‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 410 sur 870 · COVENTRY · texte numérisé non relu

COVENTRY

D'argent à une tour crénelée d'azur et couverte

de sable.

— Loc. div. : Couvrir la joue, ta face, le visage de giiehju'un, Le souffleter (Inus.) il Couvrir les yeux. Au tig., Aveugler moralement, empêcher de voir la vérité. Il Couvrir de ténèbres. Obscurcir, assombrir, attrister, il Couvrir d'or. Acheter à un prix très élevé, il Couvrir de boue, de fange. Au fig-, Salir la réputation de. il Couv7'ir de ses ailes. Au tig., Protéger, par allusion à l'instinct de quelques oiseaux, qui les fait couvrir leurs petits de leurs ailes, pour les protéi^er.

Couvert, ente adj. et part. pass. du v. Couvrir.

— Qui a son chapeau ^ur la tête : Hester couvert.

— Art milit. Chemiii couvert. V. chemin.

— Blas. Se dit d'un château ou dune tour qui a un toit pointu. (Lorsque le toit est d'un émail autre que celui du reste do l'éditice, il faut lo blasonner.)

U On dit aussi pavillonnë, êe.

— Bot Fruit couvert. Celui qui est complètement enveloppé par le calice.

— Comm. Vm coiii't'ri, Vin rouge haut en couleur qui laisse des traces brunes dans le verre qui le contient. Il Drap couvert^ Drap dont le poil a été laissé trop long.

— Eniom. Ailes couvertes, Ailes de coléoptères qui se cachent entièrement sous les élytres.

— Mar Batterie couverte, Batterie placée sous un pont, par opposition à Batterie des gaillards ou découverte. Il Temps couvert. Se dit du ciel chargé de nuages.

— Mus. Dans les parties de cymbales, ce mot indioue les passages où ces instruments doivent être couverts d un drap, pour que le sou en soit voilé, il Intervalle couvert, Intervalle caché. V. intervalle.

— hoc. ààx.: Allée cout-er/e. Allée dont les arbres unissent leurs branches au-dessus de la tête des promeneurs, ii Pays couvert. Pays boisé, il Mots, Termes couverts. Paroles cachant un sens réel sous un sens apparent, ou un sens libre, déshonnête, sous une apparence innocente : Parler à mots COUVERTS. Il Clos et couvert. Logé dans une habitation qui a des portes et un toit : Le locataire a droit d'être clos et COUVERT- Il Se tenir. Demeurer clos et couvert, Rester tranquille chez soi. il Servir quelqu'un à plats couverts. Lui faire des demi-confidences, le plus souvent dans l'intention de le tromper.

— Anton. Découvert, erte.

Se COUi/n>, V. pr. Devenir couvert, il En parlant du ciel, S'obscurcir. — Par ext. S'assombrir, ii Couvrir à soi, en parlant de quelque partie du corps, il Couvrir soi-même, avec les divers sens dans lesquels le verbe « couvrir » a pour régime direct un nom de personne, il Mettre son chapeau sur sa tête. Il Se couvrir de. Se mettre à l'abri de. L Se couvrir de sang. Commettre de nombreux meurtres.

— Escr 5e couvrir. Ecarter l'épée de son adversaire do la ligne de son propre corps, il 5e couvrir de so7i épée. Manier son épée de telle sorte qu'on pare tous les coups de son adversaire.

— Jeux. Au crabs. Se dit du tenant qui, lorsque le servant a sa chance, se donne la sienne, u Au trictrac. Couvrir une de ses dames, en en plaçant une seconde sur la même flèche.

— Mar. Se couvrir de toile, de voiles. Ouvrir de nombreuses voiles.

— Pop. 5e couvrir d'un sac mouillé. Chercher à excuser sa faute par des raisons qui l'aggravent, comme une personne qui, pour ne pas être mouillée par la pluie, se couvrirait d'un sac trempé d'eau.

— Syn. Couvrir, cacher, celer, etc. V. cacher.

— AlLUS. LITTÉR. :

Couvrez cfi sein que je ne saurais voir, Allusion à un vers de Molière dans Tartufe. V. sein.

— Anton. Découvrir.

COUVROSE n. f. Nom vulgaire de l'agaric comestible.

— Encycl. Ce mot, dans lequel on a cru voir le même radical que dans couperose, est en réalité une faute pour couvrosse : c'est ainsi qu'on prononce, dans l'Est, le mot couveresse, ancien synon3'mo do couveuse. L'assimilation d'un gros champignon à une poule couveuso est un fait bien connu de sémantique populaire : d'autres variétés sont dites précisément couveuses et gélines des bois.

Ceux, coram. de l'Ardèche, arrond. et à 1 kilom. de Privas, sur TOuvèzo; 1.190 hab. C'est en réalité un faubourg de Privas.

COUX-ET-BIGAROQUE, comm. de la Dordognc, arr. et à 2C kilom. de Sarlat, sur ia Dordogne; 1.544 hab.

COUYON, COUYONNADE, COUYONNER, COUYONNE- RIE, autre orthographe des mots coïon, coïonnade, coÏon-

NEB, COÏONNERIE.

COUYONCE {î-onss) n. m. Nom vulgaire de la folle avoine.

COUZA {Alexandre-Jean I"), lo premier prince des principautés roumaines réunies ( Moldavie-Valachie ) , né à ■ Galaiz en 1820, mort à Hei-lelberg en 1873. Après avoir fait ses études à Paris, il rentra, vers 1840, en Moldavie, où il embrassa la carrière militaire et devint colonel. Nommé préfet do sa ville natale en 1850, il so démit do ses fonctions sous le caïmacan de Nicolas Vogorides, qui chercha à étouffer l'idée de l'union. En 1858, il fut envoyé comme député au divan ad hnc de Bucarest, où il plaida la cause du l'union. Nommé ministre de la guerre, cette mémo année, il fut élu, au mois de janvier do l'année suivante, prince de Moldavie et, quelques jours après, prince de valachic (I859J. Cette double élection, grâce aux Ijons offices de là France, fut ralifiéo, bionlùt après, par les

Puissances. Les faits les plus importants de son rûgnu tirent : ia suppression de la corvée des paysans. l'unification des lui!t pur l'introduction et la promulgation du code Napoléon, la sécularisation dos biens monastiques,

Couza.

l'introduction de l'enseignement gratuit, la fondation des universités de Jassy et do Bucarest, etc. Couza fut renversé du pouvoir, à la suite d'une conspiration militaire. Après avoir signé son abdication le 22 février 1866, il quitta la Roumanie, et résida successivement à Paris, puis à Vienne, et à Heidclbcrg, où il mourut.

Couza (Alexandre-C). poète lyrique et épigrammiste roumain, né à Jassy en 1857. Il débuta dans le Contimporamil et les Conwbiri liierare (Causeries littéraires), et devint bientôt un des épigrammistes les plus goûtés de la Roumanie. Ses poésies ont paru en volume, vers 1887.

GOUZAN, ancien petit pays de France, dans le Forez (dép. do la Loire).

COUZE n. f. Nom que, dans certains départements du centre de la France, on donne à de petits cours d'eau.

GOUZEIX, coram. de la Haute-Vienne, arr. et à 5 kil. de Limoges; 1.889 hab. Ch. do f. Orléans. Moulins; brasserie. Tombelles.

COUZÉRANITE n. f. Silicate naturel. V. couséranite.

COUZIÈRES (CHÂTEAU de), beau château de la Tonraine; il appartint successivement aux Montbazon et aux Rohan. Le style du château actuel est du commencement du xviii* siècle.

COUZON, comm. du Rhône, arr. et à 13 kilom. de Lyon, sur la Saône, au piedduMont-d'Or; 980 h. Ch. def. P.-L'.-M. Carrières de pierre à bâtir. Cordonnerie, tonnelleries ; commerce de fruits. Asiles de Saint-Lconard (maison de refuge des condamnés libérés).

COVADO n. m. Ancienne mesure de longueur pour les étoiles, qui était employée en Portugal, où elle valait de 0"',GG à 0°',68. Les Etats barbaresques en font encore usage, et sa valeur est à peu près de O^.SO.

