CRUSCA. V. ACADÉMIE DELLA CECSCA
CRDSCANTISHE {skan-tissm' — de l'académie délia crusca) n. m. Purisme, dans la littérature italienne.
GRUSÉE n. f. Genre d'herbes dressées, de la famille des rubiacées, tribu des sperraacocées, comprenant quelques espèces qui croissent au Mexique.
GruSEILLES, ch.-I. de cant. de la Haute-Savoie, arr. et à 15 kil. de Saint-Julien, non loin du torrent des Usses, au versant méridional du mont Salève: 1.812 hab. Ruines d'un château fort. — Le canton a 11 comm. et 6.852 hab.
CrUSENSTOLPE (Magnus Jacques), écrivain suédois, né à Jônkôpinff en 1795, mort en 1865. Magistrat, puis journaliste, il s occupa de littérature et de politique, et fut condamné à trois ans de forteresse pour crime de lèsemajesté. Outre des romans au style vif et piquant, on lui doit des ouvrages qui eurent du succès ; entre autres : Vues politiques; 7'ableau de l'histoire intime contemporaine; le Portefeuille; Tableau historique des premières années du régne de Gustave IV {Adolphe); Charles XIV, etc.
CRUSHER [kreu-ckeur — mot angl. signif. littéralem. écraseuri n. m. Appareil constitué par un cylindre en métal malléable {cuivre ou bronze), disposé de façon à mesurer, par le degré d'écrasement qu'elles lui font subir, les pressions développées au moment du tir dans l'âme d'une bouche à feu.
GRUSITHTRE (gr. krousithuros ; de krouein, frapper, et thura, porte) n. m. Antiq. gr. Air de flûte pour une danse, n On l'appelait aussi THYRocopiguE.
Grusius (Christian-Auguste), théologien et philosophe allemand do l'école mystique, né à Leusse, près de ^Ie^sebourg. en 1715, mort à Leipzig en 1775. Adversaire de la philosophie de Leibniz et de Wolf, il professa la philosophie, puis la théologie à Leipzig, et essaya, sans succès marqué, de remplacer le dogmatisme de Wolf par un dogmatisme à lui. Il visait à uno réconciliation entre la doctrine luthérienne et la philosophie du jour, entre la raison et un certain supranaturalisme mystique. En théologie, il a recours à uno interprétation mystique, qui donne à son exégèse un caractère souvent arbitraire. Il a laissé do nombreux écrits; mais ses livres, comme ses opinions, sont depuis longtemps sortis de la circulation.
Grusius (Martin), humaniste et historien allemand, né près do Bambcrg en 1526, mort à Tubingue en 1607. Il cnseig^na avec un grand succès lo grec ancien et moderne à l'université do cette dernière viJle (1559-1607). Il a laissé, outre divers travaux de philologie grecque, plusieurs écrits relatifs à 1 jiistoiro de la Grèce et de la Turquie. Ses Ahnale» Sue^nci (l''rancrorl-sur-lc-M.''in, 15y3) sont une source capitale pour l'histoire de la Suuabe.
CRUSOCRÉATININE n. f. Leucomaïno, C'H'Az'O, contenue dans la chair du bœuf.
