‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 41 sur 870 · V. LOTTK · texte numérisé non relu

V. LOTTK

ClarUs.

CLARIAS

(ns.v)n.m. Genre do poissons fihysostomes, iiniillo des siluridés, comprenant des silures sans bouclier cervical, mais ù tempos ot joues fortement ossifiées, â tHo plate ot obtuse, à corps allongé, ordinairoment marbré.

— Kncvcl, Los elarias, dont on connaît uno douzaine d'espèces réparties dans les régions chaudes do lancicn monde, habitent les fleuves de l'Afrique et de l'Indo. Lo ciarins commun du Nil ou harmoulh \clarias anguillaris) aileinl 0'",00 do long. Citons aussi lo elarias Seriegalensis f Afrique occidonlale); lo chrias magur (Inde mériitionalo).

CLARICORDE (de clair, et corrfe)n. m. Ancien instrument à corde, appelé aussi manicorde.

Clarie (tkrre), terre antarctique découverte et ainsi appelée par Dumont d'Urville, en janvier 1840.

CLARIÈRE (autre forme du motcLAiRiÈRK)n. f. Passage, séparation entre les banquises et les gros amas de glace ; espace de mer pris par les glaces de l'hiver, et qui se dégage au printemps, ii Syn. do claibiîîre.

CLARIFICATEUR n. m. Substance chimique ou autre, possédant la propriété de clarifier un liquide trouble sucré ou acide, c'est-à-dire pouvant dctorininer un dépôt rapide des matières solides en suspension dans ce liquide.

CLARIFICATEUR, TRICE adj. Qui sert à clarifier, à filtrer : /'J/re CLAKIF1CATELR.

CLARIFICATION {si-on — rad. clarifie^-) n. f. Opération qui consiste à épurer les liquides pour les rendre transparents, limpides; état d'un liquide clarifié : La clarification arrive à certaines liqueurs par le seul repos.

' — Encycl. La clarification a pour objet de faciliter lo dépôt de matières organiques tenues en suspension dans certains liquides (vinaigres, sirops, etc.), de manière à donner à ceux-ci une transparence complète. On emploie pour cette opération divers procédés variant suivant la nature des liquides à traiter; mais, d'une manière générale, que ces méthodes soient chimiques ou mécaniques, elles ont toutes pour but de séparer du liquide que l'on veut éclaircir les matières insolubles qui lo troublent. Il est alors possible d'avoir ce liquide éclairci par filtrage ou par décantation, ou encore par soutirage.

Le même mot s'applique à la clarification des eaux qui tiennent en suspension des impuretés. On l'obtient de diverses manières: soit en laissant reposer ces eaux, soit en les décantant, soit encore en les additionnant de produits chimiques appropriés au but que l'on veut atteindre.

CLARIFIER (lat. clari ficare; de clarus, clair, et facere, rendre) v. a. Rendre clair, épurer : Clarifikr un sirop.

— Fig. Rendre plus lucide : La gaieté clarifik l'esprit,

— Célébrer, rendre gloire à : Co7mnefAi clarifié mo« père sur la terre, voits allez me clarifier. (Mass.) [Vieux.]

— Anton. Epaissir, troubler.

CLARIGATIO [si-o — mot bit.) n. f. Sommation adressée par le peuple romain à un autre peuple, et qui se faisait à haute voix [de claritate vocis), par un fécial nommé Pèï-e Patrat (de pairnre, accomplir).

— Encycl. Ce fécial proclamait pour la première fois la réclamation en mettant le pied sur le territoire étranger, par une formule solennelle (Tite Live, I. 32) où il affirmait, au nom de la religion, la légitimité des prétentions romaines. Il répétait ces paroles au premier habitant qu'il rencontrait, puis à la sentinelle ou au premier habitant do la ville capitale qui se présentait devant lui; enfin, en présence du peuple et des magistrats. S'il n'obtenait pas satisfaction, la guerre était déclarée au bout de trente-trois jours. La déclaration de guerre, qui se faisait en lançant un javelot sur le territoire ennemi, était aussi appelée clarigatio.

