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XOUVKAU LaROUSBB ILLUSTIlâ.
Voir ; ulasons, hiiîmtu.s.
COURONNES (colliers et insignes de chevalerie)
Le» Insignes de» ordre» de cdcvalcric sont figuré» dans le taljleaii ci deasu» tel» qu'il» ont été Afiicrminén par les actes de fondation : on remarquera que les uns ont disparu avec l'ordre dont ils étaient le symbole, et que la composition ou la d)»po»Itlon de» autre» n subi des moditlcationa. — V. ciîoix, DI^CORATIONS, MÉDMLLliS, ORDRES, etc.
<5tait ir^s n^pamiu dans l'antiquité. A roriçino, los couronnes étaient simi»lemont do teuiUaco ou do flours tressées; et jamais cette tradition no disparut tout à fait. Mais, do honno heure, on labriuua aussi des couronnes de métal, surtout d'or, mémo des bandeaux ornés do pierres
Fréciousos, comme ceux q^ui. depuis Constantin, devinrent insigne do la dignité impériale. Los couronnes avaient pri mitivoniont un caractère relifj'ioux que, d'ailleurs, elles conserveront toujours plus ou moins. Cha(iue dieu avait ses préférences : à Zous lo chône, à Apollon lo laurier, à Aphrodite lo niyrto, à Dionysos la vigne, etc. Dans les cérémonies. on couronnait de ses fleurs favorites non seulement le dieu, ses prêtres et ses adorateurs, mais encore les victimes qu'on lui otTrait. A cotte idée religieuse se rattache l'usago des couronnes funéraires dont ou ornait lo mort et son tombeau. On se couronnait aussi la tête les jours do fôto publique ou domestique, et dans les banquets. On donnait des couronnes aux vainqueurs des Grands Jeux. Des Etats accordaient à leurs grands hommes ou i des étrangers lo niéme honneur, de plus on plus prodigué, commo l'attestent une foule d'inscriptions. L'usago des couronnes fut introduit à Romo par l'imitation des usages grecs et y fut très répandu. Les couronnes étaient décernées aussi à titre do récompense. On on distinguait de plusieurs sortes : 1" la couronne castrale ou vallaire, composée d'un cercle d'or surmonté d'ornements en forme de palissade, laquelle se donnait à celui qui était le premier monté à l'assaut d'un camp ; 2° la couronne civiaue, en yeuse, en marronnier ou en chêne, réservée à celui qui, dans le combat, avait sauvé un légionnaire et tué son agresseur; 3* la couronne rtiurale en or, destinée à celui qui avait lo premier escaladé la muraille d'une ville ; 4° la couronne obsidiale ou obsidionale, faite de gazon, laquelle revenait à celui qui avait sauvé une armée : c'était la plus glorieuse des récompenses militaires; 5" la couronne navale o\i rostratc, récompense du soldat qui était le premier monté sur un vaisseau ennemi, et la comna classica, réservée à celui qui avait pris ou détruit une flotte ; &° la couronne d'olivier, qui revenait au général dont l'armée avait triomphé hors de sa présence ; 7" la couronne d'ovation, accordée au général oui avait mérité le petit triomphe ; 8" la couronne triomphale à celui qui avait obtenu le grand triomphe.
Les médailles antiques nous font connaître quatre sortes de couronnes impériales : la couronne de laurier, la couronne radiée, la couronne perlée et une couronne dite camelancium, inventée par Justinien. Les premiers chrétiens réprouvaient les couronnes comme un signe d'orgueil, et Tertullien a écrit contre leur usage un violent pamphlet intitulé De corona mili/ari.
— Moyen âge et Temps mod. Les couronnes portées par les souverains et les princes dans les cérémonies se sont conservées, dans leur type moyen, sous la forme héraldique. Mais, à travers le temps, elles ont extraordinairement varié. Le bonnet ou calotte, ou coifl"e, qui les accompagnait d'ordinaire, garde également la caractéristique de l'époque. Au xvi« siècle, ce fut un moment l'usage de mettre la couronne autour de la forme d'un chapeau à bords, et cet emblème de souveraineté avait été déjà placé au sommet des heaumes ; on le trouve encore, au début du xvi* siècle, sur le timbre des salades. Les couronnes d'orfèvrerie pendues aux voûtes des églises étaient, en général, des monuments votifs.
Les couronnes héraldiques sont les reproductions des couronnes jadis portées sur les heaumes, en signe de chevalerie, de noblesse titrée, de souveraïueté. Ornements extérieurs de l'écu, elles ne sont que rarement figurées dans son corps, si ce n'est par cette montée ou fragment de couronne aplatie, posée en bande, et qu'on appelle le «crancelin". C'est à partir du xvi" siècle que l'on so mit à surmonter directement l'écu d'une couronne, et cet abus alla toujours en sexagérant jusqu'à nos jours où, pour la plus grande partie, les armoiries couronnées Couronne n'ont aucun droit à cette distinction usurpée. votive. Les couronnes de comte foisonnent notamment sur les blasons de familles qui n'ont aucun droit à ce titre. Il ne faut pas oublier, d'ailleurs, que la noblesse est aujourd'hui facultative et à la portée de toutes les vanités. En principe, la couronne royale de France porte huit fleurons en fleurs do lis, dont le pétale central envoie un prolongement cambré, perlé, qui se réunit aux autres en un sommet central, surmonté d'une fleur de lis. En figuration héraldique, cette couronne montre cinq fleurs de lis et cinq rayons ou diadèmes. La couronne du dauphin n'avait que quatre diadèmes; celle dos enfants do France a quatre fleurs de lis et autant de fleurons à trois pétales. La couronne fermée est celle qui est représentée, en principe, avec sa coiff'o intérieure ; les empereurs ou les rois qui s'arrogeaint co tttro la portaient. Au reste, les couronnes héraldiques royales n'étaient pas les m/imes que celles portées sur la tête ; ainsi, Charles VII surmontait l'écu do France d'une couronne à quatre flours d'aclio. Les princes portent la couronne d'or à divisions pointues, dite « à l'anti(|ue n, au nombre de douze, surmontées d'une boule, ou une couronne fermée par une coilï'o do velours rouge, avec diadème d'or et, au-dessus, le globo d'or surmonté d'une croix. Dans celle du duc et pair, lo cercle d'or portait huit feuilles d'ache sur autant de pointes d'or, et leurs fils posaient dos perles entre les fleurons. La couronne de duc est semblable, mais elle doit être accompagnée du manteau ducal. Le marquis porto un cercle d'or à huit fleurons d'or, quatre on feuilles d'ache, quatre en joyaux formés de trois perles. Lo comte n'a (juo seize pointes d'or, surmontées d une perle; lo vicomte porto los pointes inégales, les plus hautes surmontées d une grosso perle, les moyennes d'une petite, les moins hautes sans perles. Dans toulos ces couronnes, le cercle on bamieau est rehaussé do pierreries comme le tortil du baron qui, sans pointes, est entouré d'un chapelet de perles disposé en spires. La couronne du vidamo est un cercle d'or à perles, avec quatro croix pattées ; colle du chevalier banneret un simple oorelo d'or rehaussé do perles. Les couronnes des écus des villes sont du type mural, c'ost-à-diro <(U0 leur bandeau est surmonté do créneaux. Les villes do premier ordre portent la couronne murale à sept créneaux d'or, sommée d une aiglo naiKH.'inte pour cimier, traversée d'un caducée, auquel sont «usponduos deux guirlandes d'or, à dextre de chêne, A fiénostro d'olivior, nouées d'un ruban do gueules. Celles do deuxième ordre out leur couronne muralo à cinq cré-
neaux d'argent, avec caducée et guirlandes do môme, mais disposées en ordre inverse et rattachées par des bandelettes d'azur. Ces dispositions sont cellos (|U0 Napoléon I" ordonna aux villes d'adopter; mais toutes no s'y conformèrent pas et gardèrent leurs anciennes armes. Napoléon avait aussi fait établir une couronne impériale pariuuli^ro surmontée do huit aigles, qui fut reprise par Nanuli>on III ; il avait remplacé les couronnes héraldiques par des toques.
