

a c . . aztb c±d

par exemple, on a j = -j, on pourra écrire — — = — j— .

— B.-arts. Art ou action de grouper les différentes parties du sujet : Tableau qui brille par l'éclat des couleurs plus que par la composition.

— Chim. Combinaison intime, molécule à molécule, de deux ou plusieurs corps formant ensemble un corps composé. (Se disait autrefois pour Mélange) : La poudre à canon est une des plus siinples compositions de la chimte. (Cuv.)

11 Proportion des éléments qui entrent dans un corps composé : /-a composition de l'eau.

— Enseign. Devoir donné à dos écoliers comme matière de concours pour les places ou pour les prix : Les compositions de fin d'année.

— Fonder, de caractères. Opération qui consiste à arranger les lettres dans de grands composteurs, alin do pouvoir en travailler un certain nombre à la fois : La composition se fait par sortes.

— Gramm. Manière dont un mot est composé, dont les mots simples sont unis pour former des mots composés.

— Hist. Compensation pécuniaire, pour un outrage porsonnol, donnée à la personne outragée ou à sa famille : La composition était, chez les Germains, fi.rée d'après le wcrgeld ou valeur des individus tarifée par la loi.

— Logiq. Art de disposer les idées dans l'ordre que leur assigne leurnature propre ou la raison qui les fait assembler. Il Sophisme de composition, Sophisme qui consiste à aftirmer dans un sens général ce qui n'est vrai que dans un sens particulier, et spécialement à attribuer un sens rigoureux à des propositions inexactes dans leur généralité, mais auxquelles l'usage vulgaire attribue un sens vrai et restreint ; ainsi le célèbre argument : Tous les Ci-é tois sont menteurs. Or vous êtes Crélois. Donc vous mentez, etc., est fondé sur deux sophisjnes de composition ; Upremier : Tous les Cretois sont 7ne7iteurs, ce qui, dans la pratique vulgaire, désigne la rfénéralité et non la totalité des Cretois ; le second : Donc vous mentez, qui admet comme sous-entendu quelquefois, et non actuellement, comme on le fait dans l'argument.

— Mar. Rançon payée pour un navire capturé.

— Mécan. Composition des forces, des moin'eynents, des vitesses, etc. Opération ou calcul servant à déterminer la résultante des forces, des mouvements, des vitesses, etc.

— Mus. Art d'assembler les sons d'après les règles de l'harmonie ot du goût ; Le piano facilite la composition.

— Philos, Synthèse : Dans toutes les sciences, comme en arithmétique, la vérité ne se découvre que par des compositions et des décompositions. (Condill.)

— Techn. Alliage de métaux imitant l'argent : Des couverts en composition, ii Mélange des matières premières

ni servent à faire le verre : La composition varie suivant fes objets que l'on veut fabriquer, mais il faut toujours y introduire plusieurs bases.

— Télégr. électr. Composition de Chatterton, Mélange isohmt composé de gutta-percha, de goudron do Slockholin, de résine, que l'on emploie, à cause de Tadhérence que produit cotte composition, entre le conducteur des câbles et les diverses parties de l'enveloppe.

Composition Wray, Composition isolante pour les câbles, dans laquelle il entre de la gomme iaque, du caoïitclioue saupoudré do silice ou d'alumine, et un neuvième environ de gutta-percha.

— Ty pogr. Action do rassembler dos lei très dans le compostour ; résultat de cette action, n Atelier où se fait co travail : Porter w« ouvrage à lu composition.

— Zool. Unité de composition. V. uniti':.

— Enctcl. Artmilit. Co7npo.<ii fions éclairantes, fusantes, incendiaires. Compositions employées dans les arlilices do Tartillorio et obtenues on mélangeant intimement différentes substances finement triturées, suivant les résultats qu'on veut obtenir. Les compositions éclairantes, destinées à charger les /lambeaux et les balles à feu. sont surtout composées do chlorate do potasse et do nitrate do baryte ou do nitrate do strontiano, suivant qu'on veut obtenir une lumière verte ou rouge. Los compositions fusantes servent pour charger les fusées des obus ot autres projectiles creux, don t on veut déterminer l'éclatement après un temps do parcours donné. Elles consistent en charbon, poudre et salpôtro. C'est par la régularité du tassement qu'on leur donne la vitesse et l'uniformité do combustion voulues. Kn Bo servant, pour renfermer la composition, do tubes on plomb qu'on passe à la tîlière une fois remplis, afin de les amener an diamètre do 4 miUiinètres, on obtient iftio vitesse do combustion de U millimètres y par seconde.