CLARIN ou GLARAIN n. m. Sonnaille pour le bétail, clochette ou dandain, ou tympane.

Clarinda. ville des Etats-Unis (Etat d'Iowa), suri© Nodaway, affluent du Missouri ; 3.260 h. Lainages.

CLARINE (rad. ctaii-) n. f. Petite sonnette qu'on pend au cou des animaux pour les empêcher de s'égarer quand on les mène pailre.

CLARINE, ÉE adj. Agric. Qui porte au cou une clarine.

— Blas. So dit des animaux qui ont des clarines ou clochettes suspendues au cou, qu'elles soient ou non d'un émail particulier.

CLARINETTE {nèf— rad. clarine)a. f.

Instrument A vent, à bec et & anche. Il Par oxt. Musicien qui joue de la clarinette.

— Encycl. La clarinette est un instrument & vent qui, dans le quatuor des instruments do bois employé à l'orchestre (flûte, hautbois, clarinette et basson), "tient uno place analogue à celle do l'alto dans le quatuor à cordes. Elle est construite en buis, on ébéno ou en grenadillo. so compose d'un tubo terminé par un pavillon évasé ; l'exécutant joue on soufflant par un bec auquel est ajustée uno mince languette do roseau appelée anche : le tube est percé de trous que celui-ci bouche avec los doigts ou ù l'aide do clefs pour modifier à son gré l'intonation.

La clarinette a des sons plus graves que la ftflto et le hautbois, ot son étendue est plus grande que coUo do ces deux instruments; cette étendue est celle-ci :

D'arfient

h une varhc d'azur

clariiiéd d'or.

U«gi>lr« «UKtgu.

c'est-à-dire qu'elle comporte trois octaves ot uno tierce.

Imaginée on l(>i>0 par un facteur d'instruments de Nuremberg, nommé Joun-Christophe Itenuer, la clarinette a été l'objet d'améliorations sensibles de la part de divers artistes et facteurs. Lefebvre, Ivan Mdller y avaient ajouté diverses clefs. Mais le service lo plus utile lui fut rendu par un virtuose allemand, Théobald Hadim, qui lui appliqua le svstémo d'anneaux réunis par une tige mobile A laido duquel il avait déjA perloctionné la flûte. Los clarinottos les plus employées dans les orchestres ot dans les musii^uos militaires sont eu .^t bémol ou on mi bémol (on n'écrit plus guéro pour lu clarinette en fa, en la ou ou ut).

C'est vers lo milieu du xvia* siéclo que la clarinette fut introduite dans les orchestres. Nous avons dit que lo caractère iio sa sonorité so modifiait selon le degré do gravité ou d'acuinS du son. C'est ainsi qu'on qualifie do chalumeau le registre grave, si plein, si doux ot si nuMitncoliquo, tandis qu'iui donne volontiers lo nom de clair<m au registre aigu. A cause de son éclat métalli»iuo ot criard.

— Clarinette haxsr. La clarinette basse, dont les proportions sont beaucoup plus considérables que oollo*

CLARINETTER

CLARONCEAU

Clarinette.

de la clarinette ordinaire, est construite en si bémol, et elle soune une octave plus bas que la clarinette d'orchestre en si bémol. Elle s'écrit, comme les autres, sur la clef de sol. Son étendue est exactement la même; sa sonorité est superbe, et son timbre est plein d'ampleur. Dans l'orchestre symphonique, la clarinette basse n'est guère employée qu'à l'état d'exception ; cependant, Meyerbeer en a obtenu des efî'ets saisissants dans les Huguenots et dans le Pardon de Ploèrmel. Wagner s'en sert plus couramment. On attribue 1 invention de la clarinette basse à Grenser, facteur d'instruments do la cour do Dresde, qui aurait construit la première en 1793; en 1828, l'instrument fut pertectionné par un facteur de Gœttingue, nommé Streitwollf .