GruSSOL, ancienne famille française, que l'on trouve mentionnée dès le xii* siècle. Elle lirait son nom do la localité de Crussol (Ardèchc, comm. de Saint-Péray). Au commencement du xii' siècle, Géraud-Bastct, premier du nom, épousa l'héritière de la maison do Crussol, Marguerite Pagan. Do leur union naquit Géraud-liastct II, sire de Cru.ssol et do Bcaudiné. Do la lige principale se détacha la branche dos marquis do Florensac, celle des marquis do Saint-Sulpico, colle des comtes d'Ambolse, enfin, celle des marquis do Montsalez. Un Locis de Crussol, chambellan de Louis XI, grand maître de 1 artillerie, se distirij/ua dans la guorre contre Charles lo Téméraire en lui faisant lever le siège de Beauvais; son lils, Jacqobs de Crussol, capitaine des archers du roi, puis gouverneur du Dauphiné, fut un des plus vaillants capitaines de son tcmp.s dans les guerres d'Italie. Il devint vicomte
d'Uzès par son mariage avec Simone d'Uzès. Les branches collatérales que nous venons de citer se sont éteintes, mais la branche principale s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
GrUSSOL {Jacques de), seigneur d'Acier et de Beaudiné, capitaine huguenot, né en 1540, mort en 1584. Il fut l'un des plus vaillants auxiliaires du prince de Condé. Il se distingua par la prise do Marseillan et de Béziers et mena une rude campagne contre le duc de Joyeuse (1562). Il fut nommé lieutenant général et gouverneur de Nîmes. En 1567, nouvelle campagne contre Joyeuse. Après la bataille de Jarnac(1569), où il ne put arriver à temps avec ses 6.000 arquebusiers pour soutenir Condé, Coligny le nomma gouverneur de Cognac. Mais, fait prisonnier à Montcontour, il passa au parti de la cour, servit sous le duc d'Aujou au siège de La Rochelle (1574). Devenu duc d'Uzès, il accepta le titre de lieutenant général dans le Languedoc et combattit ses propres coreligionnaires avec la même violence qu'il avait précédemment montrée contre les catholiques. II fut créé chevalier du Saint-Esprit en 1578, ayant renoncé au culte protestant. Il avait épousé Françoise' de Clermont, tille d'Antoine, vicomte de Tallard.
Crussol
(CHÂTKAU de),
château ruiné deFrance(Ardèche) , commune do St- Péray. Véritable nid d'aigle posé sur la cime d'un roc inaccessible, ce château fut probablement bâti au xii» siècle. Il est ceint de remparts crénelés et flanqué de tours à demi écroulées; ses ruines, d'un aspect imposant et pittoresque, attirent de loin les regards des voyageurs qui descendent ou qui remontent la vallée du Rhône.
GRUSTAGÉ, ÉE (s/a-sf') adj. En T. do bot., Se dit des lichens qui s'étalent en forme de croûte étroitement appliquée sur les pierres et les écorces. (Ex. : graphide, verrucaire, etc.)
CRUSTACÉEN, ENNE [sta-sé-in, en') adj. Qui a rapport aux crustacés.
CRUSTAGÉOLOGIE {sta-sé, jî) n. f. Partie de la zoologie qui a pour but l'étude des crustacés.
CRUSTACÉOLOGUE {sta-sé-o-logh') n. Qui étudie, qui s'occupe des crustacés.
GRUSTACÉS [sta-sé) n. m. pi. Classe d'animaux articulés ou arthropodes, comprenant les écrevisses, les langoustes, les crabes, les anatifes. les cloportes, les hmules et toutes les autres formes à respiration branchiale, à téguments solides composant une carapace chitineuse plus ou moins encroûtée de sels calcaires. — Un crustacé.
— Encycl. Les crustacés ont des paires de membres plus ou moins nombreuses, mais rarement réduites à un minimum de cinq, sans compter celles qui sont modifiées pour composer 1 appareil masticateur. Ils ont plusieurs paires d'antennes et leurs appendices se modiHent souvent en nageoires, ainsi que le dernier segment de l'abdomen ou telson. Essentiellement ovipares, ces arthropodes ont des sexes séparés et, au sortir de l'œuf, ils passent par des états larvaires et subissent des métamorphoses nom-
Ruines du château de Crussol.
