CRIMINELLEMENT
CRINSOZ DE BIONENS
on les exposait aux bCtes dans l'amphithéâtre, ou on les forçait à jouer daos quelque tragédie le rôle d'un personnage qui devait périr au milieu des supplices : ainsi périrent une foule de chrétiens, en qui le pouvoir voyait des criminels. Il y avait des jours consacrés, pendant lesquels ne pouvait avoir lieu l'exécution des criminels. Par exemple, à Athènes, on devait attendre le retour du pèlerinage de Délos : c'est ce qui retarda la mort de Socrate. De même, certaines circonstances particulières entraînaient la grâce ou une mutation de peine.
A Rome, un ancien usage défendait de faire mourir les filles qui n'étaient pas nubiles ; le citoyen romain ne pouvait être ni battu de verges, ni crucifié. Mais l'usage le plus généralement répandu était celui d'après lequel les criminels étaient redevables de leur grâce à une rencontre heureuse. A Rome, un criminel conduit au supplice qui rencontrait sur sa route une Vestale était gracié, pourvu que celle-ci déclarât sous serment que cette rencontre était due au seul hasard.
Dans l'Europe du moyen âge, à toutes les grandes fêtes, des criminels étaient graciés en signe de réjouissance, à Pâques surtout, en souvenir de la descente de Jésus-Christ aux enfers et de la délivrance des àmos des justes. En outre, chaque ville avait son privilège particulier, comme à Rouen la fierté, qui délivrait chaque année un prisonnier, en souvenir de la gargouille vaincue par saint Romain. Les avènements des rois, leur entrée dans leurs bonnes villes étaient marqués par de semblables grâces. La plupart des évê<jues avaient le même privilège. Aujourd'hui, en France, c est au chef de l'Etat seul qu'il appartient de faire grâce aux criminels.
— Anton. Juste, légitime, vertueux. — Civil, correctionnel (en parlant de la justice et des tribunaux).
CRIMINELLEMENT (tiè-le-nian) adv. D'une façon criminelle : Abuser crimtnelle.me.nt de sa force. Il Par exagér. Sévèrement : Juger criminellement des actions légères. (Peu us.i
— Dr, Au criminel : Poursuivre, Juger criminellement.
CbimiSOS ou CriNISOS. Myth. gr. Dieu-fleuve do Sicile. C'était un prince troyen, contemporain de Laomédon. On allait tirer au sort entre les jeunes fillos de Troie, pour livrer l'une d'elles au monstre suscité par Poséidon. Pour soustraire sa lille au danger, Crimisos la plaça sur une barque, qu'il abandonna au hasard des flots. Puis, le danger passé, il se mit à la recherche de la jeune lille, mais en vain. Il aborda eu Sicile. Touches de ses pleurs, les dieux le changèrent en fleuve et lui donnèrent le pouvoir de se transformer à son gré. 11 en profita pour surprendre des nymphes; entre autres, Ségeste, qu'il épousa et dont il eut Aceste.
Gribcisus ou GrimISA, rivière, do l'Italie ancienne (Bruiium). auj. Lipuda. — Nom ancien d'une rivière de Sicile, qui passait à Ségeste. (Sur ses bords, Timoléon vainquit les Carthaginois, l'an 340 av. J.-C.)
Crimmitschau ou Krimmitzghau, ville d'Allema-
fne (Saxe [cercle de Zwickau]), sur la Pleisse, affluent e l'Etster ; 23.555 hab. (avec Walilen). Important centre industriel : filatures de laine, teintureries, fabriques de draps, fonderies, fabriques de machines, do cigares, etc. ; minoteries, brasseries. Ecole réale, écoles commerciale et professionnelle (de tissage).
CRIMORA n. f. Genre de mollusques gastéropodes opisthobranches lermatobranchos, famille des dorididés, comprenant des animaux marins limaciformes, avec appendices branchas émis par le manteau au-dessus de la tête. (Les crimora habitent les mers d'Europe. L'espèce type est la crimora papillata, des mers du Nord).
CRIN fdu lat. criniSy cheveu) n. m. Poil long, ferme et souple à la fois, qui pousse à certains animaux, particulièrement au cou et à la queue : CîtiNS de cheval, de lion. V Ensemble des poils dû ce genre que porto un animal : Cheval d'un beau crin, tl Masse de poils de ce genre, employés ensemble dans la fabrication d un objet quelconrjue : Matelas de CRIN. Le crin est plus hygiénique que la laine. (Rion.)
— Poétiq. ou très fam. et par dénigr. Cheveu : Se faire tailler les crins. Se prendre aux crins.
— Hist. et poétiq. S'est dit, au pluriel, pour désigner les queues de cheval servant d'insignes aux pachas turcs.