— Clarinette d'amour. C'est une clarinette qui se construisait en sol ou en fa, et dont l'usage s'est depuis longtemps complètement perdu. Elle se distinguait des autres clarinettes par la plus grande longueur du tube et par son pavillon, dont l'ouverture, se rétrécissant à la partie inférieure, aifectait le contour piriforme du cor aiiL;Iais.

CU^RINETTBR [né-té) V. D. Fam. Jouer de la clarinette.

CLARINETTISTE {né-tissV) n. m. Musicien qui joue Je la clarinette, il On dit aussi clarinette.

CU^RIONÉE iàd Clarion, méd. et botan. français [1779- 184-iJ) n. f. Bot. Syn. de PÉRBzit;, et de homoianthe.

ClaRIOS. Myth. gr. Surnom d'Apollon, qui avait un temple à Claros, en lonie. — Epithète de Zeus, considéré comme l'arbitre du sort (grec xT-apoç, forme dorienue pour xXr|6o;, sort). [Zeus était adoré sous ce nom à Tégée, en Arcadîe, en souvenir des enfants de Lycaon, qui avaient tiré au sort les Etats de leur père.] — Le poète de Claros (Antimaquej.

CLARISXE (;î) n. f. Genre dont la place est douteuse dans la classilication. (Il est rapporté généralement aux niyricéesou aux artocarpées, et comprend des arbres du Pérou.)

CLARISSE n. f. Religieuse de l'ordre do Sainte-Claire.

— Encycl. L'ordre des clarîsses fut fondé en 1212, par sainte Claire. Saint François d'Assise rédigea leur règle, qui fut approuvée par le pape Grégoire IX; elle unissait aux austéritêsles plus rigides la pratique de la pauvreté perpétuelle.

La nouvelle congrégation, en se multipliant, se divisa: les pauvres clarisses conservaient la règle primitive ; les urbartisles acceptèrent les adoucissements approuvés par le pape Urbain IV. Sainte Colette (1380-1447) réforma le monastère de Corbie, et sa réforme fut adoptée par beaucoup de maisons de l'onire. La prin cesse Blanche, fille de saint Louis, sainii- Hedwige, reine de Pologne, mom m-. m sous rKabit des clarisses. Ces reii; ■ u-- s, très nombreuses autrefois en 1 laiico, furent dispersées par la Révolution. Elles comptent, actuellement encore, plusieurs maisons en France ; elles en ont une, notamment, à Pans.

Clarisse, planète télescopique, n" 302, découverte, le 14 novembre 1890, par Charlois.

Clarisse Harlo"we (Histoire de), roman épîstolaire de Samuel Ricbardson(i7-i9). Clarisse, dont le caractère atteint presque à la perfection, est persécutée par un père et un frère tyranniques, par une sœur envieuse, et par tous les membres d'une famille qui, dans des vues d'intérêt et d'agrandissement, veut la forcer â épouser l'imbécile, infâme et hideux Solmes. Elle fuit cet enfer et, candidement, se confie à Lovelace. Dans une série de lettres, Clarisse fait part de ses chagrins à son amie miss Howe. Au lieu de l'asile honorable qui convient à la jeune fille, Lovelace lui a donné pour demeure la maison de l'entremetteuse Saint-Clair, avec trois filles de joie pour suivantes. Là se déroule le drame : attaque du séducteur, défense de la victime, lutte terrible où le misérable no recule devant aucun moyen, pas même l'incendie et le poison. Un philtre lui livre Clarisse endormie. Souillée, lajeuue fille meurt, et Lovelace est tué en duel par le colonel Morden, parent de la malheureuse enfant. Les qualités de l'ouvrage sont la passion, le naturel, une belle peinture des caractères; ses défauts consistent surtout en longueurs interminables. Ce roman était tombé dans l'oubli, même on Angleterre, lorsque Barré en donna une traduction nouvelle en 1845. L'année suivante, Jules Janin en fit presque un autre livre en le refondant et en le réduisant à deux volumes d'une lecture plus facile.