— Art milit. La couronne ou ouvrage à couronne est un ouvrage do fortification analogue à l'ouvrage à cornes, mais où les deux demi-bastions, au lieu d'être réunis par uno simple courtine, out, entre eux, un bastion complet.
La double couronne est un ouvrage analogue, mais où, au liou d'un seul bastion A, il en existerait deux entre les demi-bastions extrêmes. Enfin, si l'ouvrage comporte un plus grand nombre de bastions, on lui donnele nom de couronné.
Ces sortes d'ouvrages sont surtout employés pour la défense d'une crête ou ligne do hauteur située en avant d'une place et n'ayant par conséquent à craindre d'attaques nue sur son front ou ses flancs.
— Ordres civils et militaires. — Autriche. Ordre de la Couronne de fer. Fondé, on 1805, par Napoléon I" {comme roi d'Italie), aboli en 1814, il fut rétabli, en 1816, par l'empereur d'Autriche François I". Il comprend 3 classes : grand-croix, commandeur, chevaber. Ruban jaune orange, liséré de bleu.
Bavière. Ordre du Mérite civil ou de la Couronne. Fondé en 1808 par Maximilien-Joseph, il fut modifié en 1855.
Couronne : A, bastion ; B, cou tine; G, bastion; D, ailea
Couronnes : 1. Des Wendes (Mecklembourg); 2, De Rue ou de
Saxe; 3. De Wurtemberg; 4. De chêne (Luxembourg); 5. Des
Iodes (Grande-Bretagne); 6. Royale de Prusse; 7. De Roumanie ;
8 De Bavière (ordre du Mérite civil); 9. De Siam ; 10. Do fer
(Autriche); 11. D'Italie.
Il confère la noblesse personnelle. 5 classes : grand-croix, grand commandeur (plaque), commandeur, chevalier, décoré de la médaille. Ruban bleu clair, bordé de blanc.
Grande-Bretagne. Ordre impérial de la Couronne des Indes, pour los dames, fondé on 1878 par la reine Victoria. Une seule classe. Ruban bleu de ciel, liséré do blanc.
Hawaï. Ordre de ta Couronne roi/ale d'Hawai, fondé on 1883 parle roi Kalakaual". Sciasses : grand-croix, commandeur, officier, chovalior. Ruban blanc, liséré do bleu.
Italie. Ordre de la Couronne d'Italie. Fondé en 1868 par Victor-Emmanuel. 5 classes : grand-croix, grand officier, commandeur, officier, chevalier. Ruban rouge, avec, au centre, une largo bande blanche du huitième do la largeur.
Japon. Ordre de la Couronne, pour los dames. Institué on 1888 par l'impératrice Haru-Ko. Une seule classe, portée sur le soin gauche. Ruban blanc, avec raies rouges transversales.
Luxembourg. Ordre de la Couronne de chêne. Fondé on 1841, par le grand-duc Guillaume II. 5 classes : grandcroix, grand officier, commandeur, officier, chevalier. Des médailles d'or, d'argent et de bronze sont annexées à l'ordre. Kuban à cinq bandes égales ; trois vertes et doux jaune orange. (Le ruban no peut être porté soûl.)
Mecklomoourg. Ordre de la Couronne des ^Vendes, Fondé on I86t. i classes : grand-croix, grand commandeur (avec plaque), commandeur, chevalier. (La grand'croix so donne aux dames.) Ruban bleu, liséré jaune et rouge. A cot ordre est annexée uno croix do mérito (2 classes, or ot argent) : ruban rouge, liséré bleu et jaune. (So porto à la boutonnière.)
l*russe. Ordre de la Couronne royale. Fondé, on 1801, par Guillaume I". A classes : chovalior do 1" classe ou grand-
COURONNE
croix (écharpo ot plaque) ; chevalier de 2* classe : l" catégorie ou grand officier (sautoir et plaque) ; 2* catégorie ou commandeur (sautoir) ; 3' classe ou officier, à la boutonnière (croix êmaillée) ; 4* classe ou chevalier, à la boutonnière (croix dorée). Ruban bleu foncé.
Koumanie. Ordre de ta Couronne. Fondé, en 1881, par Charles I". 5 classes : grand-croix, grand officier, commandeur, officier, chevaber. Ruban bleu do ciol, liséré de blanc.
Saxe. Ordre de la Couronne de Bue ou de Saxe. Fondé, en 1807, par Frédéric-Auguste I". Une seule classe de chevaliers, qui portent la décoration comme los grands-croix, avec plaque. Ruban vert.
.Siam. Ordre de /aCouro?i7ie(l869). Sciasses: grand-croix, grand officier, commandeur, officier, chevalier. Ruban bleu bordé de vert ; entre ces deiLX couleurs, une ligne jaune et uno rouge.
Wurtemberg. Ordre de la Couronne. Fondé en 1818. Les quatre premières classes confèrent lanoblesso personnelle auxWurtembergeois. 5 classes: grand-croix, commandeur avec plaque, commandeur, chevalier d'honneur, chevalier. Ruban rouge liséré de noir. Pour mérites militaires, la décoration est surmontée do glaives.
