CROISSANCE
Maurice Croiset.
D'argftit i\ la baii'le
de cuculcs uhar;;<le
do trois croldcttei
d'or.
4.000 tonnes, avec 20 nœuds ; onfln,dans la troisième classe, les types Surcouf et Lavoîsier, do 1.800 ot 2.3ùu tonnes, avec 18 nœuds do vitesse. Toutes les nations ont dos croiseurs ot en augmentent le noinbro do jour on jour ; l'Aiigloterro on a uuo véritable flotto et les tonnages vont chaque jour en augmentant; le croiseur cuirassé français Jeanne d'Arc a 11.300 tonnes.
(Voir la planche croiseor, page sulv.)
CROISEUR-COMPTEUR {ko7i-teur) n. m. Machine employée pour dévider la soie dos cocons : Des croiseurs-
COMI'TEDRS.
Croisig (Le), ch.-l. do cant. de la Loire-Inférieure, arr. et ù 25 kil. (loSaint-Nazaire; 2. -128 hab. [Croisicais, aises.) Ch. do f. Orléans. Quartier maritime du sous-arrondisscmcnt do Nantes (III" arrond.). Ecolo d'hydrographie. Hospice maritime do Penbron pour les enfants. Port do pêclie et do commorco. Industrie du sel, la principale ot la plus ancienne, près de 20 hectares de marais safanls en partie protégés contre l'envahissement des sables' par la chaussée de Penbron, construite au x vin' siècle. Usines de conserves de sardines. — Lo canton a 3 coinni. et 6.338 hab.
— I/isloii-e. Le Croisic apparaît pour la première fois dans l'histoire des guerres de succession de Bretagne (xiv" et xv" s.). Un château fortifié existait, aux xv« et xvi" siècles, sur l'emplacement de l'hôtel de ville actuel. Henri IV ordonna de lo raser, parce qu'il avait été occupé par les ligueurs ot par les Espagnols. Le Croisic s'illustra par la résistance qu'il opposa aux Anglais, vainqueurs dans la guerre de Sept ans (1759).
Croisic (pointe du), promontoire do la Loire-Inférieure, au N. de rembouclmre de la Loire.
CROISIE ou CROISILLE n. f. En T. d'archéol., Forme ancienne du mot CROISETTE, qui se disait des croix mises en remarque sur les actes, pour en contester certains articles.
CROISIER ou CROISIÉ {zi-ë) n. m. Hist. Forme anc. du mot CROISÉ.
~ Hist. rel. Nom donné à des ordres religieux établis au XIII* siècle.
— Encycl. Hist. rel. Outre les croisiers do Portugal (centre à Evora), l'on désigne sous ce nom trois ordres principaux, qui ont de commun l'observance de la règle de saint Augustin ot le port de l'insigne (une croix) d'où ils prennent leur nom.
— I. Croisiers d'Italie (crocifetn'). Etablis vers la fin du XII* siècle, ils reçurent leur règle d'Alexandre III (1169). Ce sont dos hospitaliers régis par un général (à Bologne) et un chapitre triennal; ils eurent un moment deux cents maisons en cinq provinces. Réformés en vain par Pie "V (1508), ils furent supprimés par Alexandre VII (1656).
— II. Croisiers franco-belges. Fondés à Clairlieu, près d'Huy(1211), par Théodore do Celles, ils adoptèrent la règle do saint Augustin et, partiellement, les constitutions dominicaines (bulle d'Honorius lY^ 1248). Ils se répandirent en Allemagne, en Hollande, en Angleterre (Londres, 1298), en France (Paris, 1258), où les génovéfains leur contestèrent âprement le titre de chanoines réguliers. Réformés au xv" siècle, supprimés en France on 1778 presque partout, par lo joséphismo ot la Révolution (quatre maisons en 1804), ils se sont relevés depuis, et ont réélu un général depuis 1853. Ils ont quelques maisons en Belgique et en Hollande (général à Uden); ils joignent aux fonctions hospitalières lo ministère des âmes. Les maisons sont régies par un prieur décennal et rééligible, les provinces par un chapitre annuel, l'ordre par un chapitre triennal et le maître général, qui a reçu, en 1630, los insignes pontificaux. Vêtement : soutane blanche, scapulairo noir, marqué sur la poitrine d'une croix rouge.
— III. Ci-oisiers de Bohème i^kizovnici). Fondés â Prague au xiii'^ siècle (bulle do Grégoire IX, 1238), répandus aussi en Hongrie et en Silésie, ils jouèrent un rôle dans la cuntro-réforme, soutenant io leurs deniers, du xvi* â la Hn du xvir siècle, l'archevôque do Prague, qu'ils élurent général. Ils fournirent quelques professeurs aux universités et formèrent une bibliotlièquo de cinquante mille volumes. Us ont aujourd'hui une centaine do membres répartis dans une trentaine do maisons. Pour se distinguer dos autres croisiers, ils ajoutèrent à la croix rouge de Malte une étoile rougo à six raies.
CROISIÈRE (rad. croiser) n. f. Mar. Surveillance exercée par dos navires qui naviguent devant des côtes, un port, etc. Il Ensemble des navires qui croisent, il Parages surveillés par les bâtiments. Il Par cxt. Navigation prolongée d'un navire de guerre dans les mômes parages.
— Art milit. Partie de la monture d'un sabrc-baïonnotte, perpendiculaire â la lamo, et qui porto d'un côté la douille, et de l'autre lo quillon.
— Ch. do f. Etat do deux voies forréos qui so croisent à niveau : Les croisières exigent toujours une active surveillance.
