COURTES-LETTRES
COURTELINE (Georges Moinadx, dit Georges), littérateur, né à Tours en 1860, fils de Jules Moinaux. Après un court passage à la caserne, il entra dans l'administration des cultes, et il se mit à écrire. Doué d'un esprit humoristique, joignant à une gaieté do pince-sans-rire un fonds d observation grossie, mais sincère,une verve satirique parfois amère, Courteliue excelle dans les peintures de la vie militaire. Parmi ses fantaisies réunies en volumes, nous citerons : les Gaietés de l'escadron (1886) ; les Femmes d'amis (1888) ; Potiron (1890); les Télés de bois (IS90); le Train de 8 heures 47 {\S9l); Lidoire et la Biscotte (1892); Messieurs les ronds de cuir {\S93);Ak! Jeunesse! (1894). On lui doit aussi de courtes pièces, qui ont été jouées avec un vif succès, notamment: Lidoire (l89l); ^ouôourocAe (1893), une de ses meilleures œuvres; les Grimaces de Pam (1894); les Gaietés de l'escadron {li9b) ; un Client sérieux {ISQI) ; Monsieur Badin (1897); Le gendarme est sans pitié (1899) ; etc.
COURTEMENT adv. Brièvement, en peu de paroles. (Peu usité.)
GOURTENAT (lat. Cortiniacum), ch.-l. de cant. du Loiret, arrond. et à 26 kil. de Montargis, sur le Cléry ou Bied, affluent du Loing; 2.'ï38 h. Ch. de f. P.-L.-M. Commerce de grains. Pressoirs, bonneterie. Ancien château qui fut le berceau de la maison de Courtenay, dont la tige lut Pierre de France, fils de Louis le Gros, et qui fournit trois empereurs au trône de Constantinople. Voie romaine. — Le canton a 15 comm. et 8.085 hab.
GOURTENAY, comm. de l'Isère, arrond. et à 21 kil. de ha. Tour-Ju-Pin; 1.046 hab.
GoURTENAY (maison de), l'une des plus illustres familles de la féodalité française, qui tire son nom de la localité de Courtenay, dans l'ancten Gâtînais (auj . dép. du I>oiret). Le plus ancien seigneur qui en soit connu est HcTTO, fils du seigneur de Château-Renard, qui vécut dans la première moitié du xi* siècle et dont les descendants Josselin H et Josselin Hl prirent part aux croisades. A cette première maison succéda une maison capétienne, dont l'auteur fut Pikrre, septième fils de Louis le Gros et d'Adélaïde de Savoie, qui épousa (1150) Elisabeth, fille de ticnaud de Courtenay, héritière du fief. Ses descendants se couvrirent de gloire en Terre sainte et donnèrent trois empereurs à Constantinople, un roi à Jérusalem ci des comtes à. Edesso.
Catherine, fille unique do Philippe de Courtenay, épousa, en 1300, 1 aventureux Charles do Valois, frère de Philippe ]o Bel, qui rfiva de faire revivre ses droits sur le tr6ne de Constantinople. Los préparatifs pour une expédition militaire qu'il organisa furent une des préoccupations dominantes de ce temps. Des Courtenay passèrent en Angleterre et y furent la tige dos comtes do Devonshire; Os essayèrent vainement de se faire reconoaitre comme princes du sang français.
Courtenay (Jean), homme politique irlandais, né vers 1741, mort en 1816, Il futd'ahord secrétaire du marquis de Townshcud, devint membre du parlement (1780), et cessa do siéger en 1812. Esprit li)>éral, Jean Courtenay s'était prononcé pour la suppression do la traite des noir» (nui), contre la suspension de Vhabeag corpus (17y:i) et contre les mesures employées par Pitt pour faire à lu France une guerre ruineuse. On cito parmi ses écrits : ItéfleTtons phiUisopUif/ues sur la dernière révolution en France (171*0); Hevue pratique et philntufp/iigue de la Bévo-
Arme» dea Courtenay.
Coq courtes-pattea.
lution fratiçaise (1793) ; Etat actuel des mœurs, des arts, etc., en France et en Italie (1794),
CouRTÉPÉE (Claude), historien français, né à Saulieu en 1721, mort à Dijon en 1781. L'histoire et la géographie de la Bourgogne furent l'objet principal et presque exclusif de ses études. On a de lui l'ouvrage suivant : Description générale et particulière du dtic/ié de Bourgogne (1774 à 1735), en collaboration avec Beguillet; Bistoire abrégée du duché de Bourgogne (1777).
courtepointe {poU'i7it'— corrupt. de coutepointe, c'està-dire coûte pointe ou [piquée]^ du lat. culcita puncta. On disait aussi autrefois coutrepointe, coustc-pointe) n. f. Sorte de couverture faite en soie ou en tout autre tissu, que l'on ouate et que l'on pique. (Ce mot s'est longtemps appliqué à toutes sortes de housses piquées, qui servaient à recouvrir les meubles.)
COURTEPOINTIER (pou-in-ti-é) n. m. Ouvrier qui fait des courtepointes; marchand qui en vend.
COURTE-QUEUE (keâ) adj. Qui a la queue courte, en parlant du cheval courtaud ou du chien courtaud : Des
COURTKS-QUEUES.
— n. f. Zool. Nom vulgaire de la cistude caroIine, tortue à queue courte.
— Bot. Variété de cerise à queue courte, appelée également cerise de Montmorency.
COURTER V. n. Chercher à vendre une marchandise. Il Faire le courtage.
— V. a. Il Courter une marchandise, un immeuble. Vendre une marchandise, un immeuble.
COURTEROLLE n. f. Nom vulgaire de la larve du hanneton, ou. ver blanc, il Nom vulgaire de la courtilière.
COURTES-CORNES n. m. et f. pi. Variété anglaise de la race bovino des Pays-Bas (de A. Sanson). — Un, une