‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 420 sur 870 · CHASSAT — CRATÈRE · texte numérisé non relu

CHASSAT — CRATÈRE

CRAT^VA n. m. Genre d'arbros ot d'arbrisseaux, de la famille dos capparidéos, tribu des capparées, comprenantuno vingtaine d'espèces, qui croi.ssont dans les régions chaudes dos doux continents.

CRATÉGINE (./m" — rad. cratxgus) n. f. Chim. Matière cristallisable, extraite do l'écorce d'alizier.

CratÉIS ou Krat^IIS. Myth. gr. Nymphe et magicienne, mère de Scylla.

CratER IjAKE, lac des Etats-Unis (Etat d'Orégon), situé dans les monts des Cascades, dans le Parc Jiational de l'Orégon.

CRATÉRANTHÈME.n. m. Genre de plantes marines de l'Adriatique.

CRATÈRE (lat. crater; gr. /cratêr, même .sens) n. m. Antiç. Vase à. largo ouverture, qui servait ù. mélanger l'eau et lo vin. ii Coupe d'argent, en forme d'écuello sans oreilles, dans le langage de l'ancienne Université : Les CRATfiRES de Sorbonne.

— Géol. Ouverture par laquelle un volcan vomit sa lave, ses feux, sa fumée et ses cendres : Quelques montagnes de l'Auvergne offrent de petits crktPires fort bien conservés.

— Techn. Ouverture pratiquée dans la partie supérieure d'un fourneau de verrerie.

— Encycl. Antiq. Les anciens buvaient très rarement le vin pur; les mélanges les plus ordinaires étaient de trois cinquièmes d'eau pour deux de vin, ou deux cinquièmes d'eau et trois de vin. Au moment du repas, on apportait le crafére dans la salle du festin, et on le plaçait à terre ou sur un pied, au-devant des tables. Un esclave, chargé spécialement de ce service, prenait le liquide avec une sorte d'aiguière appelée kyathos, et en remplissait dos coupes, qu'il passait aux convives. Les cratères, ordinairement de grandes dimensions, étaient de formes variables , avec ou sans anses, avec ou sans support. On donnait plus spécialement ce nom à des vases de col étroit et do large embouchure, ou encoro évasés, et munis de deux anse.-î qui, tantôt s'élevaient en volutes, tantôt étaient très courtes et fixées à la partie inférieure. Les cratères étaient généralement en terre cuite et décorés de peintures. Il existait aussi des cratères de luxe ou purement décoratifs, en bronze ou en métaux précieux, avec ciselures ou incrustations, ou encore en marbre avec bas-reliefs. C'étaient parfois de véritables œuvres d'art, que l'on consacrait comme offrandes dans les temples, ou que l'on plaçait dans les jardins. Ils pouvaient atteindre des proportions colossales.

Dans la pompe triomphale que Ptolémée Philadelphe fit voir à la ville d'Alexandrie se trouvait, entre autres richesses, un énorme cratère d'argent, qui était porté sur un chariot à quatre roues traîné par six cents nommes. Hérodote parle d'un cratère de bronze de la capacité de 300 amphores. Le même historien parle d'un autre cratère qu ou voyait à Exampée, en Scylhie, entre le Borysthène ot l'Hypanis. Celui-ci contenait 600 amphores.

— Géol. Le cratère, orifice de la cheminée d'un volcan, par lequel sont rejetés au dehors les matériaux d'éruption, présente ordinairement un cône en forme d'entonnoir ; cette forme est due, dans les cratères de débris, au manque de cohésion des cendres ou scories qui constituent les bords de l'orifice. Le cratèro est dit central

quand il occupe le sommet du volcan; il est dit adventif quand il s'ouvre sur les flancs de la montagne. Les cratères adventifs sont disposés lo long des tissures ouvertes dans le sol par l'activité volcanique ; le Vésuve en compte trente et l'Etna sont cents. Le cône d'un cratère est égueulé lor.squo lo poids ot la pression dos laves en ont emporté une partie pour s'épancher au dehors ; plusieurs volcans éteints d'Auvorgno présentent celte disposition. Los cratères de laves sont beaucoup plus solides que les précédents ; la structure du cône n'y admet pas do débris. Los cratères d'effondrement résultent, comme leur nom l'indique, d'un atl'aissement de la roclio sous-jaconte, sous l'action dos matières minérales en fusion : les volcans de Kilauea, do Mauna- Loa, puis le grand Brûlé de la KéunionoflTrentdoscratèref* d'effondromont. Les cratères dits d'explosion résultent do la grande violence d'une éruption qui, en reietant au loin lo cône do débris, présente à sa place un simple gouffre, qui est la cheminée ; ces accidents so produisent assez souvent. Léopolddo Buch, Humboldt, Elio do Boaumont ont soutenu la théorie des cru/n-t'* de soulèvement . D'après ces savants, los cônes volcaniques résulteraient, non pas do l'accumulation dos matériaux rojotés par les volcans, mais d'un soulèvement du sol sous l'action éruptivo; cette théorie no parait pas avoir do fondement. Los cratères-lacs sont ceux dans lesquels so sont accumulées les eaux pluviales, après l'extinction du volcan; lo lac Pavin, en Auvergne, en est tin exemple bien caractéristique. Certains cratères présentent de grandes dimensions ; celui du Picliiucha mesure 1.000 mètres do diamètre, celui du Vulcano (Lipari) 550 métros.

Cratère, ud des capitaines d'Alexandre le Grand, mort eu 321 av. J.-C. Il commanda d'abord los pozéfairos, puis une division do cavalerie dans l'expédition de l'Inde, et obtint la confiance d'Alexandre par l'élévation de sou caractère, autant quo par son courage. Il parlait au roi avec une grande franchise, lui si^rnalait ses fautes, lo blÛmait d'adopter los mœurs asiatiques. Il fut chargé do reconduire les vétérans on Macédoine. Après la mort du conquérant, Cratèro fut adjoint & .\ntipator (dont il épousa la mie) dans le gouvernement do la Macédoine, de la Grèce ot do l'IIlyrio, ot prit en main l'administration, pondant quo son beau-père so chargeait du commandement dos armées. Redoutant l'ambition do Perdiccas, il so ligua contre lui avec Antigono, et passa on Asie avec Antipater. Pendant t|uo celui-ci marchait sur l'Egyplo. Cratèro l'ut tué en Cnppadoco. dans un combat contre Eumèno ^Jifl). — Nom d un autre lioulonant d'Aloxundro lo Grand. — Nom d'un frèro d'Antigono Gonatas, roi do Macâdoino.

Cratôre : coupe d'un cône de dêbrlg.

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