‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 319 sur 870 · CORPUS-CHRISTI — CORRECTIF · texte numérisé non relu

CORPUS-CHRISTI — CORRECTIF

du droit; 5° les Novelles {IVovellx constitutiones), édits des empereurs postérieurs à Justinien jusqu'en 5G5; ô» YEpitome ou Abrégé de ces rnêmes A^ovelles ; 7" enfin. [es Libri feudorum ou Lois féodales des Lombards. G oiUofredus a, le premier, donné à ce recueil le nom de Corpus juris civilis, et en a fait la première édition en 1583.

Le Corpus Juris civUis a été ainsi nommé par opposition au Corpus juris canonici, composé du Décret de Gratien, des Décréiales de Grégoire IX, du Sexte, des Extravagantes de Jeaji XXII, et des Extravagantes communes, imprimés pour la première fois en 1499-1502, ils ont été souvent réimprimés avec gloses et commentaires.

Le Corpus inscriptionum Grœcarum. recueil des inscriptions grecques, a été rédigé, sous la direction de Bœckli, puis de Franz, aux frais de l'académie de Berlin (Berlin. 1828). Depuis a été entrepris le Corpus inscriptionum Atticarum, sous la direction de Kirchoff, Ditienberger et Kôhler.

Le Corpus inscriptio7ntm Latinarum est l'œuvre également de l'académie de Berlin, qui on a commencé la publication en i863, sur l'initiative de Mommsen.

Le Corpus ijiscriptionum Serniticarum , commencé on 1867 par Ernest Renan, Longpérier, Waddington, de Saulcy, Halévy, de Sainte-Marie, sous les auspices de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Franco, contient des inscriptions pliéniciennes, hébraïques, araméennes, carthaginoises, cypriotes, etc.

GORPUS-CHRISTI, ville des Etats-Unis (Etat de Texas), sur la baie de Corpus-Christi ; 4.610 hab. Place de commerce prospère ; station balnéaire. Corpus-Cliristi, point de départ du chemin de fer du Texas méridional, est le contre d'exportation non seulement de la partie méridionale du Texas, mais de la partie nord-est du Mexique.

Corpus Christi (corps du Christ) [fèti; du Corpus ou DD], fête religieuse solennelle, en Espagne. Au xvm* siècle, la procession du Saint-Sacrement était accompagnée, chez les Espagnols, de g:randes réjouissances populaires et suivie de représentations théâtrales. V. autos sacra-

MENT.iLtS.

CORPUSCULAIRE {sku-lèr') adj. Qui a rapport aux corpuscules, aux atomes.

— Philosophie corpusculaire. Système dans lequel on explique les phénomènes par le mouvement, le repos, la position des corpuscules. V. atome.

CORPUSCULE ( 5 A' ((/■ — lat. corpuscuhun ; d'iTn'm. àe corpus, corps) n. m. Atome, corps d'une petitesse extrême : C'est surtout dans la mer qu'on observe un monde infini de corpuscules/j/iosp/ioWçue*. (Bern. de St-Pierre.) Il Particulièreni., Fragment de matière qui voltige habituellement dans l'air â l'état de poussière, et qui n'est visible à l'œil nu que lorsque le soleil l'écIaire directement dans un endroit plus ou moins obscur.

— Encycl. Bot. Ce mot a été appliqué par R. Brown aux organes reproducteurs qui occupent chez les gymnospermes la partie supérieure du nucelle, au fond de la chambre pollinique ; chaque corpuscule comprend une volumineuse oosphère, que surmonte une rosette de quatre petites cellules ménageant entre elles un étroit canal; le corpuscule des gynospermes est homologue à l'archégonc des cryptogames vasculaires.

CORPUSCULEUX (shi-leih, EUSE adj. Se dit d'un ver à soie qui contient des corpuscules.

CORPUSCULISTE Iskii-lissl') n. m. Partisan de la philosophie corpusculaire.

COEîPUS DELICTI (mots lat. sîgnif. corps du délit)^ objet qui prouve l'existence du délit. (Dans la comédie des Plaideurs, lorsque Petit-Jean exliibe les pattes du chapon que le chien Citron a mangé, il montre au jugfi le corpus delicti.)

CORRADO (Quinto Mario), humaniste italien, né à Oria (Terre dOtrante) en 1508, mort en 1575. Ordonné prêtre, il s'occupa surtout de linguistique et entra en correspondance avec les premiers savants de son siècle, Muret et Paul Manuce, qui louent sa grande érudition. On lui doit des Epistolas (1565) ; De lingua latina libri duodecim (1569J ; Be copia latini sermonis (1582).