Les compositions incendiaires sont un mélange do nitrate de baryte, de soufre, do pulvôrin et do résine.

— Typogr. Lo compositeur, placé devant sa casse, tient do la main gaucho le composteur, et de la droite saisit les lettres pour los placer dans cet instrument. Après avoir lu et retenu quelques mots du manuscrit, il prend successivement chaque lettre et la place dans le composteur, lo cran en bas et en dedans ; il rotioiit avec lo pouce gaucho les lettres assemblées.

truand lo nombre des mots est suffisant pour former une ligne, l'ouvrier examine si le mot commencé jumii mirer tout entier dans la ligne ; s'il est trop long, il on reporte une partie à. la ligne suivante, on ayant soin do ne diviser les mots que d'après la règle typograpliicjue. Maïs, los lignes devant (^tre rigoureusement do la mAme longueur, il augmente ou diminue les blancs qui séparent los mots. C'est Wjusiificntion.

Dès qun la ligne est justifiée, on compose la suivante on la séparant de la première pur une interligne, on [>ar un fllot ou porto-li(^no. Quand lo conipobtour Obt pluiu, un

COMPOSITUM — COMPRÉHENSION

le

enlève la composition et on la place sur une qalée. On continue jusipi'à ce quo l'on ait sur sa galôo lo nombre do lignes convenu pour fairo uno page ou un p:u[uet, quo l'on serre avec uno Rcolle ot que l'on place sur un morcejui do papier double appelé porte paijv ; puis chacun de ces pa(|uets est disposé sur uno tablette ad hoc installée sous cbaquo casse. Quand il y a assez de composition i)our utio fouille, le metteur en pages réunit les paquets pour fairo la mise en pages, puis place chaque page sur lo marbre, sorte do tablo on fonte ; il les range dans l'ordre qu'elles doivent occuper à l'impression ; c'est \'unliosition. Les pages sont alors entourées d'un châssis formé do quatre barres do fer, qu'une barre transversale partîige dans le milieu. Ensuite, il piaco los f/arniturcs séparant les pages les uues dos autres. On serre détinitivemcnt le tout au moyen de coins que l'on enfonce avec un marteau. Chaque feuille est partagée en deux parties, qu'on appelle formes ; l'une d'elles, appelée côté de première, constitue le rocto ; l'autre, dite côté de seconde ou côté de deux, est lo verso.

Ces opérations terminées, le metteur en pages enlève les formes et les passe à l'imprimeur, afin qu'il en tiro une épreuve ou première typographique. Remise au correcteur, qui indique les fautes, cette épreuve est renvoyée aux typographes, qui corrigent, ou so servant soit de petites pinces en fer, soit, plutôt, d'une pointe emmanchée, ahn de soulever la partie de la ligne à corriger. Eniîn, les formes sout resserrées ot reportées à l'imprimeur ; on tire alors une seconde éprouve, que l'on envoie à l'auteur.

— Composition mécanique. Ou a, à maintes reprises, cherché à substituer à la composition manuelle la composition mécanique. Young ot Delambre ont été les premiers à imaginer uno machine, dénommée par eux ^mno-Zy/ïe, qui n'a pas donné de résultats pratiques. Des inventeurs allemands et anglais, parmi lesquels Kastenbein, Hattersley, Mackie, etc., ont construit des machines à composer, mais aucune d'elles n'a jusqu'à présent donné des résultats bien pratiques, y compris celle de l'Américain Brackelsberg.

COMPOSITUM (kon, tom' — du lat. cojupositus, composé) n. m. K[v>emblo des moyens d'un chanteur : Cet artiste a un superbe compositum.

COMPOSSIBLE (du lat. cum, avec, et possible) adj. Philos. Dont l'existence n'est pas exclue par l'existence d autre chose : Le maximum de bi^nheur compossible avec l existence d'un monde fini. \\ Substautiv. : Des compossiblks.

