VRE-COLS
COUVRE-COLBACK (bak')a. m. Enveloppe de toile cirée, que l'on plaçait sur le colback pour le protéger contre les intempéries et la poussière, ii PI.
Des COUVRE-COLBACKS.
Couvre-col (xv« s.).
COUVRE-CULASSE n. m. Coiffe analogue au couvre-bouche et qui a pour objet de préserver de la boue et de la poussière le mécanisme de la culasse.
Il PL Des COUVRE-CULASSES.
COUVRE-FACE n. m. Fortif.Syn.
do CONTRE-GARDE.
COUVRE-FEU n. m. Pot dont on couvre le feu pour l'empêcher de se consumer ou de causer un incendie : (/7i COUVRE-FEU dc terre, il PI. Des cou\-re-feu.
— Signal par lequel on ordonne de couvrir les feux et d'éteindre les lumières : Soriner le couvbe-feu. L'heure du couvre-feu. (Le sens de ce signal a été successivement modifié et même a fini par ne plus indiquer que le moment de fermer les portes d'une ville ou d une forteresse.) Il Heure à laquelle on sonnait le couvre-feu : Se rejoindre au COUVRE-FEU. Il Cloche qui servait à le sonner.
— Fam. et fig. SoJiner le courre-feu, Dépasser l'âge des passions, it S'opposer aux progrès des lumières : A la fin de chaque grande époque^ on entcjid quelque voix dolente... qui SONNE LE COUVRE-FEU. (Chatoaubr.)
— Encycl. Archéol. On désignait, au moyen ige, sous le nom de couvre-feu, uno sonnerie do cloche, qui marquait l'heure de se retirer chez soi, do fermer sa porte à. clef, ot probablement, en cas de siège ou clo troubles, d'éteindre les feux et les lumières. Lorsque l'éclairage public se répandit, lo couvre-feu fut lo signal do lallumago dos réver- I)èros. Vers 1550, lo couvre-feu, pratiqué bien plus anciennement, était sonné à Paris, à Saint-(termain-des-Prés, à. huit heures du soir; au xviir, Notre- Dame sonnait le sien à sept heures, ot la Sorbonne do neuf à neuf houros et demie. Cette ancienne coutume a disparu; il en reste cependant un souvenir dans la retraite quo battcvnt los tambours et clairons, dans los villes do garnison.
COUVRE-GIBERNE O'ï-ÔMO n. m.
Ktui de la giberne dos soldats : Des
COUVRII-GinKRNES.
COUVRE-GUIDON (qhi) n. m. Petit appareil employé pour protéger le guuion des pièces do montagne, dans les transports. Il PI. Des couvre-guidons.
COUVRE-JOINT ijou-in) n. m. Ci- A, couvrojoinls. ment ou moriier dont on remplit les joints lies dalles, dos briques, des moellons : Des couvrejoints solides. Il Languette do bois minco ot étroite, qu'on cloue de façon à couvrir los joints dos plunchos jointivcs, mais non assemblées.
COUVRE-LIT (li) n. m. Sorte de couverture légère, dont onenvoloppele lit : Des couvni'.-Lir s dc tapisserie, ac guipure.
COUVRE-LUMIÈRE n. m. Nom qui s'appliquo à deux objets très ditl'érents : uno sorto do chapiteau on bois, qu'on plu'.-ait autrefois sur la lumière dos pièces do siégo à cliargemeut par la bouche; une sorto de taquet métallique ipii, dans los canons du système Iloffye, empêchait d'ititroduiro l'étoupillo dans Ta lumière, tant quo lu culasse n'était pas entièrement formée. Il PI. Des couvru-
I,UM11'',RKS.
COUVRE-NUQUE {nulc') n. m. Pièce do cosiumo en toilo, ou colon, on drap, otc. (quelquefois oaoutchouiéoj.
(|ui s'adapto au képi des soldats, aux casquettes d'enlants, etc., pour préserver la nuque ot lo cou du soleil ot do la pluie, il PI. Z^cscouvre-nuques.
COUVRE-OREILLE {rnf ) n. m.
Knvoloppe de caoutcliouc dont on couvre lo pavillon de l'oreille, pour
10 protéger, dans certaines affections.
Il PI. Dis COUVRF.-OREILLES.
COUVRE-PERCUTEUR (pèr) n. m.
Artill. Petite plaque en laiton introduite entre* le marteau et le percuteur, quand la pièce ne sert pas, pour éviter d'user le leton du marteau.
Il PI. Des COUVRE-PERCUTKURS.
A, couvre-nuque.
COUVRE-PIED ou COUVRE-PIEDS
{pi-é) n. m. Petite couverture de lit, spécialement destinée à couvrir les pieds : Des couvre-pieds. Il Sorte de couvrelit d'apparat : Couvre-pied de soie.