CORRADOEUE n. f. Syn de PoLYSiPHOME, genre d algues.

CORRADOUX n. m. Mar. V. couradoux

CORRAL n. m Dans l'Amérique du Sud, Enclos dans lequel les gardiens refoulent les troupeaux de bœufs, ou de chevaux, pour les marquer, les compter, etc. (Ce mot a été appliqué, dans l'Inde, aux enceintes destinées à emprisonner les éléphants sauvages qu'on veut capturer, et à l'ensemble des opérations exigées par leur capture.) On dit aussi KRAAL. Il Cour attenant aux arènes tauromachiques.

GORRAL Falso, bourg des Antilles (île de Cubafprov. de Matanzasj) ; 8.000 hab. Canne à sucre, rhum.

GORRAL Wuevo, comm. des Antilles (île de Cuba [prov, de Matanzas]) ; 13.000 hab. Centre commercial.

CORRAL-DE-ALMAGUER, ville d'Espagne (Nouvello- Castiile fprov. de Tolèdej), sur le Riansarès, sous-affluent du Guadiana ; 4.H00 hab. Moulins, fours à plâtre, tuileries, distillation d'eaux-de-vie.

CORRALES (Los), village d'Espagne (Vieille-Castille fprov. de Santander]}, dans la vallée de Buelno ; 2.400 hab. Les eaux appelées Caldaa de Besaya sont aux environs. — Comm. d Espagne (Andalousie [prov. do Sévillo;). près d'un affluent du Genil ; 2.700 hab. Eaux minérales'.

CORRALES, comm. d'Espagne {Léon [prov. do Zamora]), sur un affluent du Douro ; 2.250 hab. — Comm. des Etats- Unis do Colombie (départ, de Boyaca) ; 3.500 hab.

GORRALILLO, bourg dos Antilles (île de Cuba ^prov. de Sania-Clara]) ; 9.000 hab. Tanneries.

GORRARO ou GORARIO (Antoine), cardinal Italien, né à Venise en 1359, mort à Padoue on 1445. Il devint évoque d'Osiie, et reçut le chapeau de cardinal do Grégoire \II, son oncle, qui l'envoya comme légat en France et en Allemagne. II fut un des fondateurs delà congrégation do Saint- Georges in Alga, à Venise. Ses ouvrages sont perdus.

CORRASION n. f. Nom par lequel de Richthofen désigne l'usure et le polissage des roches par le sable que le vent déplace et entraîne. (Los roches qui subissent l'action do cet agent finissent par présenter dos surfaces que l'on croirait émaïUéos.)

CORRE ou CORRET (ko-rè) n. m. Filet qu'on laisse aller au courant de l'eau, tout en le maintenant à l'aide de cordes, et i\ne l'on ramène ensuite à son point de départ en le halant â l'aide do ces cordes.

GoRREA (D. Payo Ferez), général portugais, né vers 1210, mort en 1275. 'il entra dans l'ordre do Saint-Jacques, et passa sa vie à combattre les musulmans, d'abord en Portugal, puis en Espagne au service de Ferdinand III. Il contribua puissamment à la prise de Séville(i248), après un siège de treize mois, retourna en Portugal en 1250 pour aider Alphonse III à achever de conquérir l'Algarve, et soumit, en 1255, les Maures de Xérès, de Lebrixaetd'Arcos. II mourut avec la réputation d'être le premier capitaine de son temps.

CoRREA (Louis), historien espagnol du commencement du XVI* siècle, fit partie do l'armée qui enleva la haute Navarre à Jeanne d'Albret, et écrivit l'histoire do cette conquête : Conquista del reyno de Navan'a (1513).

GORREA (Thome). poète et grammairien portugais, né à Coïmbre en 1537, mort à Bologne en 1595, alla professer en Italie, où il acquit une grande réputation comme orateur et comme poète. Ses principaux ouvrages sont ; De elegia (1571) ; De conficiendis epigrammatibus (1590) ; De eloquentia (1591) ; De prosodia ; etc.