— Couronne d'épines. C'est une des plus célèbres reliques de l'histoire religieuse. Il en est question dans l'Evangile de saint Matthieu, où il est dit que les soldats qui conduisaient le Christ,
ayant fait par dérfsion une couronne d'épines, la lui placèrent sur la tête. C'est en 1239 que la couronne d'épines fut apportée en France ; elle avait étéotTerte à saint Louis par le roi de Jérusalem, Jean de Brienne, et l'empereur de Constanlinople, Baudouin. Elle fut placée dans le trésor de la Sainte- Chapelle, où elle
demeurajusqu'en 1791. A cette date, elle fut remise à l'évêque de Paris, qui la transporta à Notre-Dame, où elle ust depuis restée dans le trésor. On connut dans l'histoire reUgieuse d'autres couronnes d'épines, mais leur authenticité ne put jamais être établie. Les religieuses de Port- Royal possédaient, au xvii' siècle, une dos épines de la sainte couronne; elle opéra, dit-on, parmi elles des miracles dont on fit grand bruit, et dont il est question dans l'une des Provinciales de Pascal.
— Couronne de fer. C'est la couronne qui, à on croire la tradition, aurait été fabriquée sur l'ordre de Théodelinde, veuve d'Autharis, roi des Lombards, pour Agilulf, duc deTurin, qu'elle épousa en 591. La tradition est difficile à admettre, car c'est uno œuvre byzantine : cercle d"or, recouvert d'un émail vert, avec des montants sur lesquels se détachent des fleurs rouges, blanches et bleues. Ce qui lui a donné son nom, c'est un cercle de fer qui s'y trouve incrusté, et où aurait été fondu l'un des clous de la vraie croix. Elle fut ceinte par Charlemagne, lorsnuil se fit couronner roi des Lombards en 774, Frédéric IV, couronné à Rome (14S2), Charles-Quint, couronné à Bologne (1530), Napoléon I", à Milan en 1805. Elle est conservée aujourd'hui dans le trésor de Monza, en Italie. On en voit l'image au centre de la croix de l'ordre de la Couronne d'Italie.
— Couronne de saint Etienne de Hongrie ou La samte couronne hongroise {magyar S zent Korona).C'csi\evénta.h\Q palladium de la nation magvare. Elle so compose do doux parties : la partie supérieure", celle que le pane Sylvestre II (Gorbert) envoya, en l'an lOOO, avec le litre de « roi apostolique «, à Etienne, premier roi de la maison Arpad; et la partie inférieure, que l'empereur byzantin Michel Ducas envoya, en 1073, au roi Goyza I". Les doux diadèmes furent soudés ensemble, de manière à former uno coiffure unique. Aux yeux des Hongrois, la sainte couronne n'était pas seulement l'emblème de la royauté ; c'était, on quelque sorte, la royauté elle-même. Les rois n'étaient véritablement rois qu'après on avoir été couronnés, ot les Hongrois n'ont jamais pardonné à Joseph II uo l'avoir fait transporter à Vienne, sans se faire couronner. La sainte couronne est traitée commo une personne réelle : elle a ses ofiiciors, ses propriétés, s.i garde. Kilo a subi man tes vicissitudes, fut e g.igée, rachetée, trans portée hors du pays, enterrée après la révolution do 1848-1849, ot se trouve actuellement au cbftteau do Budo. En 1880. le roi
Ta fair?j;an.T,'.tra,ti n- les autre, -sf nos rovaux;
Mmh: publia un ouvrage riche.nont orné, qui donne la doM-nution la plus aulhoiltiquo do co joyau.
^ AVtrôn. Couronne >:ola,re. Au momout d uno «cl.pso lolaU du Soleil, on perçoit uno am-éolo lumineuse, dito courônè mitour du disque do la Lune, avec dos rayons dtveîcënVs roîmant «tor.-'., qui peuvent sV^carlor A 3 degrés ■ Sofoil. Co ph,S..on.i>ne, Mudii dopms deux s.èclos avec lo p us crand soin, a mis en évidence lexistenco constante do trois objets principaux: doux sortes do «onos lummeuscs, 0. des rayons. On attribua dabord ces apparences ù 1 a mosi.h*ro do la Lune ; puis, commo pour le lialo, il pourrait avoir son siSgo dans notre atn.ospf.ero, los rayons solaires
Couronne de fer.
COURONNE
COURONNER
ayant été diffractés en rasant les bords de la Lune; onlin, il vaut mieux admettre que la couronne ôtablit rexistence, autour de la photosphère du Soleil, dune atmosphère particulière. La lumière de la couronne est partiellement polarisée, due en partie à la lumière solaire réfléchie et à. celle d'un milieu propre très raréfié, renfermant principalement de l'hydrogène et uae autre substance ioconnue.
— Bot. La couronne donne l'illusion d'un verticille floral supplémentaire ; elle n'est, en réalité, qu'un ensemble de productions lij'ulaires, dérivées de la corolle seule ou du périanthe tout entier. Chez le silène et le laurier-rose, elle compreud cinq ligules, dérivées des pétales (libres dans le premier cas, concrescents dans le second) ; chez les narcisses, les sépales pétaloïdes portent une ligule aussi bien que les pétales, et toutes ces ligules, concrescentes comme les parties dont elles dérivent, forment une couronne ample et vivement colorée.
— Iconogr. chrêt. L'usage de déposer des couronne* do fleurs sur la tombe des martyrs fut d'abord adopté, puis rejeté par les premiers chrétiens. Dans un dialogue de Minucius Félix, Octavius répond à Cecilius, qui s'étonne qu'on ne couronne pas les martyrs : n Nous ne couronnons pas les morts de fleurs qui sont bientôt fanées, mais nous attendons de Dieu môme une couronne incorruptible, u Cette couronne incorruptible, nous la voyons fréquemment représentée sur les monuments. C'est toujours la main de Dieu le Père qui la tient et la donne. On en a nombre d'exemples sur les mosaïques de Kome et de Ravenne. Quelquefois, l'épitiphe d'un martyr est gravée dans une couronne ; d'auires fois, comme au cimetière de Priscille, la voûte d'une crypte ofl're quatre couronnes, au centre desquelles est une colombe tenant dans son bec une branche d'olivier.
Au moyen âge, quand l'art commença à donner à Dieu une figure humaine, on le représentait avec les attributs du souverain de l'Etat. Quelquefois, en France, on lui donnait les attributs du pape, notamment la triple couronne; ailleurs, on le représentait avec quatre et mémo cinq couronnes. Les vitraux de Saint-Martin-ès-Vignes, à Troyes, ofi'rent un exemple de ce fait, ilais il est une autre sorte de couronne que l'on donne toujours au Père, au Fils et au Saint-Esprit; cette couroune a une grande importance en archéologie : c'est le nimbe.
Couronne ; 1. Du silène; 2. Du narcisse.