COMPOST [kon-posst' — du lat. compositum, composé) n. m. Vieux mot qui signiriait Calcul, calendrier, composition, recueil, ei se prenait dans le même sens que compdt.

— Agric. Mélange entassé de terre, de résidus organiques et de chaux ou de matière calcaire, qu'on prépare en vue de la fertilisation du sol, et qu'on maintient à cet effet dans un état constant d'humidité, tout en lui assurant ime aération et une homogénéité suffisantes par des façons à la bêche ou tous autres moyens. De cette manière, le mélange se transforme peu à peu en terreau, sous l'effet de certaines réactions cliimiques et fermentations.

— Mar. anc. Ensemble des calculs relatifs à la navigation : Savoir le compost. (Ce mot n'est plus employé.)

— Encycl. Agric. De préférence, on doit jeter au compost les débris organiques hors d'usage, dont la décomposition est difficile (cuir, chiffons de laine, plumes, rognures de corne, etc.), ainsi que ceux pouvant renfermer des germes vivants, qu'il faut éviter d'incorporer tels quels au sol (mauvaises herbes en graines, criblures, pailles ot débris divers, auxquels peuvent être mélangés dos œufs d'insecte ou dos spores de champignons parasites).

La chaux mélangée réagit tout d'abord sur la matière organique, qu'elle transforme partiellement en humus ou acide huraiquo; puis elle so trouve neutralisée, soit en se combinant à l'acide humiquo, soit on passant à l'état de carbonate de chaux ou calcaire. Dès lors, toutes les conditions favorables étant réalisées à cetetrel, il se produit dans lo compost une abondante nitrification de l'azote organique : en d'antres termes, la matière organique achève de so transformer profondément, et les principes utiles qu'elle renferme deviennent ossontiellemont assimilables par les [)lantes. V. nitkification.

GOMPOSTELA, ancienne ville du Mexique (Etat de Jalisco), non loin de l'océan Pacifique ; fi. 085 hab. Mines d'argent dans les environs. Fondée en 1531, elle devint lo siège d'un évécbé, transféré plus tard ù Guadalaxara. Cli.-l. d'un district peuplé do 12. UO hab. — Bourg do la Malaisie (Philippines [llo Cébu]); S.iOO hab.

CoMPOSTELA (Santiago de) ou Saint-jacques-

DE-GOMPOSTELLE, ville d'Espagne. V. SANTlA<ii>.

COMPOSTER [kou'pu-sté) v. a. Amender les terres avec du couii'ust : CoMPOSTKK une terre.

COMPOSTEUR {kon-po-steur' — du lat. componere, supin compostant, composer) n. m. Typogr. Sorte do règlo ou lamo coudée, à angle droit dans toute sa longueur, formée ù l'une do ses extrémités par un plan, sur laquelle lo compositeur assemble ses caractères, do façon à former dos lignes égales, au moyen d'une pièco mobile, qu'il a nxéo à la longueur voulue. (On faisait usage, autrefois, du composteur à la française no con»enantqu'uno ligne.

Depuis longtemps, on so sort du composteur à la flamande, dans lequel lo compositeur peut former plusieurs composteur; composteur Onns tn main lignes.) du couiposUcur.

— Fonder, en caractères. Kèglo do bois munie d'un rebord, sur laquelle on range les lettres d'un mémo caraetèro, afin do s'assuror (tu'elles sont d'égalo épaisseur, ot pour les soumottro ù. l opération do la coupure.

— Techn. Baguette omplovéo dans lo tissage dos étoffes do soie, pour conserver la régularité do l'onvorguro ot do l'entaquago.

COMPOSTO (/cofi-po-sto) n. m. Enduit composé d'un mélange do menus frogmouts do murbrei do porphyro ou

d'autre pierre, que l'on amalgame avec des mortiers de ciment ou de pouzzolane, pour former une air© et tenir lieu do pavage.

COMPÔT {kon-pô) n. m. Art sténographiriuo qu'on eusoigiiail autrefois dans les écoles ecclésiastiques.

COMPOTATEUR {kon — lat. compotator ; do cum, avec, et potare, supin potatum, boire) n. m. Compagnon de bouteille, buveur de compagnie. (Vieux.)

COMPOTATION [kon, si-on — rad. compotateur) n. f. Ai-tioii de huiro ensemble. (Vieux.)