— A tous crins. Muni de tous ses crins : Un cheval k tocs CRINS. Il Fam. Avec tous ses cheveux : UJie tête À tous CRINS, t! Fig. Entier, complet, pur, non mêlé ou mitigé, et, par ext.. Ardent, emporté : Un romantique k TO0s crins.
Il Etre comme un crin, Etre toujours prêt à se récrier, à se révolter, avoir très mauvais caractère.
— Annél. Crin de fontaine. Crin de mer, Noms vulgaires du dragonncau, qui est un ver filiforme.
— Bot. Poil raide et ferme.
— Ichtyol. Espèce du genre labre.
— Manèg. Faire les crins. Couper les crins de la partie inférieure des membres du cheval.
— Min. Nom donné par les mineurs aux filets do quartz ou de carbonate calcaire qui divisent certaines roches en ïiiocs cuboïdes ou rhomboïdaux. Syn. de cordon.
— Pèch.Crin d'empilé, Crin très fort qui porto un hameçon.
— EscYCL. Comm. et techn. Le commerce ducrm a une ^ando importance, car il reçoit de nombreuses applications. Od distinguo deux sortes do crin : lo crin plat, c'est-à-dire celui qui est tel qu'il sort do la queue ou de la crinière de l'animal, et le crin crépi, c'est-à-dire celui qui, après avoir été cordé, est plongé dans l'eau bouillante d'où il sort frisé. Les tapissiers, les matelassiers, les bourreliers, les carrossiers font une consommation assez grande de ce crin crépi.
JvC crin plat s'emploie dans la fabrication do tamis, do cribles, pour on faire des pinceaux et aussi certaines étoffes. Les luthiers se servent également du crin plat pour garnir les arcliets des instruments à cordes. Les pécheurs, enfin, remploient pour empiler leurs hameçons.
Commercialement, on donne le nom de crin végétal à diverses substances végétales, lazostèro notamment, qui, dans certaines limites, peuvent remplacer le crin ; il on est do même do la tillandaie usnéoïde, plante parasite do certains arbres du Brésil. Les fibres do l'agave, du phormium tc-nax, etc., remplacent très fréquemment le crin.
GrinacoS. M>;th. gr. Fils de Zeus et père de Macarée. Il occupa le premier l'île do I./Osbos.
Grinagoras, poète grec, né à Mytilène. Il vivait au comm'.'OC'-mfnt de notre ère. Il était contemporain do fcJtrabon, qui parle de lui ; et on peut induire do quelques-
uns de ses vers qu'il liabita longtemps Rome. On a de lui cinquante épigrammes, écrites dans un style élégant, que Pierre de Thessalonïque a insérées dans son Anthologie.
CRINAL, ALE, AUX adj. En T. d'hist. nat., Semblable à uu Clin. Il Gros comme un crin.
CRINAL n. m. Antiq. rom. Large peigne courbé, que l'on plaçait derrière la tête pour retenir les cheveux, lorsqu'on les portait tombants, il PI. Des crinaux.
Grinas, médecin, né à Marseille au i" siècle de notre ère. Il se rendit à Rome sous Néron (54), et là, feignant de ne donner ses consultations qu'après avoir observé les astres, il acquit une grande célébrité et une immense fortune, qui lui permit, après avoir fait reconstruire à ses frais les murs de Marseille, de laisser encore à sa mort 10 millions do sesterces (2 millions de francs).
GRINCELLE isèV) n. f. Espèce d'oiseau de proie.
GRINCER (sf!) V. a. Cribler avec un van de crin : Crincer de l'orge, du blé.
CRINCRIN ou CRIN-CRIN (onomatop.) n. m. Sorte d'instrument, que les enfants font tourner autour d'un bâton et qui est lormé d'un tuyau de roseau et d'un morceau de parchemin perce de deux trous, dans lesquels est passé un crin de cheval.
— Pop. Méchant violon : Danser au son des crincrins. I! Très mauvais joueur de violon : Etre second crincrin
dans un théâtre.
CRIN -DE-CHEVAL n. m. Bot. Espèce de lichen, n PI.
Des CRINS-DK-CHEVAL.
CRINE n. m. Division dos amaryllées, comprenant les sous-tnbus des griffinia, lycoris, cnnum et hijline.