Couronne (Affaire de la), grand procès politique ni fut soulevé par Eschine contre Démosthène, et qui ut l'occasion, pour les deux orateurs, de deux plaidoyers de premier ordre (330 av. J.-C). — Il était d'usag'o, à Athènes, que le peuple décernât dos coarouuos aux citoyens qui avaient bien mérité do la patrie. Mais une loi défendait de proposer au peuple de couronner un citoyen en charge, qui n'aurait pas rendu ses comptes ; aux termes d'une autre loi, les couronnes décernées par le peuple ne pouvaient être données que dans rassemblée du peuple, et les couronnes décernées par le sénat ne pouvaient l'être que dans la salle des séances. Démosthène, chargé avec neuf autres citoyens de réparer les murs d'Athènes, détruits par Philippe, roi do Macédoine, après la bataille de Chéronée (338), 1 avait fait à ses frais. L'année suivante, en 337, avant que Démosthène eût rendu ses comptes, l'Athénien Ctésiphon, son- ami, proposa de lui décerner une couronne d'or sur le théâtre, quoique ce ne fût pas le lieu fixé par la loi pour cette cérémonie, et de faire proclamer que Démosthène recevait cette récompense à cause de sa vertu et de ses bienfaits envers le peuple athénien. L'orateur Eschine, rival et ennemi de Démosthène, dans son Discours contre Ctésiphon sur la Couronne, accusa Ctésiphon d'avoir voulu, contre la teneur des lois, décerner une couronne à un comptable en plein théâtre, et d'avoir faussement exalté sa vertu et son patriotisme, puisque, selon lui, Démosthène n'était ni un honnête, ni un zélé citoyen. C'est pour répondre à cette accusation que Démosthène prononça devant le peuple athénien le Discours pour Ctésipfion sur la couronne, qui a été regardé, par les critiques anciens et modernes, comme le type le plus achevé de l'éloqueDce. La cause ne fut plaidée, on no sait pourquoi, qu'en 330. Démosthène profita de l'occasion pour défendre toute sa politique et attaquer celle d'Eschino. Le succès de l'orateur fut complet; Eschine n'obtint pas la cinquième partie des suff'rages, et, conformément à la loi, fut condamné à une amende de 1.000 drachmes. Il s'exila à Rhodes, où il ouvrit un cours d'éloquence par la lecture des deux liarangues qui avaient amené son bannissement, et qui sont conservées toutes doux. Son discours est, pour le fond et l'ampleur des vues, très inférieur à celui do Démosthène ; il n'eu est pas moins fort intéressant, plein de narrations brillantes, do verve et d'esprit, tle talent.
Couronne (la) [allem. die Krone], poème allemand, composé au commencement du xiii* siècle, par Henri de Tùrlin. — C'est une suite longue et décousue d'aventures attribuées à Gauvain (Gawein), qui cherche et finit, après de nombreux exploits, par trouver le graal. Henri de Tîirlio prétend avoir, dans cette œuvre, adapté un poème do Chrestion de Troyes. Cette allégation est fausse. Ce qui est vrai, c'est qu'il a tiré en partie sa matière de romans français. La Couronne renferme quelques passages émouvants, certaines peintures réussies et aussi un nombre assez considérable de scènes licencieuses. Le stylo et les vers sont d'un bon auteur (1852.)
Couronne (Pour la), drame en cinq actes, on vers, de F. Coppée (1895). - Le prince Michel Brancomir, général des bulgares, a toujours victorieusement combattu les Turcs. De tels services, pcnse-l-il, lui méritent le trône qui est devenu vacant. Or on y assoit l'évoque Etienne. Déçu dans ses ambitions, qu'attise sa femme Basilide, Michel se résout ù trahir : il livrera aux ennemis le passage commis à sa garde. Survient son fils Constantin, averti du projet criminol par la bohémienne Mihtza, qui l'aimo. L'un des deux hommes est do trop : ils dégainent,
— et le fils met à mort le père. Les Bulgares, croyant leur général tué par l'ennemi, pleurent ce mort glorieux ; mieux : ils lui élèvent une statue. Constantin lui succède ; mais, tourmenté par l'atfreux souvenir, il ne rencontre que des défaites, là où son père no trouvait que des victoires. On le soupçonne de trahison. Basilide, qui sait tout, l'accuse formellement. Constantin n'aurait qu'un mot à dire pour se justifier ; mais il ne le dit pas, car ce mot jetterait l'infamie sur la mémoire vénérée de son père. On le condamne à vivre enchaîné aux pieds de la statue du traître qu'il a dû tuer : il subira là, perpétuellement, les insultes et les crachats du peuple. Militza, d'un coup de poignard, le délivre, puis elle se tuesur le cadavre de celui qu'elle aimait. — Telle est, dans ses grandes lignes, l'œuvre de F. Coppéo. La pièce, bien nue sévèrement conduite selon les règles du grand art, a beaucoup d'allure. Les vers, serrés, solides, sont d'une envergure large, et, dans maint endroit, un grand souffle les emporte. En résumé, ce drame est une tragédie presque d'une pureté classique.
Couronne, nom donné à deux constellations : l'une australe, l'autre boréale.
— Encvcl. La Couronne australe, située au-dessous du Sagittaire, paraît à peine sur notre horizon au commencement de juillet. L'étoile f de cette constellation est un très joli couple serré, à composantes égales ei de 5<* grandeur. C'est un système orbital, on mouvement rétrograde très rapide, dont la durée do révolution est d'environ cent cinq ans.
— La Couronne boréale est située entre le Bouvier, le Serpent et Hercule (les poètes disent que cette couronne est celle d'Ariane, fille de Minos et Pasiphaé). Parmi les huit étoiles doubles situées dans la Couronne boréale, deux sont partiticulièreraent remarquables : l'étoile 15 de cette constellation, composée de deux étoiles jaunes et de 6* grandeur, forme un système orbital brillant, très serré, en mouvement direct très rapide. Madler, Winnecke, Villarceau ont calculé l'orbite et ont conclu à une durée de révolution voisine d'un demi-siècle; le couple y est un système orbital, formé par une étoile de 4" grandeur et une de 7% très serré, très rapide et se mouvant dans le plan du rayon visuel. Doberck a calculé l'orbite et a trouvé quatre-vingt-quinze ans comme durée probable de la révolution.
Couronne, cap de la Méditerranée, dép. des Bouchesdu-Rhùne, formant l'extrémité ouest de la rade de Marseille-
Couronne (La), comm. de la Ctiarento, arrond. et à 5 kilora. d'Angouléme, près do la Boëme, affluent de la Charente ; 3.457 hab. Ch. de f. Orléans. Carrières do pierres de taille. Papeteries, tuileries. Eglise romane. Ruines d'une abbaye d'augustins. Château de la Renaissance.
COURONNEMENT (ro-ne-man) n. m. Action de mettre solennellement une couronne sur la tète de quelqu'un ; Le COURONNEMENT d'uH lauri'at, d'une rosière. 11 Se dit particulièrem. de la cérémonie dans laquelle on couronne un souverain : Le couronnement d'un roi, d'un empereur.