COMPOTE {kon-pof — du lat. compositus, composé) n. f. Plat do fruits cuits à l'eau et au sucre : Compote d'abricots, de pommes, de pêches, w Façon d'accommoder les pigeons :

CoMPOTii de pigeons. Pigeons en

COMPOTR.

— Par anal. Mets en compote, Mets trop cuit.

— Fam. En compote et autrefois A la compote. Tout meurnri , tout mal accommodé, en

marmelade : Ai'o)> les yeux en

CUMPOTK.

COMPOTIER {kon, ti-é) n. m.

Sorte do coupe à pied, en por- Compotier,

celaine, cristal, etc., dans laquelle ou place des fruits, des crèmes ou des compotes, pour les servir sur la table. Il Contenu de ce plat : Manger un COMPOTIER de fraises.

COMPOUND {kon — mol angl. signif. composé] adj. invar. Se dit de certains organes ou appareils associés.

— Art milit. et Mar. Plaque compound. Type de blindage primitivement construit à Sbeffield. (Il so compose de plaques do fer et d'acier soudées entre elles.)

— Electr. Fil compound. Conducteur télégraphique composé d'une âme d'acier et d'une enveloppe de cuivre.

Il Enroulement compound. Modo d'enroulement des inducteurs dans les machines dyuamo-élcctriques, assurant toujours une différence do potentiel, n Dynamo co7y\pound. Machine dynamo-électrique à enroulement compound.

— Mécan. Machine compound. Machine à vapeur dont il existe de très nombreux types, et qui dérive du type \Voolf. (Ce sont des machines ayant deux cylindres de dimensions inégales. La vapeur pénètre d'abord dans le

Machine compoimd*

le petit [A], ot, après avoir exercé son travail utile sur lo piston, vient se détendre sur le piston du grand cylindre [B]. Ces machines sont dites - ù triple >■ ou « ;\ quadruple expansion «, lorsqu'elles possèdent trois ou quatre cylindres, dans chacun desquels agit successivement la vapeur.)

COMPRÉHENSEUR {kon-pré-nn — du lat. comprehendere, supin comprehensum, comprendre) n. m. Théol. Créature jouissant ao la vue parfaite de Dieu.

COMPRÉHENSIBILITÉ {kon-pré-an) n. f. Etat de co qui est ciiiitpn-hcii-^iMe ; .ipiitudo Ù être compris.

COMPRÉHENSIBLE {A-OH-pr^'-nji — lat. comprvhensibilis; de comprehendere, supin comprehensum, comi)rendro) adj. Qui peut être compris : Proposition compkkuensiulu.

— Anton. Incompréhensible.

COMPRÉHENSIF, IVE {kon-pré-an — lat. comprehensivus; de comprehendere, supin comure/ie»isij"i. comprendre) adj. Qui ombrasse, qui contient : Ze mot tiers état est évi' demment plus étendu, plus compbkuknsik que celui de commune. {Guizot. ) Il Intelligent, qui comprend : L'esprit critique est, de sa nature, facile, insinuant, mobile et coM- PRKiiKNSiK. (Sto-Bouve.)

COMPRÉHENSION (Aon-prff-nn — rad. compréhensif) n. f. Faculté ou action de comprendre : L'homme ne vit au complet que par le développement de ses facultés d'examen et de coMPRÉHKNsioN. (O. Saud.) n So dit particulièrement d'une vue intellectuelle et adéquate : La comprkhknsioN des mystères est réservée à l'autre vie. (Acad.)

— Log. Compréhension des termes. Totalité des caractères renfermés «lans une idée géiu^ralo.

— Rhélor. Sodit quelquefois pour mktonymik, otsvNKOnoQt'B.

— Théol. Syn. do vision béatitlquo.

— Kncvcl. Log. Compréhension des termes. La compréhension d'un© idée générale désigne l'ensemble dos caraolèros que comprend cette idée. Or, plus on est près de I individu, plus il y a de caractères réunis. Le mol « droniudairo » a plus do compréhension quo celui d'" animal ^^ . parco quo, pour étro dromadaire, il faut étro animal, vertébré, mammifère, etc. En revanche, il y a plus d'animaux quo do vertélirés. plus do vertébrés que do mammifères, plus do mammifères quo do dromadaires. Une idée s'étend A d'autant plus d'êtres qu'elle réunit moins do carartères. C osl co qu'on exprime en disant quo la compréhension et l'exlonsion d'une idoo générale sont ou raison inverse l'une do 1 autre.