GOVADONGA , hameau d'Espagne (Asturîes [ prov. d'OviedoT), sur le Deva, tributaire du Sella; 100 hab. Victoire de Pelage sur les Maures, en 718. On montre, non loin de là, une gorge rocheuse et boisée, arrosée par le Deva et fermée au S. par la montaûa de la Virgen. C'est dans cette colline que s'ouvre la fameuse grotte {ciieva) ou, poursuivi par 1 armée d'Allahamah, Pelage, chef des Espagnols, se retrancha avec une poignée de soldats. Quand toutes les troupes musulmanes se furent engagées dans l'étroite vallée, Pelage et ses compagnons s'élancèrent de leur retraite et les accablèrent sous une avalanche de quartiers do roc et de troncs d'arbres. Les Arabes tentent un assaut; mais, à ce moment, un orage formidable éclate : les terres s'éboulent, entraînant les assaillants dans le Deva, soudain transformé en torrent furieux. Trois mille musulmans périrent ainsi ; le reste prit la fuite. Pelage fut proclamé roi, sur le champ do bataille. Ses restes reposent dans la cuera, à côté de ceux d'Alphonse le Catholique.

COVAINQUEUR (du préf. co, et do vainqueur) n. m. Vainqueur avec un autre.

GovÂO DO LOBO, comm. de Portugal (Beira [district d'Avoiro]), non loin de la ria côtière d'Aveiro; 2.165 hab.

COVARIANT {ri-an — du préf. co, et do variant) n. m. Matlu-m. Fonction F déduite d'une ou plusieurs autres fonctions S suivant une loi telle que, si l'on effectue tlans les fonctions S une même transformation linéaire des variables, la fonction F formée de nouveau suivant la même loi, après cette substitution, ne diffère que par un facteur constant de la fonction que l'on obtiendrait en faisant directement dans la première fonction F la même transformation linéaire. de variables que dans les fonctions S.

— Encycl. Lorsqu'une équation U = 0 déduite des équations d'un système de courbes, par exemple, représente un lieu géométrique dont la relation avec les couroes données est indépendante des axes de coordonnées, U est un covariant du système proposé. En d'autres termes, les covariants sont des fonctions en x, y, z, qui s'annulent lorsqu'on y substitue les coordonnées des points d'un lieu ayant avec les courbes proposées une relation permanente indépendante des axes de coordonnées.

Dans la géométrie de l'espace, il y a de même des covariants des systèmes de surfaces.

Les invariants et les covariants d'un système de courbes diffèrent en ce que les premiers no sont fonctions que dos coeflicients, tandis que les covariants sont fonctions à la fois des coefficients et des variables; mais ils ont en commun cette propriété que leur signification est indépendante des axes de coordonnées.

Soient S = 0 et S' = 0 les équations ponctuelles de deux coniques et i et a' les discriminants des fonctions S et S' ; S = 0 et 2;' = 0 les équations tangentielles des mêmes coniques. Si l'on forme l'équation F = 0 représentant lo lieu des points tels que les tangentes menées par l'un d'ou.x aux doux coniques forment un faisceau harmonique, la fonction F est un covariant. Ce covariant entre dans une équation remarquable F' = 4 4a' SS' qui est l'équation des quatre tangentes communes aux deux coniques S et S'. On voit que ce lieu tangent à S et S' est tel que les huit points do contact sont sur la conique F = 0. Ce théorème a une réciproque : les huit tangentes menées aux quatre points d'intersection de deux coniques sont tangentes A une même conique F=0.

— Covariants mixtes. On appelle ainsi des covariants qui contiennent non seulement les variables a- y j des coordonnées cartésiennes, mais eu môme temps les variables uvir des coordonnées tangentielles. Les covariants mixtes d'un système de deux coniques S et S' ne sont autre chose (juo les covariants du système formé par les deux coniques •S = 0 et S' = 0 et par la droite ux -f vif ■{- loz = 0.

IjO jacobien do co système osl un covariant mixte. Egalé à zéro, il donne lo Tieu des poini-s dont les polaires jiar rapport à S et S' so coujjont sur la droite lu; + vy -\- u>g~o.

GOVARRUBIAS, ville d'Espagne (Vieillo-Castillo [prov. 'le BurgosJ), sur l'Arlanza, sons-atiluent tiu Douro jiar l'Arlaii/oii et lo Pisuerga; 1.750 hab. Fabrique d"eau-de-vie, tanneries. Restes dus anciennes murailles. Vieux château. Patrie du médecin du xvi" siècle don Francisco Vallès.

COVARRUBIAS Y Leyva (Diego), jurisconsulte, surnoiniué le Bartole espagnol, né i Tolède en 1512, mon à Madrid un 1577. Il enseigna le droit canon à Salam.'iiKjue et à Oviedo, fut nommé par Cliarlos-Quint archevêque do Saint-Dominguo et ensuite évôquo do Ciudad de Rodrigo (1560), puis évoque do Ségovio (1565], ensuite

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do Cuença. Il a écrit : Epilome de sponsnlibus et matrimonio (1538); Variarmn ex Jure pontifico, regio et cxsareo jure resohitio7ïiim qiuUuor liàri (1568).

COVE OF GORK. Géogr. V. QuEENSTOWN.

COVELIE n. f. Bot. Syn. de spermacoce, rubiacée.

GovELO, comm. d'Espagne (Galice [prov. de Ponteve-

dra'); 8.330 hab.

GOVELLI (Nicolas), chimiste italien, né à Cajazzo (Labour) en 1790, mort en 1829. Il devint professeur de cliimie, directeur des ponts et chaussées et membre de l'Académie des sciences de Naples. Ce savant découvrit que les roches volcaniques en fusion ne renferment aucune particule charbonneuse; il trouva dans les produits des éruptions du soufre et do l'acide sulfureux, donna la composition de la lave, etc. Son premier ouvrage est intitula ; Prodrome de la minéralogie du Vésuve (1825).

GOVELLINE {vèV — de Covelli, n. pr.) n. f. Bisulfure naturel de cuivre dont la formule est CuS, le poids spécifique 4,6 et la dureté 1,5 à 2.

— Encycl. La covelline, remarquable par sa magnifique couleur bleu indigo, a été découverte par Covelli dans les fumerolles du Vésuve. On la trouve tantôt en enduits qui tapissent l'intérieur des cellules ou la surface des laves, tantôt en petites lamelles hexagonales si minces qu'on peut les détacher de la roche par le souffle.

COVELLINITE {vèV) n. f. Silicate naturel d'alumine, variété de néphéline.

COVENANT inan — mot aogl. emprunté à l'anc. franc., qui a signifié convention) n. m. Hist. relig. Ligue formée entre les Ecossais pour la conservation de leur culte, tel qu'ils le pratiquaient en 1580.

— Encycl. Ce pacte solennel fut conclu en 1588, lorsque Philippe II menaçait l'Angleterre et la Réforme par ses projets de conquête et son invincible Armarfrt. Les Ecossais se liguèrent dans l'intention de défendre leur Eglise nationale contre l'anglicanisme et contre le catholicisme. La destruction de la flotte espagnole par une tempête rendit cette confédération sans objet. Au siècle suivant, lorsque Charles I*^ par un édit de conformité, voulut imposer aux Ecossais le rit anglican, un parlement, assemblé à Edimbourg, renouvela le covenant de 1588, et une armée nationale alla battre les troupes royales à Newborn. Lors des luttes entre le parlement et Charles I»"", le roi finit

fiar se réfugier au milieu de l'armée covenantaire, dont Rs chefs le livrèrent aux Anglais. Toutefois, après l'exécution de Charles, les ligueurs proclamèrent son fils Charles II et le reçurent en Ecosse en 1650, non sans lui avoir fait signer le fameux covenant que ce même prince fit solennellement abolir en 1661. En 1679, les derniers covenaniairos furent anéantis, à la bataille de Bothwell. GOVENANTAIRES {ter) n. m. pi. Adhérents du covenant. (On les appelle aussi presbytériens, et puritains.)

— Un COVENANTAIRE.

COVENDEUR, EUSE {van — du préf. co, et Ao vendeur) n. Personne qui vend avec une autre un objet qui leur est commun.

COVENT-GARDEN (THÉÂTRE dk), l'un des plus somptueux qui soient en Europe, est aussi l'un des plus anciens et des plus fameux de Londres. Situé dans Bow-Street, quartier de Westminster, et construit, comme l'indique son nom, sur l'emplacement d'un ancien couvent, il date des premières années du xviii' siècle. Toutefois, à deux reprises, il disparut dans un incendie : en 1808 et vers 1855.

l?endant plus d'un siècle, le théâtre de Covent-Garden, fameux dès sa naissance, grâce aux grands artistes qui l'illustrèrent, fut uniquement consacré au drame et à la tragédie, et les chefs-d'œuvre de Shakspeare formaient en grande partie son répertoire Ce fut le beau temps de Garrick et de Mac klin. Dans les premières années du xix* siècle, on y signalait nombre d ar tistes de premier ordre , parmi lesquels trots devinrent surtout célèbres : co furent Charles Kemblo, Macroady fils et Edmund Kean.