— Partie supérieure d'un objet, particulièrcm. d'un meuble ou d'un édifice : Le couronnement d'une tour, d'un bahut.
— Fig. Accomplissement, terminaison, perfection : La mort est le couronnement de la vie. V. éuifice.
— Arboric. Maladie d'un arbre dont les feuilles jaunissent sur les branches les plus élevées : Le chêne est particulièrement sujet au couronnement. 11 Façon de tailler un arbre en forme do couronne.
— Art vétér. Lésion du cheval qui est couronné.
— Chir. Dans le langage des accoucheurs. Position de la têto do l'enfant lorsque, ayant rompu les membranes, elle commence à s'engager dans l'orifice de l'utérus, qui lui forme une sorte de couronne.
— Fortif. Retranchement que forme l'assiégeant pour s'abriter et pouvoir continuer ses travaux en avant, quand il s'est emparé de quelque ouvrage do l'assiégé : Le couronnement de la demi-lune se nomme aussi nid de pie.
— Mar. Partie supérieure de l'arrière d'un navire. (Sur les anciens vaisseaux, le couronnement était richement décoré.) 11 Lisse de couronnement , Nom de la lisse de platbord, à cet endroit.
— Technol. Ornement qui décore l'écusson d'une serrure, au-dessus de son ouverture. 11 Partie la plus élevée de l'extérieur ou extrados d'une voûte. 11 En charpent-, About d'un chevron avec assemblage à enfourchement.
— Encycl. Couronnement des rois. V. sacke.
— Art milit. Couronnement du chemin couvert. C'était, au temps de l'attaque méthodique des places, une des opérations les plus importantes et les plus difficiles des sièges réguliers. Elle consistait à venir établir une sorte de dernière parallèle le long de la crête du chemin couvert, afin do pouvoir chasser ensuite définitivement l'ennemi de celui-ci. Cettû opération, comme tous les travaux d'approche ([ue comportait l'attaque pied à pied des places fortes, a beaucoup perdu de son importance, par suite des progrès de l'artillerie, et l'on n'y recourra sans doute plus à l'avenir que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles.
Couronnement de la "Vierge. Un grand nombre de cathédrales, élevées au xiii' et au xiv" siècle et placées sous le vocable de Notre-Dame , offrent des bas-reliefs retraçant cette scène mystique {cathédrales de Laon, Paris, Senlis, r»,eims, Rouen, Sens, etc.).
Le Couronnement de la Vierge, peint par Giotto dans l'église souterraine do Saint-Francois-d'Assise, célébré comme un des chefs-d'œuvre de ce maître, a eu beaucoup à souffrir des outrages du temj)s. Deux petits tableaux do cet artiste sur le môme sujet sont conservés : l'un à Turin, l'autre en Angleterre. Beaucoup d'autres artistes de la même époque ont introduit des saints, des anges, et même de simples particuliers, des donateurs, dans la scène du couronyier^ent de la Vierge; le tableau de Fra Angelico, qui est au Louvre, est l'une dos compositions les plus importantes que nous connaissions en ce genre.
Le Louvre possède des Couronnements de la Vierge de Picro di Cosimo Rosselli, do Zenobio do' Machiavelli, do Ridolfo Ghirlandajo. do R. del Garbo. La môme scène a été peinte par (iirolamo da Santa-Crocc (musée do Berlin), Palmeggiano amusée Brera, à Milan), Juh?s Romain et le Fattoro ( ninacothôquo du Vatican ) , Girolamo d'Udino (à l'hôpital d'Udine), Paul Véronôse ^Académie des beauxarts do Venise), etc. Mais les peintures de ces maîtres
sont éclipsées parles Couronnements de la Vierge àc Raphaël au Vatican, de Fra Angelico à Florence et au Louvre, du Corrège dans la coupole de la cathédrale do
Couronnement de la Viei
Parme, et du Pinturicchio au Vatican. Citons, enfin, les œuvres de Rubens et de Velazquez sur le même sujet.
Couronnement de Napoléon (le), tableau. V. sacre.
Couronnement de Charlemagne (le), par Henri Lévy, peinture décorative du Panthéon, que Ion vit pour la première fois à l'Exposition nationale de 1883. — Elle comprend trois parties ; au centre, le pape Léon III remet la couronne à l'empereur d'Occident ; à droite et à gauche, la composition se continue. D'un côté, c'est le clergé, l'autel et toutes les pompes de l'Eglise ; de l'autre, c'est l'armée et le populaire acclamant le triomphateur. Dieu lui-même a voulu jouir du spectacle, et il apparaît dans le ciel, porté sur des nuages et entouré d'un groupe d'anges aux ailes bleuissantes. C'est là un sujet fastueux. L'œuvre, composée avec une parfaite insouciance de l'archéologie, est surtout pittoresque, et I-rille par des qualités charmantes et bien françaises. L'habile distribution des groupes, la grâce et la distinction du coloris font de cette vaste page un tout très harmonieux, sinon très puissant.
COURONNER iro-né) v. a. Mettre une ''ouronne sur la tête : On couronna Jésus-Christ d'épines. Il Se dit particulièrement de la cérémonie dans laquelle on pose solennellement la couronne sur la tète d'un souverain : Charlemagne 6e fil COURONNER roi d'Italie. Il Par ext. Donner le titre de souverain à quelqu'un, l'appeler au trône : Napoléon I" COURONNA ses frères. \\ Récompenser en donnant une couronne, UQ prix dans un concours : Couronner un poète. CoDRONNER utt our;rt^e. Il Honoror, récompenser; parer, orner, embellir : L'éloge doit non seulement couronner le mérite, mais le faire germer. (Buff.)
— Par anal. Entourer; surmonter; dominer: Cheveux blancs qui couronnent une tête. Chaîne de montagnes COURONNANT UH paysage.
— Fig. Combler, accomplir, terminer, mettre le sceau à : Couronner l'édifice. Couronner les vœux de quelqu'un.
— CouronJier un cheval, Le laisser tomber de telle manière qu'il se fait une petite plaie circulaire au genou ou aux genoux.
— Jardin. Couro7i7ïer ^^n arbrisseau, U7i arbre. Tailler les branches de façon que l'arbrisseau, l'arbre, aient de distance en distance, jusqu'au sommet, des parties circulaires plates représentant des couronnes.
— Prov. : La fin couronne l'œuvre {Fi7iis coronat opus)^ C'est la conclusion qui détermine la vraie valeur, la vraie signification des actes et des faits.
— Encycl. Art milit. Dans la guerre de campagne, on dit qu'on couronne une position attaquée, quand on parvient à l'occuper après en avoir chassé les défenseurs dont on prend la place. Ce terme s'emploie surtout quand il s'agit de hauteurs ou do positions un peu élevées.