Criiatac^B : 1. A[mis; 2. Ariatife; 3. Gamnre; 4. Cloporte; 5. Crevette; r>. Larve de b.iliiiie; 7. Larve de jtenœuà; 8. Larve de crabe; g. Larve de homard; 10. Crabe; 11. Limule ; 12. Trilobite.
brcuses. Leur existence est à peu près généralement aquatique, et les formes terrestres, comme les cloportes et les gécarcins, jios^irdcnt toujours dos branchies. Ils aLleignônt souvent dus dimensions considt-É'ablos : certains homards mosurout justju'à 1 mètre do long; et de nombreuses formes presque microscopiques vivent par quantités énormes dans les eaux douces et dans la mer, oiï elles cootrlliuent ù former cotto sorte de gelée, dite plancton, dont se nourrissent une fuulo d'espèces, et môme do grands cétacés. Les crustacés représentent une sérieuse ressource alimentaire; la phipart des espèces sont comestibles, la chair des décapodes est particulièrement appréciée. Los innombrables formes do cotto classe
sont réparties dans toutes les régions du globe; et, au contraire de ce qu'on observe généralement, les plus grandes habitent les régions froides ou tempérées. Aux périodes géologiques les plus anciennes, ces animaux étaient déjà représentés; les trilobites comptent parmi les fossiles les plus abondants , et les gigantostracés parmi les plus singuliers. Au reste, c'est dans cette classe que se montrent les animaux les plus curieux, et ceux aussi chez lesquels le parasitisme amène les déformations les plus étranges. On peut dire que, dans aucun groupe, on ne voit éclater de telles différences entre les types les plus parfaits, comme les décapodes, et les types dégradés comme les lernées et les sacculines, à ce point que ces dernières, véritables sacs amorphes, ont été prises pour la progéniture des crabes. Et, tandis que la plupart des crustacés nagent librement ou courent sur les rivages, les anatifes sont tixés à demeure sur les corps étrangers ou sur divers animaux marins. Le régime carnassier est partout la règle; les espèces puissamment armées, comme les homards et les tourteaux, capturent les poissons et les mollusques, notamment les formes nues; mais elles ont pour ennemis terribles les grands mollusques céphalopodes, qui en détruisent des quantités énormes. La classification des crustacés présente d'assez grandes difficultés, à cause de beaucoup de types aberrants, vivants ou fossiles, qui ne rentrent facilement dans aucun groupe. On reconnaît généralement trois grandes divisions fondamentales : entO)ttostracés, malacostracés, gigantostracés. Dans la première rentrent les phyllopodes, ostracodescopépodes et eirripèdes ; dans la seconde, les Icptostracés, arthrostracés, thoracostracés ; dans la troisième, les gigantostracés avec les trilobites.
— BiBLiOGK. : Milne-Edwards, Histoire naturelle des crustacés (Paris, 1834-1841); Huxley, l'Ecrevisse (Paris» 1880); Claus, Traité de zoologie (Paris, 1877); E. Perrier, Traité de zoologie (Paris, 1893); Hœrnes, Manuel de paléontologie (Paris, 1885-1886); A. V. Mojsiscovics, Systematiscne Ùebersicht des Thierreic/is (Prague, 1875); et les mémoires de Dana, Darwin, Fr. Millier, Miers, Willemoës Sora, A. Milne-Edwards, notamment sur les expéditions de dragages sous-marins menés par le Challenger, le l'alisman, le Travailleur, etc.
GRUSTACITE {sta-sit') n. m. Crustacé fossile.
CRUSTAIRE {slèr — lat. crustarius; de crusta, cruste) n. m. Antiq. roni. Ouvrier qui modelait des crustes.
CRUSTE {knisst' — lat. crustum, même sens) n. m. Antiq. roui. Croûte, sorte de pâtisserie.
— n. f. Figure en relief qu'on appliquait sur la vaisselle. (En ce sens, il vient de crusta.)
GRUSTODÉ, ÉE (sto — du lat. crustù, croûte) adj. En T. d'hist. nat.- Qui est entouré d'un test, d'une croûte.
GRUSTODERME {sto-dèrin' — du lat. crusta. croûte, et du gr. denna, peau) adj. Se dit de poissons qui ont la peau dure etcroûteuse.
— n. m. pi. Tribu de poissons ayant la peau ainsi constituée. — Un CRUSTODERME.