COMPRÉHENSIYITÉ — COMPRIMER

COMPRÉHENSIVITÉ (kon-pré-an) n. f. Philos. Etendue de la faculté de compreadre, de concevoir.

— Phrôiiol. Organe do la comprélieusiou. GOMPREIGNAG, comni. de la Haute-Vienne, arr. et &

29 kil. de Bellac, près du Vincou, affluent de la Gartempo ; 2.16T hab. Commerce de vins ; tilature de laine. COMPRENABLE {kon) adj. Compréhensible. (Peu usité.) COMPRENDRE {kon-prandr' — lat. comprehendere; de cum, avec, et prehendere, prendre) v. a. Contenir, renfermer en soi : Programme qui comprend les lettres et les scieiices. Il Faire entrer quelque chose dans un ensemble comme en faisant partie : Comprendrk des yneubles dans un iiivcntaire, une armée dans une capitulation.

— Fig. Pénétrer, saisir par l'inteUigence : Comprendre la pensée d'un auteur.

Va oracle jamais ne se laisse comprendre. Corneille.

Comprendre une langue étrangère. Eu saisir le sens, quand on l'entend ou qu'on la lit. il Sexpliquer la nature ou la raison d'être de quelque chose, s'en rendre compte : Comprendre son devoir. Comprendre la conduite de quelqu'un, w Comprendre quelqu'un: y Savoir interpréter ce qu'il dit; 2" Approuver sa cooduile.

— Faire comprendre. Faire que les autres comprennent; montrer, prouver.

— Fam. et absol. Il la comprend, Il nest jamais embarrasé ; il ne se tourmente de rien.

Le comprendre, n. m. L'action de comprendre : Le comprendre est la mesure du croire. (Bayle.)

— Anton. Exclure.

Compris (kon-pri), ise part. pass. du v. Comprendre.

— Fam. Compi'is! Expression elliptique qui signilie J'ai compris, C'est compris.

— Y compris, Aon compris, En y comprenant, Sans y comprendre.

— Gramm. Xon compris et î' compris sont invariables quand ils précèdent le substantif et qu'ils signifient A l'exclusion de. En y cojnprenant : Trois cents personnes, Y compris (oh non compris) une dizaine de petites filles. (Si le substantif était placé avant, compris s'accorderait avec lui ; Les femmes non comprises.)

— Anton. Incompris.

SecomprendrCj V. pr. Etre contenu, renfermé dans. uEtre saisi par l'esprit: Chose qui «e se comprend /jos. n Comprendre soi-même ce qu'on dit, ce qu'on fait ou ce qu'on est : Je me COMPRENDS. Il Comprendre, saisir, apprécier les paroles ou les actes l'un de l'autre : Les hommes ne se comprennent

fas les uns les auti^es. (Vauven.) îi S'entendre, s'accorder un avec l'autre : Deux cœurs faits pour se comprendre.

— Syn. Comprendre, concevoir, entendre. Comprendre, c'est saisir uoe chose dans toutes ses parties et dans son ensemble. Concevoir, c'est se faire une idée nette d'une chose ; créer daus son esprit la pensée qui en est l'exacte représentation. Entendre ne suppose que l'intelligence des termes ; une phrase correcte est facile à entendre, mais, si elle e-^primo une haute pensée philosophique, il peut arriver qu'on l'entende sans la comprendre.

COMPRENETTE (kon, net') n. f. Fam. Intelligence. Il A^e pas avoir la cumprenelte facile. Comprendre difficilement.

COMPRESSE {kon-pi-èss — du lat. comprimere , snp'in compressnm, comprimer) n. f. Pièce de linge de petite dimension servant aux pansements.

— Enctcl. La compresse, sèche ou humide, est une pièce essentielle dans les pansements. Elle est faite de linge usé, de gaze, d'étoffe souple; elle sert tantôt à absorber les liquides qui s'écoulent d'une plaie, tantôt à exercer une légère compression sur le point malade, tantôt enfin à porter le topique appliqué. Elle est ordinairement recouverte par d'autres pièces de pansement, notamment par du taffetas gommé, quand elle est humide et maintenue par une bande.