— Encycl. Mar. La croisière a pour but do survoilier l'onnomi, do surprendre les bâtiments de guerre ou do commerce. La croisière ombrasse une superficie de mor beaucoup plus grande que lo blocus; elle peut ôtreelToctuée sans règles précises, mémo par un seul navire. La croisière pont Être plus ou moins longue, plus ou moins pénible, ot lo nom do « croiseur » a été donné aux navires destinés à opérer dans les mers lointaines et à faire ces croisières, dont quehiues-unos, comme collo de Duperré, en 1805, et celle de l'amiral Hamolin, on 1827, ont été do très brillantes manœuvres.
CROISILLE {Il mil.) n. f. Tocho. Potito pièce do bois portant los molettes du rouot d'un fileur do corde, ot qui fait partie do co rouet.
— Blas. Syn. do croisettk.
GroisiLLE (La) comm. do la Hauto-Vionno, près de la source do la Briante ; arrond. ol à 38 kilom. do Limoges ; 2.361 hab.
CroisiLLES, ch.-I. de cant. du Pas-dc-Calais. arrond. ot â 13 Inloni. d'Arras,sur laSonsci' ; i.r.55hub.Ch.der.
Nord. — Lo canton a 27 comm. et 10.515 hab.
CROISILLON(// <'r..Mili"n,
mil.) II. m. TtHlin.
Lo plus court do doux objots disposés ou croix, u Chacun
dos objots 00 croix, s'il» bout d'imo longueur à pou près
égale. Il Pièces do charpente, en bois ou en fer, qui so croisent diagonalement pour maintenir los poutres ou los tôles qui, assombléos ou rivées avec les croisillons, constituent des poutios armées.
— Armur. anc. Chacun des quillons formant la croix d'uno èpéo ou d'une dague.
" Archéol. So disait pour croisée de fenêtre. (Ce mot désignait encore los divisions on bois enserrant ley petits carreaux des fenêtres, suivant cette modo du xviii« siècle, qui est redovonuo aujourd'hui florissante. On disait : Des CROISILLONS de châssis.)
— Archit. Syn. do croisée ou transept.
— n. m. pi. Branches de fer qui so croisent dans lo cœur d'un arbro tournant, pour l'ompêcher de se fendre.
CroismaRE, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et a 7 kilom.de Lunéville, sur la Vesouzo; 1.230 hab. Verrerie.
CROISSANCE {Icro-a-sanss ~ rad. croître) n. f. Développement progressif d'un corps organisé : La croissance d'un enfant, d'u}i animal, d'un arbre.
— Fig. Développement progressif : La société n'est pas un être créé pour l'immobilitéj mais pour la croissan'CE. (P. Félix.)
— Jard. Sortes do rocailles, de végétations pétrifiées, dincrustations pierreuses : Croissances des Indes.
— Méd. Compensation de croissance. Principe en vertu duquel un organe normal ou pathologique n'acquiert jamais un développement extraordinaire, sans, qu'un autre organo do son système ou d'un autre système corrélatif soit réduit et atrophié dans une même mesure. (Ce principe est souvent désigné sous lo nom de principe du halanceynent des organes.) il Corrélation de croissance. Principe en vertu duquel les modifications de certains organes entraînent à leur suite des modifications en d'autres organes, sans qu'un puisse découvrir lo rapport caché qui les unit les unes aux autres.
— Syn. Croissance, cruo. Croissance représente l'augmentation dans sa durée ; crue la représente dans son résultat comme un fait accompli. Sous un autre point de vue, la croissance est successive et uniforme, ou la suit dans ses progrès; la cnic est subite, inattendue.
— Anton. Décroissance, décroissement, diminution, déclin, décours.
— Encycl. Physiol. La croissance est la conséquence de Vassi7nilation fonctionnelle; elle ne peut se produire quo s'il y a o.xcès do l'assimilation sur ladésassimilalion, do la réparation sur l'usure des tissus, de l'alimentation sur l'excrétion. C'est, si l'on veut encore, une augmentation do la masse du corps, qui s'etfectue soit par augmentation de volume des éléments existants, soit encore et surtout par adjonction aux éléments préexistants d'éléments nouveaux.
L'assimilation des principes constituants, d'où résulte la croissance, comprend trois stades successifs : 1* stade de fixation : le tissu qui va proliférer s'empare de la matière nécessaire fournie par lo milieu ambiant, par lo sang chez les animaux supérieurs; 2" stade de transformation : la matière choisie devient partie intégrante du tissu; 3*» stade de vivification : la substance organique devient organisée, vivante. Pour prendre un exemple : la fibre musculaire s'empare des albumines, les transforme en înyosine, qui devient enfin contractile.
Quand il y a équilibre entre les entrées alimentaires et les excréta, la croissance s'arrête, la forme-limite de l'espèce est atteinte, Vétat adulte est obtenu.
Au point de vue morphologique, la croissance est surtout romarquablo dans lo tout jeune âge et diminue progressivement d'intensité; entre 21 et 25 ans, en moyenne, ce dévoioppoment est achevé au point de vue de la taille; lo poids atteint son maximum : chez l'homme, vers 35 ans ; chez la femme, vers 50. D'ailleurs, la taille comme le poids dépondent non seulement do la race et du sexe, mais aussi dos conditions d'existence et des influences pathologiques.
Le tableau suivant, emprunté à Comby et à Landois, donne l'accroissement en poids de l'homme ot de la femme jusqu'à l'état adulte.