Le théâtre s'est aussi emparé de Clarisse Harlowe. A citer, notamment, une pièce de Goubeaux. jouée en 1833 ; et un drame en trois actes, dû à la collaboration de Dumanoir. Clairville et Guiliard (1846).

CLARISSIMAT {ma) n. m. Titre de clarissime : Les correcteurs jouissaient du CLXHissiMAT. (Sup. de l'Acad.)

CLARISSIME (lat. clarissimus, très illustre) adj. m. Titre d'huiineur que l'on donnait â de hauts fonctionnaires, sous le Bas-Ernpire.

CLARITE (de Clara, n. de lieu) n. f. Arséniosulfuro naturel de cuivre, répondant, comme l'énargito, à la formule Cu*AsS'. La clarlto des mines de Clara (forôt Noire) se distingue de l'énargitc par sa symétrie monoclinique.

Clarius, moine et chroniqueur français, qui vivait dans la première moitié du xii" siècle. Il résida successivonicut aux abbayes do Flcury-sur-Loire et de Saint-Pierre-le-Vif, à Sens. Son œuvre historique, rédigée â Sens, est surtout intéressante pour l'histoire de la région sénonaise, i^a Chronique de Ctariu», dite Chronique de S aint- Pierre- le- Vï/,ti'6tendjus(|u'àll23; elleaété continuée jusqu'en 1184.

Clark ou ClaRKE, nom d'un certain nombre de comtés des Etats-Unis, dans les Etats d'Alahama, d'Arkansas, de Géorgie, d'Illinois, etc. — Nom do deux comtés d'Australie, dans la Nouvelle-Galles du .Sud et le Queensland.

Clark (William), voyageur américain, né en Virginie en 1770, mort à Saint-Louis (Missouri) en 1838. Il comrnan'la, avec le capitaine Meryweathcr Lewis, la première grande exploration nationale des vagîtes contrées arrosées l»ar le Missouri, entropriso par les Etats-Unis, â la suite de la cession do la Louisiane par la France. Clark et

Clarisse.

Lewis commencèrent, en 1804, à remonter ce fleuve par eau jusqu'à ses sources dans les montagnes Rocheuses, puis les franchirent et arrivèrent su"* les bords do l'Orégon, auquel on a donné le nom de Colombia. Ils descendirent ce fleuve jusqu'à son embouchure. Puis, après avoir hiverné sur les bords de l'océan Pacifique, ils commencèrent leur voyage de retour et regagnèrent le fort Louis, sur le Mississipi, en 1806.

Clark (Guillaume Tierney}, ingénieur anglais, né en 1783 dans le comté de Somerset, mort en 1852. Il termina la construction du canal de la Tamise et de la Med-svay, et exécuta, entre autres travaux, le grand tunnel des collines de Frindsbury, qui se rattache au canal de la Tamise ; le pont suspendu élevé sur ce fleuve à Hammersmith (1824-1827), et le pont suspendu sur le Danube, à Budapest (1839-1849).

Clark (James), théologien et philosophe anglais, né en 1836, pasteur de l'Eglise anglicane, chapelain à Antigua, et membre de la Société asiatique de Londres. Ses principaux ouvrages sont : Grammaire comparée des langues aryennes et autres langues (1865): les Epoques du langage (1866), où il combat les théories de Max Muller et de Benloëw sur la formation des langues; Qu'est-ce que la science morale et chrétienne '/ (1866).

Clarke (Samuel), théologien anglais, né à Woolston en I5y9, mort en 1683. Il appartenait à l'Eglise anglicane, et se signala sous Cromwelî et Charles II comme orateur de la chaire et comme écrivain. Parmi ses ouvrages, qui eurentbeaucoup desuccès,nous citerons; la Moelle de l'histoire ecclésiastique (1649); Martyrologe général (1654). — Son fils Samuel, mort en 1701, professa quelque temps à Cambridge, et laissa, entre autres ouvrages, des AyinoCatiens sur la Bible (1690).