Mais, depuis plus d'un demi-siècle, le théâtre de Covent- Garden a changé de genre et s'est consacré exclusivement à l'exploitation de l'opéra italien ou, pour mieux dire, do l'opéra en langue italienne, car le plus grand nombre des ouvrages qui constituent aujourd'hui son répertoire sont des traductions italiennes d'opéras français, ou des adaptations des principaux ouvrages de Richard Wagner. C'est à Lumley qu'on doit la transformation du théâtre de Covent-Garden en scène italienne, et c'est à partir do co moment qu'il devint le théâtre à la mode et le rendez-vous de toute la haute aristocratie anglaise.

GOVENTRY, ville d'.\ngleterre (comté de Warwick), l>n> .lu sluM'l.ourne, affluent de l'Avon, au croisement du rhcmni do for de Londres à Birmingham et de celui do Warwick à Nunoaton; 52.720 hab. Ville industrielle très importante pour l'horlogerie, la fabrication des rubans et des vélocipèdes: fabriques de draps, do lainages, de soieries, etc. C'est une ville ancienne, célèbre au moyen âgo (parlement de 145'), pendant la guerre dos Doux-Roses). Rues éiroiieset tortueuses, maisons curieuses. Ruines <Jo l'ancienne abbaye; églises .Saint-Michel, do la Trinité et de Saint-Jean. Bel hôtel de ville du xv" siècle (vitraux particulièr(!nient remarquables). Hôpital de Bablako (1350).

GoVENTRY, ville des Etats-Unis (Rhodo-Island), sur lo rio Pawtaxot, qui fournit la force motrice do sos

Covent-Garden.

Co vielle.

usines ; 4.500 hab. Importantes manufactures do coton. — Autro ville des Etats-Unis (Connocticut) ; 4.000 hab. Fabriques do machines , manufacturos de coton et lainages.

GOVERDALE (Miios), ihôologien protestant anglai.s, n6 on 1487, mort en 1568. OrdonntS pri^tro en 1514, il passa à la Rôlormo ot publia, en 1535, ;i Zurich, la promiùro traduction do la Uiblo on français. IMus tard, en I53ï, parut sour sa direction la Biblo dite do Cranmcr ou (iraiidf Bible. Coverdale devint plus tard auraônior do Cathorino Parr, dernière femme de Honri VIII, puis, en 1551, évoque d'Exeter. Sous la reino Mario, il fut emprisonne un moment; il so réfugia d'abord on Danemark, puis en Suisse, où il collabora à. la traduction de la Bible dite de Genève, qui fut publiée de 1557 à 15G0. P^n 1558, à la mort de Mario, il put rentrer dans sa patrie.

COVERTE (Robert), navigateur anglais do la première moitié du xvn° siècle, qui se rendit, en 1607, aux Indes orientales. Do la côte de Gambade, il gagna Surate, puis, par la Perse et l'Arabie, attoig;nit Alep, ot arriva enfin en Angleterre en IGil. II a publié dos Voyages à travers la pius grande partie des Indes orientales, etc. (1623).

COVET {vè) n. m. Coquille univalvo du genre cuccin. COVETTE {vêt') n. f. Nom vulgaire do la crételle hérissée, plante de la familledesgraminées.

COVID n. m. Mesure de Ion- £'^~\ V'

gueur, valant en Cliine 0'",356; ^^ v «

à Pondichéry, 0",457 ; à Bombay, 0'",460; à Madras, û'",473.

GOVIELLE, personnage de la Comédie italienne, dont le nom est un abrégé de Jacoviello. C'est un masque originaire des Abruzzes, qui tigure dans le Malmantile de Lippi. Son type, en Italie, est celui du bravo imbécile , à la moustache charbonnée, dégainant une épée qui a pour pommeau une orange. Salvator Rosa l'a représenté, et un Conte d'Hoffmann contient de curieux détails sur ce personnage, qu'on peut rapprocher du Thrason deTérence. Cet emploi a vite disparu, puisque Gherardi ne le cite jamais, et que, sur la scène française, il n'apparaît qu'une seule fois, dans le Bourgeois gentilhomme de Molière. C'est un coquin de valet, de l'école des Mascarille et des Scapin, qui mène le jeu avec audace et promène à travers toute la pièce sa face grimacière de Napolitain rusé.

GoviLHA, ville de Portugal (prov. de Beira fdistrict de Castello-Branco]) , près d'un petit affluent du Tage; n.560 hab. Importante cité industrielle, avec quarante fabriques de draps, de lainages et de chapeaux ; aux environs, sources thermales. Ch.-l. d'un concelho, peuplé do 47.880 hab.

GOVILBAM ou GOVILHAO (Pedro de), navigateur portugais du xvi' siècle, né à Covilhao, mort après 1545. Il débuta par faire les guerres do Castille ; puis s'occupa d'entreprises commerciales, comme la plupart des nobles de l'époque. Chargé, pendant un séjour en Afrique, de négocier quelques traités, il réussit parfaitement et mérita ainsi d'être désigné par le roi Jean de Portugal, avec Payva, pour chercher et trouver le célèbre Prêtre-Jean, dont les Portugais croyaient les domaines situés en Abyssinie, et pour s'informer, dans les pays qu'il visiterait, s'il était possible d'aller par mer aux Indes, en doublant l'Afrique méridionale. Partis de Lisbonne en mai 1487, les deux voyageurs arrivèrent jusqu'au pied du mont Sinaï, puis à Aden, où ils se séparèrent. Tandis que Payva se rendait en Ethiopie, Covilham gagnait l'Inde, où il visita Calicut, Cauanor et Goa, puis il passa à Sofala, où il recueillit les premiers renseignements précis que les Euro- Î)éens aient eus sur Madagascar. Il fit passer en Portugal es notes et l'itinéraire de son voyage, et se dirigea vers l'Abyssinie, dont le né^us le retint auprès de lui. En 1545, lorsque Rodriguez de Lima fut envoyé, en qualité d'ambas- .sadour, en Abyssinie, Covilham y vivait encore. Il y mourut à une époque inconnue.

GOVIN n. m. Antiq. Char de guerre dos Belges et des anciens Bretons, if Voiture de voyrg^e formée de trois côtés, ouverte sur lo devant, sans siège pour le cocher et conduite par la personne assise à l'intérieur.

COVINAIRE [nèr') n. m. Guerrier qui combattait monté sur un covin.

GOVINGTON, ville dos Etats-Unis (Etat do Kentucky), au confluent de l'Ohio et du Licking. en face do Cincinnati, dont elle semble un faubourg, ou plutôt une dépondanco; 37.370 hab. Laminoirs, rails, fourneaux, articles de bois, fabrication do tabac. Hôtel do ville, hôpital catholique. Ladouxiôme ville de l'Etat comme importance, après Louisville.

Govo, comm dlialie (Lombardie [prov. de Bergamo;; ; 2.500 hab.

COVOR n. m. Tapis do fabrication moldo-vala-

que. V. LAÏTCHUR.

COVOYAGEUR ( voa ya-jt'itr), EUSE [du préf.

co, et do voi/a{jeHr]n. Porsonno qui voyage avec une autre.

GOWANIE (nî) n. f.

Genre d'arbrisseaux, do la famille dos rosacées, tribu dos Cragariéos.

— Encycl. Los cowanics ont dos fouilles altornos, dos fleurs hermaphrodites ou polygames, sessilos, solitaires ou terminales. Les trois espèces connues sont originaires d'Amérique.

GOWARD (William), médecin oi philosophe anglais, né à Winchester en 1656, mort on 1725. Il exerça son art h Londres. Outre des ouvrages do médocino, 11 publia des

IH

CowaDic.

livres de controverse inspirés parles idées matérialistes, ot dont lo plus connu : Penst'es sur l'dtne humaine (1702), fut brillé par la main du bourreau.

COW-CATCHER (ka-ou- kè-tchèr' — de l'aogl. cow, vache, et catcker, attrapeur) n. m. Instrument adapté ù l'avant des locomotives américaines, pour enlever les animaux qui pourraient se trouver sur la voie ferrée, et causer des accidents.

COWDIE (A-ô-rfi*) n. f. Nom commercial do la résine oxiraito du dammara, variété de conifèrc. ii On écrit aussi kaudi.