GriNESIUS (Christophe), théologien protestant et orientaliste, né en Bohême en 1584, mort à AUdorf en 1629. D'abord professeur à Wittemberg, il exerçait le ministère évan^liquo dans son pays, lorsqu'un décret de l'empereur Ferdinand l'obligea, ainsi que tous les ministres prolestants, à s'expatrier. Il se rendit à Ratisbonne et ensuite à Nuremberg. Le sénat de celte dernière ville le nomma professeur et prédicateur à AUdorf. On a de lui de noraoreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Gymnnsium sg}^iacur7i,etc. (1611); Epistola S. Pauli ad liomanos, lingua sipiaca, etc. (1G12); Lingua samaritica ex Scripturas sacr^ libi-is impressis et manuscriptis fideliter eruta; Gymnasium. chaldaicum (1627-1628); etc.
CRINETTE {net') n. f. Instrument avec lequel on faisait autrefois des trous aux biscuits do marine.
CRINEUX [neû), EUSE adj. Qui a beaucoup de cheveux.
GRINICORNE (du lat. crinis, cheveu, et cornu, corne) adj. Qui a les antennes terminées par une longue soie ou les antennes velues.
CRINIE (hi) ou CRINIA n. f. Genre d'amphibiens anoures, famille des ranidés, tribu des cystignathinés, comprenant des grenouilles australiennes à tête convexe, avec le museau obtus, les dents du palais peu nombreuses, la langue trigone, pointue et fixe en avant, libre et arrondie en arrière. (L'espèce type est la crinia Georgiana.)
CRINIER [ni-é) n. m. Ouvrier qui apprête le crin destiné à la confection do divers ouvrages. (Se dit surtout de l'ouvrier qui crépit le crin.)
CRINIÈRE n. f. Ensemble des crins du cou d'un animal : La cRiNiÈRi-: d'un cheval, d'un lion.
— Par ext. Toulfc de crins cpie certains militaires portent derrière leur casque : La crinière d'un casque.
— Par dénigr. Chevelure et, le plus souvent. Chevelure abondante et mal soignée.
— Poétiq. Queue d'une comète, n Ecume des vagues :
L'air sifllo, le ciel se joue Dans la crinière des flots.
Lamartine.
— Agric. Portion laissée en friche et située au delà de la raie à laquelle aboutissent les sillons.
— Manèg. Sorte de filet adapté au caparaçon et couvrant la têlo et le cou du cheval.
— Ornith. Huppe de plumes déliées, ou crête qui règne sur l'occiput et le long du cou.
CRINIFERE (du lat. crinis, cheveu, et ferre, porter) adj. Muni dune crinière, il On dit aussi crinigëre.
CRINIFLORE (du lat. crinis, cheveu, et flos, /loris, fleur) adj. Kn T. de bot., Dont les pétales sont filiformes.
GRINIFORME (du lat. crinis, cheveu, et de forme) adj. Eu T. d'hist. nat.. Qui a la forme d'un crin.
CEUNIGER ijèr') n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostrcs, famille des phyllornitliidés, comprenant des formes à bec plus court que la tête, élargi à la base, avec soies ne cachant pas les narines. (Les crinigers sont de la taille des merles, do livrée verdâtre et grise; on en connaît plus de cinquante espèces, habitant les régions tropicales de l'ancien monde.) Crinigcr.
CRINIGÈRE fdu
lat. rri/iis, cheveu, et gerere, porter) adj. 'V. crinifèrr.
GRINION n. m. Bot. Syn. de crinule.
Grinis. Myth. gr. Prêtre d'Apollon. Ayant négligé ses fonctions sacerdotales, il on fut puni par le dieu", qui envoya une multitude de rats dévaster ses champs. Alors, Crinis redoubla do zèle, et Apollon, lui pardonnant sa faute, détruisit lui-mômo les rr-ts à coups de flèches, ce qui lui valut le surnom do Sminthée.
CRINITAIRE [ter'} n. f. Bot. Syn. do astkr, genre do corn[JOséos.
CRINITARSE (du lat. rrinitus, chevelu, et do tarsp) adj. Eli T. d'entom., Qui a les tarses velus.
CRINITE n. f. Bot. Syn. do ciibysocome, et do pavi:tte.
Grinito ou GriniTUS (Pierre Riccio, dit). c'est-à-dire le Chevelu, poète et biographe italien, né à Kloronco en Ug:., mort vers l.'iO'i. Elève do Politioa, il lo remplaça dans sa chaire d'éloquence. Son principal ouvrage, inspiré par les Nuits atliques d'Aulu-Gollo : De honesta disciplina {Fioronco^ iGOû), a été souvent réédité.
CRINMINCHONNTER (cho-ni-é) n. m. Prunier sauvage, dans l'ouest de la France.
GrinO. Myth. gr. Femme de Danaos, qui eut d'elle quatre filles : Callidice, Céléno, Hy]>érippe et Œmé. — Fille d'Anthénor. (Elle figurait au milieu des captives trojcnncs, dans le tableau de Polygnole, à Delphes.)
