VÊTUE
— Towner court, Changer brusquement do direction, et fig-, Changer brusquement le sens do sa conduite ou de ses paroles, ii Signifie aussi Cesser, finir brusquement : Ceux gui mènent un grand train tournent souvent court. (L.-J. Larcher.) n Couper court. Trancher court. Cesser promptemont, brusquement, finir en pou do mots, it Couper court à. Trancher, Arrêter court. Mettre fin, interrompre, faire cesser brusquement, ii Tourner court, au fig.. Changer brusquement de conduite, do langage, il Chevaucher court. Chevaucher avec des étrivièros peu allongées.
tl Couper court à quelgu'un. Le quitter brusquement, il Se trouver. Demeurer, Bcsler court. Manquer d'expédients, do ressource, do paroles. ii Etre pendu haut et court, Etre suspendu par lo cou tout on haut do la potence, ce qui place le corps haut et rend la corde courte; Hro ponau.
Il Etre étranglé court et net. Etre étouffé au moyen d'uno corde fort serrée «t qui étrangle net; être pondîi.
— Loc. adv. 7'out court. Tout à fait court, d'uno manière tout à fait courte : Cheveux coupés tout court. Sans rien ajouter ; Apprenez qu'il n'est pas respectueux d'appelrr les gens par leur n07n, et qu'à ceux qui sont audessus de nous, il faut dire Monsieur tout court. (Mol.)
Il De court. Avec un lion court, ot qui laisse pou do liberté dans les mouvements : Attacficr un cfiien dk court.
COURSON
COURT-CARRREAU
i; Tenir, Prendre de court. Tenir de près, no laisser que peu de longueur à l'objet par l'intermédiaire duquel on en tient un autre, et fig.. Ne laisser que pou do liberté ou de ressources.
— Syn. Court, bref, concis, etc. V. bref.
— Anton. Allongé, long. — Durable, éternel, interminable, perpétuel, prolonge, sempiternel.
— pRûv. HiST. : Courte et bonne, Allusion à une phrase attribuée à la duchesse do Berry, fille aînée du Régent, fameuse par ses déportements. (Si l'on en croit la tradition, cette princesse, morte â vingt-quatre ans, aurait fait cette réponse un jour qu'on lui reprochait d'abréger sa vie par ses excès.)
COURT {kour') a. f. Orthographe ancienne et régulière du mot COUR.
— Encycl. Court de la mer. On appelait ainsi un ancien tribunal qui jugeait certaines afl'aires maritimes, principalement les contestations entre les marchands embarqués et les mariniers, à propos du jet fait à la mer. La court de la mer jugeait par jurés, et connaissait des litiges tant que l'intérêt déoattu n'arrivait pas au
iges tant que l'intérêt débattu narnvait pas 'argent. A partir de cette valeur, il y avait d judiciaire, et l'affaire était portée devant la court des
marc d'argent. A "partir de cette valeur, il y avait duel judiciaire, et l'affaire était portée bourgeois, composée de magistrats.
Court (Jehan), dit "Vigier, émailleur français, mort en 1583. Il exerçait son art à Limoges, au xvi' siècle. La rareté de ses œuvres, toutes datées de 1556, l'a fait confondre avec les Courtois, ses contemporains. On signale de lui, dans la collection Pourtalès, une coupe aux armes de Marie Stuart. Presque tous les émaux connus de Jehan Court sont peints en grisaille sur fond noir, avec chairs teintées et rehauts d'or. — Jehan Court, fils du précédent, émailleur comme son père, vivait encore en 1602. — Un Jehan Court exerçait aussi l'art d'émailleur à Limoges vers la même époque. Quelques émaux qu'on lui attribue portent les initiales J. D. C. — Sa fille, Suzanne Court, a laissé des émaux appréciés.