GORREA (Diego Alvarez), aventurier espagnol, né en Galice, mort en 1557. Il partit pour le Brésil en 1510, sur un bâtiment qui lit naufrage à l'entrée de la baie de San- Salvador, parvint à se sauver et fut accueilli par les Tupinambas, qui lui donnèrent, à cause de sa carabine, le nom de Caramuru (Fils du tonnerre, ou, selon une autre version, l'Homme à l'arme mystérieuse). Correa apprit la langue des indigènes, prit leurs habitudes çt épousa la tille d'un chef. V^ors 1534, Coutinho, ayant pris possession du pays au nom de Jean III, trouva dans Correa un habile interprète. Lors du massacre de Coutinho et de ses compagnons, il échappa à la mort, et, quand Thome de Souza jeta les i'ondements de la ville de San-Salvador (1549), Correa lui servit d'intermédiaire avec les indigènes. L'histoire de Correa est devenue l'objet d'une tradition légendaire, qui a embelli ses aventures et celles de sa femme Paraguassu (la Grande-Rivière), et a servi de thème à une sorte de composition épique, très populaire au Brésil.

Correa (Gaspard), historien portugais, mort àGoa en 1560. On lui doit une intéressante Historia da India, qui s'étend de 1497 à 1550.

GoRREA de SaA ou DE Sa BenaviDES (Salvador), amiral portugais, gouverneur du Brésil, né on 1594, mort en 1688. Après avoir pris une part active à l'expulsion des Hollandais du Brésil, il battit, à Palingarta, les rebelles qui menaçaient le Paraguay (1635), et devint gouverneur général de Rio de Janeiro, puis, en i64i, gouverneur général du Brésil. Il commanda la flotte destinée à protéger le commerce portugais dans les mers du sud, puis, de 1641 à 1C51, tit entrer toute la côte occidentale de l'Afrique méridionale sous la domination des Portugais. Il retourna, un peu plus tard, au Brésil(1658-166i). A son retouràLisbonne, il fut calomnié par ses ennemis et condamné à un exil de dix ans en Afrique. Du moins put-il passer ses dernières années au Portugal, après avoir proposé sans succès à la Cour l'exploitation des mines d'or qui venaient d'être découvcrti's dans la province de Minas-Gerâes.

GoRREA Bahreïn (Antonio), capitaine portugais, qui vivait dans la première moitié du xvi" siècle. Il se distingua d'abord au siège do BenLam vers 1520, puis conclut, au nom du Portugal, un traité d'alliance avec le roi du Pégou. Envoyé ensuite dans le golfe Persique, Correa y conquit les îles Bahreïn, et, en sou von iu de cette heureuse conquête, ajouta â son nom celui de Batirein ou Baharem. Camoëns parle, dans ses Lusiades, des hauts faits de Correa.

GORREA DE LacERDA (Fernando), écrivain portugais du xvu* siècle, publia, sous le pseudonyme do Leandro DoKKA Cacerks, un ouvrage sur les causes qui amenèrent la déposition d'Alphonse VI de Portugal. Il a pour titre : Catastrophe de Portugal na deposiçao del rey D. AlfonsQ Vî, etc. (1669), et a été traduit en français.

GORREA DA Serra (José-Francisco), savant portugais, né â Serpa (prov. d'Alemtejo) en 1750, mort en 1823. Entré dans les ordres et devenu secrétaire de l'académie de Lisbonne, il se vit dénoncer à l'Inquisition pour des écrits sur les sciences exactes et naturelles, la législation, riiistoire, la littérature, passa en France, et, de retour en Portugal, dut encore fuir, mais, cette fois, comme suspect de jacobinisme. Il se réfugia en Angleterre (1792). Plus tard, il n'en fut pas moins secrétaire d'ambassade à Londres et ministre plénipotentiaire à Washington. Ses écrits consistent en mémoires insérés dans divers recueils périodiques anglais, français et américains. Nous citerons, notamment : Coup d'œil sur l'étal des sciences et des lettres pendant la seconde moitié du xv!!!' siècle, dans les « Archives littéraires de l'Europe", où il a donné également d'intéressants mémoires sur l Agriculture des Arabes en Espaqne, et sur les Vrais Successeurs des Tejnpliers.

CORRÉAL, ALE, AUX adj. Qui est soumis à l'obligation de la corréalité.

CORRÉALITÉ (du prof, cor, et do réalité) n. f. Dr. roni. Lien entre plusieurs créanciers ou plusieurs débiteurs, tel que chaque créancier avait le droit do se faire payer toute la dette ou que chaque débiteur était obligé de la payer en totalité, mais que. le payement étant effectué, la dette était éteinte d'une manière absolue, tant à l'égard des autres créanciers qu'à l'égard des autres débiteurs.