COMPRESSEUR {kon-pré-seur' — du lat. comprimere, supin compressum, comprimer) n. m. Qui comprime, il Instrument ser\'ant à comprimer : Les compresseurs des chirurgiens.

— Mécan. Appareil destiné à comprimer un gaz, l'air notamment, à une pression voulue.

— adj. m. Qui sert à comprimer : Appareil compresseur. Il Fig. Qui exerce une contrainte : Règlement compresseur.

— Enctcl. Chir. On a donné le nom de compresseurs à des appareils mécaniques do formes très variées, employés à exercer une compression plus ou moins considérable sur un ou plusieurs points des tissus du corj>s humain. Leur emploi est très fréquent on chirurgie, et répond à des indications si variées qu'on peut les rapporter à plusieurs catégories comprenant : 1" des appareils orthopédiques-; 2" des appareils mécaniques à fractures ; 3" les appareils contenteurs des hernies (v. bra.yer) ; 4" les compresseurs proprement dits, appareils mécaniques do compression médiate, spécialement construits pour opérer une compression permanente ou intermittente sur le trajet des artères, lorsqu'on veut y interrompre le cours du sang, tels que le garrot, le tourniquet de J .-L. Petit, le compresseur de l'aorte ae Nélaton {fig. l), le compresseur à pression continue de Charrière {fig. 2), entin la bande d'Esmarch.

— Mécan. Les compresseurs sont actuellement très employés pour fournir l'air comprimé, dont les applications sont aussi importantes que variées. Ils se composent de deux parties distinctes : le compresseur proprement dit, qu'actionne un moteur à vapeur quelconque, et, on second lieu, dos appareils permettant d'utiliser l'air comprimé pour la production d'un travail déterminé.

Il «xiste un très grand nombre do com- pi^. 2.

presseurs à air, mais les divers systèmes se rapportent tous, on principe, au compresseur théorique

firoprement dit, se composant d'un cylindre, dans lequel & piston, tout en comprimant dans un récipient l'air qui se trouve à sa partie supérieure, aspire on mAmo temps l'air atmosphérique extérieur. Des tuyaux do distribution conduisent l'air comprimé du réservoir dans les différents appareils qui doivent l'utiliser.

Les principales applications dos compresseurs h air sont :1a perforation des roches dures pour la coustruc-

Fig. I.

Compresseur trair.

tion des tunnels, l'exploitation des tramways à air comprimé, le fonctionnement des horloges pneumatiques, etc.

— Compresseur hydraulique. Ce compresseur est formé d'un cylmdre horizontal, qu'une bâche à eau entoure complètement. (A cliaque extrémité de l;i bâche sont ménagées des chapelles mûmes de soupapes : l'une d'aspiration, do forme rectangulaire; l'autre de refoulement, qui est conique. Dans ce système de compresseur, la tige 'du piston hydraulique se trouve directement reliée à la tige du piston à vapeur. Les béliers hydrauliques ont beaucoup de similitude avec les compresseurs.)

— Ponts et ch. V. bouleau.

COMPRESSIBILITÉ {kon-pré-si) n. f. Caractère de ce qui est compressible,

— EncYcl. Phys. La compressibililéestla. propriété que possèdent tous les corps de céder à la pression on diminuant de volume.

— Corps solides. Un solide, uniformément pressé sur toute sa surface, reste semblable à lui-niêmo et subit une duninution de volume proportionnelle à la pression, et qui disparaît avec la pression, si celle-ci n'a pas dépassé une certaine limite : le coefficient de compressioilité k est la diminution de l'unité de volume pour un accroissement de pression 1. On a entre k, la pression Ppar unité de surface, le volume V initial et le volume V final, la relation \" = V (l — /fP). k peut être calculé au moyen des coefficients d'élasticité.

Un parallélépipède, pressé sur une de ses faces, se raccourcit et finit par so briser, si la pression dépasse une certaine limite. On conçoit l'intérêt qu'il y a à connaître cette limite pour les matériaux de construction. La compressibilité des solides est très faible : 1'^'"^ de for perd à peine 2""" quand la pression augmente do 1 atmosphère.