CRUSTOLLE n. f. Bot. Syn. de ruellie.
CRUSTULAIRE {stu-lèr' — lat. cnistularius ; de cntstubim. crustulc) n. m. Antiq. rom. Fabricant ou marchand de crustules.
CRUSTULE(s(u/' — da la.t. crus tulum ; dimin.de crustum, croule) n. m. Antiq. rom. Sorte de petit cruste.
CRUSTULIFORME {stu — du lat. crustula, petit gâteau, et de forme) adj. En T. d'hist. nat., Qui a la forme d'un échaudé.
Crustumerium ou CrUSTUMINUM, ville de l'Italie ancienne, chez les Sabius, près de l'Allia, prise par les Romains sous le règne de Romulus.
GRUTIN n. m. Nom donné aux taillis, dans les Ardennes.
CruvEILHIER (Jean), médecin et anatomiste français, né à Limoges en 1791, mort à Sussac (près de Limoges) en 1874. Il ne se résigna à entreprendre ses études de médecine que pour obéir aux volontés de son père et suivre les traditions de sa famille. A son arrivée à Paris, il fut pris d'une telle horreur pour l'amphithéâtre, qu'il entra au st-minaire de Sainl-Sulpice; mais les remontrances paternelles et l'appui de Dupuytren l'engagèrent à continuer ses études, et il fut reçu premier à l'internat. Docteur en 1816, il se retirait à Limoges pour y exercer modestement la médecine; mais, sur le conseil de son père, après un court séjour à Montpellier, il se présenta au concours d'agrégation à Paris en 1823 , et fut nommé le premier.
En 1835, il succédait à son maître Dupuytren comme professeur d'anatomie pathologique, et, en 1836, il était élu membre de l'Académie do médecine. Cruveilhier a rendu les plus grands services à la clinique , en rattachant les phénomènes morbides aux lésions anatomo-pathologîqucs.
Comme médecm, îl donna de beaux exem^des de dévouement professionnel. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur l anat omie pathologique en I général (1816); Traité de médecine opératoire (1822); Anatomie pathologique ducorps humain (1830-1842); Cours d'anatomie descriptive (1833-IS38) ; />/scours sur les devoirs et la moralité du médecin (1836); Anatotnie du système nerveux de l'homme (1845); Traité d'anatomie pathologique générale (1813-1864).
GruveLLI (Jeanne-Sophie-Charlotio Cruwell, dite), cantatrice dramatique, née en 1826 à Bielefeld (Prusse). Ello débuta avec grand succès dans Ernani. au Théâtre- Italien do Paris, et dès 1854, elle devint célèbre. L'Opéra do Paris so l'attacha par un engagement qui lui assurait 100.000 francs par an. Son début dans les Huguenots fut un véritable événement. On remonta pour elle la Vestale; on lui lit jouer ensuite la Juive, et enfin elle parut, avec un éclat incomparable, dans les Vêp7'es siciliennes, lo premier ouvrage que Verdi ait écrit expressément pour la
Jean Cruveilhier.
France. Fou do tomps après co dei'nior triomphe, M"" Cruvolli roiiou";a ;i la M-t>no, pour devenir la cunilosso Vi^ior.
Crux-LA-VILLE, comm. do la Nièvre, urr. ot à 38 Uil. (]o ÎSevors, sur un atiluont do l'Aroa naissant; 1,555 liali. Four à chaux, moulins, lioanx iHangs.
Cruybeke, bonrf^ de Belgit|uo {prov. do la Flandre orient.), arrond. adniîn. do Saint-Nicolas, arrond. judic. do Tormoudo, sur l'Ksoaut; 3.417 hab. Fabriques ao sabots. Beau clifttcau.
CruYSHAUTEM, ville do Belf^iquo (prov. do la Flandro orient.), arruiul. adniiii. d'Audonarde, arrond. judic.de Gand, sur un affluent de la Lys; 5.589 hab. Important lissaj.;e do toiles.