CRINOGÈRE {sur') ou GRINOCERUS (sé-russ) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptcres, famille des coréidés, comprenant des formes à tète carrée, à antennes insérées sur de gros tubercules saillants et munis d'une épine. (Les crinocères sont allongés, leurs pattes grandes et fortes, leurs cuisses postérieures épineuses et renflées. La seule espèce du genre, ferrugineuse, variée de noir et de fauve, habite la Colombie et le Brésil.)
GRINODENDRON(rf(n) n. m. Genre d'arbres, de la famille des tiliacées, renfermant cinq espèces, qui croissent au Chili. Il On dit aussi crinodendre.
CRINOÏDES n. m. pi. Classe d'échinodermes, renfermant les encrines, Us de mer et autres organismes ordinairement en forme de calice ou de spliéroïde polygonal, dressé sur une tige. — Un crinoïde.
— Encycl. Les n-înoides sont les entroques des anciens naturalistes; ils abondent dans les terrains paléozuïques et vont en so rarériantjusqu'àrépoquo actuelle, où ils ne sont plus représentés que parquelques espèces habitant surtout les grandes profondeurs des océans. Ordinairement fixésparlour tigeoudirectenient par leur base, les c r i n 0 'i d e s présentent, cependant, quelques exemples do formes libres, comme les c o m a tules, cjui,
d'abord fixes, se détachent de leur tige pour nager et mener une existence indépendante. Leurs métamorphoses singulières ont permis de comprendre la morphologie des espèces fossiles. Celles-ci étaient si communes, à certaines époques, que leurs débris ont suffi à constituer d'énormes gisements du muschelkalU, comme le calcaire à entroques. La taille de ces échinodermes était très variable ; si certains ne dépassaient pas la grosseur d'un pois, d'autres, comme le pentacrinus siibnngularis, avaient une tige longue do 16 mètres. Les crinoi'des se subdivisent en quatre ordres : tessélés, articulés, cystidés et blastoides. Certains auteurs réunissent les tessélés et les articulés en un seul ordre, celui des eucrinoides.
CRINOLE n. f. Helrainth. Syn. de crinon.
— Bot. Genre de plantes bulbeuses, de la famile des amaryllidées, tribu des amaryllinées, comprenant plus de cinquante espèces, qui croissent dans les régions tropicales. (On cultive la crinole à longues fleurs à cause de ses grandes fleurs blanches ou rosées très odorantes.)
CRINOLINE (rad. crin) n. f. Cost. Autref. Etoffe de crin employée à divers usages, particulièrement pour les toilettes des dames :
Ces affreuses et frauduleuses sous-jupes en crinoline. (Balz.) n Vaste jupon bouffant, maintenu par dos lames d'acier ou des baleines, et qui remplaçait les paniers du xvm* siècle : La femme commence à tenir beaucoup de place dans le monde, comme le prouve la crino- LiNE. (Toussenel.)
— Mar. V. FILET.
— Encycl. Cost.
De tout temps, les femmes ont chercliô soit à remédier aux
Crinoïdes : I. Pentfti'ritiii ' 3. BatbycrÎDUs; 4. Gissùcri
Rhizocrinus; i 5. Platycrinus.
Dame portant une crinoline.
imperfections corporelles, soii à faire valoir leurs avantages physiques.
Les comiques et les satiriques grecs et lat.ns signalent les moyens employés de leur temps pour suppléer à l'absence de hanches. A certaines époques, lo costume suggéra l'idée de cacher les défectuosités, au lieu do les corriger. De cette idée naquirent : les vertugadins, à la fin des XVI* et xvii* siècles, sortes de bourrelets qui s'atiacliaient à la taille, et qui donnaient une ampleur exagérée aux robes; les paytiers. au xviii" siècle, jupes rendues rigides par dos cerceaux en bois, en baleine ou en acier, et enfin, au xix" siècle, les criiioUnes, constituées primitivement par des jupes d'étoffe do crin et qui finirent par être de véritables cages formées par des cerceaux d'acier. La crinoline disparut vers 1868.
CRINOLINÉE (ne) adj. f. Qui porte une crinoline : Les dames les plus crinolinees...
CRINON n. m. Annél. Nom vulgaire de plusieurs vers néinatodes, qui vivent en parasites chez les animaux.
— Méd. Syn. de comédon.
CRINONIE n. f. Hist. nat. Syn. de pholidote.
GRINOPHILE (du lat. crinis, cheveu, et du gr. philos, ami) adj. Propre à entretenir et à conserver la clievelure: Eau CRiNorniLE.