— Enxycl. Les autres modes d'extinction des obligations produisaient, en général, les mêmes efl'ets que le payement. La corréalité (ou solidarité) était l'exception ; en règle générale, quand il y avait plusieurs créanciers ou plusieurs débiteurs, l'obligation était conjointe et se fractionnait par parties égales entre créanciers ou débiteurs. Los sources ordinaires dos obligations corréales étaient la slipulatio, Vexpensilatio, le testament. Pour la corréalité active (entre créanciers), toutes les interrogations, dans la stipulation, devaient précéder la réponse ; pour la corréalité passive (entre débiteurs), il fallait que le stipulant ofit interrogé tous les débiteurs avant do recevoir aucune réponse. Dans la corréalité, l'obligation, multiple par les sujets, était donc unique par l'objet ; do là découlaient ses divers cATets. Elle ne donnait pas par ello-mêino le droit aux créanciers oorréaux (correi slipulandi) do se faire rembourser pour

partie par le correus payé pour le tout ; ni au débiteur qui avait payé le tout de rc'courir contre les autres débiteurs corréaux {correi promittendi) pour se faire indemniser. Pour qu'il en fût ainsi, il fallait qu'il existât un lien de société ou do communauté d'intérêt fournissant une actiou à la personne intéressée.

GORRÉARD 'Alexandre), ingénieur-géographe, né à Serre (Hautes-Alpes) en 1788, mort à Avon (Seine-et- Marne) en 1857. C'est un des dix survivants de la Méduse, et il est, avec le chirurgien Savigny, le plus connu. Tous deux publièrent, à leur retour en France, une relation du naufrage qui donna à Géricault l'idée de son tableau. Corréard se fit ensuite libraire, édita contre le gouvernement de la Restauration de nombreux pamplilets, fut condamné pour délit de presse et perdit son brevet en 1822 ; puis il consacra ses loisirs à écrire diverses brochures sur des questions industrielles, sur les canaux, les chemins de fer, etc. — Son frère, Joskph, né en 1792, mort à Paris en 1870, fut à la fois écrivain et libraire, et fut l'éditeur du « Journal des sciences .|(!' militaires ". l'iv "

CORREAU(A-o-ro) n. m. Bateau qui servait autrefois à décharger les navires.

CORREAU {koru), COUREAU et COUREIL (rèy') Correati.

[ rad. courir] n. m.

Archéol. Vieille expression de serrurerie, en usage depuis le xvi° siècle et désignant nue barre qui formait verrou eu passant par des anneaux.

CORRECT, ECTE Irt'kt' — du lat. corrigera, supin correctum, corriger) adj. Cliâtié, pur, exempt de fautes contrôles règles ou le goût : Style, Dessin correct, n Par ext. Conforme aux règles de la bienséance, aux usages mondains : Procédés CORRECTS. Il Qui a : 1" De la pureté dans ses œuvres : Ecrivain, Peititre correct ; 2" De la correction dans sa tenue, ses manières, etc. : Gentleman coRRiiCT.

— Fig. Juste, fidèle, exact ; Description correcte.

— Adverbial. D'une façon correcte : Il faut parler correct. (M"" de Sêv.) [Inusité.]

— Syn. Correct, exact. Le premier marque surtout l'observation scrupuleuse des règles : un écolier a fait un devoir correct, quand le maître n'y trouve pas une faute. Exact se rapporte plutôt à la forme générale du discours ; un auteur est exact quand il peint les objets de manière à en donner une idée vraie, quand il sait approprier le ton à la nature même des choses. Exact a encore le sens do vrai ; mais, alors, il n'est plus synonyme de correct.

— Anton. Fautif, incorrect.

CORRECTEMENT (/rÂ:) adv. Dune manière correcte.

— Anton. Incorrectement.

CORRECTEUR, TRICE {)'êk' — lat. corrector, trix, mémo sens) n . Personne qui corrige : Un sévère correcteur, il Autrefois, dans les collèges. Employé chargé de fouetter les écoliers: De mon temps, le correctevr était encore un vivant souvenir. (Balz.)

— Dr. anc. Correcteur des comptes. Officier de la chambre des comptes, chargé de vérifier les comptes.

— Hist. rom. Magistrat provincial, chargé sous l'empire, do maintenir l'ordre et de surveiller les édifices.

— Hist. rel. Supérieur, supérieure dans certains ordres monastiques, tels que les minimes, le tiers ordre de Saint- François de Paule, etc. ii Canoniste chargé de diriger la correction du décret de Gratien.

— Physiq. Correcteur gazométrique, Instrument ayant pour çbjet de faire connaître mécaniquement quel serait le volume d'une quantité de gaz donné, s'il était ramené à la température de o degré et à la pression de 760°"°.