— Liquides. La démonstration nette et la première mesure de la compressibilité d'un liquide sont dues à John Canton (1761). l-.e volume reprend toujours sa valeur initiale quand la pression cesse d'agir, ouolle qu'ait été sa valeur. On définit coinme pour les soliues le coefficient de compressibilité. Ce coefficient : 1° est d'autant plus petit que la pression initiale est plus forte : 2" rapporté à une même pression, il croît avec la température pour tous les liquides, l'eau exceptée ; pour l'eau, il décroît d'abord, passe par un minimum, et croît ensuite (Amagat). Cette anomalie, liée à l'existence du maximum de densité, s'atténue aux pressions élevées; au-dessus de 3-000 atmosphères, l'eau rentre dans la loi commune. Les liquides sont plus compressibles que les solides : l""""* déther à 0= perd 147""' quand la pression passe de 1 à 2 atmosphères ; la compressibilité de l'eau est 3 fois plus faible ; celle du mercure, 60 fois plus faible environ, se rapproche beaucoup de celle des métaux.

— Gaz. Les gaz sont très compressibles ; la loi de compressibilité, donnée d'abord par Boyle (166I) et Mariette (1776), peut s'énoncer ainsi : A température constante, le produit du vola me "V d'une masse gazeuse par sa pression P est constant.

Kegnault, le premier, a montré ( 1841 ) quelalûi,àpeu près exacte au voisinage delà pression ordinaire pour les gaz peu liquéfiables, ce qui permetde l'utiliser dans les applications, n'est en réalité qu'une loi limite, définissant un état idéal, l'état gazeux parfait, dont les gaz connus se rapproclient d'autant plus qu'ils sont plus éloignés du point critique. (V. LIQUÉFACTION.} D'après Regnault, tous les gaz, sauf l'hydrogène, se compriment plus que ne l'exige la loi, entre 1 et 27 atmosphères. On peut représenter la loi de compressibilité à température constante par uue courbe, dont les abscisses sont les pressions, et les ordonnées les valeurs du produit P V. La loi de Mariette serait représentée par une horizontale A M ; une branche descendante accuse une compressibilité plus forte et croissante ; une branche montante, une compressibilité plus faible et décroissante. On connaît aujourd'hui les isothermes d'un grand nombre de gaz entre 0*» et 200", jusqu'à 3.000 atmosphères. Elles présentent les trois types ci-dessus. C se rapporte à un gaz au-dessous du point critique : la partie ab correspond à l'état gazeux ; èc à la liquéfaction sous la pression O^ ; cd à l'état liquide. C se rapporte à un gaz voisin du point critique, et C*' à un gaz éloigné du point critique. Ces dernières courbes montrent l'existence d'un maximum de compressibilité plus accusé sur C que sur C". On remarquera qu'au voisinage de ce maximum, la courbe étant presque confondue avec sa tang^ente horizontale, le gaz suit la loi de Mariette. Les expériences do Regnault ne lui avaient fourni que des portions telles que c'' d" pour l'hydrogène, /" /i" pour les autres gaz ; â la température ordinaire, en effet, l'hydrogène a dépassé son maximum de compressibilité; les autres gaz étudiés par Regnault ne l'ont pas atteint sous 27 atmosphères.

Il faut ajouter que les gaz fortement comprimés acquiôrcint dos propriétés voisines do celles des liquides. Ainsi, sous 3.000 atmosphères, la compressibilité do l'oxygène est à pou près égale à colle do l'alcool, et sa densité légèrement supérieure à celle do l'eau.

— Anton. Incompressibilité, dilatabilité, élasticité, ex~ pansibiUté.

COMPRESSIBLE [kon-prè-sibV — du lat. comprimere, supin compressum, comprimer) adj. Qui peut être comjjrimé. dont on peut réduire le volume par compression : Les gaz sont très compressibles.

— Fig. Elastique, susceptible do recevoir plus ou moins d'étendue: Le langage dipto7natique est coMVimniiïaLii comme l'air. (Marmontel.)

— Anton. IncompreBslble. — Dilatable, élastique, expansible, extensible.

GOMPRESSICAUDE [kon-prè-si-kôd' — du lat. compressus, comprimé, et cauda, queue) adj. Zool. Qui a la queue comprimée.