GrinsOZ de BionENS (Théodore), seigneur de Colanl, théoloL;ien protestant suisse, né à Nyons, près de Genève, en lûoo. Il suivit les coursde théologie à Genève, mais
Criocarcinua-
rofusa do se souniettro à la formule de foi exigée alors do tout caudidat, par los proiosiants ijonovois. Verso dans la conuaissaiico do Tliobroii ot du groc, il avait proparô uuo nouvotlo traduction do la Biblo, (|Uo lo clergô protoytant do Genôvo lui dôt'ondit do publier. Il fit (|ui;l<|iio bruit ;\ cause do prédictious fantastiiiuos, qu'il prùtcudait tiror do VApocatijpse. Ou a do Criusoz : uno traduction en français du Livre de Job (1729) ; une traduction du Livre des psaumes {n2\>), ot un Essai sur l'Apocalypse, avec des t'claircissemeuts sur les prophéties de Daniel qui regardent les derniers temps {1129).
GRINULE n. f. Genre de petits champignons, do la tribu des clavariéos, comprenant quebiuos espèces nui croissent en groupes sur los ocorcos. ii Num donné à divers organes tili formes.
CRINUM [nom') n. m. Bot. Nom sciontiJiquo des crinolos : Les cKiNi'M sont cidtivés en Europe, en raison de leur beauté. CRIOBOLE (lat. criobolium ; gr. kriobolion , de krios , bélier, ot baUein, frapper) n. m. Antiq. Sacritice d"ua bélier, spécialement en 1 honneur de Cybèle et d'Atys.
— Encycl. On immolait dos béliers à beaucoup de divinités païounes ; par exemple, à Hermès. Mais, au temps de l'empire romain, on entendait spécialement par crioboles les sacrifices expiatoires en 1 honneur de Cybèle et d'Atys. Ces sacrifices présentaient dos rits singuliers : on creusait uno fosse dans la terre et on la recouvrait do planches percées do trous. Le grand prêtre, revêtu doses attributs sacerdotaux, ot, lo plus souvent, la personne ellemême pour qui s'accomplissait le sacrifice expiatoire, descendait dans la fosse et recevait sur son visage et sur ses habits le sang de la victime qu'on immolait sur cette espèce de pont percé à jour. Dans cet état, et après l'enlèvement du corps de la victime, la personne sortait do la fosse et se montrait, toute couverte de sang, au peuple qui s'inclinait profondément ; elle était dès lors sanctifiée. Les criobolos sont souvent mentionnés sur les inscriptions des premiers siècles de notre ère.
CRIOCARCINUS (si-nuss) n. m. Genre de crustacés décapodes brachy tires, tribu des oxyrliynques, famille des majidés, comprenant des crabes marms, caractérisés par leurs orbites tubufaires saillants, leurs
fiédoncules oculaires ongs et grêles. {L'espèce type du genre, lo criocarcinus superdliosus, habite la Nouvelle- Calédonie.)
CRIOCÉPHALE (se — du gr. krios, bélier, et képnalè , tête ) n. m.
Antiq. égyp. Sphinx à tête de bélier. Il symbolisait Chnouphis ou Khnoum, forme d'Ammon adorée en Nubie et aux Cataractes. Il On dit aussi criosphinx.
CRIOCÉPHALE OU CRIOCEPHALUS [sé-fa-luss) n. m. Genro d'insectes coléoptères lon^icornes, famille des cérambycidés, tribu des cérambycinés , comprenant des formes allongées, subcylindriques, épaissies on avant, de couleur brune ou rousse, crépusculaires, ot dont los larves vivent dans les souches des conifères. {On connaît une dizaine d'espèces de criocéphalcs; elles habitent rhémispliôre boréal. L'une, lo criotephalus rusticus , roux, est commune en France, dans los forêts de pins.)
CRIOCÉRA3 {sé-rass) n. m. Paléont. Sous-gonre d'ammonites du genre hamites, comprenant les coquilles discoïdes, à tours non contigus, enroulés dans un mémo plan. (Pour certains paléontologistes, los criocéras ne seraient que des ancylocéras incomplets.)
GRIOCÈRE [sêr') ou GRIOCERIS
{sé-riss) n. m. Gonro d'insectes coléoptères, type do la trilju des criocérinés, comprenant dos formes de laille moyenne ou petite, ordinairomont ornées de couleurs vives, à téguments en dessus, lisses ot brillants. Cri/CLTas.
— Encycl. On connaît do nombreuses espèces do crioah'es, répamlues sur presque tout lo globe ; treize habitent l'Europe et vivent sur les liliacées : lo criocèro du lis (crioceris lilii), sur los lis ot fritillairos, dans los jardins, d'un rouge écarlato laqué ; lo crioceris merdigera, sur los muguets ; le crioceris duodecimpunctata et le crioceris asparagi, sur les asperges.