Court (Charles-Caton de), historien français, né à Pont-de-Vaux (Ain) en 1654, mort en 1694. Secrétaire des commandements du duc du Maine, il accompagna ce prince en Hollande, et mourut de la fièvre au camp de Vignamont. Il a composé une Délation de la bataille de Fleuras, gagnée par le prince de Luxembourg sur le prince de Waldeck (Paris, 1690).
Court (La Bruyère de), vice-amiral français, né en 1665, mort en 1752. U entra dans la marine en 1684, et prit part à de nombreuses opérations maritimes. En 1694, il fit ta campagne sous Jean Bart. L'année suivante, au bombardement de Dunkerque, il se distingua en abordant une bombarde ennemie tout en feu, pour la faire échouer loin de la ville. II fit encore avec Jean Bart plusieurs campagnes. En 1706, au siège de Toulon, il contribua grandement à repousser l'ennemi. Mis à la tête de la flotte franco-espagnole, et chargé d'attaquer l'amiral Matthews, il lui livra, à cinq lieues S.-O. du cap Sicié, une bataille restée indécise, dite «de Toulon » ou « do LaCiotat >.(1744).
Court (Antoine), ministre protestant français, né à VilIeneuve-de-Berg (en Vivarais) en 1696, mort à Lausanne en 1760. Appelé à Nîmes en 1715 comme pasteur, il fonda, on 1729, un séminaire à Lausanne et le dirigea luimême, jusqu'à la fin de sa vie, avec le titre do député général des Eglises réformées. Le séminaire de Lausanne l'ut la pépinière des Eglises de France jusqu'à nos jours. Court a laissé de nombreux ouvrages, dont beaucoup restés manuscrits.
Court (Joseph-Désirô), peintre français, né et mort à Rouen (1797-1865). Elève de Gros, grand prix de Rome en 1821, Court annonçait des facultés assez puissantes dès ses débuts. Artiste très inégal, il exposa des toiles très mauvaises (une Scène du déluge) à côté de ses meilleures pages, comme cette Mort de César, qui fonda sa réfiutation, au Salon de 1827. On ne retrouve les qualités de a Mort de César que dans le Boissy d'Anglas saluant la tête de Féraud, qui parut au Salon do 1833, et est encore une peinture de mérite. Mais on peut passer sous silence presque tout le reste de l'œuvre de Court. Uno exception, pourtant, est à faire en faveur de queKjues bons portraits : ceux de Louis-Philippe, de Pie l.\, du maréc/tal Pélissier, du cardinal de Croy, du duc Decazes, de il/*' .S'iAowr. du roi et de la reine de Danemark, do Madame Adélaïde et du prince de Joinvitle , réunis en tableau dans la m/^mo toile, etc. Court, un pou délaissé comme artiste dès la fin de sa vie, a terminé sa carrière comme directeur du muséo de sa ville natale.
Court de GÉBELIN, érudit français, fils d'Antoino Court, né à Nimes en 1725, mort à Paris en 1784. Il étudia la théologie à Lausanne, sous la direction môme do son père. A la mort de celui-ci, il alla so fixer à Paris, en 1763. La littérature absorba uno grande partie de son temps, mais il resta protestant zélé. Pourtant, il fut attaqué pour ses relations suivies avec les catholiques influents. Court de Gébelin s'occupa de recherches sur l'antiquité et sur l'ensemblo des connaissances humaines. Les ouvrages qu'il a laissés sont : les Toulousaines (1763); Plan général et raisonné des divers objets des découvertes qui composent le monde primitif (1772); Monde primitif analysé et tomparé avec le monde moderne, considéré dans l'iiistoire civile, religieuse et allégorique du calendrier on (z/manacA (1773-1784); Histoire naturelle de la parole {1116} ; Affaires de l'Angleterre et de l'Amérique (1776 et suiv.).
COURTAGE (taj') n. m. Comm. Profession do courtier; exercice de cette profession : commission allouée au courtier. Il Prime do tant pour cent, qu'on donno à ceux qui font le courtage.