Clarke (Jean), colonisateur anglais du xvi« siècle, un des fondateurs de Rhode-Island, né en 1609 en Angleterre, mort en 1676. Il exerça d'abord la médecine à Londres, puis alla se fixer dans la colonie naissante de Massachusetts, et ensuite (1638) à Aquetneck, acheté aux Indiens; il donna à ce territoire le nom de Rhode-îsland. En 1644, il fonda une Eglise à Newport, en devint le pasteur, et fut persécuté pour les innovations religieuses qu'il voulut y introduire. S'étant rendu en 1663-1664 en Angleterre, il y défendit les intérêts de la colonie et de la liberté religieuse, et obtint pour Khode-Island une nouvelle charte, plus favorable à son développement.

Clarke (Samuel), philosophe, théologien et sermonnaire anglais, né à Norwich (comté do Norfolk) en 1675, mort à Londres en 1729. Il étudia à l'université de Cambridge, où régnait la philosophie de Descartes, et entra dans le clergé anglican. Il obtint un succès considérable en prononçant, en 1704 et 1705, ses sermons sur l'existence et les attributs de Dieu.

Son livre capital est celui qu'il a composé avec ses fameux discours et en les dépouillant de la forme oratoire.

11 s'attache à montrer que l'existence de Dieu doit être établie, non point par des preuves tirées des phénomènes naturels, mais par des arguments de raison pure: il la déduit à priori de l'idée d'un être nécessaire. 11 complète sa démonstration en empruntant à Newton sa preuve par le temps et l'espace infinis, qui ne peuvent être que des attributs do Dieu. Le livre intitulé a Démonstration ofthe being and attribules ofGod est particulièrement dirigé contre Hobbes et Spinoza. Il a publié, en 1705, une apologie du christianisme sous ce titre : a Discourse concerniny the inaltérable obligations of natural religion.

En 1715 et 1716, il eut avec Leibniz une discussion sur l'espace et le temps. La correspondance des deux antagonistes fut publiée en 1717. Il préparait, quand il mourut, une édition de l'Iliade, avec notes et traduction en latin. Une édition complète de ses œuvres a paru à Londres, en 1742. La traduction française de ses œuvres philosophiques a été réimprimée en 1843, dans la bibliothèque Charpentier.

Clarke (Edward), navigateur anglais, né en 1741, mort en 1779. Il fit trois fois le tour du monde, d'abord sous les ordres du commodore Byron, puis sous ceux du capitaine Cook, après la mort duquel il quitta le commandement de la Découverte pour diriger l'expédition et prendre la place de Cook sur la liésolution. Il tenta, sans plus de succès que son chef l'année précédente, de trouver un passage entre l'océan Pacifique et l'Atlantique à travers l'océan Glacial arctique, s'avança jusque par 70"> 35' de latitude N., et, trouvant là une infranchissable barrière de glace, il considéra comme suffisamment démontrée l'impossibilité de trouver un passage au N.; Clarke reprit le chemin de l'Angleterre, mais il mourut en arrivant au Kamtchatka.

Clarke (Ilenri-Jacques-Guillaume), comte d'Hunebourg, duc de Feltre, maréchal de France, né à Landreciesen 1765, mort à Neuwiller (Bas-Rhin) en 1818. Fils d'un garde-magasin des subsistances à Landrecics, d'origine irlandaise, il entra à l'Ecole militaire en 17S1. En 1792, il était lieutenant-colonel de dragons et, un an après, général do brigade. Mais il fut destitué comme suspect (1793). Rétabli dans son emploi deux ans après, et promu générai de division, !e Directoire lui confia, en 1796, la mission délicate de surveiller les agissements do Bonaparte. Clarke n'eut garde do s'en acquitter et se mit au mieux avec Bonaparte. Destitué do nouveau, il recueillit, après le 18-Brumaire, les fruits de son habile diplomatie. Il servit à Napoléon de secrétaire intime et l ac^compagna dans les campagnes do 1805 et 1800. En 1805, il remplit les fonctions de gouverneur do la haute et basse Autriche ; en 1806, celles de gouverneur do Berlin. En 1807, il devint ministre do la guerre. Dès l'arrivée des Alliés devant Paris, il s'enfuit à Blois avec l'impératrice et se déclara royaliste. Aussi accompagna-t-il Louis XVIII à Gand ; il devint pair do France (1814), ministre do la guerre, maréclial do Franco et gouverneur do la 14" division militaire (1817). Napoléon l'avait créé - comte d'Hunobourg ■> ou 1808, et " duc do Foltro » en 1809.