CRIOCÉRINÉS is,-) n. m. pi. Tribu d'in- ,
sectes i.olri.[ii.-r<.s phytophages, famille / des chrysouu'-lidrs, caractérisés par les ^ yeux extérieurement échancrés, la saillie intorcoxalo du premier segment ventral aiguo, lo ventre recouvert d'un duvet impormèable. — Un CRiocKmNiî.
— Encycl. Les criocérinés comprennent un certain nombre do genres, dont deux seulement sont représentés on Europe :
lo criocère et Vulemn (ou tenta); ces msectos produisent, on frottant leurs élytres contre l'extrémité abdominale, une petite stridulation; ils rongent, à l'état do larve, les fouilles do diverses plantes, ou s'abrilant sous uno croAto formée par leurs excréments.
CRIODION n. m. Genro d'insoctos coléoptères longicornos, fauiillo dos cérambycidés, tribu doscérambycinés, comprenant do grands capricornes à élytros roux ou do nuanco ferrugineuse, portant dos taches d'un brun pourpré. (On connaît uno vingtaine d'espèces do criodions, propres à l'Amérique du Sud; toutes sont allongées, pubosconto«, avec los antennes do longueur moyenne.)
CRIODRILE ou CRIODRILUS (luss) n. m. Oonro d'annôlidos uhgnclièles terncoles, faniiUo dos lombncidés, com-
Criocéphale (gr. nat.).
m. Antiq. égypt.
prenant des lombrics aquatiques sans cHtollum et à région céphaliquo formée do deux anneaux soudés. (L'espèce type du genre, criodiilus lacuum, habite los lacs d'Allemagne, parmi los nénufars ot les sagittaires.)
CRIOMYXE [mikss — gr. kriomuxos ; do krios, bélier, et 7uiuit, niorvo) adj. Path. Se dit do ceux qui ont lo mucus dos fosses nasales abondant, comme chez lo bélier.
CriophoRE (du gr. krins, bélier, et phoros, qui porte) adj. Myth. gr. Surnom d'Hermès on divers pays, surtout à Tanagre, en Béolio. (D'après la tradition, Hermès avait délivré Tanagro do la peste, en portant un bélier sur ses épaules autour des murs do la ville. Lo jour de la fèto d'Hermès, lo mieux fait des jeunes gens de la ville accomplissait le mémo trajet, un bélier sur ses épaules. Le type do Vl/ermês Criophore a été souvent traité par los artistes grecs, surtout par les sculpteurs et les peintres do vases.)
GriOS. Myth. gr. Gouverneur de Fhryxos, d'après Diodore de Sicile. H accompagna son élève en Colchide, y fut sacrifié aux dieux, et sa peau fut suspendue aux murs du temple. Cotte fable a évidemment pour origmo un jeu do mots (gr. krios, bélier). — Un des Titans, époux d'Eurybie et père d'Astrée, de Pallas et do Persée.
CRIOSANTHE n. m. Bot. Syn. de cypril'KDE, genre d'orchidées.
CRIOSPHINX V. CRIOCËPHALK.
GRIOT {kri-o) n. m. En Bourgogne, Terrain situé à flanc de coteau. Il On dit également créot.
CRIPART (par) a. m. Nom vulgaire du grimpereau commun.
Gripple Creek, ville des Etats-Unis (Colorado [comté d'Él-Paso]), sur le Cripple Creek, sousaffluent de l'Arkansas; 35.000 hab. Terrains aurifères. Ville fondée en 1891.
CRIQUE [krik' — du scandin. kriki, qui signifie petit golfe) n. f. Géogr. Petite baie qui peut servir d'abri aux navires de faible tonnage.
— Arg. V. CRIC
— Art milit. Nom donné à des fossés dont les assiégés coupent le terrain en divers sens, pour empêcher rétablissement des tranchées.
— Techn. Défectuosité du métal employé dans la confection des armes.
CRIQUER [ké — onomatop.) v. n. En parlant de l'acier. Se fendiller sous l'influence du refroidissement pendant le forgeage. n En T. de tisseur, Se dit du parement ou apprêt qui, desséchant trop les tiiaments, leur donne une certaine raideur.
CRIQUET (/ce) n. m. ZooL Terme général sous lequel on comprend les insectes orthoptères de la famille des acrididés, répartis dans les genres chrysochraon, stenobothnjs, gomphocerus , œdipode, pachytile. {C'est à ces derniers qu'appartiennent les criquets pèlerins ou voyageurs qui causent souvent tant de dégâts, ainsi que les caloptènes américains et européens.)