Dans la guerre de siège, on se sert du même mot pour indiquer une opération analogue, mais exécutée plutôt au moyen de travaux d'approche et aboutissant à la construction d'ouvrages défensifs qui assurent la possession de la position prise. C'est ainsi qu'on couronne une brèche, le chemin couvert, etc.
Couronné, ée part. pass. du v. Couronner.
— Blas. Surmonté d'une couronne ou portant une couronne : Annoiries cou- KONNÉivS. Il Se dit des animaux qui ont sur la tête une couronne, tantôt du même émail que l'animal, tantôt d'un émail différent, et qui est généralement radiée ou à pointes.
— Littér. liime couronnée. Rime répétée, qui forme un petit vers à la suite d'un vers plus long. En voici des exemples :
L'on voit des commis Qui jadis sont venus
Mis Nus
Comme des princes- De leur province.
Panard.
— Métrol. Ecu couronnét Ancienne monnaie de France appelée aussi écd k la couronne.
— Sylvie. Arb7'€ couroyiné. Vieil arbre dont la tête seule pousse des branches. 11 On dit aussi corbelê.
— Véner. Cerf couronné, Cerf ne possédant qu'une seule empaumuro d'où sort le bois, sans meule ni perches.
— Encycl. Hipp. Un cheval est dit couronné quand il est tombé sur ses genoux et qu'il s'y est blessé plus ou moins profondément. Le couro7inement peut ôtro léger et ne pas être suivi de traces ; si la peau est fortement contusionnée, mais non détruite, le poil repoussera blanc; si la peau est détruite, la blessure est suivie d'une cicatrice nue, où le poil ne repoussera jamais. Le cheval qui
D'argent au lion d'azur rampant et conronnt* de gueules à l'antique.
a été couronné do maniéro qu'une tracô accusatrice rosto,
soit sous forme do poils blancs, soit surtout sous formo
d'une cicatrice indc-U^bilo, pord
beaucoup do sa vaknir vt^nalo,
parce quo (Ui stiyiiialn pernuH
Qo ponsor qu'il a une l"ail)losso do
jambes.
Se couronnepf v. pr. So inottro unocouronnosur latote. il Solaire roi ou emporour.
— Par oxt. S'orner, s'omboUir, se couvrir ; être surmonté : L'aubépine parfumée se couRoNNii de nombreux oouquels.
— Fig. S'illustrer, se paror : Si; CODRONNKR de ijloii'e.
— So dit d'un cheval qui ko blesso au genou.
— Anton. Découronner.
COUBONNURE {ro-nur') n. f.
Sorte de couronne formée par la disposition des monus cors d'un cerf, vers le sommet du bois.
COUROUCOU n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille dos trogonidés, comprenant do magnifiques formes, à plumage brillant Couroucou. des teintes métalliques les plus vives, avec une immense queue recourbée en faucille.
— Encycl. Les couroucous sont propres aux régions les plus chaudes de l'Amérique. Habitant les grandes forêts, ils nichent dans les troncs d'arbres; le plumage rouge ou orangé de leur ventre se décolore au contact do l'eau. On connaît sept espèces de ces magnifiques oiseaux, dont le plumage formait jadis les ornements royaux chez les Mexicains.
COU-ROUGE {rouf) n. m. Nom vulgaire du rouge-gorge.
Il PI. Des COUS-RODGES.
COUROUPITA n. m. Genre d'arbres, de la famille des myrtacées, tribu des barringtoniées, renfermant six espèces qui croissent on Guyane.
— Encycl. Les feuilles du couroupita sont alternes, ovales, aiguës, atteignant O^.SS de longueur. Ses grandes fleurs roses, groupées en longs épis, répandent une odeur suave. Son fruit est une capsule ligneuse, sphérique, de la grosseur d"ua melon ; on l'appelle vulgairement boulet de canon, calebasse à Colin. La pulpe a une saveur acide.
COUROYER V. a.
Mar. Syn. de cou-
RATKR.
COURPATE n. m.
Nom vulgaire d'un poisson de la Méditerranée {ie téti-aijonure).
COURPIÈRE, ch.-I.
de cant. du Puy-de- Dôme, arrond. et à 16 kilom. de Thiers, au confluent du Couzon et de la Dore, au
pied des monts du Ko» Couroupita.
rez; 3.677 hab. Ch. do
f. P.-L.-M. Cirerios, minoteries, fabriques de creusets et de poteries de grès, commerce de bois de construction et de planches, scieries. Eaux minérales froides dites « du Salé ». Ruines du château de Courte-Serre; constructions du moyen âge. — Le canton a 10 comm. et 14.164 hab.
COURRE (du lat. currere, mémo sens) v. n. Ancien infinitif du V. Courir. {Ne s'emploie plus qu'on équitation et en vénerie.)
— Manèg. Courre un cheval. Faire courir son cheval à bride abattue.
— Véner. Poursuivre à la course en chassant : Courri': le loup. I! Chasse à courre, Celle qui s'exécute par des cavaliers avec une mouto do chiens courants, ii Laisser courre les chiens ou Laisser courre. Découpler les chions, avant de les lancer sur la bfite. — Substautiv. Laissej'-courrc, Lieu où l'on découplé les chiens; fanfare quo l'on joue lorsqu'on les découplé ; 5e trouver au laisser-courri:. Sonner le LAissKR-conuRK.
GOURRIAU {kou-ri-o) n. m. Petit chariot à trois rouos, dont on so sert, on Provence, pour le transport des lignites.
COURRIER {kou-ri-é — do l'ital. corriere, môme sens ; de correrii, courir) n. m. Homme qui porto des dépêches à cheval ou par d'autres moyens rapides, il Courrier de malheur. Celui qui apporte une mauvaise nouvelle, n Homme chargé d'accomplir une mission quelconque par des moyens rapides : Courrikr qui prépare les loofments, qui porte In marée, n Valet do pied, coureur. (N'est plus usité aujourd'hui en ce sons.) n Employé qui précédait le parlement et la chambre des comptes, dans les cérémonies.
— Par anal. Moyen do transport do dépAchos : Le télégraphe est le plus diligent de tous les coukrikrs. il Voiture qui porto les dépôchos ; Autrefois, on prenait le courrii-:r lorsqu'on voulait voyager rnpidemcnt. il Ensemble des lettres envoyées, reçues, portées par le môme ordinaire : /écrire, Expédier son coDRRiiiR.
— Admin. Courrier de cabinet. Agent quo le souverain ou le ministre charge de porter les dépêches qu'il envoie aux ambassadeurs.