GOWELL (Edward Bylos), orientaliste anglais, né ù Ipswich en 1826. Il a été professeur d'histoire à Calcutta, puis professeur de sanscrit à l'université de Cambridge. On lui doit plusieurs ouvrages en sanscrit ot des traductions du sanscrit.

GOWEN (Frédéric Hymen), compositeur et pianiste anglais, né à Kingstowu (Jamaïque) en 1852. Il écrivit un petit opéra intitulé Garibaldi, différents ouvrages, et enfin une symphonie en ut mineur, qui obtint un grand succès. En 1870, il fit entendre une grande cantate, the Bose maiden, en donnait une autre, the Corsar, en 1876, et, à la tin de la même année, faisait représenter au théâtre du Lyceum un opéra intitulé Pauline, qui le fit comparer à Wallace et à Balfe, les deux compositeurs les plus fameux de l'Angleterre au xix* siècle. Depuis, Coweu a donné, entre autres œuvres importantes : le Déluge, oratorio (18S0), et une nouvelle cantate, Sleeping Beauty (la Belle au bois dormant), en 1886. On connaît aussi de lui une ouverture de festival et plusieurs morceaux sym- [jhoniqucs pour la Jeanne d Arc de Schiller.

CoWES, ville et port d'Angleterre (comté de Southampton), sur la côte nord de l'île de Wight; 10.660 hab. Fonderie, corderie, fabrication de voiles, chantiers de construction pour navires de commerce et yachts de plaisance. Bains de mer fréquentés ; ruines d'un vieux château. On distingue ^^'est towes, et, on face, sur l'autre versant de la côte, East Cowes, qui renferme la douane et quelques autres établissements administratifs. Aux environs, Osborne House, résidence de la reine d'Angleterre.

GoWLEy(Abraham),poèteanglais,néàLondresenl6lS, fils d'un épicier de cette ville, mort en 1667. Il fut mêlé aux événements de la Révolution, suivit la reine Henriette à Paris, et fit preuve d'un grand dévouement à la cause royaliste. En 1656, il se rendit secrètement en Angleterre, fut arrêté, et ne fut mis en liberté qu'en fournissant une caution de 25.000 francs. Après la Restauration, il était en droit d'espérer quelque récompense. Mais le poète fut oublié. H raconta ses mécomptes dans une ode intitulée Complainte. Il fut enterré à Westminster, à côté de Chaucer et de Spencer. De son œuvre considérable, rien, ou presque rien, n'a survécu; déjà, du temps do Pope, on ne lisait plus Cowley. Hazlitt lui reproche ses pointes et sesconcetti. C'était, dit-il, un grand nomme, mais non pas un grand poète.

CoWLEY (Ambroise), navigateur et historien maritime anglais, qui participa en 1683 à lexpédition des boucaniers, commandée par le capitaine John Cook. Il fut le savant et l'historien de l'expédition, et en retraça l'itinéraire, ainsi que celui du Nicolas aux îles des Larrons. Le récit de Cowley est intéressant au double point de vue géographique et historique, car cet auteur retrac© exactement la vie des flibustiers et leurs voyages, ot pense comme eux. La relation de ses voyages a été traduite en français, sous le titre do Voyages aux terres mag e llanirpies [IIH).

GOWLET (Hannah Parkuouse, dame), femme de lettres anglaise, née à Tiverton (Devonshire) en 1743, morte en 1809. Elle descendait par sa mère du poète Gay. On lui doit une dizaine de jolies pièces, entre autres : le Déserteur (1776|, dont le succès fut énorme ; le Stratagème de la belle, et l'École des vieillards (1186). Ses œuvres complètes, oii l'on trouve trois poèmes, ont paru en I8i3.

GoWLEY (Honri Wklliîsley, lord), homme d'Etat anglais, frère de Wellington, né en 1773, mort en 1847. Il négocia la cession de l'important territoire d'Oudo ù la compagnie des Indes (1801), fut secrétaire do la trésorerie dans le cabinet Portland, ambassadeur on Espagne (1809- 1822), en Autriche (1823-1828) ot en Franco (1841-1846).

GowLEY (Henry Richard Charles Wkllesï.kt, comte), diplomate anglais, fils du précédent, né ù Londres on 1S04, mort en 1884. Il entra dans la carrière diplomatiouo en 1824, fut successivement attaché d'ambassade à. Vienne et à La Haye, secrétaire àStuttgard et à Constantinople (1838), succéda aux titres do son père on 1S47, et devint, l'année suivante, ministre plénipotentiaire en Suisse. En 1851, lord Cowley fut accrédité avec le même titre près do la diète de Francfort; mais, dès la fin doranuéo 1852, lors do l'avènement do Napoléon III, lord Derby le désigna comme ambassadeur à Paris. 11 contribua ù. affermir rentento do la Franco et do l'Anglotorro. En 1856, il fit partie, avec lord Clarondon, du congrès do Paris, ot resta au posio do Paris jusqu'en 1867.

COWPEN, village d'Angleterre (comté do Northumberland), dépendant do la cummuno de Horton, près de Newcastio ; 13.000 hab. Charbonnages.

GOWPENS, petit village des Etats-Unis d'Amériqiie (Etat de la Caroline <Iu Sud), près do la frontière do la Carolîno du Nord; 350 hab. Au voisinage, victoire des Américains sur les Anglais (17 janv. 1781).

GOWPER (William, premier comte), grand chancelier d'Angleterre, mort en 1723. Il so distingua d'abord comme avocat, ot fut succossivoniont recordor ù Colchostcr, conseiller du roi, membre du parlement (1695), garde du grand sceau (1705), grand chancelier, pair d'Anglolerro (1706). Cowpor figura au nombre des commissaires nommés pour la réunion do l'Angleterre ot do l'Ecosse, dont il fut l'un des initiatours. Il prit une part importante aux débats de la Chambre des lords, et so signala par son habiloté ot par son éloquence; il protesta hautement contre la condamnation ue lord Attorbury, évoque do Rochostor (1722), accusé d'entretenir des relations avec [lo Prétondant, et se prononça contre lo bill qui frappait les catholiques d'un impôt extraordinaire. Cowpor résigna, en 1718, ses fonctions de grand chancelier.

GowPER (William), anatomisto anglais, né on \\iCO L Petersfit-dd (Susscx), mort on 1709. Il a donné une bonne

Cowper.

COVERDALE - COXALGIE

description des glandes de l'urètre qui portent son nom, ot s'est fait connaître par de grands ouvrages d'anatomio : Myotomia reformata (1094); the Anatomy of human bodies {lÔ'Jl).

GowPER (William), poète anglais, né à Great Berkhampstoad en 1731, mort à East Dereham en 1800.11 fît ses études dans l'école de Westminster, mais ne put jamais se guérir de son excessive timidité, défaut qui, chez lui, dégénérait en véritable infirmité, ot dont les suites devaient le conduire à la folie. Cet état maladif ne permit pas à Cowper d'exercer la profession d'avocat, à laquelle l'avaient préparé ses études.

Il se retira en 1767 à Olney, dans la famille d'une femme de cœur, Mrs Unwin, qui le soigna comme son propre enfant. Son premier recueil fut publié en 1782 : il contenait les Propos de Table ; la même année, il fit imprimer la célèbre Ballade de John Gilpïn.

En 1784, sur le conseil de Lady Austen, Cowper composa la Tâche : c'est un poème à la fois descriptif et moral, dans lequel iL chante la campagne et les joies du foyer domestique. On lui doit encore une traduction d'Homère (1791). Cowper a laissé, en outre, un grand nombre de petites poésies dont le sujet est une pensée morale ou un sentiment délicat. De sa retraite il écrivait à divers amis des Lettres, qui sont des modèles de grâce, de simplicité et d'humour, et où il nous intéresse atix mille petits incidents qui variaient la monotonie de son existence. Le mérite de Cowper, c'est d'avoir senti que l'art des vers, tel que l'entendait Pope, s'égarait à la recherche d'un idéal de convention ; son originalité, c'est d'être revenu à la nature.

COW-POX {ka-ou-pokss — de l'angl. coio, vache, et pox, maladie contagieuse) n. m. Petite vérole de la vache, ou vaccin jennérien.

— Encycl. Le cow-pox est une maladie éruptive, constituée par des pustules qui se montrent particulièrement aux mamelles de la vache. Ces pustules contiennent un liquide d'abord clair, ensuite purulent; puis elles se dessèchent, forment une croûte noire qui finit par tomber, laissant une cica^ trice qui persiste pendant quelque temps. Le cow-pox ne compromet pas la vie de l'animal; il peut se transmettre aux vachers ou aux vachères qui, par ce fait, sont vaccinés contre la variole de l'homme. On peut recueillir le vaccin ou liquide des pustules de la vache atteinte de cow-pox, et s'en servir pour l'homme par application de la découverte de Jenner.