COUVRE-PLAT {pla) n. m. Couvercle de plat : Des couvre-plats de fer battu.
COUVRE-PLATINE n. m. Art milit. Morceau de cuir dont on couvrait autrefois la platine d'un fusil : Des couvre-platine.
— Mar. Rondelle de plomb dont on couvre la battericplatino d'un canon. (Vieux.)
COUVRE-SHAKO {cha) n. m. Ktui de toile cirée, dont les militaires couvrent leur shako, n PI. Des couvre-shakos,
COUVREUR n. m. Constr. Ouvrier ou entrepreneur qui s'occupe de couvrir les maisons, ou d'en réparer les toitures. — Adjectiv. : Ouvrier couvrkur.
— Coût. Celui qui était charg-é de dresser le couvert, dans les grandes maisons. (Vieux.)
— Fr.-maçonn. Frère couvreur, Maçon chargé de veiller, l'épée à la main, à ce que la loge soit soigneusement fermée pendant tout le temps des travaux.
Couvreur (Adrienne Le), célèbre comédienne. V. Lkcodvreur.
COUVRIR (du lat. cooperire ; de cum, avec, et operire, couvrir : Je couvre, 7wus couvrons. Je couvrais, nous couvrions. Je couvris, nous couvrîmes. Je coiivrirai, nous couvrirons. Je couvrirais, nous couvririons. Couvre, couvrons, couvres. Que je couvre, que nous couvrions. Que je couvrisse, que nous couvrissions. Couvrant. Couvert, erte)Y. a. Cacher ou protéger quelque chose au moyen d'un objet que l'on met dessus : Couvrir son visage de ses ?n(tins. Couvrir ses Ijeux d'ioi bandeau, ses épaules d'un manteau, n Etre placé dessus, de façon à cacher ou à envelopper : La mer a couvert autrefois une grande partie de la terre habitée.
— Envelopper dans des vêtements, habiller; envelopper, en parlant des vêtements : Combien de femmes n'ont pas de linge pour couvrir le nouveau-Jïé ! (Legouvé.)
Il Donner des vêtements à : Couvrir les pauvres.
— Munir d'un toit : Couvrir une maison.
— Répandre, étaler, être répandu, étalé en grande quantité sur : Couvrir de sang, de fleurs. Neige couvrant la terre.
— Cacher, dérober à la vue : Nuage qui couvre te soleil. Il Empêcher de percevoir, dominer, étoutfor, en parlant
d'un bruit : Cascade dont le bruit couvre la voix.
— Fig. Cacher, déguiser, empêcher d'être saisi, connu, perçu par l'intelligence : L'honwie met toute son application a couvrir ses défauts et aux autres et à soi-même. (Pasc.)
Il Pallier, réparer, effacer, excuser, amnistier : Je coupe, j'abats, je fauche tout, et pujs je. couvre tout de ma grande soutane rouge. (Richelieu.) il Protéger, défendre, garantir : Couvrir quelqu'un de son autorité, il Receler, contenir .eu soi : Toutes choses couvrent quelque mystère. (Paac.)
— Combler, en bonne ou en mauvaise part : Couvrir de honte, d'infamie, de gloire, d'applaudissements.
— Particulièrom. S'accoupler à, on parlant d'un animal in&Ie.
— Art milit. Couvrir sa marche, En dérober la connaissance à \'ciit\(iVii\.\\ Couvrir une troupe, une position, La protéger contre les attaques inopinées do 1 ennemi, par des avant-postes ou par .d'autres troupes établies assez loin en avant d'elle.
— Bours. Donner une couverture en règlement ou en garantie (v. .couverture), ot Se couvrir. Action de disposer sur un client pour une somme qu'il doit.
— Corom. Compenser, balancer : liecette couvrant la dépense, ii Couvrir une enchère. Enchérir au-dessus do quelqu'un.
— Courses et véloc. Parcourir uoo distance dans .un temps donné : Couvrir 50 kilomçtres en une heure.
— Dr. Couvrir la prescription. L'interrompre, il Couvrir un crime. Empêcher qu'on ne puisse l'imputer. (Cotte dernière expression est rarement employée.) Il Couvrir une enchère, Surenchérir. Il Le pavillon couvre ta marcliandise. Axiome do droit international, d'après lequel un navire sous pavillon neutre no pont êtro visité par les belligérants, sous prétexte do contrebande de guerre. — Fig. Lo nom, le titre d'un objet, de son autour ou do son proprié- , tairo.fait accepter l'objet lui-même sans réclamation : 7'el tnauvais livre de tel illustre auteur a bien réussi; te pavil