COMPRESSICAULE [kon-prè-s'i-kôV — du lat. compressus, coinpnnié, et caulis, tige) adj. Bot. Qui a la tige comprimée.

COMPRESSIF {konprè-sif), IVE [rad. compression] a,d}^ Qui sert à comprimer : Bandage, Appareil compressif.

— Fig. Qui comprime, qui exerce une contrainte : Une autorité compressive. iJes mesures compressives.

— Anton. Extensif, ive.

COMPRESSIMÊTRE [kon-pré-si-mètr' — de compression, et du gr. mélrun, mesure) n. m. En T. de chir., Ruban de fil ou cordon qu'on applique immédiatement sur le corps audessous d'un bandage, pour s'assurer du degré de compression exercée par l'appareil.

COMPRESSION [kon-prè-si — lat. compressio; de comprimera, supin compressum, comprimer) n. f. Phys. Action mécanique qui réduit un corps à un moindre volume, en rapprochant les unes des autres les molécules qui le composent. Il Etat qui résulte de cette action : 7'oute explosion produit une compression de l'air ambiant. (Raspail.) 11 Machine de compression, Macliine propre à comprimer l'air. Il Pompe de compression. Pompe à l'aide do laquelle on peut comprimer les gaz. 11 Fontaine de cnjnpression. Appareil par lequel on produit un jet d'eau par la force d'expansion do l'air comprimé-

— Fig. Contrainte, action qui empêche une expansion : Plus la COMPRESSION u été violente, plus la réaction se montre terrible. (B. Const.)

— Art milit. Globe de compression, Nom donné, dans la guerre de mines, à certains fourneaux fortement chargés, destinés à produire un puissant efiet, non pas à la surface du sol, mais dans la terre même, pour atteindre et détruire les contre-mines de la défense.

— Encycl. Arcliit. Les effets que produit la compression sur les corps solides dépendent essentiellement de leur constitution et de leurs proportions ; ils s'appellent écrasement simple lorsque la hauteur est dans un rajiport convenable ; écrasement avec flexion quand la longueur est très grande comparativement à cette section.

— Chir. La cojnpression est un moyen chirurgical d'un emploi très commun, notamment pour combattre l'œdème, les varices, les tumeurs ércctiles, les kystes, les engorgements inflammatoires, les épanchements, les extravasations; pour maintenir les organes hernies, déplacés ou hypertrophiés, les fragments des os fracturés, les surfaces articulaires, pour arrêter le cours du sang dans une artère, pour calmer certaines douleurs névralgiques, pour faciliter la réunion des tissus en eas de plaie accidentelle ou opératoire. On distinguo trois procédés principaux de compression : 1» la compression par les bandages simples, 2" la compression par les appareils mécaniques (v. compresseur), et 3" la compression digitale, c'està-dire celle qui se fait à l'aide des doigts.

— Min. Nom donné à un fourneau de mine surchargé.

— Physiq. Pour les effets de la compression, v. compressibilité, FUSION.

— Pompe de compression. On appelle ainsi un appareil destiné à comprimer l'air dans un réci-

f)ient. On a construit pendant ongtJmps des machines à deux pistons comme la machine pneumatique ordinaire ; on ne se sert jdus, aujourd'hui, que de machines à un seul cylindre. La plus simple de ces machines est la jîompe à main ; elle se compose d'un corps de pompe dans lequel peut se mouvoir un piston plein.

Ce corps de jiompe possède à sa base deux tubulures horizontales

nimiii"'ii

Machine de compression (pompe ù. main).

chacune de ces tubulures est munie d'une soupape, et les deux soupapes sont disposées de façon à agir en sens contraire : l'une servant à aspirer le gaz dans un réservoir, la seconde à refouler ce gaz dans un récipient.

Il est facile d'établir la relation qui existe entre le volume C du corps de pompe, le volume R du récipient, la pression initiale Ho dans le récipient, la pression H dans le réservoir et la pression liiiale H„ après ji coups de piston. Le piston étant au haut do sa course, si on l'abaisse, la loi du mélange des gaz donne :

H,R = H.R -h HC, H, étant la pressiun dans le réservoir après un coup de H, = Ho H- H — - ; on aura de mémo : R

piston; par suite :

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