Cruz (Gaspard da), voyageur et dominicain poptuffais du xvi" siècle, mort en 1576. 11 visita la Chine, se signîua à Orniuz jiar son dèvouomontdaus une peste, et, à son retour en Europe, publia la relation do son voyage (Evora, 1570).
Cruz (Augustin da), poète et franciscain portugais, frère du poète Diego Beroardes, ne en 1540, mort en 1619. Ses poésies sacrées, mises par les Portugais au rang do leurs œuvres classiques, ont été publiées à Lisbonne, on 1771, sous Ig litre de Varias poesias.
Cruz {Bernard da), moine et historien portugais du xvi' siècle. En 1578, il suivit le roi dom Sébastien dans son expédition contre Tanger, et assista à la bataille d'Alcaçar-Quévir, où ce prince trouva la mort. Bernard da Cruz a laissé une relation précieuse de ce funeste événement, publiée à Lisbonne en 1837 sous le nom de Chronica de el rey Sebastiào.
Cruz (Juana lues de La), surnommée la religieuse de Mexico, femme poète espagnole, née à San-AIiguel do Nepanlhla (Mexiquo)en 1651, morte en 1695. Elle éiait fort savante. Après avoir été quelque temps dame d'honneur de la marquise de Mancera, temme du vice-roi do Mexico, elle renonça au monde et se retira au couvent de Saint-Jérôme, à Mexico. Ses œuvres comprennent un grand nombre de poésies et des comédies, la plupart sur des sujets empruntés à l'histoire sainte.
Cruz (Ramon Francisco de La), auteur dramatique espagnol, né â Madrid en 1731, mort en 1795. Doué d'une très grande fécondité, il a écrit des tragédies, des comédies. La partie la plus originale de son théâtre sont ses saynètes, courtes comédies pleines d'humour et de gaieté, où il fait parler les manolos et manolas des bas quartiers de Madrid, les muletiers, les ivrognes, les filous qui grouillent dans les cabarets et les taudis de Lavapies ou do Maravillas. Ses Œuvres complètes forment 10 volumes (1786-1791). A. de Latour a traduit dix-sept do ses saynètes, sous le titre de Saynètes de Ramon de La Cruz (1865).
Cruz (.San-Juan de La), théologien. V. Croix (Saint- Jean de La).
Gruzada {impôt de la) [portug. cmzada; do cruz, croix], impôt levé par les rois d'Espagne sur les chrétiens, leurs sujets, qui ne prenaient point part à la croisade contre les Maures, et voulaient, néanmoins, bénéficier des indulgences accordées par le saint-siège. Il fut établi on vertu d'une bulle de Calixte III (1457).
CRUZADE (môme étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Petite monnaie d'or de Portugal, qui portait une croix sur la face, et valait de 2 fr. 95 c. à. 3 fr. 10 c. ; les dernières (1822) valaient 2 fr. 992. il Monnaie d'argent du même pays, supprimée en 1854, et qui valait 5 fr. 80 c. il Monnaie d'argent du Brésil, qui valait un peu plus do 5 francs. {On écrit
aussi CRDSADE.)
CRUZITE n. f. Bot. Syn. de crucite.
Cruzy, comm. de l'Hérault, arr. et à 33 kil. de Saint- Pons, sur la Roquefourcade, affluent de l'étang de Capestang; 1.068 hal>. Source minérale.
Cruzy-LE-CHÂTEL, ch.-l. de cant. de l'Yonne, arr. et à 20 kilom. de Tonnerre; 772 hab. Grande église avec chœur du xiir siècle. Château de Maulnes, au milieu do la forêt de Cruzy. — Le canton a 18 coram. et 5.927 hab.
CRYBE n. f. Genre d'orchidées, tribu des aréthusées, comprenant une seule espèce qui vit au Mexique.
CRYESTHÉSIE {é-sté-zî — du gr. kruos. grand froid, et aisthèsis, sensibilité) n. f. Sensation locale de froid.
