CORNICHE
cette ville, les recueils suivants : Chansons françaises à cinq, six et huit parties (1581) ; Madriqali a 5, 6, 7 e S voci (15S1) ; Cantio7ies musicx a 5, 6,7 et S voci (1581) ; Motetti a 5, S, 7 e S voci (1582).
Cornet (Nicolas), théologien catholique français, né à Amiens en 1592, mort en 1663, à Paris, où il devint syndic de la faculté de théologie. Il s'est fait surtout connaître en dénonçant, en 1639, à la faculté de théologie des propositions de Jansénius, dont quolques-unes furent condamnées depuis. Son ancien élève, Bossuet, fit son oraison funèbre.
Cornet (Mathieu-Augustin, comte de), homme politique français, né à Nantes en 1750, mort à Paris en 1832. Il fut élu, en 1798, député du Loiret au conseil des Anciens, qu'il présida pou après. Nommé, en 1800, membre du Sénat conservateur, il fut créé comte de l'Empire en 1808, et siégea à la Chambre des pairs de 1814 à sa mort. Il a laissé une Xotice historique sur le IS-BrttJuaire.
CORNETER V. a. Art vétér. Appliquer des ventouses à : Cobni;ter un cheval.
Corneté, ée part. pass. du v. Corneter : Cheval cobnktè, Jument cornetèk, Cheval, Jument poussifs.
CORNETIER [ti-é) n. m. Ouvrier qui prépare la corne, qui lui donne la première façon.
CoRNETO (Adrien), cardinal et écrivain italien du XV siècle. V. Castellesi.
CORNETO-TARQUINIA (lat. Corfïetum), ville d'Italie {prov. de Rome [Agro Romano]), près de la Marta, à 5 kit. de la mer Tyrrhénienue; 5.600 hab. Evèchô. De grandes salines, qui ont remplacé celles d'Ostie, trop malsaines, alimentent un commerce assez important. Corneto est construite sur les ruines de l'antique Tarquinies. Le cimetière (hi'pogée), exploré depuis 1823, a livré aux archéologues une quantité considérable de documents sur les antiquités étrusques.
CORNETTE [nèt^— rad. coniet)u. f. Sorte de coiffure négligée, que portent les femmes pour la nuit ou le matin : Uiie fe m me en cornette.
— Coiffure do certaines religieuses, eu particulier celle des tilles de la Charité, il Prendre la cornette^ Pour ces religieuses qui ne portent pas de voile, même signitical ion que Prendre le voile vouT les autres.
— Par e.\t. Femme :
Aimer les cornettes.
— Pop. Femme dont le mari est infidèle '
Cornette des Filles de la Charité.
Uue cornette est moins ridicule qu'un cornard. il Adjectiv. : Une femme cornette.
— Large et longue bande de taffetas qae les conseillers au parlement, les docteurs en droit, puis les professeurs au Collège de France portèrent autour du cou. Il Chaperon que quelques magistrats portèrent d'abord sur la tète, puis sur l'épaule.
(V. CHAPERON.) Il Bonnet pointu des doges.
— Agric. Nom vul-
faire de la mélampyre es champs, que Ton appelle également blé des vaches, rougeole, queue-de-renard , plumelle, etc.
— Art milit. anc.
Etendard d'une compagnie de cavalerie :
La CORNETTE était aux couleurs du capitaine.
Il Compagnie elle-même. Il Réunion d'un certain nombre de ré- ^^^^ift^r -%giments de cavalerie. '> ^-^4
Il Emploi spécial doffi- ^ ~ ^ -^=
cier dans la maison du roi : Acheter une cOR- Cornette (1690).
NETTE dans les mousquetaires, il Cornette blanche. Etendard royal ; premier régiment do cavalerie de France, que commandait le colonel général de la cavalerie.
— Loc. fam. Porter cornette (en parlant d'un honmae). Avoir des habitudes féminines , se mêler des menus détails de son ménage, et aussi se laisser dominer par 8a femme, n Laver la cornette à unr femme. Lui faire des reproches. (Rem placé auj. par Lav^r la tête, pour les deux sexes.)
— n. ra. Officier qui portait l'étendard, dans une compagnie de cavalerie :
Un jeune cornette de dragons.
— Comm. Sorte de fer en barres.
— Constr. Ferrement protégeant un coin de mur.