Clarke-

Clarke (John), connu sous le nom de Clarke-'Wtiit-

feld, organiste et compositeur anglais, docteur en musique des universités de Cambridge et d'Oxford, né à Gloucester en 1770 , mort à Holmer en 1836. On connaît de cet artiste quatre volumes de musique d'église [Cathedral music], plusieurs recueils de glees (chansons), deux volumes do chants sur des poésies de Walter Scott et de iord Byron, et un oratorio en deux parties intitulées le Crucifiement et la Résurrection. Il édita plusieurs publications intéressantes : les oratorios de Htendel arrangés pour le piano (15 vol.); les Beaatt:s de Purcell (2 vol.) ; etc.

Clarke (Edouard-Daniel), voyageur et minéralogiste anglais, né â Willingdon en 1769, mort en 1822. Il fit, de 1790 à 1802, un immense voyage en Europe, en Asie, en Afrique, visita, en 1812, la Hongrie, la Bulgarie, etc., et devint professeur de minéralogie à Cambridge. 11 avait rapporté de ses excursions, entre autres objets précieux, une statue do Cérès Eleusis, le sarcophage dit " d'Alexandre le Grand » , le manuscrit de Platon trouvé dans l'île do Pathmos. Son principal ouvrage est intitulé : Travels in varions countries of Europe, Asia ami Africa (1810-1824); la première partie a été traduite en français (isiS).

Clarke (Mary-Anne), aventurière, née à Londres en 177G, morte à Boulogne en 1852. Elle était de très humble extraction et avait épousé, en 1794, un ouvrier maçon. En 1803, elle parut tout à coup à Londres, entourée d'un luxe extravagant : elle se donnait publiquement comme la maitresse de Frôderik, duc d'York, qui, se trouvant compromis dans des procès intentés à Mrs. Clarke, se vit obligé de donner sa démission de commandant en chef de l'armée anglaise. Il fut, de plus, l'objet d'une foule de pamphlets dont l'un, the Rival princes (1809), était de Mrs. Clarke elle-même. Celle-ci parvint à extorquer au duc une forte somme en le menaçant de publier sa correspondance. Mais un second libelle qu'elle écrivit en 1813, a Letter to the riglit hon. William Fitz-Gerald, lui ayant valu un an do prison, elle se retira en France, où elle mourut.

Clarke (Mary Novello, mistress Cowden), femme de lettres anglaise, née en 1809, a publié de nombreux articles dans les magazines, des romans : les Aventures du marin Kit Bam (184S) : le Cousin (1854), etc., une étude sur les Héroïnes de Shakspeare (1850); mais elle doit surtout son renom, en Angleterre, à une Concordance de ^'^halcspeare [Complète concordance to Shakespeare, 1845), travail qui lui prit seize années entières.