— Fam. Homme petit et malingre, il Mauvais petit cheval. Il Pi(iuette, mauvais petit vin. il Adjectiv. ; Cheval CRI-
tJUKT. 17/( CRIQUET.
— Chass. En Picardie, Sarcelle d'été.
— Jeu. Syn. de cricket. V. co mot.
— Techn. Clef à criquet, Clef d'une forme particulière inventée par Bréguet.
— Encycl. Zool. Les criquets proprement dits {acridium) sont de moyenne taille, robustes, grisâtres, avec le front conve.xe chargé de trois carènes. On on connaît un assez grand nombre d'espèces, habitant surtout les régions arides et chaudes de l'ancien monde; quelques-unes habitent la Franco. Le cricjuet germanique (acridium gernianicum) a los ailes inférieures rouges ; lo criquet bleu {acridium cxrulescens) les a bleues. Tous doux sont communs en Europe. V., outre los genres cités, Stad-
RONOTE, TROPIDACRlS, MONACUIDIDM, XIPHOCÎiRE. — PoUf
les dégâts causés par les criquets, v. sauterelle.
— Pôch. Les criquets sont d'excellonlos amorces à l'hameçon, dans la poche à la mouche sur la surface des eaux douces. Lo cuovesno, la truite, lo saumon recherchent cet insecte avec avidité.
Criquet, valot de la comtesse d'Escarbagnas, dans la pièce lie Molière qui porto ce nom.— Criquet est un campatjnard qui a endossé un beau jour !a livrée, mais qui n'a pas lexpénonco du métier. La comtesse fait do vains olforts pour lo former ; il no sait rien ot n'apprend rien. Il no peut ouvrir la bouche sans dire quelque ânorio ; aussi est-il resté le type du valet niais. Ce personnage fait exception, dans lo tliéû.110 do Molière, qui s'est plu adonner tant d'esprit l't de ni;ilico ù ses valets.
CRIQUETER (ke-té — rad. criquer) v. n. Produire un léger craquement.
GRIQUETI3 (ke-tî) n. m. Bruit aigre quo produit le burin, lorsiiu'il coupe uuo planche de cuivre do mauvaiso
ijualité.
GriquetOT-L'Esneval, ch.-l. do cant. de la Soino- Infénouro, arrond. et a ai kilom. du Havre, sur lo plateau do Caux; l.tll hab. Château du temps de Louis Xtl ; clocher roman. — Le canton a 21 comm. et U.555 hab.
CRIQÛRE (kur') n. f. Criquo ou tissure dans lo for ou dans l'acior quo l'on corroie.
Gris (en angl. Crées), Indiens do l'Amérique du Nord, qui vivent dans la région comprise entre lu Manitobu ot les montagnes Rocheuses; ils appartiennent ù la famille algomiuiue. Leur physionomie rappelle celle des Mongols, quou[u'ils u'uiout iii lo nez court ui los yeux bridés.
Criquet (grandeur nat.}.
CRINULE — CRISIE
— Encycl. Los Cris, autrefois YÔtus de fourrures, s'habillent aujourd'hui d'un pantalon ot d'un tartan de laine porté en sautoir. Leurs belles tentes, en peaux soigneusemont préparéos ot couvertes de pointures, deviennent do plus eu plus rares ot sont remplacées par des tentes en toile américaine. Ils continuent, néanmoins, à vivro do chasse, et se montrent d'uno grande endurance à la fatigue. Les femmes sont mariées vers douze ans; à vingt ans, elles paraissent déjà vieilles. Aussi résistantes quo los hommes, elles accouchent souvent pendant une halto et se remettent on route, au bout do quelques heures.
GRISE (gr. krisis; de krinein, juger) n. f. PathoL Changement d'état qui survient dans uno malaaie, et qui est caractérisé par certains phénomènes pathologiques : On obsej've des crises dans toutes les maladies aiguës, w Crise nerveuse. Attaque do nerfs.
— Fig. Situation pleine d'incertitude, de gêne ou do dangers, qu'otTre le passage prochain et prévu d'un état à un autre ; état do malaise plus ou moins général : Crise politique, jninistérielle. Crise commerciale. Crise morale.
— Magnét. Assoupissement produit par le fluide animal ot souvent accompagné do phénomènes nerveux particuliers.
— Poétitj. Crise de la nature, Cataclysme, grand ébranlement du globe.
— Polit. Crise ministérielle. Période qui suit la dissolution d'un ministère ot pendant laquelle on cherche, avec peine parfois, à constituer un nouveau cabinet.
