‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 466 sur 870 · CROISEUR · texte numérisé non relu

CROISEUR

JEANNE-D'ARC. Croiseur cuirassé liaopton j SUCHET. Croiseur de 2""" classe

Cuupe au maître dur) croiseur protégé

PRINCESA DE ASTURIAS.

1. Profll et plan du pont. — 2, A l'arrière, «on ballon captif et l'écran qui en permet le gonnement. — 3. Disposition des hélices du croiseur américain Columbia. — 4. Projection verticale;

6. Coupe longitudinale donnant le détail de tous les amenagcnicnls : A, échelles; B, (■nil)arcations aux bossoirs;

C, machines; D, chaudières; E, cheminées; F, cabestans; 0, gouvernail; H, barre; S', servomoteur; U, soutes h munitions; M, mils militaires; N, manches a vent;

0, projecteurs; P, chambre de veille; K, blockauss du commandant; S, poste de l'homme de barre;

Q, Q', compas; T, tubes lance-torpilles; U, soutes à charbon; 1. Logement du commandant; 2, 3. 4. Logements des ofllclcrs; — 6. Pièce de 19 en tourelle fermée (tourelle arrière du Pulhutiu).

(Voir marine; — navire; — cuirassé, etc.)-

Construction du crois- 5ant(!, 2. Centres).

D'argent au

croissant montant

de sinople.

anciennes, soit partout à la fois (formation simultanée), s(Mt à uu niveau dôtoriuinô (formation successive, avec ses variétt^s basifupe, basipède et mixte). La croissance d'un or^'ano cylindrique (tipe par exemple) peut être inégale suivant SOS diverses f^^énôratricos, d'oii la mttation et la circumnutation ; si ellu est plus jurande à la surface que suivant l'axe, il y a torsion. Dans un organo dorsiveniral, elle peut Hyo inéfir^ilo sur les deux faces dorsale et vuutralo, d'où Vépmastie et Vhyponastie.

La croissance est soumise à l'iiiUuonce do la pesanteur, qui l'augmonlo ou la diminue {(/l'anxisme, accélérateur ou retardateur) de maiiii>re à imprimer aux organes diverses courbures {géotropisme), et à celle de la radiation {actinaiLxisme, avec Vactinotropis/ne qui en est la consé(|uenco) ; on a détermine spécialement l'intîuence des radiations caloritiquos (^thermauxismc et thermotropisme) et des radiations lummeusos {p/iotauxisme et phototropisme ou héliotropisme) : uno lumière d'intensité moyenne a généralement un ctTot retardateur sur la croissance.

CROISSANT {kro-a~san — subst. participial de croît7-e) B. m. Astron. Temps qui s'écoule de la nouvelle à la pleine lune, et pendant lequel la partie éclairée, visible pour nous, croît d'une manière continue ; La lune est à S071 CROISSANT. Il Forme apparente de la lune, lorsqu'elle nous présente moins de la moitié do son hémisphère éclairé : Le croissant de la lu7ie. il Chacun des jours d'une lunaison.

— Objet avant la forme du croissant de la tune ; Le croiss.\nt est formé par detix arcs gui se coupent et qui ont leur concavité tournée du même côté.

— Par plaisant. Cornes dont on est convenu d'affubler les époux trahis :

Porter le croissant, il Loger au croissant. Appartenir à la classe des maris trompés. {A Paris, on dit, dans le même sens, Habiter la rue au Croissant )

— Hist. Armes et étendard de l'empire turc, parce qu'ils sont décorés d'un croissant : Arborer le croissant, il Empire turc : Le CROISSANT a vaincu, a été vaincu.

— Art vét. Tumeur en forme de croissant, qui se produit sur la sole, et qui est causée par la fourbure chronique.

— Blas. Pièce héraldique figurant sur les écus, seule ou en nombre, et représentée le plus souvent horizontalement, la convexité regardant la pointe de l'écu {croissant 7ïîovtant). Quand le croissant tourne cette convexité vers le chef, il est dit versé ou renversé ; quand il tourne ses pointes vers le côté sénestre, il est dit contourné ; quand il les tourne vers le côté dextre, il est dit tourné

— Corara. Papier dont le filigrane porte trois croissants.

— Ichtyol. Nom donné à un poisson du genre labre et à un autre du genre tétrodon.

