‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 306 sur 870 · V. CAURl · texte numérisé non relu

V. CAURl

GORISAMDE (laBelle). Ce nom désigne, dans l'histoire, Diane D'A^'Doul^s, comtesse de Gramont, née à Hegctmau (Béarn) en 1554, morte en 1620, qui, vers 1506, participa à l'éducation solide que Jeanne d"Albret, reine de Navarre, faisait donner à sa propre fille Catherine de Bourbon. Mariée, le 7 août 1567, à Philibert de Gramont. comte de Guiche, elle le perdit en 1580, au siège de La Kère, après avoir eu de lui un fils. Antoine, qui fut plus tard duc de Gramont. Sa descendance a conservé, comme prénom, l'appellation familière sous laquelle elle fut connue à la petite cour de Nérac. A peine veuve, elle séduisit le roi de Navarre, frère de son ancienne compagne d'études, par ses qualités morales plus encore peut-être que par son charme physique, qui semble avoir résidé surtout dans un teint éclatant de olancheur, et devint bientôt sa paaîtresse. Cette liaison dura huit ans (15S3-I591). A la suite de plusieurs orages, dus à l'humeur hautaine de la dame, une brouille durable y mit tin. Corisande n'avait pas craint de favoriser les projets de mariage de la princesse Catherine avec le comte de Soissons, formellement contrariés par son royal amant. Plus tard, cependant, ils rentrèrent en bons rapports, mais, cette fois, de pure amitié. Leur correspondance de la période de passion est demeurée célèbre.

GORISANTHÉRIE (rt) n. f. Classe de plantes dicotylédones monopétales, à corolle épigync et à anthères distinctes, qui comprenait, dans la metlwde de A.-L. de Jussieu, entre autres familles, les dipsacées, les valérianées, les rubiacées, etc. (Peu us.)

GORISCO (en portug. « éclair u), nom d'une baie fréquemment orageuse de la côte occidentale d'Afrique , située au N. de l'estuaire du Gabon, et comprise entre la petite pointe d'Ilendé et l'embouchure de la rivière Imana. Une de ses îles porte aussi le nom de Corîsco. (Les Espagnols revendiquent, depuis 1858, la possession du littoral de cette baie.)

CORISE ou CORISA n. f. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères , groupe des hydrocores, famille des corisidés, comprenant des punaises aquatiques aplaties, allongées.

— En'ctcl. Les coi'ises sont de taille moyenne ; on en connaît quelques espèces des deux mondes; leurs œufs , fixés aux plantes aquatiques, sont récoltés et consommés comme matière alimentaire ; on en rend des quantités énormes à Mexico, avec les insectes séchés qui servent à la nourriture des oiseaux. Les œufs sont assez abondants pour avoir formé, au fond des lacs, xm véritable dépôt oolitliique.

CORISIDÉS n. m. pi. Famille d'insectes hémiptères, comprenant comme principaux genres les corisa et sigara. — Un coaisiDÉ.

— Encycl. Les corisidés sont des punaises d'eau qui nagent le dos en l'air; leur rostre est caché, leurs tarses antérieurs n'ont qu'un seul article apparent. Répandus surtout dans l'hémisphère boréal, les corisidés ont des représentants fossiles dans les formations d'eau douce miocènes d'Œningen.

GORISOPITES, ancien peuple de la Gaule (dans la Lyonnaise III'j, au S. des Osismiens. (Le territoire des Corisopites forme aujourd'hui le pays ce Quimper, dans le département du Finistère.) — Un, une Cûrisopite.

CORI8PERHE {spèrm') n. m. Genre de salsolacées, type de la tribu des con>pe;-7;ttfe5. comprenant une dizaine d'espèces, dans l'est de l'Europe et dans l'Asie centrale.

CORISPERMÉES {spèr') n. f. pi. Tribu do plantes, famille des .salsolacées. ayant pour type le genre corispermc. —

Une CORISPKRMÈE.

CORISTANCO, comm. d'Espagne (Galice [prov. de la CoroL'nej), sur le rio côtier AUones; 5.900 hab.

CORIVE n. f. Petite variété de châtaigne.

GORK (comté de), division administrative de l'Irlande, dans la province de Munster, sur l'océan Atlantique : 7.480 kilom. carr. ; 436.6n hab. Le pays est généralement montueux, surtout dans l'Ouest ; il est arrosé parles rivières Blackwatcf , I^e, Bandon, coulant à peu près vers le S.-E-, suivant la pente générale du sol. Le terrain est peu fertile ; nombreuses tourbières. La principale culture est celle de la pomme de terre. Pierre à chaux, plomb, houille, ardoises, mines.