CRYMODES n. f. pi. Genre d'insectes lépidoptères noctuélines, famille des hadénidés, comprenant des noctuelles voisines des mamostra, à antennes épaisses et crénelées chez les mû-les, à trompe bien développée, à thorax carré, convexe, très velu, ainsi que l'abdomon crôté.
(Les crymodes habitent les régions les plus froides do rhémisnlière boréal : la I^aponio, l'Islande, le Labrador, le Kamschatka, etc.) — Une CRVMo[»K.
'CRYMOPHILE (du gr.
krumoH, fruid, nt philos, ami aime les pays froids.
CRYOCONITE n. f. Poussière minérale, paraissant formée d'augito et do feldspath, trouvée sur les champs do glace au Groenland.
CRYOGÈNE (jèn'~ du gr. kruos, froid glacial, ot génésis, génération) n. m. Môlan^'o formé do glaco piléo ou do noige ot d'un sol ou d'un acide solublo.
— Encycl. La plus basse température que juiisse donner un cn/oyène est la température do fusion du rri/idii/driiti: (pie forme lo sel ou l'acide employé. Cette temporahin' est indépendante, dans une assez large mesure, do la
Sroportion des corps mélangés; elle est aussi indépenanto de la température do ces corps avant leur mélange, contrairement i co qui est quelquefois admis. D'après ce qui vient d'élro dit, on voit que les cryogônos sont au mémo titre que certains mélanges de formules plus comy>liquérs des miHanyes réfrigérants,
CRYOHYDRATE n. m. Hydrate qui se forme par congélation do la solution d'un sel dans Peau.
— Encycl. Ijorsqu'on refroidit lentement et progresflivomont uno solutitjn peu concentrée d'un se! dans Peau, on remarque qu'il se forme des cristaux do çlace puro d'abord, dont lu (piantilé va on augmentant jusqu'il ce quo la partie liquide qui so concontro do plus oa plu»
Crymodc (réd. d'un tiers), adj. En T. d'hist. nat., Qui
corresponde à un rapport défini d'eau et do sel qui, pour un môme sel, est le même, quel quo suit lo degré de dilution do la solution d'origine. Cotte dissolution cristallise ensuite et constitue co quo Guthrio a appelé lo cryohydrate. Cet auteur a montré quo tous les sels solubles étaient susceptibles do former des cryohvdrates; quelques composés organiques, tels que l'alcool étliyliquo ot l'éther, agissent do la môme manière, ainsi quo certains acides comme les acides sulfuriijuo, chlorhydriquo, acétique, etc. GRYOLITE n. f. Fluorure double, naturel, d'alumine et do soude.
— ENCVcr.. La cnjolite, dont la formule est 6Na FI4- AP FI*, le poids spécifique 2,9 à 3 et la dureté 2,5 à 3, se présente en masses laminaires de couleur blanche, colorées quelquefois en rougoâtro ou en jaunâtre par l'oxyde de fer. Son éclat est vitreux, comme perlé. La cryolite n'a été d'abord trouvée qu'à Ivikaët, dans le Groenland occidental, où elle forme, dans un granit qui contient de l'étaîn et du wolfram, des couches atteignant quelquefois 1 mètre d'é- [>aisseur. On a rencontré un autre dépôt de cryolite aux environs de Mîask, dans les monts Ourals. Depuis quelques années, on l'emploie dans les savonneries pour la 'préparation des lessives alcalines.
CRYOMÈTRE (du gr. kruos, froid glacial, et méfvon, mètre) n. m. Instrument au moyen duquel on connaît l'iuteiisitô du froid.
CRYOMÉTRIE {tri) n. f. Connaissance du cryomètre; son application.
CRYOMÉTRIQUE {trik') ad}. Qui appartient à la cryoraétne, au cryomètre.
CRYOPHORE [du gr. kruos, froid, et phoros, qui porte) n. m. Instrument au moyen duquel l'eau arrive à congélation par suite de sa propre évaporation.