— Mar. Massif de bois dur établi à l'arrière des affûts, et servantau pointage des canons, ii Sorte de grosse tringle courbée en demi-cercle, qui supporte la mâchoire du gui en arrière du mât d'artimon, ii Chacune des diverses tnngles destinées à détourner les eaux le long du bord, au-dessus de chaque sabord, n Nom donné à diverses autres tringles courbées, il Arc de cercle décrit par la barre du gouvernail. Il Disposition ancienne des flottes de guerre en vue du combat : Ordre en croissant.

— Mus. Chacun des enfoncements semi-circulaires sur les côtés de la table d'harmonie d'un instrument à cordes.

— Techn. Pièce de métal poli, analogue à un crochet, placée horizontalement en dedans des jamoages des cheminées pour maintenir les pincettes et la pelle, il Evidement dans une platine de serrure ou de verrou, ii Outil dont les forgerons se servent pour parer les congés des pièces cylindriques, ii Petit pain dont la forme est celle d'un croissant, il Instrument à fer recourbé et tranchant, placé au bout d'un long manche, et qui sert à élaguer les arbres.

~- Encvcl. Archéol. Les anciens ornaient d'un croissant le front d'Astarté ou Vénus, et de Diane ou Artémis. Le croissant était le symbole de la ville de Byzance, et, quand les Turcs s'en emparèrent, ils le conservèrent comme emblème do leur empire. Le croissant des Turcs ornant leurs étendards, surmontant leurs minarets et leurs mosquées, fut ainsi opposé à la croix des chrétiens. Le croissant est demeuré, jusqu'à nos jours, !o signe distinctif do l'empire ottoman. Le croissant anpa raît très fréquemment, dès le moyen âge, dans les omolômes; c'est ainsi qu'au xvi' siècle il ligure sur les livrées et les armes do Henri II, qui le porte en l'honneur do Diane do Poitiers, ot il est pris en môme temps par Catherine de Médicis. A cotte mémo époque, lo croissant est assez commun parmi les marques dos forgeurs d'épéos, à Solingen, comme à Mdan ot à Tolède, ot on le trouve, encore aujourd'hui sur des lamos orientales, aranes ot indiennes.

Dans les ostensoirs on lanterne du moyen âge était monté un croissant d'or ou d'argent, sur lequel reposait l'hostie consacrée. Cette disposition resta en usago Jusqu'au XVI» siècle, mais alors on prit 1 habitude d'exposer l'hostie entre doux lamos do cristal.

On appelait autrefois « croissants >• les crochets do métal servant à retenir, ù. relever les rideaux et portières, et, sous Louis XV, accessoires employés dans la coiffure des femmes,

— Ordre» du Croissant. Le plus ancien dos ordres do chevahîrio qi'i aient porté ce nom fut fondé en 1208, à Messine, par Charles d'Anjou, frèro de saint Louis, en mtSmoiro de la victoire qu'il venait do romjiorter ù Tagliacozzo sur Conradin, son compétiteur au royaume de Nupics. L'insigne était un croissant d'or, qui ornait lo collier,

Croliaant turc. , dos

et était entouré de la devise Voncc impleat orhem. Cet ordre eut une très courte existence.

Un autre ordre du Croissant fut fondé on 1448, à Angers, par Ronô d'Anjou, roi do Naplos. Il avait également pour insigne un croissant annexé au collier, et sur lequel ligurait lo premier mot do la devise de l'ordre : Loz en croissant, ce qui signifiait quo tous les « nobles cuours " (les chevaliers) devaient de jour on jour « croistre et augmenter leur bien faire, tant en courtoisie ot débonnaireté quo en vaillance et glorieux faicts d'armes ». Cet ordre disparut avec la maison d'Anjou. V. couronnes (planche en noir).

Signalons aussi un ordre du Navire d'Outremer ou au Douhle-Croissant, qui aurait été fondé par saint Louis au moment do son départ pour la croisade do Tunis. V. Navihk (ordre du).

Entin. il a existé en Turquie une décoration connue sous le nom de Croissant, et que l'on regardait comme un ordre. Fondé, en 1799, parSélim III, il fut, en 1831, supprimé par Mahmoud II, qui le remplaça par le Nicham Iftikhar. L'amiral anglais Nelson tut le premier chevalier de cet ordre. L'insigne consistait en un médaillon, au centre duquel se voyait le chiffre du padischah, entouré d'une garniture de diamants.

CROISSANT (kro-a-san), ANTE adj. Qui croît, qui s'augraoïito : Force , Fortune croissante.

— Mar. Echelle de latitude croissante.

Echelle au moyen de laquelle on évalue les vraies distances, qui se trouvent défigurées par la projection de Mercator usitée dans les cartes marines.

— Mathéra. Fonction croissante.

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