— Hist. occlés. Collérier, procureur ou intendant d'une communauté, d'un évêquo, d'une église, n Ueligiouso qui faisait les commissions hors du monastère, ii Nom donné autrefois au second magistrat do la ville de Vienne on Dauphiné, lequel était nommé par l'évoque, ot était chargé des affaires ecclésiastiques, il Courrier apostolique, Envoyé qui, â l'époque dos persécutions, était chargé do porter aux fidèles les ordres dos évoques et, aujourd'hui, Ofllcior quo le pape envoie aux cardinaux pour les prévenir dos réunions qu'il doit tenir on consistoire ou on chapelle.
— Joiirn. Nom donné A un grand nombre do journaux français ot étrangers, il Courrier de l'aris. Nom donné à
certains articles do journaux qui, chaque somaino ou chaque jour, donnent la chronique do Paris.
— Mar. Petit bâtiment arme pour la course. Il Longcourrier. V. LONG-COURRIER. Il Courvicr de Chine, de Madai/ascar, etc.. Nom donné au paquebot faisant le service dos correspondances ontro la France et ces divers pays.
— Péch. Nom de l'un des deux piquets de la pantiore.
— Post. Courrier convoyeur (et Courrier auxiliaire), Sousagent qui accompagne les lettres transportées parchemin de for. (Il effectue, on outre, un service de manipulation en route et fait rechange des lettres sur différents points du [larcours.) Il Courrier d'entreprise. Entrepreneur ou adjudicataire chargé do transporter les lettres en dehors des voies ferrées.
^ Encycl. Diplom. Courriers de cabinet. On nomme ainsi des agents du ministère des afi'aires étrangères, chargés de transporter soit la ravise contenant la correspondance qui s'échange entre le gouvernement et ses représentants à l'étranger, soit des dépêches importantes ou urgentes. Partout en Europe, ils sont inviolables, ot la saisie de leurs dépêches est interdite. Le bagage do ces courriers n'est que rarement soumis à la visite des douanes ; qriolqUes pays limitent cette exemption aux paquets portant un cachet officiel. En temps de guerre, on peut, sauf convention contraire, arrêter les courriers ennemis et saisir leurs dépêches. On appelle courriers porteurs de dépêches des fonctionnaires civils ou militaires, ou de simples gens de confiance, chargés exceptionnellement du transport des dépêches.
— Journ. Courrier. Sous ce titre ont paru, en France, un grand nombre de journaux à difî'érentes époques. Parmi Tes plus connus, nous citerons : » le Courrier de l'armée d'Italie «, qui parut à Milan du i*^ thermidor an V au 12 frimaire an VII, sous l'inspiration de Bonaparte, et dans lequel se trouvent en germe beaucoup des plans gigantesques qu'il adéveloppés plus tard; " le Courrier français», l'un des principaux organes du parti libéral, sous la Restauration et le gouvernement de Louis-Philippe. (Fondé en 1819, il dura jusqu'en 1868 ; mais sa période la plus brillante fut de 1820 à 1842. Il compta parmi ses rédacteurs : Benjamin Constant, Casimir Perier, Cormenin, Mignet, Tabbé Fauchet, Léon Faucher, etc.) ; « le Courrier du dimanche » . (Fondé en 1857 par un journaliste gouvernemental, il passa, en 1858, sous la direction de Leymarie, qui réunit autour de lui des écrivains opposants, des nuances les plus diverses, mais, en général, des plus connus par leur talent; c'étaient : le comte d'Haussonville, de Broglie, Villemain, de Montalembert, Lanfrey, Elias Rognault, Eugène Pelletan, Prévost-Paradol, Alfred Assolant, John JLemoine, Hauréau, etc.)
Courrier de l'Europe, gazette anglo-française, par Serre de Latour, Morande, Brissot, le comte de Montlosier (Londres et Boulogne, 1776-1792). C'est un des recueils les plus importants du xviii* siècle. Il donnait le résumé des innombrables gazettes de l'Angleterre, les nouvelles politiques de ce pays et dos colonies anglaises de l'Amérique, alors en lutte contre la métropole.
Courrier de Lyon (le), drame en cinq actes, de Moreau, Siraudin et Delacour (théâtre de la Gaîté, 1850). — Cost la mise à la scène de l'histoire do Lesurques, qui avait subi la peine capitale le 10 mars 1797. Le Courrier de Li/on, objet do fréquentes reprises, a toujours obtenu le même succès populaire. V. Lesorqdes.
Courrier de Provence, journal de Mirabeau. — Le 2 mai 1789, sans s'inquiéter des lois sur la presse, Mirabeau fit paraître le premier numéro d'une fouille, qu'il appela Etats généraux. Après le 2* numéro, dans lequel le système financier de Necker était vivement critiqué, le journal fut supprimé. Mirabeau le ressuscita, sous le titre de Lettres ducomte de Mirabeauà ses conunettants {\0 numéros). Après la prise do la Bastille, ces « Lettres» devinrent le (Sourricr de Provence. On y trouvait le compte rendu dos séances de l'Assemblée constituante, avec divers commentaires. Mirabeau y écrivait peu, mais il avait un grand nombre de collaborateurs ; entre autres, Clavièro, Dûment, Chamfort, Cazaux, Méjan, Lamourette. Les discours du grand orateur y étaient reproduits et souvent complétés, et, ces jours-là, lo nombre dos pages doublait ou triplait. Le Il Courrier de Provence » eut 35 numéros; il cessa de paraître lo 30 septembre 1791, ayant survécu six mois â son fondateur. Il était fort répandu, mais n'exerça pas une grande influence sur les événements.
Courrier français illustré (i-i:), journal littéraire, humoristique, illustré, artistique, fondé à Paris on 1884, par Jules Roques. Principaux rédacteurs : Houchor, Ponchon, Montorgueil, Roques, H. Delornio, Jean Lorrain, Louis Merlot, Charles Bernard, etc.; illustrations par Willette, Forain, Chéret, Hcrmann Paul, H. Pille, Zier, Jeanniot, Legrand, etc.
COURRIER [kou-ri-é] n. m. Ornith. Nom vulgaire du chevalier à pieds rouges.
COURRIÈRE {kou-ri-èr — fém, do coDRRiEit) n. f. Personne qui porte des nouvelles. (N'est guère usité dans le sens propre.)
— Poétiq. Objet, do nom féminin, servant d'annonce : Aa lune, courriere des nuits. L'aurore, courrièrk du jour. La. lienommée, cette prompte coDRRii;»!;, etc. (Dans ces derniers sens, on dit mieux avant-codrrièrk.)
COURRIÈRES, comm. du Pas-do-Calais, arrond. ot à 30 kilom. do Bôthune, sur la Doulo ; 3.y08 hab. Ch. do f. Nord. Mine do houille, briquotorios, fabrique do sucre, distillerie, moulins. Port sur le canal do la Hauto-Doulo. — Patrie des peintres Jules ot Emile Breton. Eglise du xvi« siècle, avec lo magnifique tombeau do marbre blanc de Jean de Montmorency.