— Fauconn. Houppe sur le chaperon de ]'oi.scau de proie. ,, . ,
— Encycl. Archéol. A partir du ^^^'■''^"«(16^^). XVI* siècle, on employait couramment le mot cornette pour désigner un drapeau, dans les régiments de chevaulégers, arquebusiers â cheval, stradiots et argouiots tandis ou'on diasiit étendards et g uiduns d-dns ' la genflarmerie. Mais, dans cette dcrniùro arme, on appelait cornette, cornette blanche^ grande cornette ou cornette de France l'étendard ou grande enseigne blanche du connétable, vicaire du roi à l'armée. Les cornettes étaient des pièces de solo carrées, do diverses ajiilours, montées sur une hampe formant petite lance, et elles étaient portées, une par comnagnic, par le troisième officier, qui pr*-nait le nom de cornette, et exerçait â peu près les f<jn';iions de sous-lieutenant. Par extension, le nom de cornette s'appliqua à l'unité do formation elle-même réunie
Cornette (xvi» s.).
Corne (te de heaume
(xv" s.).
sous ce drapeau; on disait une cornette de mousquetaires ou de d7uiyons, pour une compagnie, etc. Dans la marine, la cornette était le drapeau du chef d'escadre; quand celui-ci marchait avec toute la flotte, il battait pavillon au mât d'artimon; quand il était seul commandant, il battait pavillon au grand mât. Les cornettes de marine étaient plus larges que hautes, et fendues aux deux tiers do la hauteur. Au xvii» siècle, c'était le signe distinctif des chefs d'escadre; aujourd'hui, c'est la marque de commandement d'un capitaine de vaisseau chef de division ou du capitaine de vaisseau commandant la rade quand il n'y a pas d"amiral.
Comme coiffure, la cornette ancienne était, au moyen âge, la partie du chaperon qu formait protubérance cornue simple ou double, et qui, plus tard, devint le pan d'étofio qui retombait derrière la téie.
C'est ce dernier sens qu'avait le mot cornette au xvi" siècle, qu'il s'agît de la coiffure des femmes ou de celle des docteurs et des médecins. Mais, comme on appelait, déjà bien avant, cornettes, les voiles des heaumes de joute, ce mot s'appliqua à toutes les coiffes àailes, comme aux voiles des atours, '
des truffaux et dos hennins.
On entendait, au moyen âge, par godet à cornettes, un vase à boire, dont les bords se cambraient de place en place en saillies demi-circulaires, séparées par des intervalles réguliers. La disposition des coupes â cornettes rondes avait pour avantage de permettre à plusieurs personnes de boire sans dégoût dans le môme vase.
CORNETTISTE [uè-tisst') n.
Personne qui joue du cornet à
pistous.
CORNÉULE (dimin. de cornt'e) n. f. Chacune des facettes ou lentilles des yeux composés, chez les insectes. (Les yeux à facettes ont leur cornée divisée en un grand nombre de lentilles, qui sont les cornéules, et auxquelles correspondent autant de filaments nerveux indépendants, de telle sorte qu'il se forme une image particulière derrière chacune de ces cornéules.)
CORNEUR, EUSE (rad. corve) adj. Art vétér. Se dît des olievaux poussifs. (On dit aussi cornard, et sikfleur.)
— n. m. Chass. Se dit du chasseur qui donne du cor pour rappeler ses chiens ou les exciter à poursuivre la bête.
— Pop. Braillard, plourniclicur, celui qui corne quelque chose aux oreilles, n Importun qui se répète.
CORNEUX {tieu), EUSE adj. Se dit du cuir qui, par suite d'un tannage mal soigné, présente des parties sèches aussi dures que do la corne : Le cuir cornedx est iinpropre à la confection des chaussia^es. (Maigne.)
CORNEVILLE-SUR-RISLE, conim. de l'Eure, arrond. et à 7 kilom. de Poiii-Audcmer, sur la Risle; 921 hab. Ch. de f. Ouest. Filature de coton, moulins. Abbaye célèbre du
Godet à. cornettes (xves,)-
les questions religieuses le pousse vers l'étude; il apprend le latin à l'âge do trente ans, traduit en hollandais Cicéron, et acquiert dans la fréquentation des anciens une largeur d'idées étrangère à la plupart des théologiens de son lemps. Mal lui en prit. En dépit des services rendus à la cause de l'indépendance nationale, soit comme secrétaire ou pensionnaire de la ville de Harlom (1564), soit comme secrétaire des Etats de Hollande (1572), on ne lui pardonna pas la tolérance qui avait inspiré son Traité contre la peine de mort appliquée aux hérétiques, et, après avoir été emprisonné et exilé par les Espagnols, il fut chassé de Delft comme hérétique par le magistrat, et dut se réfugier à Gouda, où il mourut. On le regarde comme un précurseur, pour le style et pour la pensée, et comme un des fondateurs de la littérature hollandaise.
CORNI, comm. de Roumanie (district de Botosani);