— Encycl. Pathol. La doctrine des crises appartient à Hippocrate. La crise est l'ctiTort violent qui accompagne l'évacuation des humeurs viciées. La crise est vanablo : (|uelquefois, c'est uno hémorragie par le nez, l'anus ou 1 utérus; le plus communément, c'est une excrétion abondante de sueur, d'urine, do salive; des vomissements ou des selles copieuses. Si cette élimination est complète ou suffisante, l'aff'ection marche rapidement vers une terminaison heureuse; si elle est insuflisante, le malade reste exposé à l'influence morbide.
Hippocrate avait aussi remarqué que, dans le cours des maladies aiguës, les crises se produisaient à certains jours plutôt qu'à d'autres ; Galien rassembla sur ce sujet un grand nombre d'obsor\-ations, et distingua les jours critiques eu plusieurs catégories. Les crises étaient heureuses lorsqu'elles se produisaient le septième et le quatorzième jour; elles étaient encore désirables aux neuvième, onzième et vingtième ou vingt et unième jours ; elles étaient moins heureuses aux dix-septième, cinquième, quatrième, troisième, dix-huitième et vmgt-septième. La crise au sixième jour était toujours irrégulière, obscure ou funeste au malade.
La doctrine des jours critiques, d'abord universellement acceptée, est auiourd'hui abandonnée, mais les crises, considérées on elles-mêmes comme phénomènes do l'évolution morbide, sont généralement reconnues. II est d'observation journalière qu'elles sont heureuses ou malheureuses. Dans la doctrine microbienne, elles correspondent aux phases principales de la lutte entre l'organisme duue part, le microbe et ses produits toxiques d'autre part.
— Econ. polit. Les crises sont des arrêts de circulation ; elles se déclarent lorsque ceux qui ont à vendre no trouvent plus d'acheteurs, et que ceux qui voudraient acheter ne le peuvent pas. Elles ont des causes complexes, dans le développement desquelles on a pu distinguer plusieurs
fiériodes successives : une période préparatoire, pendant aquelle, par suite d'heureuses circonstances, de nouveaux capitaux se forment ot s'accumulent, de manière que leur surabondance ne produit qu'un intérêt réduit et oblige à chercher des placements plus avantagotuc. Lorsque les capitaux s'oflTrent à bas prix, l'esprit d'entreprise se trouve sollicité, et les afl'aires se multiplient. Les capitaux so portent avec empressement vers les nouvelles venues, et les titres et actions do celles-ci augmentent rapidement et dépassent souvent leur valeur réelle. Cette plus-value no reste pas bornée aux seules entreprises qui l'ont sollicitée; par uno conséquence naturelle do la solidarité qui existe cniro tous les commerces et toutes les industries, il se produit un accioissemeot d'activité économique et partant de bénéfices dans toutes les directions. De plus eu plus attiré par lo gain à faire, le public demande au crédit dos moyens d'échange : emprunts sur titres, valeurs créées avec l'espérance d'y faire face par la revente avec bénéfice do co qu'il a acheté. Mais arrive le jour où dos circonstances imprévues arrêtent la marche ascendante dos entreprises : pour quelques-uns, c'est la ruine, oî leur chute retentit fortement sur los autres. Chacun so liAto do réaliser à tout prix avant la catastrophe finale; ceux, surtout, qui ont ou recours au crédit pour fournir dos capitaux, sont dans une position difficile. Les banquiers augmentent leur escompte ; l'argent est difficile â trouver; c'est la crise ou un mot.
GRISERPIE {zèr''p() ou CRISERPIA (sér') n. f. Pali'uiu. (ionro do bryozoaires gymnolématos cbilostomes, famille des osoharidés, voisin des tuludiporos, ot qui forme pa^sago entre ces derniers ot los crisia. (Los crisorpios so caractérisent par leurs cellules longues, tubulouscs, naissant los uuos oos autres, ot formant dos colonies ramousos ; elles sont fossiles dans le crétacé ot lo tertiaire.)
GrisfiELD, bourg des Etats-Unis (Maryland [comté do Somerset), sur lo Littlo Anuemessex, près do son embouchure dans lo Faugiar Sound ; 3.980 hab. Huîtres.
CRISIDEB {di) n. f. Gonro do bryozoaires cyclostomates, famille dos crisiidés, comprenant des formes" très voisines dos crisies, mais dont los rameaux sout composés cliacuu par uno soulo collulo. Syn. onicellakia, ëuckatea.
CRISIE f«i) ou CRISIA n. f. Genre de bryozoaires, type do la familio dos crisitdis, reuformant dos colonies donl les segments sout composés par plusieurs cellules dispo» sées sur un ou doux rangs ot renflées.
— KncycL. Los crisies ont la forme do petits polypiers ramoux; ou oa counatt d'assez nombreuses espèces, ro|>an-
CRISIIDES