— B^ncycl. Bours. Le décret du 29 juin 1898 a déterminé les bases du courtage des agents de change pour la négociation dos valeurs mobilières.
Les courtages so perçoivent sur la somme à payer ou à recevoir à la suite de la négociation, ot non sur lo capital nominal dos titres. Le courtage minimum est de 0 fr. 50 c. l>ar bordereau. Les négoriatiens au co7nptant sont ainsi taxées : 0 fr, 25 c. p. 100 de la valeur négociée sur pièces conlentieuses, c'est-à-dire d'une valeur appartenant à des femmes dotales, des mineurs, des interdits, dos héritiers ou légataires. Toute négociation dont le bordereau portant quittance do prix ne peut t^tro signé par lo titulaire do la valeur est considérée commo contcntieuso. Pour toutes les autres négociations au copiptant, lo droit est do 0 fr. 10 c. par lûo francs.
Le courtage des négociations à terme est de 0 fr. 10 c, par 100 francs de la valeur négociée, sauf en ce qui concerne la rente française, où le courtage est de 12 fr. 50 c. par 1.500 francs de rente 3 p. 100, perpétuel ou amortissable, et par 1.750 francs de 3 1/2, multiples miuima de spéculation.
Le courtage des reports est, pour les valeurs autres que la rente française, do 1 fr. 25 c. p. 100 par an du montant de la valeur reportée, calculée d'après le cours de compensation. Pour le report dos rentes, le courtage est lo môme que celui des opérations à terme.
Lorsque deux opérations on sons contraire ont été efTectuces dans la môme bourse et en vortu du môme ordre, il n'est perçu qu'un courtage sur l'opération dont lo prix est le plus élevé. L'application de cette immunité est dénommée franco.
A la coulisse, où il n'est pas opéré de négociations sur pièces contentieuses, le tarif est le»suivant : au comptant, le courtage est de i franc par 1.000 francs, avec minimum de 0 fr. 50 c. par bordereau; à terme, 0 fr. 50 c. par titre au-dessous de 400 francs de cote; 1 fr. 25 c. par 1.000 francs pour toute valeur cotée au-dessus de 400 francs l'unité. Même tarif pour les reports. Pour la rente 3 p. lOO, la seule négociée en coulisse, le courtage est de 12 fr. 50 c. par unité de spéculation de 1.500 francs de rente et pour report. Enfin, I application du franco a lieu comme il est dit ci-dessus pour les valeurs négociées au parquet.
La coulisse étant libre, clients et coulissiers peuvent faire, pour les courtages, des conditions particulières, qui sont interdites aux agents de cliange. En fait, le demi-courtage est très couramment appliqué sur la rente et, pour les valeurs do 200 francs et au-dessous, il est abaissé à 0 fr. 25 c.
GOURTAILLE {tài/ — rad. court) n. f. Epingle qui a été manquée pendant la fa'brication et que l'on met au rebut.
COURTAIN, nom de l'épée d'Ogier le Danois, dans les poèmes du cycle carolingien.
COURTAINE {tèn') n. f. Archéol. Pièce do charpente faisant partie des charrettes et des anciens affûts. (Dans l'artillerie du moyen âge, chaque courtaine est une flasque.) H Dans la charronnerie, Chacune des membrures latérales du lit formant le fond de ta charrette.
COURTALAIN, comm. d'Eure-et-Loir, arr. et à 15 kil. de Châteaudun, sur l'Yères; 860 hab. Magnifique château du XV* siècle, bâti, en 1442, par Guillaume d'Avaugour, dont l'arrière-petit-fils le transmit à la famille de Montmorenc^-Fosseux, qui le garda jusqu'à l'époque de la Révolution, où il devint bien national. Il fut racheté et restauré par le duc de Montmorency, pair de France, à son retour de l'émigration.