GOWRA, ville d'Australie (^Nouvelle -Galles du Sud [comté de Bathurst]), sur le Lachian ; 10.650 hab. (avec le district). Mines d'or et de cuivre; gisements d'argent, de manganèse; carrières de marbre. Minoteries à vapeur. District producteur de céréales.

Gox, comm. de la Haute-Garonne, arrond. et à 36 kilom. de Toulouse ; 584 hab. On y fabrique beaucoup de poteries communes.

Cox (Richard), théologien anglais, né à Waddon (comte de Buckingham) en 1499, mort en 1581. Gasrné à la Réforme, il devint, grâce à la protection de tranmer, précepteur du jeune orinco Edouard, depuis Edouard VI, qui, â sou avènemei't, le récompensa on le nommant conseiller privé, chant ine de Windsor et doyen de Westminster. Sous le règne de la reine Marie, il fut dépouillé de ses places et banni. Il fonda, â Francfort, une espèce d'université anglaise. Revenu en Angleterre on 1558, après l'avènement d'Elisabeth, Cox fut nommé évêqiïe d Ely (1559). Il a contribué A la composition et à la revision de la première liturgie anglicane. Il a laissé dos lettres et des traités théologiquos. Dans la traduction do la Bible des évéques. il a donné : les Quatre Evangiles, Actes des apôtres ot Epître aux Bomains.

Gox (sir Richard), historien irlandais, né à Baudon (comté do Cork) on 1650, mort on 1733. D'abord avocat, il devint, après l'avènement du prince d'Orange, gouverneur du comté de Cork, lord-chancelier d'Irlande ot lordprésidont du banc de la reine, dignité qu'il perdit à l'avènement do George I" f i714). Son ouvrage le plus important est une Histoire d Irlande [IGSO-IIOO), qui n'est guère qu'une compilation hâtive.

Gox (Samuel Sullivan), homme politique ot écrivain américain, né à Zanosville, dans lOhio, en 1824. D'abord avocat, il devint secrétaire do la légation dos Etals-Unis au Pérou. Elu député au Congrès do Washington, il rit parti© do cotte assemblée de 1856 â 1862, et de 1808 à 1885. A cette époque, il fut nommé ministre des Etats-Unis ù Constautinoplo.

Gox (sir Gcorgo William), écrivain anglais, néon 1827. Il a été pasteur, professeur, et a publié do nombreux ouvrages estimés, entre autres : la Grande Guerre i>ersiguc (1861); Récits de la vie des dieux et des héros (1862); le Christianisme latin et germain (1870); Mythologie des nations aryennes (1870), le plus imporlaut de ses travaux; Histoire de la Grèce (\Sli), etc. On lui doit aussi un Dictionnaire de science, d'art et de littérature (1865-1867), avec Brando.

GOXAGRE (du lat. coxa, hanche, et du gr. agra, action do prendre) n. f. En T. do pathol., Goutte localisée à l'articulatiou coxalo.

COXAL. ALE. AUX (du lat. coxa, hanche) adi. Qui so rapporio à. la haucho. il Os coxal, Pai'tio do l'os iliaque qui s'articule avec le fémur.

COXALGIE f ;V — du lat. coxa, hancho, ot du gr. algas, douleur) n. f. Afi'ection do la hanche; plus particulièrem., Arthrite tuberculeuse do la hancho.

— Encycl. Lo mot coa-algie est employé pour désigner l'arthriio tuberculeuse de l'articulation coxo- fémorale, airection qu'on appelle aussi tumeur blanche de ta hancho, ou coxo-tul)orculose. C'est une maladie do l'onfanco ot do radolescenco, frappant surtout les enfants pauvres, élevés dauH de mauvaises conditions d'hygiùno et d'alimonuition. Elio osi surtout fréquente do cinq à dix uns.

COXALGIQUE — COYPEL

L'êtiolosie de la coxalgie est encore mal connue : rhéréditéluberculeuse y tient la plus grande place. Le traumatisme, si souvent incriminé, ne semble intervenir que dans la localisation de la maladie. Les maladies générales et surtout les fièvres éruptives, en particulier la rougeole, prédisposent à la tuberculose de la haocbe.

Le pomt de départ de la coxalgie est tantôt dans la synoviale, tantôt dans l'un des deux os de l'articulation, principalement dans la cavité cotvloide et la tête du fémur.

La claudication est souvent le premier signe appréciable, et l'examen permet, au bout de peu de temps, de découvrir l'atrophie des masses musculaires de la cuisse et l'effacement du pli de l'aine. La douleur, surtout vive pendant la nuit, débute parfois par le genou, donnant ainsi facilement lieu à des erreurs de diagnostic, et ce n'est que plus tard qu'elle se localise au niveau de l'articulation malade. Les attitudes vicieuses du membre lésé peuvent servir à établir trois périodes dans cette arthrite : dans la première, il v a flexion du membre avec abduction et rotation en denors ; dans la seconde, adduction et rotation en dedans ; dans la troisième, enfin, s'observent les abcès froids et les luxations spontanées.

Le pronostic de cette maladie est toujours grave, soit pour la vie des malades^ soit pour les fonctions du membre.

Le traitement de la coxalgie, longtemps confus, a été formulé pour la première fois par Bonnet (de Lyon); il se résume : immobilisation dans une bonne positi07i. La gouttière de Bonnet, immobilisant complètement le bassin et le membre, remplit cette condition; mais c'est un appareil lourd et encombrant auquel on a cherché à substituer des appareils en plâtre ou en silicate permettant la marche.

Cette méthode, dans laquelle on recherche l'ankylose comme moyen de guérison, est aujourd'hui délaissée. Les Américains, les premiers, ont cherché des appareils À extension continue, permettant lécartement des surfaces articulaires, luttant contre la contraction musculaire, et supprimant de ce fait les pressions exagérées en certains points de l'articulation. Les appareils de Lancereaux, de Hennequin, sont fondés sur ce principe et amènent rapidement la diminution de la douleur, avec, parfois, la guérison sans ankylose, et intégrité presque complète des mouvements. La coxalgie peut passer à la suppuration, malgré tous les soins; mais les résorptions spontanées ne sonfpas rares; cependant, trop souvent, on est obligé de drainer l'articulation, et même, dans les cas graves, de faire une résection de la hanche.

Aujourd'hui, cette maladie est soignée, comme toutesles tuberculoses articulaires, par les cures maritimes, et les résultats obtenus par de longs séjours à Penn Bron, à la Baule, à Berck, etc., sont forts encourageants.

COXALGIQUE (jik') adj. Qui se rapporte à la coxalgie, qui est atteint de coxalgie.

CoXdE (Michiel van), peintre flamand. V. Coxie.

COXE (William), voyageur et historien anglais, né à Loûdresen n47,mortenl82S. Il fut précepteurde différents grands seigneurs anglais, qu'il accompagna en Europe. On a de lui: Voyat/e en Pologne, Bussie, etc. {llSi); Voyage en Suisse{]~i9). Parmi ses ouvrages historiques, on remarque : Mémoires sur la vie de Robert Walpole (1798); Mémoires d'Horace Walpole (1802); Histoire de la maison d'Autriche (1807) ; Mémoires des rois d'Espagne de la maison de Bourbon (1813); Vie de Marlborough (1817-1819).

COXÈLE n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des colydiidés, comprenant de petites formes oblongues, variées de rouge, de brun et de jaune, coièle(gr.6foi8). et dont on ne connaît qu'une espèce, propre à l'Europe méridionale. (Le coxèfe varié [coxelus pictus] est le type de la tribu des coxélinés.)

COXÉLINÉS n. m. pi- Tribu d'insectes coléoptères clavicornes, famille des colydiidés, renfermant les genres coxèle, iarphius, helioctamène, agelandie, langélandie, synckite, cicone, colobique, etc., tous formés d'espèces minuscules vivant dans le bois pourri, les champignons, etc.

— Un COXÊLINÉ.

COXIE {ksi — de Cox, n. pr.) n. f. Genre de plantes, de la famille des primulacées, formé aux dépens des lysimachies, et renfermant une seule espèce, qui croît au cap de Bonne-Espérance.