CoRK, ville d'Irlande, ch.-l. du comté du même nom (prcv. do Munster), sur la Lee, au fond d'une large baie do la côte sud de l'île ; 75.300 hab. Fabrication de toile à voiles, cuirs, papiers, colle, verre; brasseries, distilleries. Commerce de beurre, salaisons ^approvisionnement des paquebots), blé, saumon, gants dits " de Limerick s. Los vieux quartiers, blanchis à la chaux, contrastent avec les maisons de briques,couveries d'ardoises, des nouveaux. Saint Finbar aurait fondé là une église et un monastère, au vu* siècle ; des Danois colonisèrent ensuite le pays. La ville prit de l'importance, surtout après la révolution de 1648, servant de point d'appui à la flotte anglaise dans la guerre contre la France. Port, escale des t transatlantiques ■ partis de Liverpool. Cathédrale très ancienne. «^ Queen's collège >-, œuvre do Th. beanc, sur l'emplacement de l'abbaye du yii* siècle, Au« Royal Cork Institution • (1808), manuscrits irlandais, pierres à inscriptions celtiques. Statue du P. Mathew, fonaatcur d'une société de tempéraucc. Ëvôché anglican et catholique.

GORK ^Richard Boyle, comte de), surnommé le Grand Comte de Cork, homme d'Ftat anglais, né Â Cantorbury on 1566, mort eu 1644. Il remplit divor&os fonctions ca

Irlande ou il devint grand trésorier. Lorsque ce pays se révolta, il soutint une lutte énergique contre les rebelles, et fit preuve du dévouement le plus complet à la cause anglaise et protestante. Il avait été créé comte de Cork eu 1629. 11 a laissé des Àféynoires.

CORKITE n. f. Sulfate naturel de plomb et de fer* Variété de beudantite.

GORLAT, ch.-l. de canton des Côtes-du-Nord, arrond. et à 34 kilom. de Loudéac, sur un étang d'où sort le Sulon ; 1.558 hab. Commerce de bœufs et de chevaux. Ruines d'un ancien château; dolmen. — Le canton a 5 comm. et 6.695 hab.

GORLEONE, ville du roy. d'Italie (Sicile [prov. de Palerme]); 15.685 hab. Eglises remarquables. Aux environs, source minérale. — Pop. du circondario : 63.100 hab.

CORLETO Perticara, bourg d'Italie (Basilicate [prov. de Poteuza]); 5.600 hab. Vins et fruits.

GoRLETO Monforte, comm. d'Italie (Campanic [prov. de Salerne]); 2.000 hab.

CORLI ou CORLIS (/{) ou CORLIEU u. m. Noms vulgaires du courlis.

GORUEU (François dk), chroniqueur an^oumois du XVI'' siècle. Son principal ouvrage, qui a pour titre: Bccueii en forme d'histoire de ce qui se trouve par escrit de la ville et des comtes d'Engolesme (1576J, est d'uu faraud intérêt.

GoRLIEU (Augustin), médecin français, né à Charlysur-Marue (Aisne) eu 1825. Il devint, en 1887, bibliothécaire adjoint de la faculté de médecine. C'est un érudit à qui l'on doit des ouvrages pleins d'intérêt, entre autres : la Fistule de Louis XI V (1874) ; la Mort des rois de France, depuis Fra7içois ï" jusqu'à la Révolution française {\Z1 A); l'Ancienne Faculté de médecine de Paris {\zil)\ la Mort de Louis XVIi (1877) ; l'Assassinat du duc de Berry (1879): les Chaires de médecine légale et d'histoire de la médecine à la Faculté de Paris (1879) ; les Médecins grecs depuis la mort de Galien jusqu'à la chute de l'empire d'Orient, Sf0-N53 (1885); etc.

GÔRLIN ou KÔBLIN, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Poméranie]), sur la Persante ; 3.100 hab. Fabrication de lainages et do draps ; pêche.

GORUSS (George Henry), ingénieur américain, né dans l'Etal de New-York, à Easton, en 1817, mort en 1888. Il est l'inventeur de la machine à vapeur qui porte son nom, et qu'il construisit en r849 ; mais la première machine Corliss ne fit son apparition en Europe qu'en 1803. Il est également le créateur du mode do distriuution qui porte son nom.

GORMAC (Mac Culinan), roi du Munster, en Irlande, de 901 à 908, descendait du roi Angus. Il réunissait l'épiscopat à la royauté et était évêque de Cashel. Ce prince eut à lutter contre les invasions des Danois et trouva la mort à la bataille de Moy-Albe. On attribue à Cormac une chronique en vers irlandais, appelée Psautier de Cashel, dont il existe une partie dans un manuscrit de la bibliothèque Bodléienne, et un glossaire étymologique de la langue irlandaise, connu sous le nom de Glossaire de Cormac.

GORMANNO (e BrusugUo), comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Milan]) ; 2.100 hab.

GORMANTIN, localité anglaise de la Guinée (Côte d'Or), qui appartint autrefois aux Hollandais. Ruyter l'enleva aux Anglais.