— Enctcl. Le cryophore deWollaston comprend deu.x boules de verre réunies par un tube recourbé ; l'une, A, contient de l'eau qui a été préalablement portée à l'éDulIition de façon à chasser l'air de l'appareil avant la fermeture à la lampe de la boule B ; on entoure la boule B d'un mélange réfrigérant . L'eau distille de l'espace chaud vers l'espace froid.
CRYOPHYLLITE n. f. Espèce minérale, appartenant à la famille des micas et au genre phlogopite. Variété de zinnwaldite.
CRYOSCOPIE {sko-pi — du gr. kruos, froid glacial, et skopein, regarder) n. f. Etude des lois de la congélation des solutions salines, faites dans l'eau ou dans tout autre dissolvant.
— Encycl. La cryoscopïe repose sur les travaux de Blagden, Despretz, Rudortf et de Coppet, complétés et généralisés par F. Raoult. Les lois sur lesquelles elle s'appuie sont :
1" Le point de congélation d'une dissolution est toujours inférieur à celui du dissolvant pur. (Un corps est donc d'autant plus pur quo son point do congélation est plus élevé.)
2" L'abaissement C du point de congélation d'une dissolution est proportionnel au rapport des poids p du sel dissous et P du dissolvant.
On appelle coefficient d'abaissement le produit de labais-
sèment C par le rapport — .
Cryophore.
Coefficient d'abaissement ■
3" Le produit du poids moléculaire M du corps dissous par le coefficient d'abaissement est un nombre constant r
p pour chaque dissolvant : r = M C -. (l)
P Voici les valeurs do r pour quelques dissolvants :
Acide acétique. . r=o.8C0 i Benzine.. r = 5.000
Eau i 890 I Nitrobenzine. . . . 7.070
Acide fomiiquc- . 2,770 i
On peut, d'ailleurs, déduire la valeur do r pour chaque dissolvant, connaissant sa température absolue de congélation T ot sa chaleur latente do fusion W, par la relation
2 T' suivante déduite do la thermodynamique : r = ■ -— .
La principale application do la cryoscopio est la détermination des poids moléculaires dos corps quo l'on tiro do
la relation (1) : M =j=rs J ^ ©st la constante qui dépend du
dissolvant, p ot P so déterminent à l'aide do la balance. Pour obtenir C, on fait doux expériences : dans la première on détermine la température T du dissolvant pur; dans la seconde, on ajoute au dissolvant lo corps dont on cherche lo poids moléculaire et on détermine son point do congélation T.. L'abaissement C=T-T..
CRYPHALUS (;»ss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des scolytiués , comprenant do petites formes subcylindriquos, ramassées, puboscontos, à. tôte cachée sous lo corselet très convexe. (Los cryphalus ont les mœurs dos autres scoly tes ; ils s'attaquent à toute ospèco d'arbres, sans toutefois produire do grands dégâts. On connaît plus do vingt espèces do cryphalus ré- ])andues sur tout lo globe.)
CRYPHÉE (fè) n. f. Genre do mousses, dans lotiuol la capsule est cachée par suite do la brièveté du péuonculo, ot qui comprend environ six espèces croissant pour la plupart sur l'écorcedes arbres dans les régions chaudes du globo.
CRYPHIANTHE n. f. Bot. Syn. do AMPiiiTUALf.K.
CRYPHIE i fi — du gr. kruphios, caché) n. f. Paléogr. Signe formé d'une demi-cîrconféronco dont lo contre est marqué par un point o. ot qui sort ù. indiquer les passages obscurs.
— Bof. Genre d'arbrisseaux, do la famille dos labiée.^, tribu dos prostantliérées, coninronant doux ou trois espèces, qui croissent dans lo sud de l'Australie. Il Syn. do ca- Lv.Mi'i;ui!, genro do mousses.
CRYPHIOLITE n. f. Phosphate naturel do magnésie avec fluor.