GOXIE ou COXCIE ou COEXYEN(Michiel vanI, peintre flamand, né et mort à Malines (1497-1592). Il reVut d'abord les leçons de son père, puis entra dans l'atelier de Bernard van Orley. 11 se rendit ensuite en Italie, et s'enthousiasma pour Rapbaul. Il le copia avec

Îiassion, au point de mériter 0 surnom de Rapbaël flamand. Dès IS32, il jouissait à Rome d'une brillante réputation, n peignit notamment une /fésurrection du Sauveur pour l'église Saint-Pierre. Do retour à Malines, en 1543, il peignit lo triptyque de l'autel i?aint-Luc- Malines, où Marguerite d'Autriche avait établi sa cour, était alors un centre artistique des plus importants.

Coxie fut remarqué par Marguerite, puis par Marie de Coxie.

ïtonj^ie, qui succéda â cette

dernière au gouvernement des Pays-Bas. Philippo II le nomma son peintre, et lui fîtexécutcrdc nombreux travaux. Charles-Qumt, en allant s'enfermer au cloître de "ifusto, y transporta avec lui quatre tableaux religieux de Coxie. D'autres ont pris le chemin do l'EscuriaT, où on les voit encore. En Flandre, plusieurs œuvres de Coxio ont péri ou ont souffert de maladroites restaurations. Parmi les meilleures qui survivent, citons la Cène (Bruxelles), et le Martyre de saint Sébastien (Anvers).

Michiel Coxie compte au premier rang des Flamands ramanUtes, c'cst-â-diro do ceux qui, délaissant les traditions localcïj, allèrent chercher leurs modèles ù. Rome. Coxie a abdiqué toute originalité devant son modèle, Raphatïl. Ainsi firtînt gm successeurs, à cemraencer par

A, coyau.

son fils (1540-1616), auquel il avait donné le prénom de Raphaël. Celui-ci, d'ailleurs, imita Michel-Ange. Son seul titre de gloire, et il est réel, c'est d'avoir été le maître de Gaspard de Crayer. La dynastie des Coxiè a produit des peintres jusqu'au début du xv!!!" siècle.

COXITE {ko-ksif — du lat. coxa, hanche) n. m. Inflammation de la hanche.

COXODYNIE {ni — du lat. coxa, hanche, et du gr. odunê, douleur) n. f. Douleur de la hanche.

GOXO-FÉMORAL, ALE, AUX adj. Se dit de l'articulation de la tête du fémur avec l'os coxal ou articulation de la hanche.

— EXCYCL.V. HANCHE.

COXOPODITE (du lat. coxa, hanche, et du gr. pous, podos, pied) n. m. Premier article de la portion basilaire des appendices thoraciques et abdominaux des crustacés supérieurs : Dans le viaxilUpède (de l'écrevisse), la portion basilaire est divisée en deux articles, et, coynme dans le membre abdominal, le premier, ou celui qui s'articule avec le thorax, est appelé le coxopodite. (Huxley.)

COXOPODITIQUE {tik') adj. Qui s'attache au coxopodite : Les soies coxopoditiques sen'ent, sans doute, à empêcher l'entrée des parasites et d'autres viatières étrangères à l'intérieur de la chambre branchiale.

Cox'S Bazar , ville de rinde anglaise (Bengale [prov. de Chiitagong]), à l'embouchure du fleuve côtier Baghkali ; 4.365 hao. Place commerçante.

Cota, village d'Espagne (Asturies [prov. d'Oviedo]), sur le fleuve côtier Sella; l.OOo hab. En 1030, concile provincial.

GOYAIMA, comm. de Colombie (départ, de Tolima [prov. del Centre]), sur le Saldaûa, affluent de la Magdalena; 7.000 hab. Or d'alluvion.

COYAN ou COYANG {ko-ïan) n. m. Unité malaise de capacité ou de poids usitée aussi dans l'Indo-Chine, et valant : chez les Malais, 35 hectol. 60 ; à Singapore, de 3.024 à 3.144 kilogr. ; à Poulo-Pinang, 2.160 kilogr. pour le sel, 2.721 kilogr. pour le riz; à Macassar, 2.419 kUogr. ; à Palembang, 2.903 kilogr.; etc.

COYAU (ko-io) n. m. Charp. Petit morceau prolongeant le chevron jusqu'à la paroi extérieure du mur, atin de former l'avance de l'é^out du toit.

— Agric. Pièce de bois d unocharruo en forme de fourche, qui est Hxée à la douille du soc, et concourt au même travail que le versoir. ii Pièce de bois entaillée, montée sur la roue d'un moulin à eau pour soutenir les aubes. (On dit aussi coyer.)

— Pêch. Espèce de spare, peu estimé pour la table.

COYE (Jean-Baptiste), poète provençal, né à Mouriès (Bouches-du-Rhône) en 1711, mort à Arles en 1771. Il a composé plusieurs ouvrages eu dialecte arlésien. Son œuvre principale est une comédie en cinq actes, lou Novi para (le Fiancé paré). J.-B. Coye, qui doit être considéré comme l'un des créateurs du théâtre en langue d'oc, est un auteur comique plein de verve, dont les saillies sont d'une hardiesse parfois excessive. On a de lui des poésies diverses, principalement des épîtres.

COYER [ko-iè — de queux, pierre à aiguiser) n. m. Petit étui de forme conique, dans lequel les faucheurs mettent leur pierre à aiguiser, il On dit aussi coffin.

COYER {ko-ié — de coe, anc. forme de quece) n. m. Pièce de bois placée horizontalement sous l'arêtier d'un comble, pour servir d'entralt. Il Pour les autres sens, v. coyau.

GOYER (Gabriel-Frauf^ois), littérateur français, né à Baume-les-Dames (Doubs) en 1707, mort en 1782. Il quitta l'ordre des jésuites et devint, en 1743, aumônier général de la cavalerie. L'abbé Coyer se lia avec les gens de lettres les plus célèbres de son temps. C'était un homme d'esprit, au style agréable et facile. Le meilleur de ses écrits, réunis en 1781, est intitulé Bagatelles morales (1754).

COYLTON, comm. d'Ecosse (comté d'Ayr) ; 3.100 hab. Carrières de grès et de pierres. Centre houiller.

COYNE (Joseph Stirling), auteur dramatique anglais, né en 1803 à Birr (Irlande), mort en 1S6S. Il débuta en 1835 par une comédie, le Phrénologiste, jouée sur le théâtre de Dublin. Deux ans plus tard, il alla se fixer à Londres, où il remporta de nombreux succès, dont les plus éclatants furent le Singulier sujet (1836) ; Comment régler sescotnpfes avecsa blanchisseuse {\m); le Legs de Tipperary {\^A1)\ etc. En 1841, il contribua à la fondation du journal satirique, le Punch ou Charivari de Londres.

GOYOACAN, village du Mexique (district fédéral); 7.630 hab. Ancienne ville des Tecpanecs.

COYOMEAPAN, bourg du Mexique (Etat de Puebla), dans la vallée du rio Tonto, affluent du rio Papaloapan, tributaire lui-mt^me de la lagune d'Alvarado ; 4.525 hao.

COY0N,COY0NNADE,COYONNER,COYONNERIE. autre

orthograplie de : coïo.N, cûïgnnade, coionner, coIonnerie.

COYOT [ko-io) n. m. Instrument qui porto le nom do son inventeur, et que l'on emploie dans l'industrie de l'impression sur étoffes.

— Encvcl. Le coyot sert à élargir et à maintenir bien déployés les tissus qui sont mouillés. L'organe essentiel du coyot est constitué par deux cônes cannelés, montés de telle manière qu'ils fassent entre eux un angle de 150 degrés.

COYOTE {ko-iot') n. m. Nom vulgaire d'un loup américain {canis latrans). V. locp.

COYOTE iko-io) n. m. Variété do coton des Philippines, assez fortement coloré et de couleur cannelle. (C'est la couleur la plus foncée qu'on connaisse parmi les variétés do coton coloré. Son blanchiment exige certains soins particuliers; aussi préfôre-t-on,en manufacture, l'employer tel que le produit la nature.) il Tissu fabri(^ué avec ce ooton. ^C'cst un tissu uni, croisé, semblable a la circassionne, et dont l'armure est colle du serge, deux le trois; il est presque anssi solide que le coutil.)

Noèl Coypel.

COYOTEPEC, bourg du Mexique (Etat de Mexico) ; 3.625 hab. — Bourg du Mexique (Etat de Puebla); 3.850 hab.

Co-YOUKONS, tribu de l'Alaska, qui vit sur les rives du Youkon, entre la rivière Co-Youkon et la Tanana. — Un Co-YouKON.