Clarke (Henry Htde), ingénieur et philologue anglais, né à Londres en 1815, mort en 1895. Après avoir été soigneusement élevé par son père, connu pour ses deux projets de canalisation de l'isthme de Panama, il fut nommé ingénieur civil à Londres, en 1836. Depuis cette époque, tout en s'occupant avec ardeur de sa profession, il n'a pas cessé d'écrire dans le « Journal des ingénieurs civils et des architectes u, et dans d'autres feuilles périodiques de même nature. Comme philologue et linguiste, Clarke fut remarquable ; il parlait couramment quarante langues et dialectes, et en comiircnait une centaine. Comme inventeur, il est surtout connu par les perfectionnements qu'il apporta à la machine d'induction de Pixii. Parmi ses ouvrages, citons : Leçons sur les couleurs {iZ'i9)'t Théorie de la construction des voies ferrées (1846) ; Aouveau Dictionnaire de la langue anglaise (1855) ; Manuel de philologie comparée (1859); les Habitants préhelléniques de l'Asie Mineure (1864) ; la Langue paléo-géorgienne et les Etablissements caucaso-thibétains en Asie (1870) ; la Terre sainte et l'Europe {i&lO) ; l'Epoque du Caucase (1873) ; Mémoire sur la grammaire comparée de l'éqyptien et du copte (18~3}; le Culte du serpent et de Siva et ta mythologie {\9>1&)\ l'Epoque des Rhithus et des Rhithos- Péruviens (1877); Classification de la langue basque et de la langue scylhique, et Grammaire comparée du japonais et du basque; the Picts (Londres, 1886).

Clarke (machine de). Electr. V. induction.

ClarkE'S Fork ou Flathead, rivière des Etats- Unis (Etat de Washington), affluent du fleuve Columtia. De sa source (dans les montagnes Rocheuses) à son confluent, ce fleuve mesure 1.045 kilora.

CLARKIE [kl — de Clark, bot. améric.) n. f. Genre d'onagrariacées-œnotliérées, comprenant de petites plantes annuelles à fleurs élégantes, pourpres ou lilacées, originaires de l'Amérique septentrionale et occidentale, et presque toutes cultivées dans nos jardins d'agrément.

Clarksburg, ville des Etats-Unis (Virginie), sur la Monougahela , branche gauche de l'Ohio ; 5.760 hab. Riches mines de charbon de terre.

ClARKSON (Thomas), philanthrope anglais, né àWisboach on 1760, mort à Playford-Hall, près d'Ipswich, en 1846. Après des études brillantes, il se sentit, dès sa jeunesse, une véritable vocation pour la cause de l'abolition de l'esclavage. Il publia force brochures, réunii d'.c meetings, fit des conférences dans toute l'Europe. Il fut grandement appuyé par la secte des quakers. Il eut la joie de voir ses efforts couronnés de succès : le bill d'abolition de la traite est de 1807, et le bill d'émancipation des esclaves d'août 1833. Parmi ses innombrables écrits, nous citerons ; an Essay on the slaveri/ (1786); an Essay on the inipolicy of the African slave-trade (1788); a Portraiture of quakerism {lio6): Memoirs on the lifeof 'William Penn{lSi3); the Cries of Africa to the inhabitants of Europe {IS22) ; Essay on baptis7n (1843).

— BiBLiOGR. : Taylor, Biographical sketch of T. Clarkson (Londres, 1839); Elmes, Thomas Clarkso7i (Londres, 1854).

ClARKSVILLE, ville des Etats-Unis (Etat de Tennessee), sur le Cumberland, affl. de l'Ohio; 7.925 hab. Fabriques; commerce de tabac; mines de fer. Ch.-l. du comté do Montgomery. — Ville de l'Etat de Texas, sur une branche mère de Maple-Spring, sous-affl. do la rivière Rouge; 5. 600 hab. — Bourg do l'Etat de Virginie, sur le fleuve côtier Roanoko; 4.500 hab. Commerce de tabac.

ClaRO (Giulio) [on lat. Julius Clarus], jurisconsulte italien, né à Alexandrie de la Paille (Milanais) en 1525, mort en 1575. Il fut nommé, en 1550, sénateur à Milan par le roi d'Espagne, Philippe II, qui In chargea ensuite do diriger les atfaires de ses Etats d'Italie, et lui donna le titre de « conseiller d'Etat » . Son principal ouvrage : Sentntliui'ujn receptarum libri V (1560) est un traité do pratique civile et criminelle.

CLARONCEAU (so) n. m. Uno des dénominations nombreuses (c^ain>i^c/«rion, clareta, cornij:) de l'ancien clairon.

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