— Télégr. éloctr. Correctrice ou adjectiv. Boue correc- Irice, Houe qui, dans l'appareil Hughes, est solidaire de la roue des types, et amène celle-ci dans sa position normale pour l'impression.

— Typogr. et libr. Personne chargée de lire les épreuves et de c'orriger ou de signaler les fautes au moyen de signes conventionnels.

— Enctcl. Hist. rel. On a appelé co^'rectores romani les commissaires (^cardinaux et docteurs) chargés, en 1566, par le pape Pie V de diriger la correction du décret de Gratien. Cette commission numérota les canons du décret, sépara dans le texte la doctrine propre à Gratien, corrigea et compléta les citations, puis revit les autres parties du Corpus et les expurgea des gloses qui passent pour théologiquement répréhensibles. Ce travail fut achevé sous Grégoire XIII.

— Typogr. Le correcteur est le plus précieux auxiliaire des écrivains et des imprimeurs. Aussi bien les plus célèbres d'entre eux furent-ils toujours unanimes à reconnaître son mérite. C'est ainsi qu'après Firmin-Didot , P. Larousse appelait les correcteurs ses n collaborateurs les plus chers ", et que V. Hugo n'a pas dédaigné de rendre un juste hommage à ces u modestes savants », si habiles à n lustrer les plumes du génie ».

En effet, le correcteur, chargé d'assurer l'application des règ:lcs de l'orthographe et de la typographie, doit à la connaissance complète do ces règles joindre une érudition aussi étendue que variée, le mettant en mesure de réparer les défaillances de mémoire, les citations fautives, les lapsus calajni, la ponctuation inexacte, en un mot les erreurs de tonte sorte qui échappent aux auteurs. On ne saurait, dès lors, s'étonner de voir figurer au livre d'or de cette profession des noms comme ceux d'Erasme, d'Œcolompade, de Michel Servet, de Proudhon et de tant d'autres, qui préludèrent, par la lecture des épreuves, aux chefs-d'œuvre dont ils devaient, dans la suite, enrichir la littérature et la science.

CORRECTIF, IVE (rck' — du lat. coïvec/us, corrigé) adj. Qui a la vertu do corriger, qui est fait pour corriger ; Châtiments CORRECTIFS.

— n. m. Ce qui corrige, neutralise, tempère : Le sucre est le CORRECTIF des acides.

— Fig. Adoucissement, restriction qui corrige, qui rend moins dur, moins excessif: La prodigalité de certains fils sert de correctif à l'avarice de certaitis pères.

— En T. de méd.. Substances (mucilage, corps gras, sirop) qu'on introduit dans certains médicaments, pour eu neutraliser l'effet nuisible ou désagréable.

CORRECTION {ri--ksi — lat. correctio, mômo sons) n. f. Action do rootilior, do moditier on bion : La corkkction d'une (iiitf ei-rom-e. La cokrection des abus.

— Correctif, ti'inporaniont : A côté dr Montcsgui-^u, j'ai voulu lire du ÀJachiavcl : c'en est la vraie réfutation, ou du moins la vraie cokrkction. (Sto-Bouvo.) [Feu usité.]

— Pur oxt. Cliîitimont, poin» : CoRUKrTiON J7ianuelle. Il Roprimaudo, admonition : Une cokrkction charitable. Il Autorité, pouvoir do corriger, do roprimander, do châtier : La CORRECTION des enfants appartient au père.

— Fig. Justice exacte; respect de ce qui est bien.

— Sauf correction, Jusqu'à preuve du contraire, à moins d'erreur.

— Astron. et mathém. Quantité dont il faut augmenter ou diminuer certains résultats obtenus par l'observation directe ou par dos calculs basés sur l'ooservation, pour corriger l'erreur duo à l'imperfection ou à l'insuffisauco de cotte observation.

— Dr. Correction patertielle, Droit que la loi reconnaît A un p<>re de faire détenir son tîls pendant un temps détoruiiué. Il Correction judiciaire, Peine de détention dans une maison dite de correction, il Maison de correction. Lieu de détention oii l'on enferme, par autorité publique, les personnes dont la conduite est déréglée, et, plus particulièrement, les enfants convaincus d un crime ou d'un délit, mais acquittés comme ayant agi sans discernement.

— Dr. anc. Bureau où travaillaient les correcteurs des comptes.

— Liitér. et b.-arts. Forme exacte et pure, absence de fautes, d'écarts : Correction du style, du dessin.

— Mar. et nav. Correction d'un compas. Opération consistant à réduire ses déviations au moyen d'aimants. (C'est la correction par compensation.) j] Correction des rivières.

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