— Enlycl. La face large et les cheveux gros et noirs des Co-Youkons font penser à une origine asiatique. Les hommes portent une veste en peau, avec une pointe en avant et une autre en arrière; les femmes s'introduisent dans le nez un ornement en coquille. Ils ensevelissent leurs morts dans des caisses, qu'ils posent sur des plates-formes. Ils chassent les martres, les castors et les renards, dont ils vendent les fourrures aux Européens.

CoYE, comm. de l'Oise, arrond. et à 12 kilom. de Senlis, à la lisière de la ^oi-êt de Coye; 1.199 hab. Impression sur châles et sur étofles de laine.

Coypel (Noël), peintre français, né et mort à Paris (162S-1707). Il se livra à l'étude des œuvres de Poussin et de Le Sueur. En 1655, l'année de la mort de Le Sueur, on lui conlia la décoration de l'oratoire et de la chambre du roi, au Louvre. Puis il exécuta des peintures pour les appartements du cardinal Mazarin. Au mariage do Louis XIV, il peignit les boiseries du Cabinet de Louis A7 r, aux Tuileries.

11 en exécuta d'autres, avec Francisque Millet, le paysagiste, dans lacliambreàcoucher d'hiver. L'Académio royale de peinture ouvrit ses portesàCoypel en 1663; son tableau ae réception avait pour sujet le Meurtre d'Abel par Cain. En 1661, il exécuta le Mai de Notre- Dame pour la corporation des orfèvres. En 1672, Louis XIV le nomma directeur de l'Académie de France à Rome ; ce fut pendant son séjour dans cette ville qu'il peignit ; Solon et Trajan (auj. à Versailles) ; Alexandre-Sévère et Ptolémée Phtladelphe (Louvre). Coypel fut marié deux fois : !a première avec Madeleine Hérault, dont il eut Antoine Coypel; la seconde avec Anne-Francoiso Perrin, alliée à la famille des Boulongne, dont il eut trois tilles et un fils, qui fut aussi un peintre distingué. A. la mort de Pierre Mignard, le roi nomma Coypel directeur de l'Académie de peinture et le gratifia d'une pension de i. 000 écus. On voit au Louvre, et datés de. 1669, dix-huit tableauxde lui, parmi lesquels son portrait au milieu de toute sa famille. Il est resté toute sa vie fidèle à la manière de Poussin.

Coypel (Antoine), fils du précédent, né et mort à Paris (1661-1722) et le plus célèbre des peintres de ce nom, bien qu'il soit en réalité inférieur à son père. Celui-ci, en 1672, emmena à Rome le jeune Antoine, âgé de onze ans. L'enfant n'en avait que treize lorsqu'un de ses essais attira sur lui l'attention du Bernin. Revenu en France en 1676, il fut trompé par les succès prématurés qu'on se plut à lui faire.

A dix-neuf ans, il peignit une Assomption de la Vierge.

L'année suivante, il fut reçu à l'Académie de peinture pour son tableau représentant Louis XIV au sein de la gloire. En 1688, il épousa Marie-Jeanne Bideau, femme aimable et riche héritière. Le duc d'Orléans fit choix d'Antoine Coypel pour son peintre.

Il fut chargé de dessiner les médailles que le roi se proposait de faire frapper pour chacun des événements de son règne. L'Académie des inscriptions et belles-lettres s'empressa aussitôt de lui offrir une place parmi ses associés.

Lorsque le Dauphin voulut faire achever les décorations du château de Meudon, Coypel peignit, pour le maître-autel, une liésuvrection et une Aymonciation. Le duc d'Orléans voulant décorer le Palais-Royal, Coypel exécuta pour la grande galerie divers épisodes de VEnéide. En 1710, il fut nommé directeur des tableaux et des dessins du Cabinet du roi et, en 1714, directeur de l'Académie. Doux ans plus tard, le Régent lui conféra le titre de <■ premier peintre du roi » ; l'année suivante, il reçut des lettres de noblesse.

L'œuvre d'Antoine Coypel est considérable et atteste une étonnante facilité. Nous ne rappellerons que son Jugement de Salotnon et son Af/iaife (Versailles). Il fut, en outre, un habile graveur à l'eau-forte, et l'on cite avec éloge plusieurs reproductions de ses propres tableaux, telles que le Démocrite et VEcce-Homo. Cet artiste fut écrivain à ses heures ; on a de lui : EpHre (en vers) d'un père à son fils sur la peinture, et vingt dissertations sur le môme sujet, lues à l'Académie. Quant à la réputation brillante faite au peintre de son vivant, la postérité no l'a pas ratifiée. Il entrait dans sa manière plus de convention que de goût. Coypel (Noël-Nicolas), frère du précédent et deuxième fils de Noël Coypel, né et mort à Paris (1690-1734). Il reçut ses premières leçons de peinture de sa mère, Françoise Perrin. A vingt et un ans, il peignit pour l'église Saint- Nicolas-du-Chardonnot, à Paris, Moise qui frappe le rocher ; et la Marine dans le désert. Mais son véritable domaine était la mythologie. Ainsi, son Triomphe de Galatée est d'un arrangement pittoresque, d'un coloris brillant. En 1720, Nicolas Coypel fut admis à l'Académie de peinture, dont son frère Antoine était directeur. Son tableau de réception, l'Enlèvement dAmymoné. n'est pas venu jusqu'à nous; mais les Saisons, les Plaisi)-s de la chasse, le Bam de Diane et la Charité romaine ont été reprofiuits par Beaumont, Lebas, Trochon et Danzel. Ce sont des compositions gracieuses, d'un ton fin, harmonieux, plein de charme, disposées avec goût et dessinées avec le plus grand soin. On cite encore un Triomphe d'Amphitrite et

Antoine Coypel.

Ch.-Ant. Coypel.

Vénits et l'Amour, deux dessus do porto (château do Passy). Nicolas Coypu'l, dénué do l'ospril d'intrigue et cliargô do famille, vlhuu dans la gône.

GOYPEL {Charlos-Antoino), fils d'Antoine et noveu du prôcôdont, u6 et mort à Paris (nJ9t-i7j2), peut-ôtro lo mieux douo do toutola famille. Il so vit admis à l'Acadômio de peînturu A vingt ans. Son tableau de réception fut uno Médée, faible pointure que l'auiour remplaça plus tard par Abraham embrassant son fils Isaac aumoment où Vamje lux apparaît. Mais Charles - Antoine était né pointro do gonro. Il so révéla tout d'un coup par les Jeux d'tnfatits, série do plaisanteries charmantes. Ou connaît aussi de Charles Coypol uu Jeu rf'e/ïfants à la toilette.

Il faut compter également parmi ses meilleures productions ses dessins pour les comédies do Molière; une série fort remarquable de vingtcinq tableaux tirés du Doyi Quichotte. Surugue, Lépicié, JouUaiu, Tardieu , M"" Hortomels on firent de nombreuses gravures. Coypel futaussi un écrivain de beaucoup d'osprit et d'instruction, auteur dramatique à ses heures. Plusieurs de ses pièces ont été jouées à la cour ; son répertoire ne compte pas moins de vingt-trois comédies, deux tragédies et deux pièces boulfonnes. Toutefois, ces œuvres, restées manuscrites, n'ont pu venir jusqu'à nous. Sa réputation d'écrivain égalait celle dont il jouissait comme peintre.

Ses immenses relations, la variété de ses talents, sa fortune, son savoir-vivre, expliquent la haute faveur de Coypel à la cour. A la mort do son père, en 1722, il lui succéda comme directeur des tableaux et des dessins de la couronne et premier peintre du duc d'Orléans. En 1747, il fut nommé » premier peintre du roi » et directeur de l'Académie. A ce dernier titre, il a prouoncé des discours où le charme de la diction s'allie à la profondeur dos pensées et à la finesse des observations.

COYPOU et mieux COÏ- POU u. m. Nom vulgaire, dans l'Amérique du Sud, des rongeurs du genremyopotamo.