COURTANVAUX (François-César Le Tkllier, marquis de), duc DE DouuEADviLLB, hommo de guerre et savant, né à Paris en 1718, mort en 1781. Il fit dilférentes campagnes, puis abandonna le service pour se livrer alors entièrement à des études scientifiques. Nommé membre da l'Académie des sciences en 1764, il fut choisi, en 1767, pour faire un voyage dans le Nord. Le résultat de ses constatations fut consigné dans le Précis d'un voyage entrepiis pour la vérification de quelques instruments destinés à la détermination des longitudes sur mer (1768).
COURT-À-PATTES (de courir, et de pattes, pieds) n. m. Pop. Fantassin; artilleur à pied, il PI. Des court-A.-pattes.
COURTAUD, AUDE {lô, tod' — rad. court) B. Fam. Personne grosse et courte : Un gros codbtadd. ii Cheval ou chien à qui l'on a coupé la queue et les oreilles.
— Arg. Courtaud de boutanche. Nom d'une classe de mendiants voleurs, qui parcouraient autrefois les villes et les campaçnes, et qui so faisaient passer pour des ouvriers sans travail, mais se disant d'un métier qu'ils savaient ne pas exister dans le lieu où ils so trouvaient, ii Domestique ou commis qui n'entre dans une maison ou un magasin que pour v voler.
— Artill. anc. Canon beaucoup plus court que la coulevrine. ii On disait aussi courtaude n. f.
— Art milit. anc. Gros cheval de selle dont se servait un chevalier, ii On trouve aussi courtadt.
— Mus. Sorte de basson gros et court, qui servait de basse à la nmsette.
— Loc. div. : Courtaud de boutique ou simplem. Courtaud. Par dénigr.. Garçon de boutique, et quelquof. Marchand au détail. (Celte locution courtaud de boutique parait venir de ce qu'autrefois les garçons de boutique, de mémo nue les artisans, portaient des habits à taille courte, tandis que les personnes do condition n'en portaient qu'à longue taille.) n Etriller comme un chien courtaud. Rouer do coups,
— adj. : Une grosse fille courtaude. Un chien courtaud.
COURTAUD-DIVERNERESSE (Jean -Jacques), philologue français, né à Felletin (Creuse) en 1794, mort à Paris on 1879. Il s'adonna à l'enseignement et publia dos traductions et dos ouvrages classiques, dont deux : Grammaire grecque (1828), et Dictionnaire français-grec (1847), ont eu plusieurs éditions.
COURTAUDER {tâ-dé — rad. courtaud) v. a. Priver do sa queue ot de ses oreilles un chien ou un cheval. » Ou dit
;a qi
également coutauder.
— Parext. Maltraiter : Courtaudkr un valet. {Vioux.)
COURT-BANDAOE {kour, daj') n. m. En T. do techn., Sorte do barre do fer. Il PI. Des courts-bandac.ks.
COURT-BOUILLON [kour'-boU'ill [Il mil.]) D. m. Sorte do bouillon généralement composé do vin blanc, eau, poivre en grains, sol, persil, carottes, oignons émincés, et qui sort à la préparation du poisson : CnrpeaucooRT-BOOiLiON. Il Mets préparé au court-bouillon : Un court-bouiixon de saumon. (Lo nom do cette préparation vient de co que la cuisson des assaisonnomonis ayant lieu avant la cuisson du poisson, elle ne doit faire qu'un ■ court bouillon •.)
Il PI. DlS COUHTS-I10UIM.ONS.
COURT-BOUILLONNÉ. ÉE {knur'-bùH-ilt-O-ni [U mll.J) adj. Préparé au court-bouillon: Saumon court-bouillonnb.
COURT-BOUTON n. m. Kcon. rur. V. courdkton.
COURTCAimâ {kour'-ka-yè) n. m. Bot. Nom vulgaire du brome siérilo.
COURT-CARREAU {kour'-ka-ro) n. m. Dans lo bâti d'un marteau do forge, Pièce verticale reliée par la dromo à lu grande attacho. Il PI. Des couuts-carhkaux.