GORMATIN (Pierre-Marie-Félicité DEzoTKDx.ditbaron de), un des chefs de la chouannerie, né à Paris on 1753, mort en 1812. Fils de. Claude Dezoteux, commissaire des

fuerres, il entra, en 1772, dans l'armée, et devint capitaine e dragons. Il fit la guerre d'Amérique sous Rochambeau, et, à son retour, épousa une veuve. M""* de Sercy, propriétaire en Saône -et-Loire de la baronnie do Cormatin, dont il prit dès lors le titre. Lieutenant-colonel de la garde constitutionnelle de Louis XVI, il passa en Angleterre après le Dix-Août, rentra en 1794, et succéda à Pui.saye comme major général de rarméc catholique et royale de Bretagne. A ce titre, il négocia et signa les traités de la Jaunaie et de la Mabilais. Accusé, un peu plus tard, d'avoir eufrcint sa parole, Cormatin fut traduit devant un conseil de guerre qui, en décembre 1795, le condamna à la déportation. 11 fut enfermé au fort National de l'ile Pelée, près de Cherbourg, où il resta jusqu'en 1800, puis au fort de Hara. Relaxé en 1812, il se retira dans sa terre de Cormatin, où il tînit ses jours.

CORME (du lat. cornum, même sens) n. f. Fruit du cormier ou sorbier domestique, ii On l'appelle aussi sorbe. CORME n. m. Sorte de cidre, fait' avec des cormes.

GORMEILLES, ch.-l. de cant. de l'Eure, arr. et à 17 kil. de Poni-Audemer, sur la Caloune ; 1.214 hab. Riches herbages. Beurre, miel, grains, bestiaux. Ruines du château de Malou ; abbaye do Sainl-Pierre-de-Cormeilles. Cormeilles, que traversait la voie romaine de Juliobona à Noviomagus, a la même histoire que son abbaye. Ce fut d'abord un prieuré, transformé, vers 1060, en abbaye par Guillaume de Bretouil. — Le canton a 12 comm. et 5.709 hab.

GORMEILLES-EN-PARISIS. comm. de Scine-ot-Oise, arrond. va à 21 kilom. de Versailles, près de la Seine; 2.285 liab. Vins et fruits; carrières de pierres à plâtre ; tuilerie. Fort de Cormeiiles. Patrie de Daguerre.

GORMENIN (Louis-Marie de Lahaye, vicomte de), publiciste et homme politique français, né à Paris en 1788, mort en 1868. Issu d'une famille de vieille noblesse, il lit des études do droit, mais s'occupa d'abord de littérature ; en 1810, une ode à Napoléon le lit nommer auditeur au conseil d'Etat. En 1814, il se rallia avec empressement au roi légitime, sut éviter la destitution pendant les Cent- ■Jours, et, à la seconde Restauration, fut nommé maître des requêtes au conseil d'Etat. Il fit paraître pendant cette période des lorochures qui témoignaient d'un esprit libéral et un ouvrage important : Droit administratif {lS2l). Louis XVIII signa sou contrat de mariage et le fit baron ; Charles X lo lit vicomte. Survint la révolution de Juillet; il donna sa démission do membre du conseil d'Etat, mais fut élu dépuiô par les électeurs de Belley (Ain); il prit place â rexirême gaucho. Sou mandat Im fut renouvelé

par différents collèges jusqu'en 1846. Comme Cormemn n'était pas orateur, c'est par des pamphlets qu'il attaquait Louis-Philippe et les siens. C'est ainsi qu'en 1831 il publia ses Lettres sur la liste civile ; en 1838 ; Très humbles j'emontrances de Timon. Sous le pseudonyme de Timon, il fit paraître le Livre des orateurs (1836), qui n'était qu'un pamjihlet plus considérable. Cormenin consacra son talent à attaquer l'Université, lorsque se posa la que: ;t ion de la liberté de 1 enseignement.

Ayant échoué aux élections dé 1846, il publia des petits livres , dont le succès fut considérable, et qui, réunis, furent couronnés par l'Académie, sous lo titre de Ent)'etiens de village (1846). La révolution de 1848 le renvoya à la Chambre ; il fut un des vice-présidents de l'Assemblée constituante. Il collabora à la rédaction de la Constitution avec Armand Marrast, et fit adopter cette disposition (|ue le président de la République serait nommé par le suffrage universel. La République avait placé Cormenin au conseil d'Etat; l'Empire,

auquel il adhéra, l'y maintint. II devint aussi membre de l'Académie des sciences morales. Le silence se fit autour de lui ; il ne s'occupa plus que d'œuvres religieuses ou de bienfaisance.

GORMERY, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 17 kilom. de Tours, sur l'Indre; 822 hab. Ch. de f. Orléans. Eglise Saint-Laurent (fin du xii° s.). Abbaye des xiir-xw^ siècles.

Cormery (abuaye de), célèbre abbaye de l'ordre des bénédictins, fondée au viii* siècle prés de Tours, dans la petite ville de ce nom. Elle fut le séjour préféré d'Alcuin, qui établit une école dans la ville. Ravagée par les Anglais au XIV' siècle, et par les protestants au xvi", elle fut agrégée, en 1662. à la congrégation de Saint-Maur. La Révolution la ferma, en 1790.

GORMICY, comm. do la Marne, arrond. et à 17 kilom. de Reims, non loin de l'Aisne et du canal de l'Aisne à la Marne ; i.205 hab. Exploitation de cendres sulfureuses, sables blancs pour cristaux.

CORMIER {mi-é — rad. corme) n. m. Bot. Nom vulgaire du sorbier domestique ou cultive {sorbus domestica). I V. SORBIER.] Il Bois du même végétal : Ouvrage de tour en

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