COYSEVOX (Antoine), sculpteur français, né à Lyon en 1640, mort à Paris en 1720. Son père, Pierre Coysevox, menuisier, était d'origine espagnole ; sa mère, Isabeau Morel, était Lyonnaise. Coysevox eut pour maître Lerambert , sculpteur, peintre, musicien, poète. Les premiers ouvrages qu'il produisit sous son propre nom, dans le palais du cardinal de Furstenbcrg, à Saverne, furent les figures d'Apollon et des Muses soutenant le plafond, des Termes et les ornements de la corniche, en stuc, huit statues et vingt-quatre Termes de grès. Arrivé à Paris après un séjour de quatre années en Alsace, Coysevox sculpta, pour être placée dans une nicho do la rue Sirène, la très belle Vierge conservée dans l'église do Saint-Nizier à Lyon. Il ne tarda pas à être re(;u de l'Académie de peinture, puis Lebrun lui fit confier d'importants travaux pour Versailles, tels que la Justice et la Force, Louis XIV couronné par deux Renommées, la Dordogne, la Garonne, etc. De tous les sculpteurs de son époque, Coysevox est celui qui est resté le plus indépendant vis-à-vis de Lebrun dans l'interprétation dos sujets que lui imposait le peintre. Il no cesse de so maintenir dans une gamme très personnelle, où il fait preuve de goût et de savoir. Certaines figures, celle do la Duchesse de Bourgogne par exemple, représentée en Diane, sont exquises de grâce. Mais l'habileté de Coysevox so manifeste à un degré exceptionnel dans ses œuvres iconit^ues. Ses bustes de Lebrun, do Uossnet, de la mère du peintre Jtigaud, son propre buste sont des pages achevées.

Rappelons aussi, parmi les ouvrages justement célèbres du maître, sa statue en pied do Louis XIV à l'Hôtel do ville do Paris, sa statuo équestre du mémo monarcjue à Rennes, détruite pondant la Kévolulion, celle du grand Condé Dour Chantilly, les Chevaux ailés, aujourdhui au jardin des Tuileries, etc.

— - BiBLiOGR. : H. Jouin, Antoine Coysevox (Paris, 1883).

COYUCADE Catalan, village du Mexique (Etat de Guerrero), sur lo Moxcala de las Balzas; 8.700 hab. Contre vilicolo.

COYUTLA, bourg du Mexique (Etat de Vera-Cruz); 2.500 hab. Eaux-do-vio de canne.

GOZBEKDJI-BACHI n. m. Oflicior de la suite du Sultan, dont la charge consiste à tenir uno aiguière.

CoZES, ch.-l. do cant. de la Charento-Infériouro, arr. et à 2i kil. do Saintes; 1.600 hab. Ch. do f. Etat. Commerce do grains ot de vins. Clouteries, moulins. Ruines d'une église du xvi« siècle. — Le canton a 15 comm. ot 10.931 hab.

GOZUMEL, île mexicaine do la mer dos Antilles, près de lacfite du Yucatan ; Cortez y aborda on isio.

CR. Chim. Abréviation ot symbole do curomu.

C. R. Abréviation des mots civis romanus, citoyen romain, fréi|Uonto dans les inscriptions, surtout dos provinces où cû titre était un privilège très recherché.

GraBBE (Goorge), poète anglais, né à Aldoburgh (Suffolk) on nji, mort en 1832 ù 'Irowbridgo. Crabboout des commencements difficiles. En 1781, il publia un poèmo, la Bibliothèque. Vers la mûmo époque, il entra dans los or-

Coysevox.

dres. Son second poème le Village (1783) eut un très grand succès ot devint populaire ; le liajistre de la /Jtii-ome (1807) ot le Bourg (1810) mirent Crabbo au premier rang des poètes. Il donna encore Contes en vers (1812), Contes du château (1819), et publia une Histoire naturelle du comté de Belvoir (1795). Byron a dit do Crabbo quo c'était c lo peintre le plus sombre de la nature, et cependant le moillear ", jugement qui concorde avec rapprôciation de ceux qui ont appelé Craobe un Pope en bas de laine. Grand partisan de Pope, Byron admire sans doute dans l'auteur du Village le versificateur habile, dont les distiques, alignés avec uno parfaite régularité, rappellent la facture du maître. Crabbo, toutefois, a rompu avec les traditions do l'école classique par le choix de ses sujets, tous empruntés au domaine de la vie ordinaire. Il fait dos mœurs, des misères et des souffrances dos pauvres un tableau réel et poignant.

CRABBÉE {kra-bé — de Crabbe, n. pr.) n. f. Plantes herbacées, do la famille des acanthacées, tribu dos ruelliées. (Les cinq espèces connues habitent l'Afrique tropicale.)

CRABE (de l'allem. krabbe, même sens) n. m. Genre de dt-capodes brachyures, comprenant un grand nombre d'espèces, dont la plupart sont comestibles.

— Bias. V. la partie encycl.

~ Pathol. Nom donné à des excroissances blanchâtres, qui so produisent à la plante des pieds chez les individus afi'octés du pian.

— Zool. Crabe-araignée, Nom vulgaire dos araignées du genre mygale et aussi do celles du genre phyllodrome.

Il Crabe de Biarritz, Nom vulgaire d'un poisson des côtes françaises, la scorpène truie {scorpsna 5cru/"a). V. scorpéne.

— Encycl. Zool. D'une manière générale, on entend par n crabes «^les brachyures, que ce soient les catométopes ou crabes quadrangulaires, les oxystomes ou crabes cir-

Crabes : 1. Tourteau; 2. Enragé.

culaires, les oxyrhynques ou crabes triangulaires, etc. Caractérisés par leur carapace large et bombée légèrement, à bord muni de six dents, à front tridenté, leurs grosses pinces cannelées et dentées, leurs autres pattes courtes et plates, ces crabes comprennent de nombreuses espèces répandues dans les mers du globe. La grande espèce la plus connue en France est le tourteau {cancer pagurus), très commun dans les mers du nord et l'Océan, plus rare dans la Méditerranée. Large souvent de 30 centimètres, il peut peser jusqu'à 6 kilogrammes : c'est le géant des crabes des côtes françaises. Très abondant sur les marchés, oii on le nomme encore houveC, poingclos, il constitue un article de uêche important et sert à falsifier les conserves de homard. La chair des mâles est plus fine que celle des femelles. Le crabe enragé {carcinus Aliénas) appartient à la famille des portunidés : c'est le seul représentant du genre; sa carapace verdâtre, haute, large, assez plate; ses pattes postérieures, longues, styliformos, lo distinguent do tous les autres crabes. Il ne dépasse guère S centimètres. Commun dans tout l'hémisphère boréal et la Méditerranée, il est également comestible. On appelle encore crabes des cocotiers les birgus; crabes araignées les majas ; crabes terrestres tous les gécarcinidés ; crabes d'eau douce les tolphusidés ; crabes de moules les pinoothères; etc.

— Blas. Très rarement employé comme pièce héraldique, le crabo apparaît, cependant, dans certaines armoiries. Confondu souvent avec lo scorpion ot l'écrovisso, pris comme signe du zodiaque (signe du Cancer), il est souvent mal figuré. Cette figure héraldique est surtout commune sur les armoiries anglaises. On a prétendu que ce crustacé était un symbole d'inconstance, et aussi que les Anglais l'avaient adopté pour rappeler les manœuvres do l'arméo anglaise, en 1523, devant Boulogne, où elle avança ot recula sans cosse.

CRABE (du portug. cravo, m^mo sens) n. m. Bot. Myrte girofiéo d'Amérique.

— Comm. Nom donné à une espèce do bois d'origine américaine, quo l'on emploie en temturo.

CRABIER (bi-é) n. m. Nom vulgaire d'une sarigue amôricamo {dtdelphys marsupialis) ; d'un chien de l'Amériquo du Sud {canis cancrivorus) ; d'un raton do l'Amérique du Sud {procyon cancrivorus) ; dun héron du sud de l'Europe [ardeola co/nata) ; d'un martin-pèchour du Sénégal {hatcyon semicxrulea).

CRABITE n. m. Crustacé fossile.

CRABOTAGE(/a^')n.m.Premiôrefoncéod'unoardoisièro.

CRABRON ou CRABRO n. m. Entom. Gonro d'insectes hyiiiénopteres, type de la famille des crabronidés, renfermant des formes européennes do taille moyenne, courlos ot épaisses, à grosso tôto arrondie, â abdomen rcntlé on massue.

— Anciennom. Frelon, ot au fig., Censeur, critique.

— Encycl. Entom. La livrée des crabrons est ordinairement noire, luisante, avec dos ceintures ou des taclies jaunes ; on on connaît de nombreuses espèces faisant leur nid dans des terriers ou dans des trous d'arbros,

Crabron (gr. d'un tiers).

dans les conduites do coléoi>tèros xylopha^^os, dans los tiges sèches et creuses, etc. ; ils les approvisiOQDODt avec des insectes de toute sorte.

CRABRONIDÉS n. m. pi. Famillo d'insoclos hyménoptères porie-aiguillon, comprenant les crabrom et autres genres fouisseurs, caractérisés par une této largo, à labro non saillant, un abdomoa ovalo, pédoncule. (Los mœurs

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