Courrières est un important contre houiller, entouré complètement par les mines do charbon do Meurchin, Lens, Bourges, Carvin ot Brécourt. Trois concessions successives ont été accordées à la Société dos mines do Courrières : la première on 1852 ot la dernière en 1874, augmentant lo territoire concéilé ot le portant do 4.500 hectares environ à 5.460. L'exploitation comporte actuoUonuuit sept puits, desquels on extrait toutes les qualités do houille, depuis les ciiarboas maigres jusqu'aux houilles grasses t longue fiamnio.
COURRIÉRISTE {kou-ri-é-rissf — rad. courrier) n. Nom donné au rédacteur qui, dans les journaux, écrit lo courrier do l'aris, fait dos chroniques.
Commande par courroie.
COURONNURE — COURS
COURROIE {kou-7'o-a — du lat. corrîgia, même sens) n. f. Bande de cuir servant à lier, à attacher quelque chose : Boucler une courroie.
— Fig. ot fam. Etendre, Allonger la courroie. Apporter une grande économie dans ses dépenses, afin de tirer un meilleur parti d'un faible revenu, ot aussi étendre les profits d'une charge, d'un emploi au delà do ce qui est permis.
Il Serrer la courroie à quelqu'un. Ménager, diminuer les ressources qu'on lui procure.
Il Lâcher ta courroie. Laisser toute liberté d'action, accorder toutes facilités.
— Mécan. Longue bande de cuir, de caoutchouc, de tissu en poil de chameau, de papier, etc., dont les deux bouts sont cousus ou reliés ensemble, et qui sert à communiquer à distance un mouvement circulaire.
— Techn. Coui'roie de guindaqe. Sorte de poignée do cuir, qui sert au conductourd'une voiture pour se hisser sur son siège.
— Prov. anc. :
Mieux vaut ami en voie Que deniers en courroie.
En voyage, il vaut mieux rencontrer un ami qu'avoir de l'argent dans sa ceinture.
— Encycl. Mécan. On so sert do courroies, dans l'industrie, pour établir une transmission do mouvement entre doux arbres, par l'intermédiaire do poulies calées sur ces arbres.
Dans une courroie, on distingue deux brins : le brin conducteur, qui va de la poulie motrice à la poulie conduite, et le brin coriduit, qui se dirige do cette dernière vers la première.
Les courroies de cuir sont employées de préférence à toute autres; leur fabrication comprend : 1° la tension des moitiés do peau ou croupons; 2° le découpage en bandes de ces croupons; Z° l'égalisage des bandes; 4» la jonction des bandes ; 5** la tension des courroies. Ces courroies présentent à l'usage un allongement très variable, dépendant surtout de rallongement primitif donné au cours de la fabrication.
Les courroies en caoutchouc pur ou mélangé de guttapercha offrent divers avantages, parmi lesquels la suppression delà jonction partielle des bandes, puisque, avec cette matière, on peut obtenir d'un seul morceau des courroies d'une longueur voulue, et qui ne présentent qu'uu seul point do jonction. On intercale fréquemment dans la matière des bandes de toile. En tout cas, les courroies en caoutchouc sont imperméables et imputrescibles. Les courroies en poil de chameau offrent une grande résistance et se tissent à la longueur et à la largeur voulues. Les courroies en papier s'obtiennent avec un papier fabriqué exclusivement an moyen de chifi'ons de lin. Ces courroies oft'rent une résistance égale à celle des courroies en cuir. Les unes et les autres s'emploient aux transmissions do mouvement.
COURROIR Ikou-ro-ar') n. m. Dans les salines, Canal qui alimente les tables salantes et débouche dans les aiguilles.
COURROUCER {kou-rou — du lat. pop. coi'ruptiare, corrompre, par suite irriter. Prend une cédille sous lo c devant les voyelles a, o : Il coun-ouça. Nous courrouçons) V. a. Irriter, mettre on courroux : Courroucer son maitre,
— Poétiq. Déchaîner, agiter violemment : Courrocckk les /lots.
Se courroucer, v. pr. Se mettre en courroux, s'irriter.
— Poétiq. Se mettre, être mis dans un état de grande agitation : Vents, Flots qui se courroucent.
— Anton. Apaiser, calmer.
COURROUX (kou-rou — subst. verbal de courroucer) n. m. So dit pour colère, en poésie et dans le style soutenu ; . . . l'homme-Dieu descendit jusqu'À nous, Pour cfTaccr la tache originelle Et do son Père apaiser le courrour.
(Noël Adam.)
— Poétiq. Violente agitation : Neptune, de son trident, apaise les /lots en courroux. (Fén.)
— Syn. Courroux, colère, dépit, etc. V. colïîriî.
— Anton. Accalmie eu accalmée, calme, placidité, quiétude, sang-froid.
COURROYER v. a. Tochn. Syn. de corroyer.
COURROYEUR u. m. Tochn. Syn. corrovkur.
COURS {kour' — du lat. cursus, propreni. course; do currere, courir) n. m. Mouvement, direction d'un liquide qui s'écoule : I)élourner le cours d'une rivière. Il Parcours d'un fleuve, d'une rivière : La Loire, dans son coxjv.StaiTosc une délicieuse contrée.
— Par oxt. Mouvement intérieur ou d'excrétion dos liquides qui existent dans le corps de l'homme et dos animaux : Le COURS du sang, drs humeurs.
— Par anal. Action do produire A l'extérieur, de manifester : Donner un libre cours à ses soupirs, à sa colère.
— Mouvement réel ou apparent du soleil ot îles autres astres : Les irréqulaj'ilés du cours de la lune. Il Succession du temps et dos clioses qui so composent d'uno série d'instants ; Le cours des suèdes,
— Nom quo l'on donne A des promenades publiques dans certaines villes : /.e cours Belzunce, à Marseille.
— Poétiq. Course, marche rapide :
D'un cour* précipita sur la brôoho ils s'^tancenl. Voltaire.
— Fig. Marche, progression, développement : Le cours des idées modernes. J'r<yet en cours d'edécution. Suivre le COURS de la conver.mtion. Interrompre le cours de ses éludes.
Il Usage, vogue, considération publique, appréciation géiiéraleniont favorable : Monnaies en cours. Les mantf'res polies donnent cours au mérite. (La Bruy.)
— Archit. Cours d'assise. Rang do pierres de mémo hauteur posées sans interruption dans toute la longueur d'un mur. Il Cours de plinthe, Plinthe coutinuo. qui marque un étage dans les murs do face, il Cours de pannes. Suite complète dos pannes qui fornvnt la longueur d'un oomblo.